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L'eau fossile dans l'ambre

Les photographies de cette page qui s'attachent à montrer les effets internes des gemmes d'ambre (effets qui ont marqué la
résine tendre) n'a été rendu possible que par l'invention (© 2004) d'un procédé gardé secret d'exploration optique.
En effet, il est difficile de restituer autrement (par photographie conventionnelle) les preuves de quelques
phénomènes (écrasements, lignes de forces, diffusions, brisures) qui n'ont pas de réalité organique.




      La résine (à l'origine de l'ambre) comme matière gluantes, collante, pesante, constitue un piège aérien évidemment efficace. MAIS, en dehors de la réalité du piège aérien, tout ce qui discernable dans l'écrin fossile n'est pas forcément organique (inclusions animales ou végétales). Et, ceci dit, n'est pas non plus forcément le fruit d'un piégeage extérieur... Les liquides, les émulsions plus ou moins grasses (parfois colorées), les traces de quelques diffusions et même les libelles peuvent être les produits de la transformation graduelle des matières végétales qui se polymérisent vers l'état de fossilisation. L'une des difficultés levée par la taphonomie est de distinguer trois registres relatifs aux liquides.
Il faut distinguer : 1) les vrais liquides piégés par les résines (=captures stricto sensu), 2) les substances qui imprègnent les résines par les surfaces -diffusions, pénétrations dans le sol-, 3) les intrants résiduels lâchés par les résines elles-mêmes qui fossilisent...

      La présence d'eau fossile piégée dans l'ambre jaune
(et quelques hydrocarbures non identifiés, matières liquides) est souvent responsable d'effets parfaitement visibles (parfois même esthétiques), qui, correctement analysés, peuvent renseigner sur les étapes du scénario à l'origine du piégeage. Ce sont ces indices qui permettre de confondre les faux de l'ambre. Présentons l'eau et les traces de l'eau dans l'ambre fossile...



Voici le mouvement d'une pluie fine enregistrée dans un ambre de Lituanie.
Une myriade de petites gouttes d'eau ont pénétré l'oléorésine tandis
qu'elle était suspendue à une branche, et, son écoulement
en torsion est à l'origine de cet effet d'onde.




      Arrivé à ce stade de mes présentations, il me semble assez intéressant de décrire quelques notions fines et subtiles de l'ambre. Ces notions ne sont présentées nul part, ni sur le web, ni dans la volumineuse bibliographie mondiale de l'ambre. Ces éléments (difficiles à observer, laborieux à photographier) sont périssables et leur prise en compte permet surtout d'expertiser les fossiles authentiques des contrefaçons (de plus en plus nombreuses sur Internet).

      L'ambre devenu fossile, stabilisé dans les sédiments pendant plusieurs dizaines millions d'années, est une matière poreuse. L'ambre fossile est un polymère qui emprisonne des liquides dans sa matrice. Extrait du site fossilifère, l'ambre reste délicat et peu résistant. Dès qu'il est exposé à l'air le polymère d'ambre se déshydrate lentement, se fend et sa couleur s'altère sous l'influence agressive de l'oxygène. En quelques mois les traces liquides disparaissent et sont bientôt imperceptibles. C'est pour cette raison que je parle de notions périssables.

      Pour qui examine l'ambre (fraîchement extrait des sédiments) sous une lumière focalisée à fibres optiques, il arrive parfois que la matière crée des couleurs d'interférences superbes. Ce sont des couleurs obtenues par réfraction de la lumière sur de fines couches liquides piégées entre deux épaisseurs d'ambre. Le liquide ayant un indice de réfraction différent de celui de la résine, une irisation colorée apparaît sous certains éclairages correctement orientés. (Bien évidemment ces observations sont inaccessibles sur des échantillons d'ambre coupés en lames minces millimétriques avec un éclairage perpendiculaire en simple contraste).




Ces couleurs d'interférences dans l'ambre sont obtenues par réfraction de la lumière
sur une fine épaisseur liquide piégée entre deux coulées de résine...







Les épanchements liquides piégés dans l'ambre (révélés par le jeu des lumières
à fibres optiques) permettent parfois de visualiser des impacts de particules
démontrant alors que le piège était aérien. Selon l'axe des
impacts, on peut restituer le côté extérieur du fossile...







Les déversements liquides piégés dans l'ambre sont parfois écrasés et restituent
une dynamique des mouvements tandis que la résine était encore plastique. Une
lecture "tectonique" des coulées est alors envisageable. On peut lire le mouvement
respectif des différentes coulées de résine qui ont été marquées par des impacts.






Le liquide piégé dans cet ambre de lOise créé une ceinture sensible qui matérialise les déplacements
de la résine. Il est alors loisible d'interroger la dynamique du fluide qui accompagne l'inclusion
organique. Une lecture "tectonique" des coulées est alors complémentaire à l'analyse
taphonomique (= examen de la position de l'inclusion dans le fossile).







En réglant correctement les éclairages autour de ce diptère, piégé dans un ambre de l'Oise, une
onde apparaît. Cette onde qui démontre que de liquides sont piégés dans l'ambre renseigne
parfaitement sur le mouvement fossile des coulées (= l'effet tectonique).

La notion de lecture "tectonique" des coulées n'a jamais été évoquée à
ce jour par aucun chercheur. Ce n'est évidemment pas en observant les
ambres montés en lames minces sous un trinoculaire
que ces notions difficiles à observer apparaissent...




      La présence d'eau piégée dans une matrice de résine, (en début du processus de fossilisation vers le pôle ambre ou copal), est responsable de développements visuels typiques, qui, correctement analysés, peuvent parfaitement renseigner sur les étapes du scénario à l'origine du piégeage. La présence d'eau qui marque un ambre peut infirmer la théorie d'une sécrétion aérienne (au niveau des branches) en démontrant que l'oléorésine exsudait rigoureusement des racines directement dans couches inondées d'un marécage !

      Une oléorésine fluide et collante, qui durci en ambre, est un support perméable où s'enregistre une multitude de renseignements. Il suffit de lire les informations pour commenter (avec un peu de logique) l'ensemble des processus qui opèrent et sont à l'origine du fossile. L'oléorésine végétale qui, encore fluide, est enrichie en liquides exogène, (la pluie, l'eau des roches encaissantes, l'humidité des inclusions animales, la sève des portions végétales) réagit toujours en développant des traces fossiles.

      Ces traces, (souvent blanches, au moins pour le matériel balte), suivent les lignes des coulées internes. La concordance des marques blanches à celle des coulures naturelle de la résine sous l'effet de la pesanteur, est l'indice fondamental pour expertiser les fossiles. En effet, les faussaires qui commercialisent des ambres rendus artificiellement insectifères (de plus en plus nombreux sur Internet) dénaturent ces traces originelles. Un insecte contemporain plongé dans une résine fossile (même originelle) modifie ces lignes et n'a jamais la marque naturelle d'un halo intime développé durant le processus de fossilisation.




Lorsque qu'elles tombent au sol, (déjà figées dans les sédiments), les résines peuvent changer de nuance
lors du long processus de fossilisation. Ainsi l'arrivée de polluants liquides modifie les agents dont
la transformation est à l'origine des teintes blanches laiteuses, parfois marbrées,
nées de phénomènes d'évaporations des fluides... On remarquera que la
progression liquide blanche est coupée par
des lignes de fractures circulaires...







Les paillettes circulaires figées dans l'ambre ne sont que des bulles d'eau écrasées par
la force de compaction dans les sédiments... La présence d'eau dans la résine
déclenche un dégazage (blanc) qui opacifie la matrice de l'intérieur vers l'extérieur.



      La présence d'eau (sous toutes ses formes) est un critère essentiel à examiner pour interroger le fossile d'ambre qui raconte la biocénose de l'écosystème antique. Parfois la présence de gouttes de pluies (piégées dans une lame profonde à l'intérieur de la pierre d'ambre) attestera d'un orage antique dans la forêt d'ambre. En d'autres occasions, la résine tombant de l'arbre piègera un peu d'eau stagnante avec une mousse épiphyte! Et, pourquoi pas une merveille comme un alevin.

      Généralement ce sont les résines les plus riches en sève (et donc aussi les plus fluides) qui piègent le plus facilement l'eau exogène, les espèces aquatiques et, également, la faune édaphique (la faune qui vit au sol). Le cas est explicite en observant des concentrations de dizaines d'acariens amenés au piège de la résine par des mouvements d'eau.




Les sphères remplies de fluides (situées en profondeur des gemmes) ne sont pas forcément le résultat d'un piégeage
hasardeux, problématique d'une résine tourmentée lors d'évènement chaotiques. Non, ce serait plutôt le contraire.
Les liquides qui se concentrent dans des cavités parfois très nombreuses peuvent survenir lorsque les résines
se transforment. La maturation, la bio-minéralisation, la polycondensation, etc. des composés complexes
organiques qui forment les résines en cours de fossilisation libèrent des fluides et des gaz qui, par
pression interne, forment à l'occasion les libelles. Le piégeage stricto sensu d'eau extérieure par
les résines (existe) mais reste assez rare. Par contre les fluides internes contenus dans
les résines sont souvent des "reliquats" des matières en cours de fossilisations.





Ci-dessus, un gaz est piégé dans un fluide et forme une inclusion
pluriphasée, (phase gazeuse dans une phase liquide = libelle).
La bulle de gaz est mobile lorsque l'on pivote l'ambre.
Par contre, ci-dessous, cette fois ce sont deux fluides
non miscibles qui sont piégés dans l'ambre...







Voici une référence étrange, cette "sorte" d'émulsion (mélange d'huile et d'eau) est nichée dans la résine
sans correspondre à un piégeage. Les volumes diffusés à travers les lignes d'écoulement sont synchrones
à des traces avérées d'eau dans une résine fossile originaire d'Afrique. Ces formations qui ne
semblent pas organiques "pourraient" être confondues à des champignons
(Deuteromycotina - anamorphic fungi). Mais, la référence
ne retient pas vraiment l'attention des spécialistes...










Des amas également sphériques (TRES différents) qui ressemblent à cette émulsion d'eau mêlée à des
"huiles", -des mélanges hétérogènes-, sont parfois figés dans la gemme attestant que le piège est aquatique.
Ces formations sont parfois celles d'algues vertes, dont certaines, ressemblent assez à Chlamydomonas sp.






La présence d'eau est ici manifeste et apparaît autour d'une inclusion végétale.






En réalisant la photographie (grossissement x20) des reflets
apparaissent entre les bulles et le liquide piégé dans l'ambre.







Une onde liquide comprimée dans la résine engendre parfois de belles irritations qui
paraissent végétales. Mais, il n'y a aucune structure végétale fossile dans cet ambre.







Une humeur huileuse piégée dans l'ambre aura été écrasée par la compaction
des roches sédimentaires, créant ce rideau liquide, très esthétique...





      Le dégazage (né à partir de l'eau) donne naissance à des bulles microscopiques dans la matrice d'ambre (jusqu'à 800.000 bulles par cm3). Le dégazage développe alors souvent un halo (ou nuage) blanchâtre, lequel nimbe l'inclusion. Ce halo blanchâtre constitué de gaz, (développé en présence d'eau) se déploie toujours vers l'extérieur de l'ambre. L'eau déclenche une réaction chimique de dégazage dont l'effet est la migration progressive des bulles microscopiques vers l'extérieur de la résine. Selon la force de compaction dans les sédiments la migration est modifiée et/ou plus ou moins marquée.

      Les micro-indices (développés à partir de l'eau) qui entourent une inclusion organique sont donc de précieux indicateurs pour comprendre la nature d'un fossile.




Neuf gouttes d'eau ont été piégées puis écrasées dans la
résine, créant ces petites paillettes immatérielles...







Une superbe plume, tombée dans l'eau, a été piégée dans l'ambre.






Une jolie ponte animale, piégée dans un ambre, dévoile un dégazage important
prouvant la dynamique du mouvement originel de la résine (=fluage) avant
l'induration... La lecture des traces fluides dans la gemme permet
réellement de discturer la nature de l'inclusion.





      L'eau, un indice utile pour comprendre l'ambre.

      On regrettera alors que des opérateurs scientifiques sacrifient cette lecture taphonomique des indices et choisissent trop souvent de monter leurs inclusions en lames minces pour faciliter une description morphologique des espèces.

      L'eau, dont la présence est toujours explicite autour d'une inclusion, prouve formellement que le phénomène observé n'est alors jamais un artéfact. Je reste à la disposition des personnes qui le souhaitent pour présenter ces fossiles (qui heureusement ne sont toujours pas montés en lames minces) et avaient été expertisés à l'époque comme étant des aberrations.




Observation rare, des petits cristaux se développent dans l'ambre à partir de polluants liquides.





Ces minuscules minéraux sont nés de la présence de polluants liquides
mêlés à la résine végétale pendant la diagenèse dans les sédiments...







Les libelles (nées dans l'ambre, par l'ambre) sont des cavités fossiles remplies de liquides qui piégent
des
bulles mobiles de gaz. Ces formations très naturelles, (résultat de la maturation des résines)
généralement sphériques, ne fonctionnent plus après quelques temps lorsque l'ambre
se dégrade (s'altère) une fois qu'il est extrait de ses sédiments...







La déformation des libelles, la transformation des ondes formées en présence d'eau
donnent de précieux renseignements pour comprendre la
dynamique du fossile d'ambre dans son ensemble...







Certains fluides piégés sont rares et surprenants. Cette goutte de sang est
celle d'un lézard piégé dans un ambre malgache originaire de Sambava...






Certains fluides colorés (comme montré ci-dessous) semblent correspondre à
des captures de surfaces... Le liquide coloré est alors une matière exogène...















Tous les liquides présents dans une gemme ne sont pas des piégeages "extérieurs"
bien au contraire et certains naissent par l'effet de maturation des résines...




Nées à l'intérieur des résines (pendant la maturation géologique), les libelles, qui sont des
cavités naturelles (originelles) remplies de gaz, peuvent se remplir de liquides
(ET INVERSEMENT : les liquides peuvent recevoir du gaz ) mêlant gaz et
fluides dans les même volumes. Ce phénomène des libelles existe
dans de nombreux sites... Mais l'intérêt est évidemment de
connaître la nature des liquides (parfois très
colorés) et des gaz également piégés...



Il existe des libelle triples ! Ce sont des liquides non
missibles regroupés dans une cavité de l'ambre...
Ce sujet, n'a jamais été évoqué ni même
étudié des "spécialistes de l'ambre...









La présence de fluides dans les gemmes fossiles
est attestée par les libelles, mais, la genèse
des libelles, l'interprétation scientifique,
est assez discutable...

Les scientifiques, parfois, sans grand discernement, attribuent l'origine des libelles
au hasard des résines qui piègent l'air atmosphérique et l'eau extérieure...
L'observation pragmatique des choses et le bon sens invalident ce
dogme tenace souvent rapporté dans les livres. Les libelles ne
sont pas des piégeages (= des captures extérieures) mais
simplement l'expression des résines qui se polymérisent
(en "transpirant" un gaz et en "exsudant" des fluides).












Correspondances - questions.


 

 


Cher Eric. C'est en feuilletant le seul livre à disposition dans notre bibliothèque, le livre (malheureusement en anglais) de Monsieur Andrew Ross, "AMBER,The Natural Time Capsule", que j'ai vu la photographie d'une bulle d'air "séquestrée" dans quelques gouttes d'eau (fig. 71 page 25) d'une pièce d'ambre balte. Dans mes résines contemporaines du Congo (non fossilisées) que je souhaite vendre sur Internet, j'ai repéré ces mêmes formations où un volume de gaz est effectivement mobile dans un liquide emprisonné... Je me pose la question de la rareté. Je m'interroge sur la valeur commerciale de ces références. J'ai moi aussi quelques spécimens avec le même phénomène de piégeage atmosphérique. Voir les photographies jointes. Est-ce courant ou rare ? Pourriez-vous me recommander équipements mécaniques et des méthodes pour nettoyer les pièces et valoriser ainsi leurs présentations ? Je vous remercie, sincèrement pour vos explications diligentes (gratuites) bien documentées et toujours précises. Cordialement, Pierre Donbal.



Réponse Eric Geirnaert :

Bonjour Monsieur. Fonctionnant un peu comme un niveau à bulle, des pièces d'ambre ont parfois des cavités emplies d'un liquide où bouge une bulle de gaz lorsque l'on pivote la pierre. L'observation est amusante, mais, l'interprétation scientifique de l'objet (au moins pour l'école anglaise) est assez discutable...








La taphonomie de l'ambre invalide la vérité dérisoire.






Les libelles de l'ambre sont des cavités fossiles remplies de liquides qui emprisonnent un gaz. En pivotant la gemme, la bulle se déplace dans le liquide... Ces formations pluriphasées (isolées ou en groupe) à l'opposé des propos publiés (voir ci-dessus) ne sont surtout pas le résultat d'un quelconque piégeage originel extérieur. Bon, soyons logiques quelques secondes... Engluer une portion organique (solide, voire mole, végétale ou animale) pour en faire une inclusion s'explique assez bien. Maintenant, engloutir l'air (inconsistant) et dans le même temps l'eau (plus lourde que l'air !) dans la résine profonde, suppose des conditions certes possibles mais très particulières (orages, impacts de grêles, chute d'arbre). Tout est envisageable, mais, à rebours du dogme restons pragmatiques.
DE TELS EVENEMENTS laissent la trace des déformations des impacts !!! Et, si vous voyez des dizaines de libelles dans une gemme sans aucune déformation, l'explication (logique) est sans doute ailleurs !!!


Les libelles naissent dans les résines "calmes", la forme sphérique parfaite (sans déformation) invalide la théorie du piégeage chaotique. Les bulles à eau contenant un gaz prennent vie en profondeur des matières pendant la maturation des produits végétaux.
L'induration aérienne (qui précède la fossilisation géologique dans le sol) initie la mise en place des libelles qui se termine pendant la polymérisation des composés organiques. Nées aux branches, les oléorésines végétales (mélanges complexes de résine, d'huiles essentielles, de sève et de microorganismes) soumises au temps, évoluent et se transforment... Les évolutions-maturations libèrent des gaz qui parfois migrent et viennent éclater en surface lorsque la poisse est encore fluide (voir ci-dessous).


La taphonomie, cette science (logique !) qui interprète la position et la forme des objets démontre la nature des processus. Les libelles (= phase gazeuse maintenue dans une phase liquide) naissent à la maturation des résines... Ces compositions sises en profondeur ne doivent pas être confondues avec des bulles atmosphériques nées aux impacts extérieurs qui marquent la périphérie des résines accidentées. Rechercher la composition de la paléo atmosphère dans les libelles de l'ambre est un non sens. Si par un heureux hasard plusieurs fluides non miscibles se retrouvent concentrés par la polymérisation des résines, il est alors loisible d'observer ces libelles multiples à trois bulles. Il n'y a là évidemment AUCUN PIEGEAGE atmosphérique !
Les résines contemporaines (indurées), le copal Congo, le copal malgache permettent de vérifier sans aucune hésitation que des cavités contenant des fluides et des gaz existent réellement dans les sécrétions végétales sans qu'il faille avoir recourt aux impacts exogènes associés...
Recherchant d'avantage la notoriété que la précision et l'exactitude des processus à l'origine de l'ambre, certains auteurs portent les pièces muséales pour vivre le prestige d'autorité... Sans aucun prestige, le bons sens permet de démonter les dogmes...
Sans valeurs particulières, les pièces à libelles ne sont pas spécialement rares. Le processus de concentration de quelques fluides associés à des gaz est lié à la transformation des matières. Il n'y a donc rien d'extraordinaire. Par contre, si vous êtes attentifs, vous verrez qu'avec le temps la mobilité disparait. Les résines fossiles, sub-fossiles (et contemporaines) résistent mal au temps. Les matières se désagrègent à l'air et à la lumière... Le temps faisant son œuvre, la libelle est vouée à disparaitre et ne laisse alors qu'une cavité fantôme.
Maitenant, pour les équipements mécaniques et la méthode de valorisation des inclusions (la prise d'image) je vous conseille mon ouvrage.

















      De belles et rares images pour une exposition d'art.

      Les images présentées dans ce document (essentiellement pédagogiques) ne constituent qu'une petite sélection d'une galerie beaucoup plus complète disponible sur le cd-rom AMBRE. Une large section est d'ailleurs consacrée aux vues purement esthétiques...

      Les traces d'eau fossile (les influences des liquides) de l'ambre constituent l'un des meilleurs sujets d'une collection intéressante montée à moindre coût. Avec les traces d'eau, (de toutes petites traces), aucun risque qu'un quelconque négociant vous explique le prix élevé de la gemme qui doit sont coût à la grosse inclusion centrée dont on pourra discuter l'authenticité. Bien loin du mercantilisme des gentils faussaires, ici, les indices à peine perceptibles (sans la moindre valeur) sont surtout révélés par la technique photographique (pointue).
Cette galerie d'images (utilisée à destination du public pour son orientation artistique) avait initialement pour objet de convaincre en 1996, les scientifiques sceptiques de découvrir des inclusions exclusivement aquatiques comme cet alevin, (symbole d'un refus catégorique).



L'alevin (organisme aquatique)
piégé dans la résine.

      La preuve par l'image, la résine fraîche peut capturer les mémoires dynamiques de phénomènes immatériels. Ce sujet de l'eau fossile, jamais abordé dans la bibliographie spécialisée, permet par exemple de comprendre la matérialisation chronologique des couleurs de la gemme qui peut évoluer au niveau aérien puis souterrain selon de paramètres additionnels ou opposés. Une simple lecture des indices permet de comprendre de nombreuses choses concernant le biotope ancien et même le paléo climat. Pour éviter les désillusions, les contrefaçons, il faut surtout s'éloigner du commerce des inclusions de l'ambre, et, l'observation attentive (presque contemplative) des indices naturels de la gemme fossile se réclame pleinement de cette école de pensée. Observer les traces immatérielles de l'ambre, rechercher leur explication est vraiment un sujet passionnant. C'est l'observation attentive et persévérante qui permet de bien interroger la gemme, qui, parfois, vous révèle ses secrets.

      La publication de ces phénomènes liquides enregistrés dans l'ambre est une première
et ces renseignements sous formes de témoignages artistiques sont de précieux éclaircissements sur la genèse des résines fossiles dans des roches encaissantes inondées...






Monsieur Geirnaert,
Le Musée de l'Ecole des mines de Parais organise une exposition avec catalogue qui se tiendra dans ses locaux du 4 mai à fin aout. Y seront présentés des minéraux exceptionnels ainsi que des échantillons d'ambre prêtés par le Musée de la Terre de Varsovie.
Nous avons découvert de très belles photos d'inclusions liquides sur votre site Ambre.jaune et serions intéressés par un contact afin d'envisager l'insertion de certaines de vos superbes photos dans notre catalogue.
Cordialement.
Touret Lydie.
Conservateur.
Musée de Minéralogie.
MINES ParisTech.



Dear Eric,
I have seen your new amber web pages : they are really nice; you did a wondeful work, congratulations !
Best wishes,
Eugenio Ragazzi.
University of Padova (Italy).




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