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Autopsie d'une vraie découverte très "ambrée"...
La rencontre des nymphes du Gladiateur...
(Insectes / MANTOPHASMATODEA)







      Etudier les inclusions de l'ambre c'est faire la rencontre de l'étrange. Découverts fin d'année 1997 et photographiés le 4 juin 1998 (comme le prouve le cachet au verso des tirages papiers) voici de bien étranges insectes... Les spécimens (publiés en juin 2002, "Ambre - Miel de Fortune et Mémoire de Vie") -qui portent si bizarrement des acariens !!!- sont au croisement de plusieurs groupes. Les animaux étonnants sont présentés en conférences et amenés pour examen à Fossilium (l'exposition incontournable de Villeneuve d'Ascq qui, chaque année, consacre les spécialistes des fossiles). Le premier animal problématique est présenté à Joël VALEMBERG (le président de la Société Entomologique du Nord de la France, Lauréat de la Fondation de la Vocation, Membre du Conseil Scientifique Régional Nord- Pas-de-Calais, Collaborateur Scientifique de la Faculté Agronomique de Gembloux) qui reconnait (façon de dire les choses) "une sauterelle effectivement bien étrange"... Oui, c'est un insecte étrange... Toute comparaison tenue, l'insecte "chimère", est constitué par réunion de bric et de broc. On dirait la fusion artificielle de plusieurs types entomologiques. L'animal semble être un mélange bien réel de phasme et de sauterelle avec l'aptitude d'une mante religieuse... Cet insecte très étrange de l'ambre est par sa nature "hybride" un sujet assez comparable à l'ornithorynque cet anima fait d'une fusions de plusieurs morphologies types. En 1998, présenté au public, l'animal est inconnu de la science... Et, cet insecte va être à l'origine du dernier Ordre reconnu dans le groupe des Insectes !!!!



Découverts en 1997 et présentés au public en 1998, les insectes étranges sont amenés en
conférence en 1999 et 2000 à Fossilium puis sont publiés (en version livre) en juin 2002...





En 2015 l'insecte de l'ambre (Mantophasmatodea, © Eric G., découvert en 1997
et présenté au public en 1998) est encore examiné comme une merveille...










Et oui, grâce à l'Ambre...

Un peu plus d'Ordre chez les insectes...



"M'ouais, l'Ordre biologique, facile... ",   "C'est simplement un peu de rangement"...



Wilfried Wichard et Wolfgang Weitschat, 2005 :
"Il convient de ne pas oublier la découverte du siècle".






Après la publication du dossier "Les mémoire de l'ambre" (2003)
dans la revue COSINUS, voici un nouvel sujet relatif
aux rares fossiles de l'ambre...


A lire le dossier : "LES MEMOIRES DE L'AMBRE"
dans le n° 36, février 2003, de la Revue COSINUS
 









En compagnie de nos amis, Cosinus et Particules, voyage guidé
à la découverte d'un nouvel ordre chez insectes.
Un dossier exclusif sur le site Ambre.jaune !




Nous sommes en avril 2002 : Un nouvel ordre d'insectes, celui
des Mantophasmatodea, vient d'être validé par les chercheurs.



      Reprenons l'histoire. En 1998 je prépare en urgence mes travaux d'inventaires des inclusions de l'ambre pour présenter mon travail au premier Congrès Mondial de l'Ambre (du 20 au 23 octobre 1998) à Victoria-Gasteiz (Espagne) ET, je tombe sur cet insecte TOTALEMENT étrange et inconnu !!!






Et, les étranges insectes transportent des acariens ???





Octobre 1998 : A quoi peut correspondre
cet insecte de l'ambre balte ???






Wilfried Wichard et Wolfgang Weitschat, 2005 :
"Il convient de ne pas oublier la découverte du siècle".

 

      La classification des insectes a longtemps fait l'objet d'analyses très sommaires, de descriptions à grands traits qui ne servaient pas à grand chose. Impossible de travailler de la sorte lorsque des millions d'espèces d'insectes existent ! Aristote est le premier qui ait décrit les insectes; mais il se contenta de les distinguer en deux classes : les "broyeurs" et les "succeurs". Selon le "Buffon Illustré", l'un des premiers dictionnaires des sciences naturelles (1850?), le forficule, ou Perce-oreilles, était classé avec les sauterelles dans l'ordre des Orthoptères et l'insecte, rangé dans la famille des "Coureurs" !
Toujours selon ce même ouvrage, la classification des insectes ne reconnaissait alors que huit ordres… Les méthodes modernes utilisent maintenant la génétique, la biologie moléculaire… Ces approches permettent une taxonomie rigoureuse et fiables des espèces…

      Depuis 1915 les taxonomistes qui œuvrent à la classification des insectes nous expliquent qu'ils ont besoin de 30 registres de zootaxie pour répertorier les insectes. Depuis cette lointaine époque tous les entomologistes convenaient que l'on pouvait classer les insectes selon une trentaine de registres fondés principalement sur la structure des ailes et des pièces buccales. Rappelons que les deux derniers ordres, celui des Zoraptères fut créé en 1913; celui des Grylloblattodea (ou Notoptera) fut créé en 1915. Classés parmi les Exoptérigotes (les ailes se développent à l'extérieur du corps) ces insectes ne se rencontrent pas en Europe.

      Un spécimen fossile découvert dans l'ambre (dessin ci-dessous), d'apparence intermédiaire entre les Mantes (Dictyoptères) et les Phasmes (Phasmoptères), et, dont les nymphes ressemblent étrangement à des sauterelles (Orthoptères) vient bouleverser notre connaissance des insectes.

      Fait remarquable, des spécimens du nouveau groupe fossile vivent actuellement en Afrique !

L'échantillon d'ambre, ci-dessous, référencé 13/1992, originaire de la collection de F. KERNEGGER, est
actuellement déposé au "Geological-Paläontological Institute" de l'Université d'Hambourg en Allemagne.



Mantophasmatodea de l'ambre

La découverte de Mantophasmatodea !

      "Tu vois, Particule, le nouvel ordre d'insecte des Mantophasmatodea vient d'être découvert à partir d'inclusions de l'ambre balte. Tu te souviens du dossier "Les mémoires de l'ambre", du numéro 36 ? Et bien, ici, c'est pareil. L'insecte est âgé de 45 millions d'années. Raptophasma kerneggeri est un Gladiateur adulte. Le corps de l'insecte est long et l'animal est aptère, ce qui signifie qu'il n'a pas d'ailes. La tête triangulaire de l'insecte porte des yeux énormes. Sans les antennes, l'animal mesure 11,7 millimètres de long. Les tarses (c'est à dire les pieds de l'insecte) sont formés par cinq articles distincts. Les cerques (ce sont les appendices à l'extrémité de l'abdomen) sont courts et non segmentés. Et bien je t'emmène voir un truc. Avec Eric, on a trouvé mieux, encore plus bizarre"...





      Depuis plusieurs centaines qu'elles existent, les collections des musées sont-elles bien examinées ? Si oui, pourquoi faut-il attendre 2000 pour découvrir, par hasard, dans la collection d'ambre de l'université de Hambourg une inclusion délaissée (et/ou négligée) ? Avril 2002, l'entomologiste, Monsieur Oliver Zompro, du "Max Planck Institute of Limnology" à Plön, en Allemagne, qui travaillait sur des phasmes fossiles de l'ambre, a identifié un insecte étrange...

      Le chercheur, qui estime avoir eu de la chance, ... a trouvé, par hasard, dans la collection d'ambre de l'Institut de géologie et de paléontologie de l'université de Hambourg, une inclusion animale délaissée, un Gladiateur fossile qu'il n'arrivait pas à classer...







Il se pourrait que le Gladiateur soit...


 

Une espèce commensale et cannibale     Le Gladiateur de l'ambre

Oui, Particule, il se pourrait que le Gladiateur soit une espèce commensale et cannibale.




Oui, bon, ... Inclusion "comment-sale" ou pas ...







      Un événement très important.

      Il ne faut pas confondre ordre et espèce. Les espèces d'insectes, qui présentent des caractéristiques physiques importantes communes, ont été rassemblées en une trentaine de catégories, appelées ordres. Chaque ordre d'insectes comporte donc des milliers d'espèces différentes !
Les taxonomistes ont subdivisé les ordres en familles, les familles en genres et les genres en espèces et sous espèces...
En finalité, découvrir un nouvel ordre, constitue un événement considérablement important dans le monde de la Zoologie !...
Monsieur Zompro est le dernier chercheur à reconnaître un nouvel ordre d'insecte depuis plus de 87 ans ! Celui-ci rejoint les 32 autres déjà connus. Le dernier ordre établi, les Grylloblattodea, date de 1914.




      Le Gladiateur vit encore actuellement dans les montagnes en Namibie.

      Fait particulièrement extraordinaire, l'animal découvert dans le registre fossile a été retrouvé vivant dans les Monts Brandberg en Namibie, sur la côte ouest d'Afrique du sud. L'animal est une créature particulièrement étrange ! L'insecte que l'on a baptisé : "Le Gladiateur" est au carrefour entre un phasme, une mante religieuse et une sauterelle.


      L'insecte diffère d'un phasme par le premier segment du corps plus long. L'animal se différencie des mantes religieuses car il utilise ses pattes antérieures et médianes pour attraper ses proies. A la différence des sauterelles, le gladiateur ne saute pas, il a aussi un thorax composé en trois parties distinctes que sont, de l'avant vers l'arrière, le pro, le méso et le métathorax. Les trois tergites (plaques du tégument formant le thorax de l'Arthropode) recouvrent étroitement le suivant.
Mesurant 40 millimètres le gladiateur est un insecte carnivore et nocturne. L'animal occupe usuellement les herbes basses et se cache dans les crevasses des rochers.


      Les gladiateurs de l'ambre diffèrent essentiellement des genres actuels par l'absence des épines ventrales sur les fémurs et les tibias des pattes antérieures et médianes. Ces Insectes Hémimétaboles (désignant que le spécimen a une métamorphose incomplète ; division également désignée sous le nom d'Héxoptérigotes) présentent un léger dimorphisme sexuel. Les individus des deux sexes se reconnaissent aux extrémités abdominales, l'abdomen de la femelle est fendu du fait de la présence de l'organe de ponte.
Les pièces buccales des gladiateurs sont orthognathes (dirigées vers le bas). Les yeux très globuleux donnent une forme triangulaire à la tête. Les antennes sont longues et filiformes. Les pattes postérieures ne sont pas modifiées pour le saut.




      Le Gladiateur : une espèce comment-sale et cannibale.

      En étudiant les Mantophasmatodea actuels épinglés dans les vitrines entomologiques des musées, on a remarqué, après dissection que les spécimens pouvaient, semble t-il, avoir des comportements de chasses identiques à ceux des mantes religieuses. En effet, des restes de congénères mêlées à des débris d'araignées et autres petits insectes ont été identifiés sur les pattes ravisseuses et à l'intérieur des estomacs. Que peut-on supposer du comportement des espèces fossiles à partir du cannibalisme des espèces actuelles ? Les premiers spécimens apparus il y a 45 millions d'années étaient-ils de redoutables prédateurs ? Le terme de Gladiateur désigne que l'insecte disposait d'armes menaçantes pour creuser et broyer ses proies !



      La publication et découverte récente (juin 2002 Eric Geirnaert) d'un spécimen fossile UNIQUE transportant une sorte d'acarien, ci-dessous, (juste après la mention allemande) illustre une adaptation, -évolution symbiotique- très intéressante que l'on désigne de phorésie...




      En raison de cette capacité à piéger rapidement les organismes (avec des positions maintenues expressives), l'ambre est le matériau rêvé pour étudier les associations symbiotiques, les phorésies et les parasitismes fossiles.

      Ce Raptophasme, (ci-dessous), est la première mention d'un spécimen du groupe montrant une phorésie ! Cette nymphe de Gladiateur transporte un petit animal, lequel trouve ainsi une manière pratique de se nourrir sur la cuticule de son hôte.






A ce jour, le seul Gladiateur prouvant une phorésie.
Découverte, collection et Photographie, Eric G.


      Assimilé initialement par mon confrère à un petit coléoptère parasite Rhipiphoridé, l'animalcule (dont les ailes, -si elles existent-, semblent réduites, membraneuses et pourvues de nervures vestigiales ?) pourrait être un strepsiptère, une sorte de femelle (exenos laboulbenei). Mais l'identification du "strepsiptère" de l'ambre n'est par certaine... Les travaux anciens au sujet de ces animaux sont incomplets car les savants n'ont utilisé que les visions desséchées de ces faunes fragiles. ("Les représentations, des spécimens de musée, en piteux états, sont entièrement fausses". Le monde animal en 13 vol. B. Grzimek et M. Fontaine p 296). Les études réalisées à partir de spécimens délabrés sont faussées par la dessiccation qui modifie toutes les proportions, rendant invisible, les particularités anatomiques de ces animalcules à la consistance surtout délicate et très mobile.

      Selon mes observations, l'animalcule qui semble avoir huit pattes, et s'apparente assez à une araignée, pourrait être une nymphe de Leptus (Erythraeidae ?), ou, un Panonychus, une sorte d'acarien, déformé par ici le dégazage (bulle). L'animal serait venu s'alimenter des restes du repas attachés à la cuticule du gladiateur. En notant la position circonstanciée de patte antérieure, on peut effectivement imaginer que la phorésie fossile montre un acarien nettoyeur sur un gladiateur effectivement assez "sale"...











 








Wilfried Wichard et Wolfgang Weitschat, 2005 :
"Il convient de ne pas oublier la découverte du siècle".

Zoom sur un fossile très, TRES, TRES, RARE !

 


      Gladiateurs, fourmis et rhinocéros, ... des espèces comment-sales ?



      
Zoom sur un fossile RARE !



      En posant la focale sur l'animalcule et en recherchant d'autres spécimens dans le registre de l'ambre on pourra discuter du niveau de rapprochement du gladiateur avec son hôte... Selon les groupes animaux le mutualisme du transport (la phorésie) est plus ou moins forte et évolue parfois en commensalisme rapproché. Pourquoi le rhinocéros actuel transporte t-il ses oiseaux Buphagus sur son dos ? Les naturalistes photographes connaissent la réponse, simplement pour être débarrassé de ses parasites... Ce mutualisme est désigné par la relation de commensalisme. Le commensalisme, contrairement au parasitisme, est une relation étroite et durable entre partenaires d'espèces différentes, sans que cela n'affecte défavorablement l'un des coéquipiers. Chez les arthropodes, les interactions particulières de mutualisme - commensalisme peuvent être à l'origine de pressions réciproques, longues dans le temps, et, finalement susceptibles de conduire à des co-évolutions. Chez les arthropodes, la relation est souvent plus "intime". Ce terme intime n'est évidemment pas scientifique, mais donne l'idée d'un rapprochement vraiment serré, sans doute en relation avec les dimensions réduites du microcosme des insectes. Parfois l'espèce transporté et invitée vit très dangereusement... Si l'acarien posé sur le fémur antérieur du gladiateur ne risque pas grand-chose, cela sous-entend au moins qu'il se déplace sur son hôte. Et, il n'en est pas toujours ainsi.
Chez les fourmis actuelles, l'acarien du genre circocylliba, vit exclusivement dans les mandibules courbes des fourmis soldats du genre Eciton. L'acarien ne bouge pratiquement pas pour nettoyer sa redoutable fourmi légionnaire. Qu'il s'agisse de fourmis légionnaires ou de gladiateurs, les insectes prédateurs ont donc poussé le raffinement à maintenir leur nettoyage dans leurs appendices même spécialisés.
A côté des travaux purement descriptifs de l'inventaire (jamais fini !) des espèces de la biocénose antique, l'ambre nous restitue donc les associations merveilleuses entre espèces qui sont encore occupées dans leurs préoccupations intimes...


      Ce jeu d'enquête et d'observation attentive nécessite une curiosité de tous les instants, il n'est en effet pas évident de discerner un indice important parmi des artefacts ou des souillures de l'ambre. Si les gladiateurs sont rares, comment se fait-il que ce spécimen phorétique, découvert en 1999, et publié en juin 2002, ne retienne pas d'avantage l'attention de la communauté scientifique? Les fossiles attestant d'un mutualisme sont rares! Un système à base de solidarité mutuelle qui trouve ses références dans le présent et également dans le registre des fossiles de l'ambre est fondamental pour discuter des processus évolutifs. Ici, avec ce fossile, on peut attester que le gladiateur transporte l'acarien (sans doute peu mobile) pour tirer avantage d'une toilette toujours intéressante (évitant ainsi les infections et les maladies) tandis que l'animalcule trouve l'avantage du couvert à domicile. Et quel animal se risquerait à attaquer la garde rapprochée du terrible gladiateur ?
Ce mutualisme fossile, répétons-le, a été retrouvé chez les espèces homologues actuelles en examinant des gladiateurs épinglés dans les cadres d'exposition des musées... Les dépouilles d'insectes, certes déformées par la dessiccation, avaient leur cohorte d'acariens nettoyeurs...


      Il n'y a finalement que l'ambre qui permettent de prouver la duré des associations biologiques dans le temps. Elles sont le fruit d'un lointain model dont on pourrait ici éventuellement évaluer l'évolution. Encore faut-il interroger d'avantage ces fossiles exceptionnels.


      Les Gladiateurs de l'ambre étaient-ils comme les fourmis légionnaires et les rhinocéros des "oasis écologiques" qui, assurant la sécurité et le transport, débordaient de nutriments qui n'attendaient que d'être exploités? Alors, comment-sale le gladiateur ? Sale comme un gladiateur au combat... (humour).







Un seul ambre mais une inclusion étrange et la découverte de
TOUTE une VIE, (présentée ici au Musée devant la statue de Jean-Henri Fabre).






Juillet 2002, à Millau pour l'exposition Ambre et Insectes, (devant la statue de J.H. Fabre) Eric Geitrnaert
présente son ouvrage et ce fossile étrange de l'ambre où un mantophasme transporte son acarien...









Assez déconcerté, je découvre en 1997 d'étranges insectes piégés dans l'ambre brut que je nettoie. Je photographie les insectes en 1998 pour discuter les morphologies en conférences... Puis, devant la bizarrerie, j'amène les découvertes surprenantes au premier congrès mondial des inclusions de l'ambre en Espagne pour une audience assez "réservée" des protagonistes pourtant spécialistes... Oui, trop bizarre pour être vrai... Il faut attendre quatre ans pour affirmer la découverte d'un nouvel ordre d'insecte par les allemands. Et, il faut patienter 20 ans pour que les entomologistes (enfin français!) médiatisent cette découverte majeure... Le temps faisant son œuvre, l'impossible devient réalité... On appelle cela la science en marche...





Et, l'histoire se répète... En effet, mars 2017, cette fois à partir de
l'étude d'une résine fossile de type copal, originaire de Birmanie,
d'âge crétacé, il faut créer nouvel ordre d'insecte (celui des
Aethiocarenodea) pour classer un animal bien étrange
collecté (2001) pourtant depuis plus de 15 ans...






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Correspondances, extraits
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Cher Monsieur Geirnaert,
Je vous écris de la part de Patrice Raboeuf du Musée Vert du Mans. Je suis cinéaste et je réalise actuellement un documentaire sur le mutualisme animal pour Canal Plus. Il y a de nombreux cas chez les insectes et je voulais savoir si vous auriez éventuellement un cas dans l'ambre, ceci afin de montrer au public que ces associations sont le fruit d'une lointaine évolution.
Je pense tout particulièrement aux exemples mentionnés dans votre ouvrage et à cet échantillon dans lequel vous avez un opilion et un pseudoscorpion, même si ce n'est pas à proprement parler du mutualisme mais plutôt un cas de phorésie. Je cherche aussi une fourmi champignoniste ou d'une anatomie assez proche des champignonistes connues (atta, acromyrmex...). Pourriez-vous me dire si vous avez de tels échantillons ou sinon où les trouver ?
Je tiens aussi à vous féliciter pour ce merveilleux livre agrémenté d'étonnantes illustrations que vous avez réalisé.
Votre livre "Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie" fait désormais partie de ma bibliothèque naturaliste.
Cordialement,
Nicolas GABRIEL.


Bonjour Monsieur.
Je vous remercie beaucoup pour votre message ! Le Mutualisme est un type de relation symbiotique dans laquelle les deux espèces bénéficient d'un avantage réciproque. Avec l'opilion et le pseudoscorpion la phorésie (dénaturée par la résine est supposée), et, la mention la plus médiatique pour votre film est évidemment celle de ce gladiateur fossile publiée page 118 de mon ouvrage sous le titre, Transport et confraternité. (.../...)
Bien à vous, E. G.



Merci Monsieur pour votre réponse et votre intérêt pour notre sujet. L'image proposée en page cachée est en effet fort intéressante et très bien photographiée. Je serai ravi de pouvoir intégrer ce spécimen dans le film. Nous pouvons effectivement vous citer et vous remettre une copie du film. Pour information, il ne s'agira toutefois que de quelques secondes sur l'ensemble du film. Nous pourrions également y intégrer une fourmi si vous en avez, comme je vous l'évoquais initialement. L'exemple de l'opilion et du pseudo scorpion pourrait aussi m'intéresser. Question document écrit, dites-moi ce qu'il vous faut afin que je m'adresse à la production pour vous le faire rédiger.
Je pense effectivement que le gladiateur est incontournable. (.../...)
Question tournage des images, je cherche à donner un peu de 3D en plaçant mes sujets sur un petit moteur à vitesse variable. Il suffit parfois d'un vingtième de tour pour avoir cet effet de volume très agréable en vidéo + des variations esthétiques des incidences lumineuses dans l'ambre. Bien entendu, je me suis souvent trouvé limité par tous les problèmes que vous connaissez aussi en tant que photographe de cette matière compliquée pour les gens de l'image. Je me remets donc à vous pour avoir une idée de ce qu'il est possible de filmer sur ces insectes, sachant que je recherche une image proche ou identique à la votre + un léger mouvement circulaire. Le travelling sur l'image photo papier dont vous parlez sera la solution si on ne peut pas faire autrement, mais peut être aussi un complément intéressant pour avoir davantage de détail... Nicolas GABRIEL.


Bonjour M. GABRIEL,
Voici en page caché (xxx) quelques documents..
E.G.




Re-bonjour, Quelle richesse d'images toutes plus merveilleuses les unes que les autres ! Très belle conception du CD-rom aussi, avec jeu de mouvements sur les photos. Quel art de la photo aussi. Je ne peux que dire que bravo à toutes vos prouesses...
.../... Je vous invite à voir mon film "Wild Wild Web" sur l'utilisation sociale de la soie chez les arthropodes le 6 Mai à 19h sur Arte...
Cordialement, Nicolas GABRIEL.


Bonjour, concernant la soie de l'ambre, je vous invite à lire mon dossier : "Au fil de l'ambre, ... le piège qui coule de soie" ici.
E.G..
















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