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Ambre,
Moustiques et Dinosaures ?
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Peut-on
rendre la vie à des espèces disparues ?

Avant de répondre à la question,...
on peut déjà affirmer qu'il est possible d'extraire les inclusions
de la
gemme fossile. Cet exploit © Eric Geirnaert a été
réalisé avec
succès pour une inclusion de fourmi !
Peut-on
rendre la vie à des espèces disparues ?

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Ramener
à la vie des espèces disparues, (la grande idée
médiatique du film Jurassic Park) nécessite de
définir le terme d'espèce et, également, la notion
de disparition. Quelle est la durée de vie d'une espèce
et qu'elle est la durée d'existence d'un être ? Certains
animaux, semblent ignorer le vieillissement (individuel) -qui correspond
à un raccourcissement des télomères des chromosomes-.
La longévité du homard, par exemple, est étrange.
Le homard ne possède aucun facteur de mortalité par le
vieillissement. En creusant un peu les notions du vivant, les choses
ne sont pas simples...
Les gastéropodes et quelques animaux dits "inférieurs" ont des potentialités étonnantes tant pour le maintient de l'espèce (par la conservation individuelle du potentiel vivant) que par la spéciation (création d'une nouvelle espèce). En observant les références du vivant, la vie éternelle semble exister. Les tardigrades, ces animaux ubiquistes, proches des vers, sont capables d'une cryptobiose. Ils peuvent arrêter leur métabolisme plusieurs milliers d'années en se déshydratant pour tenir des formes étonnamment résistantes! D'une taille inférieure au millimètre, incolore, sans pièces buccales et sans organe respiratoire, les tardigrades avancent lentement par des mouvements ondulés, grâce à des pattes terminées par des griffes. Ces curieux petits animaux peuvent vivre en mer, dans l'eau douce, sur terre, dans la glace et possède la capacité extraordinaire de se déshydrater au froid pour attendre des conditions plus favorables. A mi-chemin entre les nématodes et les arthropodes, ils peuvent réapparaître après de très longues périodes lorsque les conditions du milieu sont meilleures. Transformé en une sorte de kyste, les animaux résistent parfaitement aux conditions extrêmes et peuvent opérer leur résurrection même après avoir été chauffé à 120°C ou congelé à -272°C pendant une vingtaine d'heures ! La durée de vie de l'individu ou de l'espèce n'a alors plus de réalité intrinsèque. Et, rendre la vie à un animal est alors (pour le tardigrade) un jeu d'enfant. L'opération ne nécessite aucune opération délicate. Les manipulations techniques humaines pour rendre la vie à des organismes antiques progénotes s'inspireront FORCEMENT de ce que fait déjà Dame Nature -qui parfois isole certains organismes vivants de la mort-. La vie, le vivant est complexe, TRES complexe. Et, les frontières entre le "minéral" et le "vivant" sont graduelles, floues, décousues. Tant que l'on n'aura pas caractérisé rigoureusement le siège du vivant (le potentiel de vie de l'être) au niveau le plus bas (bien en dessous de celui du gène) l'homme aura des surprises... Une espèce existe sous son génome. Ce n'est pas le génome qui fait le vivant, c'est le processus de vie. Ne refaisons pas les erreurs du passé. Il y a peu, on disait que le gouverneur omniscient du vivant était le gène -traducteur de protéines-. Récemment on affirmait que le séquençage du génome des espèces permettrait de résoudre toutes les questions biotiques et évolutives. Les réalités vivantes ne sont pas aussi simples et une majeure partie de l'ADN n'est pas codant. Le nombre de gènes d'une espèce n'est pas corrélé au degré de complexité de l'existence du vivant. Et, l'homme comporte moins de gènes codants que ce dont a besoin la nature pour construire un grain de riz. Et 90% des informations génétiques humaines ont été nommé de "gènes-poubelle", les pseudogènes. Vouloir rendre la vie à une espèce antique (par clonage ou autre) nécessite vraiment de caractériser la vie... Les travaux les plus retentissants dans ce domaine seront sans doute (outre ceux des mammouths encore présentés à la télévision au journal de 20 heures) ceux consacrés aux micros organismes et aux végétaux supérieurs (cryptobioses). |

L'ambre jaune fossile,
est-il un un conservateur
géologique pour l'adn antique des espèces ?
![]() Lettre adressée à l'attention de M. Eric Geirnaert, (eric.ambre.jaune@hotmail.fr) Monsieur Geirnaert, Dans le cadre d'un TPE (travaux personnels encadrés effectués en classe de terminale) nous recherchons de multiples informations. Celles qui portent sur l'ambre nous intéressent particulièrement. Nous avons effectué des recherches sur Intenet et nous avons relevé votre site qui présente vos recherches sur l'ambre et qui aborde l'ADN (des dinosaures). Nous vous adressons cet E-mail car nous aimerions savoir : - Quelle est la composition chimique de l'ambre et pourquoi permet-elle de conserver l'ADN ? - Quelles sont, au niveau microscopique, les réactions s'effectuant durant l'autolyse ? - Sachant que l'autolyse, responsable de la destruction de l'ADN, est seulement réalisable en milieu humide, comment l'ambre autorise t-il la conservation du milieu stérile ? Ces réponses nous permettraient d'établir un premier plan de notre étude de l'ambre et l'ADN. Cependant, toute information nous serait vraiment très utile. Nous attendons votre réponse avec impatience et nous vous souhaitons bonne continuation pour vos futures recherches. Merci. Brunello Laurent. |


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L'inventaire des 71 composés organiques renseigne peu sur la genèse de la propriété qu'a l'ambre de préserver géologiquement le matériel génétique des espèces piégées. Une composition chimique, mais aussi une structure... Un polymère dense, homogène et stable, comme l'ambre, qui conserve durablement un ADN, peut apparaître inefficace si la matière devient poreuse. La compacité de la matière vaut alors autant que sa composition chimique. Un ambre solide et homogène peut éventuellement conserver l'ADN... Un ambre iso-chimique, mais, poreux, criblé de trous et de fissures peut être définit comme un mauvais conservateur géologique. La composition chimique de la matière n'est alors pas le seul principe à appréhender. L'ambre n'est pas la seule matière capable de conserver géologiquement de l'ADN... De nombreuses matières, d'une structure chimique plus ou moins simple, peuvent préserver des séquences d'ADN. Citons par exemple : le permafrost, la glace, la tourbe, le pétrole, le sable, la diatomite (une roche composée d'algues microscopiques que sont les diatomées). La silice du sable ou de la diatomite est susceptible de se lier à l'ADN et ainsi de protéger la molécule de la dégradation. Prenons l'exemple de la congélation... L'eau est un composé qui favorise l'autolyse des molécules. Pourquoi donc le permafrost conserve t-il des séquences d'ADN ? Le froid ou même la structure de l'eau, (liquide ou sous forme de glace), ne sont en rien dans la préservation des molécules d'ADN. La diminution de la dégradation chimique dépend de la concentration végétale des tanins qui sont piégés parmi les glaces. Les tanins bloquent les réactions bactériennes de putréfaction. La connaissance de la composition chimique de la glace n'est pas suffisante pour savoir comment et pourquoi la matière conserve géologiquement l'ADN. Il ne faut pas extraire l'eau de son milieu d'origine pour comprendre le phénomène de conservations des ADN anciens. Il faut appréhender le biotope dans son ensemble. Ceci dit, la chose n'est pas forcément facile. Dans le permafrost et les glaciers, la décomposition est ralentie, voir parfois franchement arrêtée. L'ensemble des processus d'autolyse et de dégradation microbienne sont probablement inhibé au moment de la mort des organismes, sans que l'on constate la présence systématique de tanin. D'autres composés pourraient alors intervenir pour bloquer chimiquement les bactéries. Rappelons pour mémoire que les tissus d'Otzi (une momie de cinq mille ans retrouvée dans un glacier alpin en 1991) contenait un million de fois moins d'ADN que le taux normal chez un sujet vivant. Les systèmes complexes... La présence de l'eau, la température, la nature des ions métalliques, le niveau du PH, la température, la pression, l'exposition à la lumière, le contact à l'atmosphère, la mitoyenneté d'une source polluante lors de mouvements géologiques,... sont quelques facteurs physico-chimiques dont la combinaison peut interagir avec les variables environnementales pour modifier le niveau de conservation des molécules génétiques. La bonne conservation de l'ADN dans les fossiles de l'ambre résulte d'une détermination complexe... 2 - Sachant
que l'autolyse, responsable de la destruction de l'ADN, est seulement
réalisable en milieu humide, comment l'ambre autorise t-il la conservation
du milieu stérile ?Les oléorésines (productions végétales avant fossilisation), imprègnent les organismes piégés et les momifient. Les substances aqueuses sont alors absorbées par la résine enrayant ainsi les réactions d'hydrolyse et d'autolyse dans la dépouille. On suppose aussi que les propriétés des oléorésines à l'origine des ambres étaient capables de bloquer les réactions chimiques des micro organismes. Cette supposition est basée sur des constats botaniques actuel. La résine contrôle donc le milieu humide contenu dans la dépouille, cependant, il est intéressant de noter que la résine séjournera dans un substrat aqueux lors du processus de recouvrement par les sédiments qui préparera la métamorphose de fossilisation de la résine en ambre.
De nombreuses réactions sous rapport de variables environnementales... Autolyse, oxydation, putréfaction, attaque hydrolytique, taux de racémisation, ... peuvent varier selon les variables environnementales et fluctuer selon les origines botaniques des oléorésines dont les propriétés diffèrent sensiblement selon les biotopes. Les déserts chauds, basiques et secs sont des lieux où, par exemple, les hydrolyses sont ralenties. Les dessiccations rapides des dépouilles animales après la mort, minimisent les actions des bactéries et des enzymes autolytiques. Mais ce milieu n'évite pas la désagrégation par le rayonnement solaire. Les oléorésines à l'origine de l'ambre étaient exclusivement des productions végétales de biotopes fossiles équatoriaux, où donc, l'humidité était omniprésente. Les ambres sont souvent retrouvés dans des strates acides complètement inondées... L'oléorésine qui fossilise durant plusieurs millions d'années dans les profondeurs des sédiments offre des variables environnementales favorables à la conservation de l'ADN :
L'ambre,
un conservateur géologique exclusivement dans le sol...
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L'ambre, est-il un conservateur géologique : Lire
le dossier (TPE scolaire)
Note: la presse récente fait écho de travaux scientifiques
qui montreraient
que les récupérations d'ADN fossile extrait de l'ambre seraient
le
résultat de contaminations via des organismes exogènes
contemporains qui entourent le fossile de résine.
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2002 Ambre.Jaune -
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