Retour début du site

©
2002 - 2010 Eric GEIRNAERT / Ambre.Jaune.Free.fr -
Contact E-mail Auteur : eric.ambre.jaune@hotmail.fr

      With the ambrer, the truth meter, do you have your own ? / Avec l'ambre, le compteur de vérité, avez-vous le vôtre ?


      Le site Ambre.Jaune qui n'est rattaché à aucun partenaire commercial, qui fonctionne surtout en free lance, -sans subvention-, publie ses dossiers en ne recherchant que l'aspect progressif et pédagogique de la vérité (si elle existe)... Cette démarche bouscule un peu les standards surtout avec les dossiers sensibles comme la reconnaissance des faux, les vertus de la pierre et les confusions scientifiques volontaires crées par certains, puis, maintenues et même améliorées par d'autres, pour soit : animer la science spectacle (tenant ainsi des journalistes en haleine), soit : préparer le terrain encore vierge de la prochaine manipulation farfelue... La déontologie ambrée reste à inventer...





 
© Ambre.Jaune.Free.fr

Le premier site francophone de vulgarisation 
consacré aux résines botaniques fossiles.

Lire la présentation du site...

Des actualités AMBRE
en vrac sur le site
Ambre.jaune



Le site Internet Ambre.jaune n'est pas commercial, que ce soit pour les ventes d'ambres (échantillons) ou pour
la présentation de quelques documents scientifiques édités. Le site désire explorer les résines fossiles et
également les méthodes d'études de ces résines. Le site propose, (expose) des informations
gratuitement et également des expertises, mais, aussi des comptes rendus d'enquêtes
(parfois menées en secret)... Au risque de surprendre, le petit monde de l'ambre
n'est pas celui auquel on pense forcément... La déontologie "ambrée"
n'existe pas (surtout lorsque le commerce est là)...







Mars 2017 : "Pawn stars"
Man's take Fake Amber Rock...


      Le 22/03/2017, dans série américaine "Pawn Stars - les rois des enchères" où l'idée est d'expliquer aux téléspectateurs que TOUT PEUT SE VENDRE (car l'argent américain est le ciment colle de l'édification du monde), Rick Harrison (1), le propriétaire du magasin, reçoit M. Madison (2) qui lui présente un "ambre balte" contenant une énorme araignée (3). Et le propriétaire d'affirmer que son trésor, daté de 50 M.A., pourrait valoir 50.000 $ !!!
Pour engager les négociations l'homme présente ses documents d'expertises réalisés à Berkley (4), lesquels félicitent l'heureux propriétaire parmi des graphes d'exploration IR de la gomme Kauri...
Dans cette émission, puisque l'intelligence molle est soumise à la puissance de l'argent roi, le premier "expert" en minéraux du magasin (5), décide sur l'accord de Rick Harrison de contacter le GIA (Gemological Institute of America) pour conduire une contre-expertise, en laissant la douloureuse facture au client... Dépité et présenté surtout comme un gros benêt qui ignore ce qu'est le Bakélite) M. Adison paye 200 $ pour s'entendre dire que la valeur actualisée de son trésor est un manque à gagner de 200$ !!!
CQFD
(Ce Qu'il Fallait Démonter) payer une expertise qui déclare sans expliquer est aussi imbécile que d'acheter un faux certifié chez un fraudeur. Sans intelligence, (dans cette émission surtout), c'est quand même ici la double peine. L'imbécile achète un faux chez un fraudeur, puis, heureux de passer à la télévision, paye (encore, donc, une seconde fois) un expert qui n'explique rien !... Les idiots sont là (dans cette émission) pour se faire duper...
Le bon conseil (plusieurs fois répété sur le site Ambre.jaune) serait de dire que vous pouvez devenir vous-même l'expert des ambres en ouvrant simplement votre esprit critique aux réalités du monde. L'intelligence ne coûte rien !!!
Ce n'est pas l'argent qui fait la vérité des choses, ni même la valeur des individus...










Mars 2017 : Oui, cette fois le divorce
ambre-copal est bien consommé !
Et il faut d'ailleurs créer un nouvel ordre
(celui des Aethiocarenodea) dans
la taxonomie entomologique...



      Cette fois le divorce est bel et bien consommé !!! A l'époque du premier congrès mondial des inclusions rares de l'ambre (en 1998) les autorités suprêmes de l'ambre NE VEULENT SURTOUT PAS ENTENDRE PARLER DU COPAL ! Les détenteurs, propriétaires historiques du SUCCIN (= l'ambre Gédanite des territoires baltes) voient d'un très mauvais œil toutes les animations médiatiques autour du copal (jeune ou ancien). "Ce matériau de Mxxx ne doit pas être une matière déclarée ambre qui concurrencera alors l'Or du Nord, le seul, le vrai, l'unique!" Les tensions sont alors si fortes qu'évoquer le mot "copal" dans le circuit de distribution du succin est identique à un suicide ! Et chacun de défendre ses positions (et ses réseaux) pour maintenir son commerce lucratif... Et, les scientifiques anglais, (parmi les plus joueurs, manipulateurs) reniflent le nouveau filon. Voyant que certains copals récents (peu onéreux, =5€/kg) ne sont pas étudiés par la science, (focalisée sur le succin balte sur le déclin) et que les dites résines sont 10 à 30 fois plus insectifères que les matières baltes, les découvertes nombreuses ouvrent TOUS LES HORIZONS!!!! A l'époque de l'argent ROI, ils proposent au public pour la somme investie de 10.000 € de donner leur patronyme au nom scientifique de la prochaine espèce examinée.
Pour avoir votre nom enregistré dans la nomenclature des espèces animales (zoobank.org / The Official Registry of Zoological Nomenclature) les scientifiques cupides anglais vous demandent 10.000 € !!!!
On peut s'offusquer de voir à quel point l'homme de science méprise le public pour inventer un tel commerce ! Dans le même ordre d'idée, on pourrait négocier le nom de baptême donné aux nuages qui passent dans le ciel ou vendre le nom donné aux planètes qui existent dans le système solaire... Sans humour, donner son nom à une planète est plus prestigieux que d'appliquer son patronyme à un infâme moustique écrasé dans une purée de résine indurée, sub-fossile (= non fossilisée !). L'exploration de l'ambre est comparable à celle du cosmos: TOUT reste à faire ! L'idée que tout n'a pas été découvert est une réalité pour l'ambre !!!! Et, d'ailleurs pour l'ambre, personne ne centralise les découvertes et chacun y va de ses prospections anarchiques dans un commerce débridé !
L'actualité démontre cette réalité.


      La guerre empêche la prospection des résines fossiles birmanes. Mais, le commerce maintenant mondialisé (facilité par Internet) permet à chacun d'acheter pour quelques piécettes des références totalement inconnues de la science !!! Des allemands ont acheté des résines birmanes contenant des fourmis hallucinantes (1). Dans les mêmes gisements crétacés, un collectionneur français a eu bon flair d'acheter (sur mes conseils) un lombric inconnu de la science (2). Les chinois vont au marché acheter leurs échantillons par douzaines qui contiennent des portions d'ailes et de queues emplumées de dinosaures (3). Et devant cette publicité plutôt médiatique des dinosaures, les collectionneurs privés fouillent leurs fonds de tiroirs (vieux de 15 ans et mal expertisés) pour les céder aux américains qui identifient alors des insectes qui n'appartiennent à aucun ordre connus (4).

      PREUVE est faite que le COPAL crétacé birman (dénigré des vendeus pro-succins) permet des explorations "riches" dans tous les registres... Et cette actualité du copal qui permet d'identifier un nouvel ordre d'insecte, (copal deux fois plus ancien que le plus vieux succin connu), ne va qu'accélérer le divorce débuté au premier congrès mondial de l'ambre... Donc, assurément, l'ambre éocène balte (sur le déclin) n'est pas le copal crétacé birman (qui gagne ses lettres de noblesses et déchaîne la passion des découvertes)...
Le divorce est cette fois consommé !


Collecté et commercialisé surtout depuis 2000, le copal d'âge crétacé birman est
riche de trésors absolument magnifiques et SURTOUT TRES NOMBREUX !!!
Mars 2007, il faut créer un nouvel ordre dans la taxonomie entomologique
pour classer le nouveau spécimen (référence unique) identifié dans le
matériel crétacé birman... Et, le plus EXTRAORDINAIRE dans
tout cela, c'est que LES FOSSILES SONT disponibles
à la vente SUR LE WEB ! (Le joli lombric par exemple
a été acheté sur Ebay... D'où l'importance
absolue d'expertiser les inclusions...





Cliquez sur les vignettes du menu, ci-dessus, pour accéder aux dossiers...



L'étude des inclusions des résines fossiles oblige à
réviser la classification des insectes. Deux ordres
successifs d'insectes ont été créés
pour prendre
en compte les inclusions fossiles repérées
dans l'ambre (succin) puis le copal.
PREUVE est faite QUE LES COLLECTIONS PRIVEES D'INCLUSIONS rare de l'ambre recèlent DES TRESORS INCONNUS DE LA SCIENCE et que l'exploration des résines fossiles (Ambre ou Copal) où beaucoup reste à faire, peut exister à partir du matériel présenté sur Internet avec des matières disponibles souvent mal interprétées de leurs propriétaires...









Novembre 2016 : Pour la toute "première" fois un
fossile restiue les mélanosomes prouvant la
couleur originelle d'un animal disparu...




Puisque l'article (commenté ci-contre) a été publié dans la revue Science et Avenir, j'ai envoyé ce droit de réponse à Dominique Leglu (Directrice de la rédaction de Sciences et Avenir). Madame Leglu osera-t-elle publier ce sujet tel quel dans son courrier des lecteurs ? Mais, je vois déjà le ciel se couvrir... Les précurseurs (= les découvreurs) sont souvent rejetés, pour ne pas dire foudroyés. Rappelons-nous de Galilée réhabilité fin du 20ème siècle par le Vatican et du pauvre Giordano Bruno qui a été torturé puis brûlé malgré la pertinence de son idée d'un univers infini, qui n'a pas de centre, peuplé d'une quantité innombrable d'astres identiques au nôtre...



      C'est un scoop, une actualité détonante et fantastique ! Les journalistes qui savent mener des enquêtes rigoureuses et qui sont désormais les porte-paroles utiles des scientifiques (qui, eux, font l'actualité), nous annoncent avec force et conviction que l'on vient de découvrir pour la première fois la preuve paléontologique de la couleur d'animaux fossilisés : "La présence de mélanosomes a été identifiée" dans les fossiles. Mais pourquoi un tel délai ? "Au microscope ces petits corps cellulaires se confondent avec des microbes". Bon, la découverte est donc formidable, mais, le doute légitime existe car il faut vérifier quelques détails : "Si ce sont bien des mélanosomes, ils doivent êtres entourés de kératine." Le journaliste (de l'information spectacle) nous certifie accompagné de ses confrères que c'est la première fois que l'on identifie des mélanosomes fossiles. Vérifions le sujet...

      Pour ceux qui suivent les travaux du site Ambre.jaune (depuis 1997), voici quelques vues des mélanosomes, mélanophores, conservés dans les fossiles de l'ambre, passés en publication et présentés en conférences dès 2000 au salon de paléontologie de Fossilium. Image 1, Image 2.





ARTICLE / SCOOP/ juin 2002- Melanophores fossils in Amber !
L'ambre conserve bien les pigments fossiles !





Présentées aux spécialistes dès 1998 et 2000 ces structures en pétales, à coté
d'une mante religieuse, ne sont pas des "artéfacts" mais s'avèrent être de vraies
inclusions organiques.
Ces choses mouchetées sont en définitive des portions
d'épidermes et de dermes où les tâches sombres étoilées sont des
mélanophores.
Image publiée en 2002, (fig. 245 extraite du livre
"Ambre, Miel de Fortune et Mémoire de Vie". p.152).


Le poster des mélanophores fossiles de l'ambre.


La présentation de fossiles restés colorés est un dossier sensible depuis
toujours... Oser publier (juin 2002) des fossiles pigmentés (confer
ce magnifique clavicorne polychrome en couverture de
mon ouvrage "Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie"
alors que la science "officielle" (au laboratoire xxx)
affirme haut et fort par dogme à cette époque que
L'AMBRE NE CONSERVE PAS LES PIGMENTS
ne peut qu'irriter au plus haut point les
détracteurs donneurs d'ordres...
Par contre le sujet permet
des articles originaux.








Décembre 2016 : Un ambre birman contient
l'incroyable queue emplumée d'un dinosaure !
Et plusieurs fourmis du type gerontoformica (que malheureusement personne ne commente)...









Quoi ? Comment ? Où se situe l'histoire ? Présentons ce dossier extraordinaire...









      Le 8/12/2016, l'information tombe et génère une onde de choc identique à celle de la météorite du Chicxulub : un ambre crétacé birman (99 M.A.) en vente au marché de Myitkyina, (la capitale de Kachin dans le nord de la Birmanie), voir ci-dessus, contient l'incroyable queue emplumée d'un dinosaure. Le dossier, publié dans la revue Current Biology, est repris en fanfare par les médias scientifiques spécialistes de l'information spectacle où la vérité dérisoire doit côtoyer les publicités commerciales (nombreuses, peu utiles et racoleuses)...
Incroyable mais vrai : Une partie de la queue emplumée d'un dinosaure vieux de 99 millions d'années, avec os, tissus mous parfaitement conservés a été découverte dans un ambre birman, trouvaille inédite qui permet, bla bla bla...
Oui, mais non ! La découverte birmane est magnifique, exceptionnelle même, mais les muscles, les os, les tendons, les cartilages, les tissus mous ne sont pas "idéalement conservés". La portion de queue de 36 mm est operculée. Cela signifie que la queue du dinosaure sort de l'ambre (par deux endroits). L'enrobage par la résine n'a pas été entier, intégral, et, de fait, toutes les matières animales originelles ont été dématérialisées, désagrégées chimiquement, et donc remplacées par des minéraux le plus souvent argileux... Dès qu'il y a une une perforation, la gemme d'ambre est colonisée par des cristaux et des polluants exogènes. La portion de queue du dinosaure (piégée partiellement) est restée en contact avec le chimisme des roches encaissantes. La résine n'a pas joué (ici pour ce fossile) son rôle d'écrin parfaitement protecteur. L'inclusion, qui dépasse de la résine (enrobage partiel), s'est DEMATERIALISEE rendant difficile l'extraction intéressante de quelques portions biologiques conservant de l'ADNa ("a" voulant dire ancien). Le reliquat des tissus mous n'est conservé dans l'ambre que par un fin film de carbone. Les os ont été également dénaturés. L'imagerie traditionnelle aux rayons X (pour lire la structure des os) a donc été assez "infructueuse", les os qui ont quasiment disparus ne laissent que des reliquats minéraux... Concernant les "os" annoncés et présentés sur le web, les images sont celles réalisées par la tomographie et la photomicrographie SR X-Ray mCT (qui elles restituent la vue des volumes restés vides dans l'ambre) donnant l'illusion fantomatique d'un vide blanc assimilé à tord à un "squelette" matériel 3D. Les muscles révélés, eux, par une exposition sous une lumière UV, sont désormais constitués d'un fin film noir (de carbone), ne permettant aucune lecture des capacités motrices des fibres musculaires de l'animal. Les plumes par contre sont bien conservées en volume. La préservation de la kératine, inégale selon sa position sur l'appendice de l'animal, permet d'observer avec détail des traces de la structure fibreuse. Les plumes retrouvées sur ce fossile n'ont pas la même organisation que celle des plumes des oiseaux modernes. Le rachis, structure verticale linéaire située au centre de la plume, n'est pas encore défini, contrairement aux barbes et aux barbules. Cela signifie que ces structures se seraient développées avant celui-ci. L'étude de cette queue va donc sûrement apporter de nouvelles informations sur l'évolution des plumes chez les théropodes. (Ce sont des dinosaures bipèdes, pour la plupart carnivores ayant vécu de la fin du Trias jusqu'à la fin du Crétacé, soit entre -230 et -65 millions d'années.) Le fossile de l'ambre très exceptionnel est d'autant plus remarquable que ce dinosaure a été emprisonné (dans la capsule temporelle) précisément à l'époque où naissent les prémices de la divergence entre le plumage des dinosaures et celui des oiseaux. Cette queue, en l'état, dans la résine indurée est constituée des traces de huit vertèbres et celles-ci ne sont pas soudées au niveau du croupion comme chez les oiseaux. Il s'agit donc bien d'un dinosaure terrestre et non aérien. On peut supposer que le nombre total de vertèbres caudales devait se situer entre 15 à 25. Et d'après la mesure de la portion conservée dans l'ambre (36 mm) on peut supposer que l'animal était un juvénile. La structure incurvée de la queue est celle d'un dinosaure du groupe des théropodes, les Coelurosaures, qui comprend également les tyrannosaures et les oiseaux...





 

1 - Pour que des os existent dans l'ambre : il faut impérativement qu'ils aient été recouverts entièrement !

2 - Pour retrouver des tissus mous (sur des dépouilles sanguinolentes) : il faut impérativement que la portion animale ait été noyée profonde dans l'ambre !

3 - Les inclusions operculées de vertébrés sont toujours dématérialisées : la preuve est donnée par l'image aux rayons X.


Dans le cadre du scénario de "Jurassic Park" pour récupérer l'ADNa ("a" voulant dire ancien) d'un dinosaure à partir de l'ambre, il faut obligatoirement des fossiles du type 1 ou 2. Un fossile operculé de type 3 (comme c'est le cas de la queue emplumée du Coelurosaure) ne convient pas...



Retrouvez d'autres dossiers Ambre - Adn et Dinosaures
dans le Mag-Amp (voir ci contre) distribué gratuitement
par correspondance e-mail. (Contact auteur :
eric.ambre.jaune@hotmail.fr)














Il y a peu, encore en 2007, les ambres birmans sont déclarés SURTOUT cénozoïques, (=tertiaires)
comme le publie le magazine "POUR LA SCIENCE" page 74 de ce document.





      L'ambre de Birmanie (appelé Burmite ou ambre de Myanmar) est le nom générique de plusieurs ambres de même affinités botaniques (copals d'origines Burseraceae, Araucariaceae et Dipterocarpaceae) et d'âges sans doute variés, connus de longue date. L'ambre des monts Patkoai (Montagnes Patkai au sud-est de l'Himalaya faisant office de frontière naturelle entre le nord de la Birmanie et l'est de l'Inde) était connu et utilisé par les chinois dès l'époque des Han. (206 av. J.C. - 220 apr. J.C.). A cette époque coloniale où tout ce qui était beau, précieux ou scintillant devait trouver refuge dans les cabinets de curiosités -devenus les grands musées nationaux d'Europe-, les pièces énormes et prestigieuses d'ambre devenaient forcément la propriété des Musées d'histoire naturelle. Le Muséum de Londres n'échappe pas à la règle et "exhibe" à qui veut le voir la plus belle pièce d'ambre du monde. L'accumulation sans doute de résine au creux d'un arbre mort a donné cet amas rouge sombre, rouge cerise ("sherry") qui pèse plus de quinze kilos (33 livres, 10 onces). L'ambre muséal londonien est originaire de la vallée du Hukawng... Selon les dépôts, les datations birmanes proposées depuis les années 2000 sont constamment révisées à la hausse et depuis les gites dans la haute vallée de l'Irrawaddy où l'ambre était daté du Miocène (30 M.A.), on est passé sur d'autres gisements à 45 - 50 M.A. pour finalement arriver à 99 M.A. pour les dépôts du site Angbamo (Albien, Cénomanien) qui a donné cette queue emplumée de dinosaure.
L'époque coloniale révolue a laissé place à la guerre commerciale où désormais l'Argent Roi guide les prospecteurs qui creusent frénétiquement les sites (dans des conditions assz dangereuses) pour commercialiser tout ce qui peut se vendre... Les belles pièces ne finissent plus au musée mais elles sont TOUTES disponibles au premier marché... Prospecter (avec ses dangers) n'est pas vraiment intéressant, c'est long, sans garanties... Une autre solution peut consister à fouiner dans le brut disponible au marché local...



      Le marché aux bonnes affaires...

      Généralement les scientifiques de l'ambre, (les auteurs également; ce qui est mon cas) ne publient que les seules références de fossiles qu'ils trouvent eux-mêmes lors des prospections. C'est la "règle" en paléontologie... On ne publie qu'à partir du matériel ramené (collecté lors des prospections). La prospection pour l'ambre peut se faire en pleine nature (in situ dans le gisement) ou, pour des raisons de commodités physiques, sur des lots avérés bruts (déplacés, sortis effectivement des strates) où l'on peut certifier l'origine, sur un secteur précis et par rapport à des lots de bruts associés... Lorsqu'une belle pièce est identifiée, on passe au crible le reste du lot pour approfondir l'étude. C'est avec cette logique d'ailleurs que se protègent les scientifiques paléontologues qui refusent (viscéralement) de publier des références concurrentes et également celles étrangères apportées par des collecteurs amateurs. La réponse officieuse (en privée) est toujours la même : "Oui, mais non. Nous ne publions que les seules pièces que nous trouvons nous-mêmes ou en équipe." En le refus sous cette forme est un moyen de défendre son leadership en évitant les faux et les coquilles (erreurs ammenées volontairement pour ruiner une carrière)... Ici, Monsieur Lida Xing a dérogé un peu à la "règle" et a acheté la pièce d'ambre (35,5 x 25,5 x 11,5 mm) à des revendeurs au marché de Myitkyina (qui est la capitale de la province Kachin située dans le nord Birmanie). Nous ne connaissons pas le découvreur, c'est un mineur qui a collecté des ambres sur le site Angbamo, dans le canton Tanai...
Le fossile est-il vrai ? La question sensible et cruciale se pose et doit être posée...




      Pour celui qui étudie aussi la paléontologie par le biais des expertises de l'ambre et le fake made in china, force est d'admettre que la déontologie dans la discipline n'existe pas vraiment (confer la mouches des latrines dans la collection prestigieuse du musée de Londres). Et, au regard des fraudes scientifiques retentissantes (confer l'alerte donnée dans Pour La Science N°356, ci-dessus) où certains découvreurs passent du statut de héros national à celui d'imposteur avec LE Scandale qui plombe la discipline, (souvenons-nous de l'Archaeoraptor, ce fossile contrefait publié en fanfare en 1999 dans le National Geographic), la question de l'expertise de cet ambre qui restitue la queue du Coelurosaure est cruciale. D'autant plus cruciale que l'ambre est la matière la plus facile à contrefaire...
Ici, monsieur Lida Xing a acheté l'échantillon d'ambre à un vendeur qui supposait que la portion piégée, allongée, poilue, pouvait correspondre à celle de quelques végétaux comme ils existent un peu partout, dans l'ambre balte par exemple).


      Le fossile acheté au marché est-il un faux ?

      Comptant l'unicité de la pièce, sa fragilité surtout (avec les lignes de fractures profondes autour des trous laissés par la portion animale qui dépasse de la résine), comptant aussi sur la taille minuscule de l'échantillon, aucun prélèvement n'a effectué pour expertiser le fossile. La seule expertise conduite est visuelle et correspond au repérage logique des traces significatives que l'on peut reconnaitre (et que l'on doit obligatoirement retrouver au nombre de 8) dans un ambre authentique. En s'appuyant sur les observations d'insectes, (syninclusions des deux fourmis, la blatte, le coléoptère, les diptères) et la cohésion des traces de préservation, ainsi qu'un test en lumière UV pour détecter les couleurs distinctives de fluorescence et le fluage qui, incohérent, aurait révélé un éventuel faux, le fossile correspond rigoureusement au matériel des collections institutionnelles d'ambre birman... La cohésion des traces logiques de préservation est assurément un critère d'expertise infaillible des pièces authentiques qui s'intègre toujours dans la lecture taphonomique liée à la dynamique du piégeage. Le zonage des couleurs (ce sont les variations des teintes en halo) nées probablement sur l'interaction des produits de désintégration ou huiles émanant des inclusions, sont présentes sur la blatte et également le long de la marge antéro-ventrale de la queue du dinosaure. Les deux fourmis sphecomyrmine (aux longues pattes) emprisonnées dans les coulées de la résine sur chaque côté de la queue suggèrent l'étage arboricole d'un piégeage. La présence de fragments de feuillage, d'écorces non cariées, de trichomes (filaments en étoiles) et la présence d'un coléoptère (lucanid) qui adulte se nourrit de sève tandis que les larves vivent dans les rondins pourrissent confirme l'étage arboricole. L'ambre est vrai. Nul besoin de prélever un échantillon de la résine pour effectuer une analyse IR (un spectre Infra Rouge) qui expertiserait la gemme fossile et préciserait l'origine botanique. La pièce est ici authentique.

















      La suite et les prospectives.

      Pour des fossiles uniques de ce genre, si précieux, on se pose évidemment la question de la suite et des prospectives... L'ambre, quelque soit son âge et/ou son affinité botanique, pulvérulent, (= qui se consume inexorablement à l'air et à lumière; le polymère de la résine fossile se coupe surtout sous l'effet de l'oxygène), pourrait être conservé sous atmosphère contrôlée d'azote ou pourrait être noyé dans des résines Epoxy (procédure réalisées par certaines équipes que nous ne citerons pas) avec le désagrément que l'opération d'isolement est définitive et ne garantit pas la conservation pérenne... Pour ceux qui aiment la science spectacle, si l'ADNa n'est pas accessible ici à partir de ce fossile, on peut toujours rêver de récupérer les plumes !!! Car OUI : on peut véritablement extraire les plumes de la résine fossile ! L'exploit a déjà été réalisé avec succès (par votre serviteur, rédacteur) ! A l'identique des poils de mastodontes (mammouths) que l'on peut extraire du permafrost, on peut extraire les plumes antiques des ambres !!! De telles expériences sur la récupération des portions dures ou molles (conservées dans l'ambre) sont tentées partout, par toutes les équipes... Mais, pour réussir de tels exploits, il faut savoir des choses un peu spéciales, et, ici nous sommes dans le domaine de la science pure et difficile où les secrets des préparations chimiques sont jalousement conservés. La science médiatique partage ses résultats beaucoup moins ses moyens et ses méthodes.




      Les plumes fossiles de l'ambre sont les inclusions parmi les plus convoitées. Outre la discussion évidemment intéressante qui argumente pourquoi et comment ici ces plumes sont "certainement" celles d'un dinosaure et non pas celles d'un oiseau antique, il y a matière à dire bien d'autres choses. En effet, on peut imaginer tirer avantage des syninclusions (= les inclusions synchrones), surtout celles des entomofaunes, pour raconter la réalité des évènements survenus lors du piégeage. Les insectes sont particulièrement nombreux dans le fossile DIP-V-15103 (voir ci-dessous, il faut surtout regarder les fourmis) et il est alors loisible d'aller explorer, pas à pas, méticuleusement, les préoccupations intimes de tous les acteurs présents... Que venait faire la blatte ? Et, pourquoi ce petit fulgor surtout à cet endroit dans le fossile ? Les fourmis piégées dans l'ambre venaient-elles inspecter la dépouille du dinosaure comme source de nourriture ? Etc.
Il est facile (et passionnant !) de répondre à ce genre de questions. Et, c'est justement par l'action de nettoyage des fourmis -qui viennent rigoureusement manger des dépouilles de vertébrés partiellement piégées dans les résines collantes- que l'on alors peut retrouver de VRAIS OS COMPLETEMENT NETTOYES préservés dans l'écrin temporel ! Découvrir de telles merveilles dans l'ambre jaune n'a pas de prix ! Le savoir des choses enrichit plus que la possession cupide des objets lucratifs (déjà vendus). Et cette phrase est une belle transition avec le sujet ci-dessous qui concerne l'arnaque à la vente en Belgique...







Les fourmis du type gerontoformica présentes dans le fossile
d'ambre n'ont même pas attiré l'attention des chercheurs...

 Dans la pièce d'ambre contenant la queue du dinosaure, une multitude d'inclusions synchrones peuvent
permettre de faire une lecture taphonomique du fossile. Il y a des mouches, des moustiques, des
coléoptères et surtout, SURTOUT des fourmis du type Gerontoformica (ci-dessous).







      L'échantillon d'ambre, ci dessus, contenant la queue de dinosaure, -mais pas seulement !!!-, officiellement appelé DIP-V-15103 est finalement surnommé "Eva" en l'honneur d'Eva Koppelhus, (la paléo botaniste, épouse de Philip Currie). Au total c'est plus d'une douzaine d'échantillons à inclusions (ambres malheureusement déjà polis et façonnés en ovales par les vendeurs pour être montés en bijoux) que les scientifiques ont ainsi récupéré au marché de Myitkyina... On regrettera que les spécialistes ne portent pas d'avantage intérêt à la lecture taphonomique des fossiles...

      La portion de queue tombée dans l'ambre était-elle une partie abandonnée de la dépouille d'un dinosaure attrapé par un prédateur supérieur qui aura lâché une partie de son repas ? La queue "abandonnée" aura-t-elle été inspectée par des fourmis carnivores ("dino-phages"), fourmis présentes dans le fossile, dont le nid était hypothétiquement installé aux racines d'un arbre Burseraceae, Araucariaceae ou Dipterocarpaceae ?... Il serait TRES intéressant de raconter la scène du piégeage par les indices taphonomiques et les syninclusions. Mais, cet exercice est dénigré des chercheurs... Et, d'ailleurs, si nous regardons bien les syninclusions (voir ci-dessus) IL SE POURRAIT BIEN que les fourmis (passées sous silence, sans aucun commentaire des découvreurs !!!) soient du type gerontoformica !!! En effet on peut noter le scape minuscule chez ces fourmis... Les fourmis sont ici donc bien du type gerontoformica, type étudié pour la première fois en 2004 à partir d'ambre français...



Outre les discussions sur le détail des structures des plumes, le gros du travail (qui reste à faire)
pourrait-être de faire parler la communauté des inclusions synchrones (= syninclusions) dans
des histoires parfois particulièrement enrichissantes, car riches de comportements
statufiés très explicites, qui gagnent en cohésion lorsqu'elles sont toutes mises
en commun pour raconter la genèse et le scénario du piégeage...



Oui, oui, la pièce d'ambre contient aussi des
fourmis gerontoformica...
Et, l'idée serait sans doute
d'étudier le sujet...






Alors, dossier à suivre ?








2016 ARNAQUE à l'ambre en Belgique.








      ARNAQUE à l'ambre en Belgique.

      Dans les textes de la propagande du VRAI mensonge bien ficelé destiné aux journalistes, dans la bouche des margoulins belges (faussaires et escrocs pluriels) qui vendent l'Or du Nord, le VRAI FAUX AMBRE, l'ambre de catégorie 4, c'est-à-dire celui qui admet les adjonctions de synthétiques et de copal ne représenterait qu'1 à 2% des volumes globaux. Rires, quelle rigolade !!! Le reste, (toujours selon les mêmes menteurs) soit 98% des volumes produits et exportés vers la Chine serait du 100% naturel. Arrêtons-nous dix secondes à ces chiffres. Ils sont sans doute justes MAIS les fractions sont INVERSES ! La part de l'ambre 100% naturel (c'est à dire natif, non modifié, tel qu'il existe dans la nature) est d'1%. Le reste, soit 99% du volume des transactions concerne des matières passées à l'autoclave où les gemmes sont anabolisées aux stéroïdes pétroliers pour devenir des masses limpides indestructibles, parfaitement luisantes et idéalement colorées. La contrepartie à ce dopage plus ou moins sévère est la propriété (vérifiable par tous) que le test de la combustion révèle désormais des gemmes qui brûlent en développant des flammes irrégulières, des crépitements associés à des coulures noires là où l'ambre originel maintient une flammèche régulière sans aucune coulures. Certains grossistes versent dans les ambres de plus en plus modifiés, jusqu'au jour où la matière n'est plus acceptable...

      Pour éviter la marchandise de dupe, l'idéal serait de limiter les transactions au brut. Mais, les stocks sont de plus en plus rares et il ne faut pas tuer la poule aux œufs d'or. Alors, vive les mélanges ! Lorsque l'on sait que les chinois "investissent" sur le copal dominicain bleu à 1.000€ le g. dans des sociétés occultes basées sur des monnaies virtuelles, on ne peut que craindre ici l'énormité du mensonge des margoulins belges producteurs de la Baltique. Selon la propagande des belges faussaires, le prix actuel d'une belle qualité dans une fraction d'échantillons calibrés 20-50 g. est approximativement 3.800 €. Mais, ne soyons pas dupes. Pour avoir assisté aux discussions de dessous de table avec des polonais sérieux, je peux vous certifier qu'il est possible d'avoir des lots modifiés et également du brut natif non chauffé à des prix beaucoup plus raisonnables. L'idée générale des faussaires est TOUJOURS d'annoncer des prix TRES élevés pour préparer le prospect à avaler des couleuvres plus grosses que des anacondas. En Belgique, dans la petite ville de xxx, dans les rues piétonnes où les panneaux de signalisation urbains vous invitent à flâner dans les petites boutiques, le margoulin attend le prospect pour le vampiriser. Ici, le bracelet 20-25 grammes, 11 perles se vend 330 € !!!!!!!!!!! Bon, si vous regardez les ventes de particulier à particulier sur le web (Ebay, pour ne pas le citer) vous verrez que les prix belges sont hallucinants. Le margoulin belge expliquera que les perles superbes sont issues de lots très spéciaux d'une fraction 10-20g au coût de 2.000€ /Kg. En travaillant les perles, la perte de volume des gemmes s'élève à 70% de la masse. Le prix de revient du dit bracelet est donc de 25 x 2/0.3 = 167 €. En appliquant une tva à 21%, le prix grimpe à 273 €. La marge avouée (par ce calcul de dupe fait par l'escroc) est de 106 € soit 63%. La théorie (noyée dans les chiffres et les calculs) devient vite différente lorsque vous examinez les matières, qui, observations faites, doivent quand même être expertisées. En examinant les gemmes et en appliquant les vrais chiffres -que vous n'êtes pas sensé connaitre-, le margoulin peut espérer des marges à 3 et parfois même 4 chiffres !!!!! Jusqu'à 1.000% de bénéfice... Le marché de l'ambre brut (l'ambre NON modifié tel qu'il est extrait des roches géologiques) est à l'ogonie, MAIS, la finance des opérateurs raconteurs de leçons mathématiques fonctionne à plein régime peut-être aussi soutenue par la contrebande de l'ambre qui atteint des records en 2016.

      Tout le monde n'est pas spécialiste des gemmes chauffées, truquées, reconstruites à l'autoclave... Et l'argus de l'ambre restant une nébuleuse (ignorée du public) comment savoir si les prix placardés correspondent à une réalité ? Pensez donc, ici c'est 330 € le petit bracelet de 11 perles !!! Pourquoi diable le commerçant belge pratique une découpe des pierres qui ruine 70 % des volumes ! A moins d'être imbécile, la réponse est évidemment ailleurs... L'achat des bijoux est assez compulsif. Mais dans votre démarche d'achat, vérifiez déjà l'aperçu du site web. Monsieur x par exemple s'approprie frauduleusement la photographie glamour d'une boutique de luxe des galeries Royales de Bruxelles sur son site Internet alors que Google Map montre des locaux austères. Le premier mensonge est une alarme. Lisez également la santé financière de la boutique sur le site xxx qui doit être référencée au registre du commerce. La méfiance permet d'éviter les déconvenues. Depuis peu, la mode (commerciale) est aux comparateurs de prix. Où trouver le moins cher ? Les articles plus ou moins "ambrés" sont tellement disparates, trafiqués, galvaudés (gradués dans le mensonge) qu'il est techniquement irréalisable d'imaginer un comparateur efficace. Par contre, bénéficiant d'un solide réseau de correspondants (au moins grâce au forum) le site Ambre.Jaune récolte de précieux renseignements à partir des clients mystères qui circulent dans les boutiques. Et, de partager ici les informations utiles pour remettre les fraudeurs à leur place.








      2016 - LISA - l'outil exploratoire de l'ambre NATIF.

      Alors que les faux se multiplient
et que la contrebande fait rage (voir-ci-dessous) il s'avère de plus en plus indispensable de trouver un partenaire pour l'expertise des ambres. L'actualité (intéressante) de l'ambre (commerciale ou scientifique) est constamment "encombrée" de dossiers relatifs aux faux... D'aucuns s'interrogent sur l'achat tout juste réalisé et/ou la qualité naturelle ou pas des lots proposés à la vente par plusieurs enseignes. Le trafic des soutiers fait rage... Puisque les pierres d'ambre sont désormais essentiellement des mélanges nés à l'autoclave, il est difficile d'arrêter une expertise par le seul commentaire de résultats de quelques tests qui peuvent varier à l'infini. Dans ce désordre (inextricable, maintenu de main de maître et même entretenu !) qui profite au commerce des faussaires, un outil d'expertise se met en place sur le site Ambre.Jaune. L'outil s'appelle LISA pour Lire l'Information Sous l'Ambre.
LISA est en quelque sorte un instrument de lecture logique qui raconte quoi chercher dans l'ambre pour conduire la vérité de l'expertise. LISA est une narration expressive et logique au cœur de l'ambre natif. Sous la surface des choses, LISA explore la "Mémoire de Vie" de l'ambre... LISA est aussi un espace d'exploration des gemmes et également un partenaire d'expression pour anticiper les mauvaises affaires en préparant les belles présentations éducatives sur le thème de l'ambre...










2016 - L'actualité de l'ambre, c'est le trafic avec la revente
des lots sur Facebook. Attention aux ventes sur le web...












      2015 - L'ambre (en fait le copal) indonésien arrive chez nous...

      A Sumatra, de nombreuses résines
contemporaines indurées (c'est à dire solides) commercialisées à la tonne, sont exportées pour des fumigations : la gomme benjoin (appelé anciennement le storax, provenant de l'arbre Styrax officinalis, aussi appelé Aliboufier en Turquie), l'encens kemenyan, etc... Cependant, certaines matières sont plus anciennes et correspondent à de vraies résines fossiles.
Selon mes connaissances (qui demandent à être vérifiées) plus on remonte dans les époques géologiques, plus les matières fossiles des quatre grandes îles indonésiennes (Sumatra, Sulawesi, Bornéo, Nouvelle-Guinée) ont une identité taxonomique stricte au moins certifiée par la spectroscopie IR. Il existe une résine fossile verte très similaire au copal dammar (exsudat moderne des Dipterocarpaceae, Shorea hopeifolia). Mais ceci noté, de toutes les façons, les résines indonésiennes fossiles sont toutes toujours du type copal (originaires des arbres Dipterocarpaceae). Le nom d'ambre (attribué ordinairement au seul succin) est donc ici une usurpation scientifico commerciale où jeune désigne copal et ancien (supérieur à un million d'années) signifie ambre. Cette graduation d'âge d'une résine qui fossiliserait très vite du pôle copal vers le pôle ambre est un non sens soutenu par des "spécialistes" qui ont des intérêts avec l'aspect commercial de quelques définitions surtout lucratives. Au cas par cas, ces auteurs qui nous parlaient hier d'épaulement balte inventent et modifient des registres d'âges avec cette fois des notions de classes (résines fossiles de type A, B et D pour embrouiller les pistes en gardant un semblant de cohérence)...

      Toutes les résines fossilisées indonésiennes et celles à Sumatra (Dipterocarpaceae = DONC copal) sont récoltées dans de nombreux endroits car elles sont souvent associées à des lits de houille et de lignite, qui, localement sont originaires du début du Miocène (23-20 Ma). La formation de Talang Akar dans le sud de Sumatra, la formation de Jampang dans l'ouest de Java, etc...

      Sur l'île de Bornéo, au nord, un dépôt de résine Miocène associé à un charbon exploité à ciel ouvert de la région de Sarawak (dans l'état du Brunei Darussalam) a été découvert en 2009. La matière est singulièrement fluorescente pour des imprégnations végétales kérogènes. La matière (et c'est d'ailleurs le cas sur plusieurs échantillons de Sumatra) est amalgamée, tourmentée. La résine est un peu comme une pâte visqueuse, une pâte à gâteau qui aurait baignée dans des résidus végétaux. La résine n'est surtout pas une coulée aérienne, une stalactite "pendulaire" mais plutôt un amas compressé et roulé dans une soupe végétale partiellement décomposée. De tels dépôts devraient être, selon moi, ceux de cuvettes peut-être volcaniques comme l'exemple du lac allemand de Messel (une cuvette à fossiles, une sorte de tourbière marécageuse, avec des glissements de terrain à répétition et peut-être des percolations gazeuses où, plusieurs espèces végétales étaient associées). Les matières apparaissent alors souvent dans un rouge limpide assez irréel et les insectes (ou autres inclusions) sont alors assez rares. Les résines sont soit translucides soit franchement opaques dans les teintes caramel cuit. Pour ces dépôts en cuvettes les résines ont toujours cet aspect en amas parfois importants. Le record de la plus gosse pièce actuellement répertoriée est ce morceau de 68 kg, découvert le 3 décembre 1991 dans une mine de houille à Merit-Perla (région de Sarawak, île de Bornéo). La sécrétion fossile de Dipterocarpaceae et est exposée au musée de Stuttgart.

      L'affinité botanique des résines fossiles dans les différents gîtes malaisiens est assez homogène mais singulièrement problématique, car parfois, les bois associés (en connexion) à la sécrétion collante sont étrangers et les propriétés intrinsèques des poisses végétales d'une même série varient à l'intérieur d'un même dépôt. Certes, après l'IR, la pyrolyse en laboratoire donne des expertises précises, mais les résultats sont variés. Andrew Ross du Musée d'Histoire Naturelle à Londres s'est heurté à ce problème ardu avec le matériel de Bornéo : "Des morceau sortis d'un même gisement peuvent réagir différemment aux mêmes tests". A côté des résines fossiles du charbon miocène (résines copal très fluorescentes, voir la carte ci-dessous), il existe ici et là des sécrétions végétales indurées en volumes parfois importants. La société xxx, site web xxx, qui exploite des bois pétrifiés propose à la vente des amas énormes d'une poisse jaune qui n'est sans doute pas fossilisée.

      Les "ambres" malaisiens (=copal) arrivent chez nous dans les salons d'expositions ventes, de quoi compléter nos collections en étudiant ces résines surtout intéressantes lorsqu'elles sont associées aux charbons... Présentées au chalumeau, ces résines copal se liquéfient (fondent, sans flamme) en donnant une goutte et une vapeur blanchâtre à l'odeur de résine. L'ignition à la forte chaleur du copal indonésien n'est surtout la combustion régulière du succin avec la petite flamme fixe régulière...




Les résines indonésiennes fossiles des Dipterocarpaceae
sont toutes du type copal.











Proposées le plus souvent à la vente sous le label "AMBRE", les
résines fossiles d'Indonésie sont toutes de type COPAL...









      2015 - Un nouvel "ambre" existe au Mexique...

      Simojovelite, Bacalite, Copal Chiapas et Coahuilite
se parlent sous les feux de la rampe pour avoir une place au panthéon de l'ambre...

      Il suffit de prospecter pour se rendre compte que les résines fossiles très nombreuses dans la nature (par centaines) sont plus disparates que le modèle binaire qui dresse une dichotomie des sécrétions fossiles en deux registres : Ambre et Copal. Après les ambres amazoniens (et la polémique scientifico médiatique où les découvreurs scientifiques xxx revendiquent en 2006 la paternité de la découverte alors que les pièces se collectionnent depuis longtemps), cette fois c'est dans le nord du Mexique qu'une "nouvelle" résine fossile est identifiée parmi le Chiapas Miocène (23-13 M.A.) qui existe plus au sud (= le copal Chiapas qui usurpe l'identité de l'Ambre / succin, pour gagner en prestige et en prix). Situé au Coahuila, cet Etat situé au Nord du Mexique, la nouvelle résine fossile mêlée aux charbons près de Palau, est alors appelé Coahuilite. La matière fossile (qui n'est que la variété qui existe à Simojovel) est cette fois datée de 73 M.A. puisque située dans la formation Olmos. D'une manière générale le copal dit Chiapas (au sud) se situe dans les alluvions de la région de Simojovel, où l'on rencontre certains points de ramassage sur les veines régulières qui affleurent dans une épaisseur de plusieurs centimètres. Les exploitations locales n'ont jamais été centralisées. Connu depuis longtemps des anciennes populations, le copal Chiapas, (mis sur la table scientifique par Frans Blom, l'explorateur danois, archéologue et spécialiste de la Culture Maya, qui travaille avec l'Université de Californie en 1950-1953), n'est de nouveau en vogue que depuis peu.

      A chaque site, sa résine géologique plus ou moins ancienne et le nom vernaculaire associé. El-Rosario (au nord ouest) résines crétacé supérieur, Simojovel (au sud) résines oligocènes et Palau (au nord) résines également crétacé supérieur, sont les trois sites mexicains où l'on trouve des sécrétions botaniques fossiles... Bref, de quoi donner des nouveaux noms vernaculaires aux matières pour qu'elles puissent exister sans être étouffées par la concurrence. La Bacalite, nom vernaculaire donné en 1935 par Buddhue aux résines fossiles de la Basse Californie (l'État du Mexique situé le plus au nord) n'est rien d'autre que la résine fossile trouvée à El Rosario qui est alors datée de 73 M.A. Les analyses chimiques donnent des affinités avec les Angiospermes de l'ordre Saxifragale (liquidambar)... Bref, l'ambre mexicain (même révisions faites en 2015) n'est pas encore le succin.
Confer les travaux : E. Martínez-Hernández, L. Almeida-Leñero, M. Reyes-Salas, Y. Betancourt-Aguilar, Estudio palinógico para la determinación de ambientes en la cuenca Fuentes-Río Escondido (Cretácico Superior), región de Piedras Negras, Coahuila. Instituto de Geología, Universidad Nacional Autónoma México, Revista 4, 167-185 (1980).
National Gallery, "INR00225 Liquidambar orientalis" in Infrared and Raman Users Group Spectral Database, Edition 2007. Edited by B. Price, B. and B. Pretzel, (IRUG, 2007) vol. 1 (8), pp. 368.


A côté des résines Chiapas, (appellées Ambre), résines connues depuis longtemps, (le
dossier est disponible sur le cd-rom AMBRE), deux nouveaux dépôts ont été
identifiés au Mexique, (ici sur la carte). Cela n'empêche surtout pas les
faux d'inonder le marché, bien au contraire. Les faux, c'est
d'ailleurs le sujet le plus fréquent localement...







      L'ambre existe au Mexique ! Et, comment faire de la science sans contrarier les opérations commerciales...

      L'expertise des nouvelles résines mexicaines (crétacé) est observée sous un angle qui évite autant que faire se peut la douloureuse dichotomie qui consiste à séparer l'AMBRE (précieux) du COPAL (moins prestigieux). Pour se faire, les résines fossiles étudiées sont passées en spectrométrie (Micro-FTIR) et on ne parle que de pics, de longueurs d'ondes, de bandes d'absorptions, de signature optique pour des éléments spécifiques avec leurs groupes organiques associés... Le tout dans une confiture de chiffres assez imbuvable qui, au bout de dix pages, rend la lecture assez obscure et indéchiffrable... Pourquoi un tel ésotérisme pour expliquer une résine fossile ??? C'est simple. Depuis l'impossible définition des matières au premier congrès mondial de l'ambre (et les rivalités nées depuis cette époque) la solution consiste à dire : "finalement tout est de l'ambre" (on refait des définitions alphanumériques et chacun y retrouvera ses petits -en oubliant le copal-). Insoluble dans l'alcool et l'acétone, le nouvel "ambre" mexicain, résistant aux acides légers, devient vitreux à 100°C. La suite du dossier est disponible sur le cd-rom Ambre.








      2014 - 2015 Des gourous spéculateurs qui veulent "bouffer" le monde
nous préconisent d'investir dans la résine fossile dominicaine !!!
2015 : Investissez dans l'ambre ! (Le début du dossier est ici 1/2)








Le Gemcoin (ou plutôt GemCon) est une arnaque à 32 millions de dollars !

En date du 22 septembre 2015, la SEC (SECURITIES AND EXCHANGE COMMISSION) aux
USA porte plainte pour les activités illicites de Monsieur xxx. La SEC lance des accusations de
fraude envers xxx et ses 13 sociétés associées alléguant qu'il a soulevé 32 millions de dollars
en fraudant les investisseurs. Le Gemcoin est une manipulation frauduleuse. Les activités
minières "ambre" des sociétés xxx n'ont jamais été matérialisées, et, toutes les
rémunérations "magiques" proclamées ici et là ne sont réalisées que sur des
transactions immobilières frauduleuses. Lire le document de la plainte.





      2015 : Investissez dans l'ambre ! (Le début du dossier est ici 1/2)


      Les français TRES conservateurs (presque idiots) seraient réticents aux placements nouvelles générations... Bougre d'imbéciles qu'ils sont ! A l'ère des nouvelles technologies, ils refusent d'investir sur le web !!! Heureusement (pour nous), des chinois nous expliquent les bienfondés des placements exceptionnels dans les monnaies virtuelles associées à l'ambre !!!




      UNE arnaque / UN ambre... (arnaque est féminin, ambre est masculin).

      "Je ne connais pas ce que je ne connais pas" explique l'infopreneur (spéculateur) en conférence...
Faut-il croire qu'il puisse être leader mondial dans la gemme de luxe alors qu'il ignore le genre du mot ambre ?


      Outre les recruteurs (qui utilisent d'ailleurs nos images pour prêcher la "bonne" parole), les vidéos circulent pour
enrôler les internautes (vidéo connectés par conférence)... Ils doivent placer leur argent sur l'ambre : "nous sommes en période de crise, et, autant essayer quelques systèmes rémunérateurs..."
Le système financier inventé par des chinois est celui d'une bulle spéculative basée sur l'investissement volontaire. La bulle financière vit son petit bonhomme de chemin sur une monnaie virtuelle adossée à la valeur de l'ambre (seulement dominicain???)... La monnaie n'est que virtuelle... Tous les frais fixes donc inhérents aux vraies institutions physiques, (loyers des bâtiments, frais de dossiers, etc.) n'existent pas. Le moteur (qui vit et circule entre les lois dans le virtuel inaccessible aux législations) est celui des mathématiques où les chiffres prospèrent par auto-rémunération et commission évaluée en pourcentage sur les arrivées des nouvelles recrues. Le dit système mathématique repose un peu sur l'image des points de fidélité que vous pourriez acheter dans un magasin. Plus vous investissez (ou achetez) plus vous obtenez de points, dont la valeur augmente évidemment avec les nouveaux adhérents (les clients). Les points achetés, restent une propriété et ne peuvent pas baisser puisqu'ils correspondent à une notoriété virtuelle. La matrice numérique (alimentée par les adhérents) est totalement séparée de l'ambre !!!! Le système mathématique (interdit dans plusieurs pays) pourrait bien fonctionner de la même façon si vous achetiez de la kryptonite (le minéral constituant la planète de Superman) ou même l'adamantium, (ce métal lui aussi imaginaire qui construit Wolverine ce super héros des X-men).


      Les infopreneurs ont ce message clair : "Exit le troc, vivez avec votre temps, vivez au temps des monnaies virtuelles... Investissez dans notre ambre dominicain."
Bon, pour ceux qui ne le savent pas encore, les monnaies virtuelles (volatiles, spéculatives, comme le Bit coin) existent sur la toile depuis peu et sont assez incontrôlables car basées sur rien ou seulement des algorithmes mathématiques. Ces monnaies web sont si "immatérielles" (=sans règles) qu'elles ont été interdites en chine en décembre 2013, et, le 6 février 2014, la Russie déclare le bit coin illégal sur son territoire... Bon, ce n'est là qu'une petite erreur de démarrage... Si le bit coin n'est basé sur rien (ou tout juste de simples algorithmes mathématiques), les inventeurs chinois améliorent le système en basant une nouvelle monnaie sur une valeur... On pourrait prendre le cours lucratif de la corne du rhinocéros, mais, ce dossier polémique a mauvaise presse... Aussi, le choix des "décideurs" s'est arrêté sur l'ambre... Youpi ! Le gem coin est né ! L'ambre, cette gemme précieuse, supporte idéalement les transformations (améliorations) et conserve une bonne notoriété médicinale (si l'on occulte la nigaud-thérapie ambrée)... La monnaie virtuelle basée sur l'ambre (gem coin) est prodigieuse : la valeur affiche une progression à la limite de l'insolence avec 4.20 % de croissance par jour !!! Avec de tels rendements, les extraterrestres vont "investir" la terre d'ambre !!!


      Trêve d'humour, les chiffres donnés (en conférence) ne sont qu'une "propagande" mathématique basée sur le dénominateur que l'ambre bleu dominicain vaut : 1.000€ le gramme... Après avoir mis la main sur le copal malgache en 1990, la Chine s'approprie encore avec frénésie les mines d'ambre en République dominicaine, -un autre pays pauvre-, et alimente le jeu des bulles spéculatives... Mondialisation oblige, la terre se transforme alors en un énorme marché privé où tout se vend, L'air, l'eau, le vivant, le minéral, ... deviennent ces "ressources"... Chaque élément du globe terrestre est le terreau spéculatif de quelques propriétaires décideurs de l'avenir de toute chose... L'homme de pouvoir invente ses monnaies basées sur les cotations de quelques mines d'ambre ou d'autre chose... Et, cette introduction faite, regardons les notions données en conférences...



"Ressources non renouvelables = demandes croissantes... Si, demandes

croissantes
= bon plan pour gagner de l'argent. Donc : Investissez dans l'ambre !"





Question : faut-il investir (spécialement chinois !) dans l'ambre dominicain ?





      Lu, sur le web : "Ajoutez votre énergie, votre enthousiasme, cette activité en vaut vraiment la peine, cela peut changer votre avenir et vous ouvrir des perspectives insoupçonnées…. N'hésitez pas à demander conseils à vos parrains-marraines.... Investissez dans l'ambre !!!! Vous avez toutes les ressources pour réussir ……Alors Go go go !!!!" Investissez dans l'ambre, in-ves-ti-ssez !!!



      L'actualité de l'ambre est ENCORE dans ces conférences étranges...

      En conférence, les infopreneurs de nous dire : "L'ambre dominicain est un très BON placement..." Et d'argumenter : "la matière a également des valeurs thérapeutiques..." Oui, mais NON !!!
L'orateur mélange les notions, simplifie sans doute trop et tant que les affirmations sont assez fausses... Explications : L'ambre ou succin, (= cet autre nom de la gemme qui signifie que la matière contient l'acide succinique) est historiquement supposé thérapeutique car Robert Koch ce pionnier de la microbiologie a "reconnu" un principe immunostimulant à l'acide succinique mais la propriété s'applique à toutes sortes de substances (même les poisons !!!). La réaction effective à l'acide succinique n'est SURTOUT pas thérapeutique (= bénéfique pour la santé) mais correspond d'avantage à un "empoisonnement". D'ailleurs dans une version modifiée, l'acide succinique est injecté aux condamnées à mort aux Etats Unis. Ces faits ont été démontrés par la science et sont passés récemment à la télévision.
Notion importante : L'opération d'investissement se fait ICI sur un copal. La sécrétion dominicaine est celle de plantes à fleurs tandis que le succin de la Baltique provient des pins. CQFD, la résine dominicaine copal ne peut pas se réclamer : "médicament" comme son cousin le succin balte !!!! Tout au contraire !!!! Pour preuve, la variété bleue dominicaine résulte de l'imprégnation géologique du pérylène (un composé reconnu cancérigène) !!!!!!! Oser dire en conférence que les résines fossiles dominicaines sont (seraient) bénéfiques pour la santé engage la responsabilité de l'orateur sur des véracités TRES discutables...
Aure point relatif à l'investissement : pour estimer (apprécier) les qualités proposées, il faut savoir que la résine originaire de la mine El-Valle, est justement une matière reconnue être peu fossilisée (matière jeune et tendre). Dixit Alejandro Rosario, dans ce document.
Sujet TRES problématique : de nombreux internautes s'interrogent sur la naturalité des matières achetées (au prix fort). Le bon conseil pour éviter les duperies "plasticomorphes" serait de n'accepter QUE les transactions qui se font avec le brut. En effet, les échantillons bruts (= natifs, non travaillés, non polis) conservent les croutes extérieures qui démontrent la naturalité des échantillons. Les vrais collectionneurs, prospecteurs spécialistes de l'ambre examinent (seulement) le brut. Tout le reste n'est qu'un discourt de propagande!!! Les donneurs de leçons en conférence racontent beaucoup de bêtises en lorgnant sur votre argent. Gardez à l'esprit que le copal (encore plus que l'ambre) est une résine altérable dans le temps. Si les expertises semblent indiquer qu'elles sont devenues stables et colorées -selon des codifications précises-, n'oubliez pas que les technologies accessibles à tous permettent de fondre les matières pour obtenir des mélanges "homogènes" qui auront des propriétés optiques et chimiques intermédiaires évidemment problématiques. Pour finir sachez que le modèle de l'ambre balte est à l'agonie! Le leader mondial se tourne vers les émeraudes depuis 2011... Jouer l'investissement sur le petit copal dominicain est alors un jeu assez hasardeux, surtout si les gemmes sont vierges d'inclusions...



-=-=-=-=-=-


      Sans donner la moindre explication des belles couleurs qui marquent les gemmes fossiles (phénomène variés qui racontent une partie de la genèse des matières) les
infopreneurs -après avoir injecté leurs billets dans les résines fossiles d'une mine d'ambre à El Valle- nous invitent à les accompagner pour participer à la grande démultiplication du nombre qui assure des rendements financiers pyramidaux en jouant avec le GEMCOIN (cette nouvelle monnaie virtuelle du web). Selon les annonces faites, l'ambre bleu dominicain vaudrait 1.000€ le gramme... Alors : "Ressources non renouvelables = demandes croissantes = prix à la hausses = bon plan pour investir." Message de dupe ? Le bon plan ne vaut que si et seulement si, la matière est indispensable... Or, un copal altérable (surtout fragile comme celui d'El Valle) n'a vraiment rien d'une matière géostratégique essentielle ! Le marketing, cet art de la tromperie -qui consiste à influencer des achats-, peut lustrer le prestige plus ou moins historique d'une matière... Mais, le marketing a ses limites.
Dans leur film remarquable sur l'ambre balte, Rémy Vincent, Johan Bodin et Stéphane Huonnic nous montrent bien que les régions baltes cherchent le salut de l'ambre en se lançant en urgence dans le marketing de luxe pour construire des hôtels 5 étoiles de long des côtes pour développer le tourisme de la pierre jaune porté ostensiblement par les défilés de haute couture... L'idée marketing ne prend pas... Les annonces (faites il y a déjà longtemps) selon lesquelles l'économie florissante de l'ambre va redémarrer par le travail marketing de certains décideurs n'est que lettre morte... Le marketing n'est pas la magie... Les acteurs de cinéma les plus célèbres (ces ambassadeurs connus de tous) regardent la pierre d'ambre comme la trace pesante d'un monde révolu...

      Investir maintenant, de nos jours, (voir ci-dessous) dans l'ambre balte ou le copal dominicain, alors que les prospections ont démarré depuis si longtemps, ce serait comme soutenir l'avenir du "charbon de luxe"... L'ambre, le copal et le charbon ont la même fin... Les matières non renouvelable et altérables sont vouées à disparâtre... Pour preuve, les pièces d'ambre exposées aux musées (qui se fissurent et foncent avec le temps) démontrent que les résines sont comme des peaux de chagrins qui se ruinent au temps...

      Nés aux larmes des Hespérides qui pleuraient la disparition de Phaéton, les ambres d'ici et d'ailleurs sont l'allégorie d'une disparition inévitable... L'ambre disparait... Et les mélanges fondus, teintés en autoclaves, mêlés aux plastiques sont de plus en plus nombreux sur ce marché de dupe...




La mode de luxe pour sauver l'ambre balte...



Le marketing d'une mode de luxe peut-il sauver l'ambre balte du déclin (inévitable) ? Les grosses pierres ostentatoires
portées en parures par les mannequins peuvent-elles relancer l'économie de l'or du nord, cet autre nom donné au succin ?




Le marketing réseau pour "oxygéner" le copal dominicain...






Le marketing réseau (MLM) utilisé par les nouveaux investisseurs chinois pour construire un système pyramidal
peut-il inventer un avenir durable au copal dominicain (surtout celui fragile d'El valle) loin de l'exemple balte
(à l'ogonie) qui, lui, espère sont salut dans le marketing haut de gamme de la mode de luxe people ?
Quel avenir pour les finances lorsque la matière (très altérable) n'est pas renouvelable ?









Pour fixer les idées, le brut balte à la tonne (tarifs les plus élevés) se vend selon
ces plages de prix : 2-5 g 715 € /kg. 5-10 g 1760 € /kg. 10-20 g 2850 € /kg.
20-50 g 4700 € /kg. 50-100 g 4800 € /kg. Et pour les qualités gemmes de
meilleures qualités, les matières en grands échantillons
(donc le haut de gamme) se vendent à 5000 € / kg.

Pour le dominicain cette fois,
à l'opposé du discours de propagande
qui raconte l'avenir mirifique de l'ambre "industriel", les informations
gouvernementales de la direction financière des mines nous
présentent les exploitations (réglementées) exclusivement
artisanales qui totalisent 300 livres/mois (pour des
valeurs de 800 et 3000 pésos) = 15 à 50 € la livre.

Soit le prix supérieur à 100 € / kg...


DONC, C.Q.F.D. :

Sans l’ "AMBRE" d’un doute : le Gemcoin c'est quand même bien le Gem-"con".
Les investissements lucratifs (lucratifs et sécurisés) ne sont jamais
ouverts au premier venu... Et, voici sous forme résumée,
(ci-dessous), quelques notions à creuser pour
investir dans l'ambre sans
devenir : Gem-"con".











      15/12/2014, l'ambre est à l'honneur à la télévision !!!

      Le 15/12/2014, l'ambre est à l'honneur à la télévision ! Xenius, le magazine Arte de découvertes présente l'ambre. Puis, juste en soirée, le film Jurassic-Park nous explique comment les dinosaures revivent grâce à la pierre jaune... Arte/Xenius - Film- 26 minutes. L'ambre, une pierre à multiples facettes. Présenté par : Emilie Langlade Adrian Pflug.





      "Larmes des dieux", "or de la mer", "rayon de soleil pétrifié"… l'ambre jaune a plusieurs surnoms et plusieurs "propriétés" populaires... Gemme utilisée en bijouterie, l'ambre aurait aussi et surtout des vertus "thérapeutiques", c'est du moins ce que l'on dit (à demi mots) pour ne pas tuer la poule aux œufs d'or. Mais la croyance ésotérique (assez surnaturelle) n'est basée sur aucun rapport scientifique qui démontre les bienfaits de la pierre. Si l'acide succinique (aujourd'hui synthétisé artificiellement en laboratoire) a été identifié, la médecine factuelle ne démontre pas ses vertus, ses avantages médicaux thérapeutiques (curatifs)... Au contraire, Robert Koch ce pionnier de la microbiologie a reconnu un principe immunostimulant à l'acide succinique mais la propriété s'applique à toutes sortes de substances !!! L'ambre n'est donc qu'un talisman médicinal (selon les propos de Michael Kessler pharmacien suisse).




Robert Koch en croyant reconnaître un principe immunostimulant spécifique à l'acide succinique a peut-être
enraciné les vertus thérapeutiques de l'ambre dans la culture populaire qui fonctionne surtout par
appropriation assez ésotérique de croyances que la médecine factuelle n'a jamais démontré.
L'ambre est donc un talisman médical sans propriété(s) scientifique(s) démontrée(s).








      Et cette pierre qui vaut de l'or est couramment passée autoclave pour améliorer son aspect (surtout commercial)... Sur les plages de la Baltique, les animateurs de Xenius, Emilie Langlade et Adrian Pflug cherchent de l'ambre … et - heureux hasard devant la caméra - trouvent un bel échantillon brut (d'une valeur de 120€). Expertisé par la densité et la combustion (la pierre brûle en maintenant une flamme régulière), il s'agit bien de la précieuse résine pétrifié antique. Au musée de l'ambre de Ribnitz , Christine Jamm (animatrice pédagogue) explique que c'est le vent qui conditionne l'arrivée des portions végétales (= dogme allemand) et Ulrich Kotthoff (géologue) explique comment lire les inclusions en prenant l'exemple des abeilles où les mesures d'angles des nervures aux ailes permettent de construire une phylogénie géographie des taxons.





      Le 15 décembre pour l'exposition "Bernstein - Mehr als Schmuck ?" (L'ambre plus qu'un bijou ?) au "Deutsch Bernsteinmuseum" de Ribnitz (musée allemand de l'ambre de Ribnitz), Christine Jamm, pédagogue, explique la rareté des inclusions. Xenius: "Pourquoi les inclusions végétales sont si rares ?" Christine Jamm : "Les inclusions végétales sont très rares, c'est l'ordre d'une pièce sur mille. La plupart du temps les plantes sont immobiles. Il faut un très grand coup de vent pour qu'une feuille atterrisse dans une goutte de résine encore fraîche"... Cet argument est peu convainquant lire ci-dessous (la loi du vent).

      Le Musée allemand de l'ambre Ribnitz (qui cherche les lumières médiatiques) est connu pour avoir réalisé le plus long collier d'ambre au monde : 178,60 m. Un record certifié au Grand livre Guinness des records. Record sans doute "important" pour interpeller un public. Par contre, les explications pédagogiques du piégeage des inclusions (en invoquant toujours le vent, ...) pourraient être dépoussiérées...





      La loi du vent n'est la vérité des inclusions végétales de l'ambre !

      De façon dogmatique et assez peu critique, le vent est souvent invoqué (chez les allemands) pour expliquer l'arrivée des inclusions amorphes au piège (imaginé) aérien des résines à l'origine de l'ambre. Interrogée sur la rareté des inclusions végétales (dans le film Arte/Xenius du 15/12/2014) Christine Jamm, pédagogue au musée allemand de l'ambre de Ribnitz, explique que : "la plupart du temps les plantes sont immobiles et qu'il faut un très grand coup de vent pour qu'une feuille atterrisse dans une goutte de résine encore fraîche"... Pour intégrer le vent dans le modèle de la forêt d'ambre il faut surtout se rapprocher du schéma de la forêt tropicale en Nouvelle Calédonie (l'île de Maré, Ilot Lorette, baie de Gadji, Ile des Pins avec les Araucaria columnaris), où l'on constate que ce n'est pas le vent qui est l'acteur principal de l'animation des feuilles. Si ce modèle était juste, le piège des résines restituerait dans des proportions variées des feuilles sèches et fraîches... Lorsque les arbres sont sains, le vent n'arrache pas vraiment les feuilles... Et, une balade en nature démontre formellement que ce n'est pas le vent qui fait tomber les feuilles des arbres en forêt tropicale... Si tel était le cas, les arbres auraient disparus de la Terre depuis longtemps. D'ailleurs l'évolution (prévoyante) a inventé le pétiole spécialement souple pour que le limbe, tourne, pivote et gagne ainsi en réponse (efficacité des mouvements).

Le vent fait certes bouger les feuilles. MAIS CE N'EST PAS LE VENT QUI FAIT TOMBER LES FEUILLES ! Arrêtons les théories "simplistes" !!!
Un exemple au Costa-Rica, la topographie d'un paysage peut conditionner la chute des feuilles. Sous contrainte d'un environnement barré par une chaîne de montagnes qui canalise ailleurs les précipitations fortes saisonnières, un arbre tropical pour survivre au manque d'eau analysé par les racines peut déclencher à souhait la chute de ses feuilles et limiter ainsi la transpiration inutile. Solution d'autant plus efficace que l'arbre poursuit sa photosynthèse par le tronc. Dès que les conditions l'exigent, l'arbre utilise ses triterpènes et sesquiterpènes (des racines) pour induire une apoptose (une autodestruction programmée des cellules). Sans feuille, le Ceiba pentandra, peut poursuivre sa photosynthèse par le tronc... Une aridité occasionnelle au sol, une chaine de montagne peuvent induire la chute régulière des feuilles sans qu'il ait de vent.
Outre le vent, la période automnale, le froid, l'excès d'eau (le sol innondé), une pathologie (fongique), la grêle, la chute des vieux arbres, le comportement territorial d'une espèce qui nettoie son espace, le passage de gros animaux, les phytophages (chenilles), les fourmis défoliantes, un changement chimique du sol causé par marée qui apporte du sel, un évènement gazeux (percolation chimique) qui transforme la littière, un dérèglement, un excès, une carence de nutriments dans le kérogène, une modification de synthèse (éthylène) via un effet du soleil, le poids de certaines poussières et, bien d'autres causes, peuvent faire tomber les feuilles des arbres (en dehors du vent)...

Le vent n'est qu'une idée fausse ! La science est bourrée de dogmes tenaces, donnons deux exemple.

1) L'homme aurait trouvé la position verticale de la marche par le climat régulièrement de plus en plus sec qui aurait obligé les singes à descendre des arbres pour traverser les plaines arides aux hautes herbes. Les diatomées des sédiments lacustres qui alternent avec des poussières volcaniques et les pollens fossiles démontrent l'alternance rapide des pluies, loin de la sècheresse progressive...
2) L'intelligence de l'homme serait survenue avec l'invention "récente" du pouce opposable qui permet d'appréhender les pièces du monde. Le pouce opposable qui porte un ongle est une invention SURTOUT ancienne puisqu'elle a des preuves à 47 M.A. avec le fossile IDA du lac volcanique de Messel.

Bref, les dogmes ne sont pas des découvertes ou des vérités, ce sont des caches misères !
La loi du vent n'est la vérité des inclusions végétales de l'ambre !!!








      Seules les feuilles réellement desséchées (feuilles enroulées sur elles-mêmes, recroquevillées, fanées) peuvent prétendre à une interception stricte par le vent pour tomber au piège des coulées de résine. Les feuilles flétries avant leur piégeage ont une taphonomie aérienne de capture comme cette inclusion balte -fig.76 en bas à gauche sur cette publication-, (Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie. page 59. Eric Geirnaert, Juin 2002). Les pièces d'ambre qui permettent de démontrer les paramètres de la tourmente au sein de la forêt d'ambre sont exceptionnelles et doivent forcément être brutes pour lire les empreintes inévitablement laissées en surface des échantillons. Malheureusement les pratiques menées par Emilie Langlade dans le film (orientées commerce - argent) sont celles d'un ponçage immédiat (expéditif) pour améliorer l'esthétique et la valeur des gemmes. En pratiquant le ponçage expéditif on détruit de nombreux indices explicatifs (pour inventer ensuite des "théories")... Le message éducateur d'alerte qu'il faudrait lancer au public serait d'avertir qu'il ne faut surtout pas ruiner les surfaces scoriacées sans autre considération qu'elles sont inutiles. La portion inutile peut souvent invalider des dogmes allemands qui ont la vie dure.






 
Le polissage systématique des épaisseurs extérieures scoriacées d'un échantillon brut (didactique pour une
présentation) ruine les indices enregistrés qui ont marqué les évènements à l'origine des piégeages.
Les épaisseurs extérieures souvent sacrifiées ne sont pas souvent étudiées. Pourtant c'est là que
la lecture taphonomique précise certains modèles appliqués à a forêt d'ambre.









Décembre 2014 : Investissez dans l'ambre ! (La suite du dossier est ici 2/2)




Le dossier du Gemcoin est une arnaque énorme !
Après plusieurs plaintes
modifiées, le Bureau régional de Los Angeles de la SEC (SECURITIES AND
EXCHANGE COMMISSION) a déposé une ordonnance de retenue contre
la société xxx et ses filiales qui proposent l'ambre dominicain comme
support d'investissement pyramidal. Les comptes sont bloqués, les
sites Internet sont fermés, quelques leaders démissionnent...
Bref, c'est la débâcle ambrée...

 





2014 - des fonds d'investissement chinois ont la main mise
sur les mines d'ambre en République dominicaine...


      Sans autre affirmation que le parrainage réseau fonctionne, en affirmant que les monnaies virtuelles "gemcoins" sont des outils fiables et intéressants du web, des promoteurs marketings (qui avouent ne pas être de grands experts de l'ambre) vous proposent d'injecter votre argent dans les résines fossiles (le matériel dominicain d'El Valle) pour gagner des rémunérations "faciles"... Les annonces (sans explications, sans démonstrations) sont basées sur des valeurs assez exceptionnelles puisque le gramme d'ambre (selon les "sources") peut atteindre 1.000 € le gramme... Gagner de l'argent sans rien faire, en croyant que l'ambre reste (restera) un marché lucratif est plutôt une pensée "originale", presque "étrange"...

       L'actualité démontre en effet l'agonie, l'épuisement du modèle balte... Alors, miroir aux alouettes initié par quelques sociétés qui achètent les mines d'ambre en république dominicaine, ou, transmutation invisible d'un système chinois qui transforme un copal en ambre ??? Comment le copal dominicain (Hyménaea) pourrait-il réussir là où l'ambre jaune (=Gédanite), référence financière, culturelle, identité même historique dans plusieurs pays, a montré ses limites ?... "Investissez 1.000€ chez nous et recevez ces pièces gemmes" (vierges d'inclusion)... Est-ce un bon plan ?

      Les transactions faites, plusieurs internautes souhaitent expressément estimer leurs échantillons... Mais, au final, qui fixe réellement la valeur de l'ambre ? Qui sont les spécialistes qui valident les expertises des gemmes dominicaines ?... Ce marché lucratif profite-t-il aux dominicains ? L'argent de l'ambre (marketing) profite-t-il à Haïti, cette île où la pauvreté existe ?... Outre la finance (et ses rouages secrets), regardons au moins le copal Hyménaea dominicain...



      
2014 : l'ambre est mort, vive l'ambre !

      Exit l'ambre balte à l'agonie, morose, depuis la crise russe. Exit le leadership (voir ci-dessous) agonisant de Yantarny qui, crise oblige, abandonne l'ambre jaune depuis 2011 pour l'émeraude faute d'un accès aux ressources locales (évidemment épuisées). L'usine de transformation, la mine d'ambre de Kaliningrad (le premier conglomérat mondial de l'ambre) abandonne (sans oser le dire) la pierre de mer et s'oriente depuis 2011 vers d'autres marchés plus lucratifs, l'émeraude, par exemple, en regardant de près les ressources des gisements de Malyshevskoye dans la région de Sverdlovsk...

      L'ambre balte est mort, VIVE l'ambre !

      Oui, la couleur ne sera plus tout à fait la même, mais, l'avenir de la gemme précieuse est cette fois assurée (en théorie du moins) par des fonds d'investissements chinois qui achètent les mines dominicaines. L'ambre n'est qu'une face cachée de l'iceberg. Et, le fond d'investissement xxxx qui détient des mines variées (ici, et, un peu plus là...) souhaite imposer une monnaie, stabilisée et garantie par 15 milliards de dollars d'actifs en conduisant des échanges sur Internet et partout ailleurs où vivent les bulles spéculatives... L'or jaune du Nord (anciennement balte) est désormais celui du nouveau monde et la richesse se cache dans des collines boisées. Vous aimez l'ambre ? Arrêtez donc de pêcher sur le littoral balte (épuisé depuis longtemps) et investissez dans les mines dominicaines. Les gemmes sont là aussi précieuses et atteignent le prix de 1.000€ le gramme de quoi alors "rentabiliser" vos investissements...
Pour plus de renseignements : eric.ambre.jaune@hotmail.fr












Via le marketing réseau, voici la promesse des investissements rentables avec l'ambre
bleu (dominicain d'El valle) annoncé à 1.000 € / gramme, (soit : 1.000.000 € le Kg !) ...





Investir sur la toile (dans des opérations autorisées) pour "jouer" avec
les fluctuations des monnaies virtuelles (le gemcoin) est une chose.
Investir dans la gemmologie est une autre chose. Maintenant
à côté de ces deux choses, rien n'empêche de préciser
la couleur des gemmes et quelques notions
sur les résines fossiles dominicaines.









Les résines fossiles dominicaines, questions, précisions et renseignements : eric.ambre.jaune@hotmail.fr






Lambre dominicain sans doute le plus célèbre, (ci-dessous), celui étudié dans le concours
scientifique "Le Mystère De La Chambre Jaune" ne fait pas exception à la règle...
Malgré les précautions tenues, l'ambre ne résite pas au temps...





Focale sur un problème grave : les résines fossiles résistent mal au temps...






L'ambre balte (ci-dessus) resiste mal au temps, et, le copal dominicain (spécialement celui d'El Valle) est encore plus fragile !












La grande "confrérie" GEMCOIN fédère les nouveaux "amoureux" de l'ambre...
En fait, peu importe la gemme dominicaine ou autre, le système marketing qui peut
exister en dehors de l'ambre et / ou du copal rémunère ses adhérents (volontaires)
dès qu'ils parrainent de nouveaux investisseurs...
C'est d'ailleurs pour cette
raison que les messages sur le web sont toujours personnels :
"SI VOUS SOUHAITEZ des explications ECRIVEZ-MOI".





Le système des monnaies virtuelles (gem-machin, gem-truc, gem-con) qui fonctionne sur
tous les supports rentables ou sur de simples calculs mathématiques ne vous empêche
pas de tester vos matières. Devenus vos échantillons, vous pouvez tester les gemmes.
Si le certificat évoque la fluorescence, le test de la combustion est alors explicite...
Les allemands appellent l'ambre Bernstein (littéralement La pierre qui brûle).

Un ambre vrai, authentique, présenté à la flamme se consume en
maintenant une flamme fixe... Un facsimilé développe une
ignition assez irrégulière et l'échantillon coule...







Pour éviter d'être Gem-con, avec ou sans certificat papier, le bon conseil
serait de tester vos pièces. La pierre démontre plus que le certificat papier.






      Le marketing réseau invente l'investissement chinois gemcoin qui considère le copal dominicain Hyménaea comme une "manne" sécurisée.

      Selon certains promoteurs spécialisés en marketing réseau, grâce au gemcoin, il serait possible d'investir sans risque dans l'ambre dominicain (en fait un copal Hyménaea) alors que l'exemple baltico-russe de l'ambre, sous perfusions depuis plusieurs dizaines d'années, démontre l'agonie du système... Comment le concept markéting chinois qui exploite un copal Hyménaea peut-il s'affranchir de la fragilité des matières ?... Imaginer un système d'investissement basé sur l'ambre (ou le copal = une gemme encore plus fragile) reste problématique car les matières sont surtout altérables. Comment ne pas voir le modèle russe à l'agonie. L'ambre, sur le déclin, forcément de plus en plus rare, reste une matière chère qui (problème grave) ne se conserve pas dans le temps. Pour ne donner qu'un seul exemple, examinons les échantillons originels de la Chambre d'Ambre du Tsar. Les rares éclats connus sont aujourd'hui si altérés qu'ils sont opaques sans lustre... Pour reconstruire à l'identique le faste de l'œuvre magistrale, les artisans russes ont associé quelques "plastiques" aux matières premières pour ralentir l'érosion naturelle, ce que dénoncent les polonais dans leurs publications.

      En examinant l'ambre et le copal sous le seul angle de l'investissement durable ("lucratif"), on se pose inévitablement la question de la qualité et de la conservation des matières... Et, concernant ce point, LE SEUL TEST indiscutable pour expertiser les gemmes est celui de la combustion, voir ci-dessous.









Expertise des pièces "certifiées" ambre, pour plus de renseignements : eric.ambre.jaune@hotmail.fr
Sinon, pour éviter d'être Gem-con
voici quelques conseils...




















Au final pour éviter d'être "Gem-con" il faut se méfier des tarifs fous et des conférenciers lanceurs d'alertes économiques (qui réclament votre argent) en expliquant que l'ambre (tout juste un talisman pour la science) est ici bon pour la santé humaine... Le conférencier qui prône la valeur et la médecine de l'ambre va dans le sens culturel de ces personnes qui, pour certaines, mangent la corne de rhinocéros (et même l'ambre) pour les effets prétendus aphrodisiaques des matières... (Sans humour...)
La nigaud-thérapie de l'ambre ne doit pas être le terrain des recruteurs gourous...
Pour fixer les idées, sur les pratiques donnons un exemple. Dans ces contrées lointaines où le commerce débridé n'a pas vraiment de déontologie, des crayons en ambre (parfois authentique, ci-dessus) sont préconisés pour calmer les hémorroïdes, les vaginites et les douleurs dentaires de bébé. On veillera à bien noter l'utilisation de chaque crayon pour éviter les grimaces de bébé. Sans humour, cette fois, la nigaud-thérapie de l'ambre a ses adeptes... Si vous croyez aux vertus d'un matériel fossile (des matériaux fossilisés !) pour ces prescriptions médicinales, alors, vous êtes prêt pour : avaler des couleuvres (marketing), croire aux chiffres annoncés... Vous êtes disposé à investir dans le plastique teinté jaune, rouge, vert, bleu en autoclave pour devenir un membre recruteur de le confrérie Gemcon...








Loin du GEM-CON le marché de l'ambre existe...
La cote n'est pas vraiment celle de 1.000 $ / g.


Les investissements pour l'ambre se font généralement à la tonne ou
en sacs de 25 Kg. Le matériel se négocie évidemment brut chez le
producteur. L'idée "gemcon" qui consiste maintenant à distiller
sous le "prestige" d'une nouvelle enseigne quelques
pièces conditionnées (et estimées aux cotes les plus
hallucinantes qui dépassent de beaucoup plusieurs
centaines d'€/g !)
, loin d'être un investissement,
est sans doute une opération commerciale
"agressive",
teintée de marketing réseau.








      Vous écoutez une conférence, mais, sachez suivre entre les mots ("lire" entre les lignes)...

      En suivant les propos de l'infopreneur conférencier (qui raconte SON économie rentable de l'ambre), imaginons dix secondes que les palettes ci-dessus soit celles de la variété à 1.000 $ / gramme. Petit calcul fait, qui serait prêt à mettre DEUX MILLIARDS DE DOLLARS sur la table pour acheter ce lot d'ambre ? En reprenant les pourcentages lancés et en appliquant les valeurs annoncées à des lots photographiés (des lots bien réels), les chiffres obtenus sont totalement imbéciles... C'est en lançant des montants aussi élevés que les populations (pauvres en République dominicaines) risquent de sacrifier tout et n'importe quoi dans le paysage. Pour deux milliards de dollars vous pouvez lever une véritable armée de mineurs (surtout dans l'un des pays parmi les plus pauvres au monde), ils creuseront tous (avec leurs ongles, jusqu'au sang, d'où peut-être la variété rouge ?)...

      Avec le Gem-"con", il n'y a pas vraiment investissement, il y a surtout possession de lots copals très surévalués et "spéculations" sur des monnaies virtuelles... Si l'investissement est SI profitable, (pour tout à chacun), je vais le proposer aux propriétaires fonciers baltes (en faillite) qui verront sans doute l'extrême avantage de devenir la base d'édification de l'empire asiatique du copal. En annexe du matériel dominicain prôné ici en marketing réseau, un autre copal (indien, cette fois) est également examiné de prêt pour produire des mélanges jaunes (colliers ostentatoires de plusieurs kilogrammes), qui, magie de l'autoclave faisant, devient un ambre !!!!


INVESTIR dans l'ambre : OUI...

INVESTIR dans le matériel dominicain : pourquoi pas...

INVESTIR chinois dans le dominicain sans inclusions : pourquoi ?...





Quel est l'argus actuel de l'ambre ? Que vaut ma pièce d'ambre ? A quel prix le plus
juste acheter / vendre l'ambre ? Comment promouvoir un lot d'ambre ?
Pour ces questions mieux vaut éviter les gourous...














      Février 2014. L'Ambre russe.

      Février 2014. Dans une série de documentaires magnifiques ARTE nous présente "Les splendeurs de l'ancienne Russie". Série documentaire en cinq épisodes. Le premier documentaire est : "Le legs des tsars" (1/5). Le reportage pose évidemment la focale sur Saint-Pétersbourg, une ville marquée par l'histoire, et, connue pour sa Chambre d'Ambre.






Oui, quel beau travail, mais les polonais dénoncent l'ouvrage de la chambre d'ambre en
expliquant que les marqueteries et les sculptures fines sont faites à partir d'ambres améliorés.







A partir de rien, ou presque, on décide de reconstruire la chambre d'ambre à l'identique...











      De telles présentations (magnifiques) insufflent le sentiment précieux du style de la belle vie ancienne et donnent un arôme délicat de l'ambre utilisé dans l'art et ses créations. MAIS, cette présentation fastueuse cache mal la crise. Les critiques fusent et la réalité est celle du commerce de l'ambre tenu par les mafias. Pour les critiques, n'y résistant pas, les polonais dénoncent le matériel utilisé pour la chambre d'ambre. Dans ses publications, Wielaw Gierlowski : "Inventés à Yantarny, les procédés pour fondre et teinter les ambres ont été largement utilisés pour reconstruire la décoration rococo de la chambre d'ambre..."
Monsieur Wielaw Gierlowski
aime rappeler que certaines pièces réalisées sont faites à partir d'ambre pressés et teintés.

      L'ambre russe est certes associé au faste... Mais, le faste n'a plus vraiment le lustre d'autrefois. Pour rappel, dès octobre 1998, les informations sont données... Monsieur Andrey Krylov, du bureau Sea Venture ltd. explique au Premier Congrès Mondial de l'Ambre, le projet : "The Amber Wave" dont l'idée est de relancer le Programme Russe pour le Développement de l'Industrie de l'Ambre. La crise est là. Les chiffres donnés en 1998 sont alarmants et l'on comprend vraiment l'intention du gouvernement de protéger le Patrimoine russe... Une fraction infime des ambres bruts collectés passe dans le circuit officiel. La majeure partie des ambres bruts ramassés alimentent les marchés parallèles et enrichissent les pays voisins. Pour lire l'envers du décor, il faut examiner ce dossier de la crise balte de l'ambre.



La crise balte de l'ambre (dossier PDF)...





La situation de l'Ambre Jaune ?
C'est pas tout rose...
 


      Ramassé pour son éclat jaune et ses inclusions rares, l'ambre végétal jaune, le véritable Or du Nord des régions baltes est en crise. Le Programme Russe pour le Développement de l'Industrie de l'Ambre, (The Amber Wave, conduit par Andrey Krylov, -dédicace utilisée sur l'image- bureau Sea Venture, ltd.) qui investi 100.000 $ sur 5 ans (Gorbaceva 1998), peut-il sauver l'industrie de l'ambre ?

L'idustrie de l'ambre, un complément de lecture ici








      Amusant, amusant. La prospection des ambres en Inde...

      Ambre : la prospection des sites fragiles...

      Tout est dans le titre... En voyant comment l'ambre (en fait le copal) est collecté en Inde dans la région Cambay, j'ai l'impression de revivre les dernières campagnes de prospections (1999) des sites de l'Oise avant que les states soient inondées. Certains affirmaient que c'était pour la science et qu'il fallait tout ramasser au plus vite. "Soyons modernes, prospectons avec les outils de notre temps." Ici les sédiments boueux à lignite des schistes du Gujarat sont remués ramassés (saccagés) à la grue... Les fragiles portions de bois vont-elles résister au traitement? Prospecter un site paléontologique (parfois non remaniés, donc très précieux) de cette façon me surprends quand même un peu, (pour ne pas dire autre chose).










      La prospection rentable et le massacre du paysage...


      La plupart des gisements d'ambre connus à travers le monde sont allochtones. Dit autrement que dans ce jargon scientifique, les dépôts ont été remaniés, transformés, bouleversés. Le bassin de sédimentation (originel) a subit un transport depuis son lieu de production jusqu'a son nouvel enfouissement (lequel n'est pas forcément définitif). Le transport géologique des matières carbonées peut être lent ou rapide. Il peut correspondre à une érosion naturelle géologique du paysage (évolution d'un glacier en mouvement), mais il peut aussi répondre à des évènements surtout brefs et discontinus (crue, tempête, tsunamis, liquéfaction même d'un sol, etc.). La résine légère, d'une densité surtout faible est facilement mobilisable par l'eau. Finalement, bois, végétaux, résines indurées finissent souvent leurs courses dans des estuaires, des lagunes ou des chenaux anastomosés. Il y a donc lieu de dépôt originel non remanié et sites allochtones et mêmes sites allochtones secondaires... En effet, l'érosion permanente peut ré agencer un dépôt allochtone et déplacer les matières déjà remaniées dans des éléments re-sédimentés étrangers. Tout cela pour dire que les gisements NON remaniés d'ambre SONT RARES, TRES RARES ! Celui qui prospecte sur de tels lieux devrait prendre d'infinies précautions !!! Car dans les strates (originelles) sont cachés de précieux trésors fragiles (disparus évidemment des sites allochtones !!!!). Je veux parler des maillages d'ambre incrustés dans les bois producteurs. Mais l'enfer (des prospections parisiennes et autres) est pavé de bonnes intentions.

      Les gisements de l'Oise ont été prospectés à la grue, comme ceux récemment d'Inde. Il faut prospecter avec les outils de son temps... Ailleurs, dans les régions baltes, l'eau sous pression est injectée profondément dans le sol pour ramener à la surface les productions "rentables". En prospectant de cette façon (selon le principe de rentabilité) à cette époque de l'argent roi, il y a peu de chance que l'on découvre d'autres portions fragiles originelles des bois producteurs d'ambres. Les bois producteurs d'ambre ne sont pas forcément ceux imprégnés de résine par une proximité hasardeux dans le paysage de la forêt d'ambre... Les prospections se font avec des grues... Quelle horreur. On pourrait aussi pratiquer l'inspection avec des explosifs. Les rendements seraient encore améliorés...









Les prospections sauvages d'ambre qui consistent à injecter de l'eau sous pression dans le sol pour
faire remonter les échantillons à la surface laissent des terrains dévastés surtout dangereux
car le sol s'effondre dans ce qui constitue un piège mortel...













      2014 Amusant, amusant. La science spectacle en marche.

      En examinant des photographies (protégées par le droit d'auteur) dans des articles à sensation sur le web qui racontent (comme c'est surprenant) que certains insectes anciens étaient butineurs, des images apparaissent... Oh, les belles images !!! Pour une fois, et c'est assez rare, les images sont SUPERBES. OUI, MAIS les légendes sont assez trompeuses. Les légendes certifient que les références sont celles d'insectes de l'ambre. Les vues sont évidemment celles d'insectes contemporains correspondant à des travaux universitaires. En fait, les scientifiques avides de scoops et de sensations s'amusent à déposer sur le web, ce que l'on appelle des "coquilles". Ce sont des erreurs plus ou moins volontaire, parfois ces inventions frauduleuses sont des petits amusements... Rien de bien grave, mais, quand même, certaines sont publiées dans des livres (sans aucune explication au lecteur) puis plus tard sont conservées dans les musées. Les Enigmes des Origines de la Vie, d'Albert Demaziere et Yves Verbeek, (Editions De Cremille, 1973). Arrêtons-nous p. 40 au paragraphe : "Les Origines de la Vie", et, regardons l'illustration en pleine page. Les auteurs veulent-ils s'amuser ou prennent-ils les lecteurs pour des candides? Roger-Violet présente son "Dugong dépecé, un étrange mammifère marin de l'océan indien". Les dugongs portent-ils des perruques ? La référence est entreposée dans un célèbre musée... Tout cela pour dire que les scientifiques s'amusent et inventent quelques histoires. Espérons que les photographies des insectes butineurs de l'ambre n'aillent pas rejoindre le "Dugong dépecé" au panthéon des stupidités. Raconter les insectes de l'ambre ne nécessite pas de construire des fraudes, il faut seulement travailler la technique photographique.






      2014 - Poursuivre les investigations.

      Poursuivre des investigations sur les gîtes déjà examinés (et publiés depuis de nombreuses années), exploiter le brut (seule source possible d'une étude où les faux et autres contrefaçons n'existent pas), s'avère intéressant, pour na pas dire PASSIONNANT! Cette fois, les nouvelles investigations des échantillons scoriacés révèlent un magnifique Clavicorne polychrome -quelle perfection !-. Le coléoptère vient compléter la référence de celui publié (en 2002) en couverture du livre L'Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie. Cette nouvelle référence superbe montre d'avantage les couleurs du sujet. Cette fois l'insecte n'a pas été piégé au vol (stricto sensu). Les ailes membraneuses sont ici sous les élytres et l'analyse taphonomique en lumière UV -pour révéler les lignes de courant de la résine et donc le fluage des coulées- ne renseigne pas vraiment sur le scénario du piégeage.









2013-2014 On trouve de l'ambre gris
et beaucoup d'autre chose en mer...




Qu'il soit vert, bleu, jaune, noir ou rouge avec des insectes piégés (alors oléorésine indurée, fossilisée dans
le kérogène) ou, odorant, (car sécrétion gastrique d'animaux marins), l'ambre trouvé sur les rivages, (qu'il
soit du cachalot ou de l'arbre antique) amène toujours les mêmes questions d'expertises.

Pour cette année, les expertises d'ambre gris se multiplient...






 
Plusieurs prospecteurs en balade sur les plages de la Mer du Nord, (sur la plage du platier d'Oye) nous rapportent des matières
qui semblent être des régurgitations gastriques d'un animal prédateur de calamars (car des becs sont insérés dans les amas).
L'ambre gris trouvé en mer du Nord (à côté des échouages de cachalots) est assez inaccoutumé pour construire un dossier.







Quelques références en 2013 relatives à l'ambre


Travaux de science cherche ses donateurs d'ambre !

Pour éviter la publicité et garantir le bon déroulement de l'appel d'offre, les références nominatives des personnes et du laboratoire sont dissimulées...

2013 - Le laboratoire xxx de M. yyy, directeur de recherche et responsable de l'équipe zzz, recherche des fossiles d'ambre à inclusions organiques. Le sujet d'étude concerne l'évolution des génomes des plantes et des animaux. Dans le cadre de cette recherche nous sollicitons les collectionneurs d'ambre pour accéder aux ADN antiques des espèces disparues. Les collections montées en lames minces (n'étant pas accessibles) nous souhaitons mener un projet collaboratif ouvert sur les collections privées (ambre brut). Pour participer à cette initiative, veuillez contacter : eric.ambre.jaune@hotmail.fr Nous vous remercions par avance pour votre implication. Monsieur yyy, directeur et responsable de l'équipe zzz.












      1990 - 2012, Copal et Ambre au Congo, mes oreilles sifflent encore !

      Je suis interpellé par courrier électronique pour des échantillons certes, sans grande valeur, mais qui me rappellent une histoire excessive (truculente) qui me tient à cœur et que je vous révèle.

      Dès le début de mes travaux, j'ai associé mes camarades collectionneurs et surtout ceux qui prospectaient en Afrique pour les minéraux et le pétrole et qui me rapportaient toujours de précieux renseignements. Tirant profit de cette situation je décidais de regrouper mes connaissances assez étoffées sur les résines fossiles et subfossiles -nous sommes alors en 1990-. Cette année là, j'ai osé dire mais vraiment tout bas, la voix tremblante, lors d'une conférence d'un collaborateur du seul maître à penser de la discipline, qu'il se pourrait qu'éventuellement (et très hypothétiquement) des résines jaunes, plus colorées que le copal sale de la cuvette Congo, puissent exister. J'ai ajouté que les dépôts au sud pourraient être anciens car situés profond dans des roches décapées par l'érosion du fleuve une situation donc différente de celle de la forêt centrale où l'exploitation massive durant un siècle a donné des tonnages énormes d'une matière désignée : gomme ou copal (non fossile). A ces propos signifiant l'invention de l'ambre africain, surtout au Congo (LE pays fort connu pour ses exportations de copal !) ma situation s'est dégradée et la DCA a ouvert le feu. Répliques laconiques, missiles lapidaires !, -pour utiliser un terme relatif aux pierres- envoyées pour seules réponses... J'ai esquivé l'attaque (lapidaire), et, je me suis alors remis à ma place de spectateur qui devait écouter sans commenter. "NON MOOOOONNNSSSIEUR, l'ambre n'existe pas en Afrique, et n'existera pas par ce que vous le voulez ou par ce que vous prenez la parole!" Pourtant, ces pierres jaunes ramenées du sud Congo, suite à des aménagements du fleuve, semblaient bien réelles... Mon prospecteur camarade acquiesce.

      Douze ans plus tard, lorsque j'ai osé écrire dans mon ouvrage que l'ambre jaune pouvait (devait certainement exister) en Afrique centrale à coté du copal, la foudre a encore frappé !!! ET, les apôtres de Dieu le Père de se donner le mot et de pratiquer cette fois le tir croisé pour tuer la bête. La sentence de vérité, le dogme, aura même été abordé dans le numéro 300 (spécial 25 ans) de la revue Pour la Science : l'ambre d'Afrique est la vision imaginaire d'un farfelu. Comprenez par là qu'un sujet n'existera que si et seulement si il estampillé par ceux qui ont autorité.



      Bon, revenons à cet email que je reçois ce jour...

      Madame xxx me présente trois kilos de résines fossiles récupérées en 1985 au site : "Le Djoué", échantillons charriés par le fleuve Congo Brazzaville pour des érosions sans doute consécutives aux aménagements du fleuve... Oh, je connais la matière ! J'en ai en collection... Voir ci-dessous. Ces nodules restés bruts, sont plutôt grands et peuvent atteindre 7cm. Et, bizarrement, ils sont jaunes, opaques, très clivés comme si cela constituait un pôle de résine anciennes (7 M.A.) comparé au pôle des résines indurées (les gommes, type copal, subfossile) de la cuvette Congo.

      Peut-être ces échantillons vont-ils encore déclencher la foudre ? Mes derniers détracteurs ne s'étaient-ils pas réunis à la Section Entomologie au Musée de la Faculté des sciences de l'Université d'Amsterdam ? Au siècle dernier le copal Congo (sécrétion subfossile et contemporaine non fossile) est collecté manuellement en quantités énormes, les amas informes pouvaient atteindre le kilogramme. Et, ces résines originaires de la Cuvette Congo (ci dessous à droite) ne sont sans doute pas celles de "Le Djoué" cette oléorésine jaune, ci-dessous à gauche, dans le plat. L'image d'archive, est datée de 1912 (par Sir Harris, John Hobbis).







Ci-dessus, oléorésines fossiles et subfossiles au Congo : Copal sub-fossile des forêts marécageuses de la
cuvette centrale congolaise (photo d'archive 1912) et varité d'Ambre jaune (7 M.A.) du site "Le Djoué" 1985.















Plusieurs résines différentes existent donc au Congo...





Sans grande valeur commerciale, les résines subfossile (récentes) du Congo et d'ailleurs sont surtout intéressantes
pour étudier les processus de formations des dépôts et le piège spécifique formé par les résines. Les échantillons
bruts montrent des empreintes de surfaces (voir ci-dessous) que les vendeurs ruinent dès lors qu'ils nettoient
les échantillons pour améliorer l'aspect esthétique plus rémunérateur... Le copal Congo n'est
PAS DE L'AMBRE mais la matière mérite une attention particulière surtout pour cette
lecture taphonomique passionnante des échantillons.
















      2012 : le 65ieme anniversaire de l'usine d'ambre de Kaliningrad...




      Cette année, nous sommes en 2012, l'usine d'ambre, de Kaliningrad fête son 65ieme anniversaire. Ah, la belle affaire. Pour se relever de la crise financière de l'ambre autant rompre avec la petite communication traditionnelle (celle du vieux musée d'entreprise), autant choisir de nouvelles solutions en montrant le savoir faire local. "Affichons notre prospérité et voyons les choses en grand". Inspiré du pouvoir dominant et du faste ostentatoire de l'art pharaonique, les responsables locaux décident de présenter l'ambre sous forme d'une pyramide. Bon, la structure n'aura que 25m2 de surface au sol mais les panneaux seront recouverts de 800Kg de matières. Le rôle de l'objet, sa fonction sera "d'attirer les voyageurs comme des aimants". Les chiffres sont communiqués et doivent impressionner. On explique qu'avec l'ambre utilisé pour construire la pyramide on aurait pu construire un collier d'ambre long de 8 Km... La pyramide est creuse et se visite évidemment. Aucune décoration intérieure, les murs sont juste incrustés d'ambres centimétriques... Peut-on espérer une convergence des forces ésotériques concentrées de la pierre jaune lorsque l'on est assis dans la pyramide ? Une telle réunification d'énergie "positive" est-elle bonne pour la santé des visiteurs ? (Rires). Les guides rappelleront (sans humour) les prétendus pourvoirs de l'ambre.

      Une question importante, quand même. Les échantillons extérieurs -ceux exposés aux intempéries et au rayonnement du soleil-, (rappelons que l'ambre naturel se consume inévitablement à l'air, devient sombre puis pulvérulent puisqu'il est coupé par les rayonnements du soleil) vont-ils résister ? Peut-on croire que la pyramide a été faite avec des ambres améliorés en autoclaves (confer le brevet N°105899 inventé ici (dans cette usine !) où le brut est mélangé à des plastiques pour obtenir des matières plus résistantes)...

      L'ambre trouve son utilisation markéting partout sous toutes les formes... L'ambre, exploité ici en "pyramide" est déjà utilisé là en décoration assez étrange... Après la pyramide, le siège d'ambre est sans doute également la marque des grands "gouverneurs" (=humour)...












      2011-2012 : Fortune en Mer Baltique, quand l'esprit se noie dans les théories.

      Toute cette année une communauté d'internautes se passionne, s'enthousiasme, s'enflamme pour une fortune de mer ! Pensez donc il y a de quoi. Pour les uns c'est l'incident Roswell à la maison : "un objet, je vous assure est là en Mer Baltique et on nous cache la vérité." Pour les autres ce serait les traces d'une base de sous-marins allemands... Qui a raison, qui a tord ?

      Société suédoise privée en charge d'explorer les épaves, THE OCEAN EXPLORER (à la recherche permanente des trésors de mer) découvre, par hasard, (mais le hasard existe-t-il surtout dans ce cas !) un référent étrange inexploitable au sonar en juin 2011. Ne pouvant estimer la chose, pour une sortie rentable, le sujet est alors tourné aux médias (la publicité est toujours bonne à prendre) et trouve un écho favorable auprès du public avide d'étrange. Les annonces se suivent et les découvreurs affirment que trente heures de plongée ne suffisent pas à expertiser l'objet ovoïde énorme d'une hauteur de huit mètre pour un rayon de trente. Situé, de surcroît, dans une trace longue de 1500 mètres, profonde également de 8 mètres, l'observateur peut croire à une zone d'impact ou voir un quai d'accostage pour les sous-marins. Sans évoquer la matière constitutive de l'anomalie (qui avouons-le clarifierait tout !) la société commerciale (à la recherche de mécénat d'entreprise) donne une adresse email que nous pourrions peut-être utiliser pour exposer notre théorie géologique. Car, oui objet il y a mais, soyons honnête, NON, il n'y a pas mystère, il y a un fait, un fait à expliquer.

      L'extrapolation ne serait-elle pas entretenue sur le déficit de connaissance ou de reconnaissance que le bons sens permet ? Soyons logique cinq secondes. Une estampille métallique validerait un moyen de transport, une réunion de pierres homologuerait éventuellement une architecture historique, et, au final reste alors la masse homogène en grès la bonne vielle géologie qui forcément est connue des spécialistes puisque nous nous trouvons dans cette mer, très fréquentée où les prospections ont révélé des trésors pour ne parler que de l'ambre...

      Avec l'ouverture récente des archives secrètes américaines, l'invention d'une rumeur peut être analysée d'un point de vue sociologique et c'est la curiosité des gens qui les poussent à croire à ce qu'il souhaite voir. A notre époque devenue moderne, les communautés sociales d'amis virtuels, agglomérés à leur sujet d'expertise, ravivent le phénomène et tout est dit sur l'anomalie en Mer baltique. La science de l'ambre est elle aussi encombrée pas ces dossiers. Et, ce sont des prospecteurs de l'étrange qui souhaitent lire notre analyse peut-être plus raisonnable du sujet. Sur le principe, nous n'y voyons pas d'inconvénient et nous examinons le dossier -en aveugle- pour trouver le meilleur angle d'expertise.

      Avant de commencer, il faut surtout garder à l'esprit que les scientifiques sont des grands joueurs. Pour avoir publié mes inventions de science (de vraies découvertes) avec des chevaux de Troie pour les protéger du piratage, pour avoir estimé qui faisait quoi, comment et pourquoi, (surtout dans cette science qui n'a aucune retombée financière : la descriptions des types fossiles n'a qu'un intérêt intellectuel) je peux vous affirmer que les activités en dessous de table animent plus vite un sujet que la théorie mise sur papier -par appropriation frauduleuse- d'un auteur qui attend d'être noté par ses pairs, évidemment, favorablement...
Pour ne prendre qu'un exemple voyez cette chimère publiée dans un ouvrage (nous garderons les références), amenée au public de façon sérieuse, et, retrouvée trente ans plus tard dans le musée de la Mer à Monaco. OUI, la science est encombrée de chimères ! Le meilleur moyen de ne pas être corrompu n'est-il pas encore d'appréhender le sujet ? Pour le dossier qui nous concerne nous acceptons l'invitation de l'équipe française d'observation et appréhendons ce sujet qui en l'état prête maintenant à sourire.
L'anomalie est visible ici et LE DOSSIER est disponible .









Mars 2014
 - Redifusion : La route de l'ambre (87 min)
Télévision ARTE : 29 mars à 20h50 et 30 mars à 15h20.



Le film est construit autour de l'idée que l'ambre balte aurait été utilisé par les égyptiens dès l'âge du bronze !!!
Cette "affirmation" -(sorte de conclusion non fondée par une preuve) est fabuleuse, presque "farfelue" car les
observations archéologiques restituent des résines noires qui sont sans doute d'avantage du pôle copal.


Présentons le sujet, et, développons une critique pour montrer que les
conclusions sont tirées alors qu'aucune analyse chimique
des échantillons égyptiens n'a été faite...




      Juin 2012 : La route de l'ambre (à l'âge du bronze )...

      A coté de l'utilisation des résines récentes (contemporaines et subfossiles) pour les embaumements et les rites (en témoigne quelques traces d'onguents parfums, huiles et résines, dans des vases) les égyptiens utilisaient la gédanite (la vraie variété noble de l'ambre balte) pour sa valeur spirituelle. Dans un documentaire passionnant (1h26mn de Gisela Graichen et Peter Prestel -Allemagne, LA ROUTE DE L'AMBRE, Arte 2 juin 2012), l'archéologue Timo Ibsen nous accompagne sur les traces qui "démontrent" (démontreraient) l'utilisation de l'ambre et son transport des terres brumeuses du Nord -source de la pierre mystique très prisée- jusqu'aux temples de l'Égypte pharaonique.... A lire :
l'ambre utilisé en Egypte.






Selon le film : LA ROUTE DE L'AMBRE, dès l'âge du bronze, les égyptiens utilisaient l'ambre
de la Baltique dont le commerce était déjà florissant... Les découvertes archéologiques
dans de nombreux sites d'Europe (toujours selon ce film) permettent de
retracer la route antique (au singulier) de l'ambre...






La confirmation chimique de l'origine balte du lion de Qatna (voir ci-dessus) est expliquée dans ce document.
Le lion archéologique de Qatna est effectivement rouge opaque comme les résines baltes anciennes.
La concordance visuelle est assez logique. Ceci dit, chaque site doit démontrer la véracité
du transport des matières. Et, au final les résines noires des scarabées ornementaux de
Toutankhamon sont-ils fait en ambres baltes ? L'hypothèse est très osée, voir fausse...






      Juin 2012 : Film LA ROUTE DE L'AMBRE.

      Documentaire 1h26mn de Gisela Graichen et Peter Prestel -Allemagne, LA ROUTE DE L'AMBRE, Arte 2 juin 2012, l'archéologue Timo Ibsen nous accompagne sur la route de l'ambre.


      Vision critique du film et analyse des arguments.

      Le film de Timo Ibsen n'expose qu'une seule idée de la route commerciale de l'ambre à partir de l'expédition d'Egypte d'une recherche virtuelle de résine autour de 1400 avant JC... Passé les Alpes, l'itinéraire se fait surtout à pied... N'oublions pas qu'à cette époque, Pline évoque déjà les sources antiques de l'ambre dans le Pô en Italie, sur la côte nord de l'Espagne, etc. L'ambre n'est donc pas exclusivement balte ! Les allemands (outre les faux proposés à la vente) n'ont-ils pas cette propension à réduire l'ambre (et les résines) aux seules productions baltes - allemandes ?...

      A cette époque l'Egypte et bien d'autres Pays utilisent des résines de plusieurs provenances !!! La ville de Troie, par exemple avait ses propres voies commerciales surtout maritimes plus à l'est... Pour se fournir en ambre, il n'est pas certains que les égyptiens aient vraiment passé les alpes. Les découvertes de perles dans des bastions alpins démontrent surtout que l'ambre était transporté mais ne prouve pas que les égyptiens aient été présents sur site avec les résidents.

      Oui, des sceaux d'ambre on été retrouvés en Allemagne avec de l'or d'Egypte (ou plutôt de Nubie), mais la mention ne relie pas pour autant les égyptiens dans des déplacements. Les mentions filmiques ("argumentés"?) sont vite emboîtées dans des histoires réductrices où tout est corrélé à l'ambre et l'Egypte.

      Les tombes le long de la route commerciale doivent être interprétées dans un ensemble d'avantage ouvert aux situations réelles antiques que le film n'évoque pas comme les sites le long de la mer du Nord, visités à l'époque des Romains par l'expédition de Néron...







Les analyses chimiques des 2 sceaux d'ambre de Bernstorf, en Bavière ne permettent
pas d'affirmer l'origine des pièces archéologique égyptiennes. Et sans expertise
chimique des résines noires de Toutankhamon, il est difficile d'affirmer
l'origine balte des ambres utilisés en Egypte à l'âge du Bronze
d'autant,... qu'ils pourraient être nubiens...




Contrairement à ce qui se passe en Europe, l'ambre jaune est inconnu au Maghreb pendant les temps préhistoriques : aucune recherche entreprise
sur les parures préhistoriques de l'Afrique du Nord (H. Camps-Fabrer, 1962) n'a en effet permis de déceler la présence d'ambre (gédanite balte).
Aussi loin que remontent les archives, les résines utilisées au Maghreb sont donc du type copal. Il semble que l'ambre balte soit
arrivé au Maghreb avec l'arrivée des Phéniciens en Afrique confer quelques découvertes archéologiques sporadiques comme celle
d'un pendentif dans un tombeau punique d'Utique, (P. Cintas 1970) situé dans le nord de la l'actuelle Tunisie.




      Analyse critique des données.

      Le hiéroglyphe du temple de Karnak (le hiéroglyphe ambre), ci-dessous présenté dans le film, ne peut en aucun cas être utilisé comme une preuve utile et suffisante de l'affinité balte des résines utilisées en Egypte. Peut-être faudrait-il SURTOUT rechercher la différenciation historique ambre-résine-copal (si elle existe) en vérifiant dans la chronologie des archives si plusieurs matières n'auraient pas été utilisées et distinguées dans l'histoire... Pour cela il faut peut-être approfondir les écrits égyptiens. Le sacal de Pline ne serait-il pas dans cet ordre d'idée une sorte de "gomme-ambre-résine" d'affinité africaine employée en Egypte ayant circulé sur la route des oasis? Une lecture insuffisante et/ou erronée des textes anciens serait-elle à l'origine de l'amalgame et de la mauvaise interprétation des données égyptiennes ? Le mot skr identifié avec le sacal, ambre jaune, fait allusion à un succin (résine) dont Pline avait pressenti l'origine et qui serait la transcription erronée du mot s 3 hrt (équivalence linguistique sacal). La dite matière africaine ne serait-elle pas cette résine sub-fossile de l'arbre Guibourtia ? Le seul fait que les résines des anneaux de cœur de Toutankhamon soient noires ne peut-il pas accréditer l'hypothèse de l'utilisation du copal subfossile en Egypte ?

      
Interrogé sur ces notions, Timo Ibsen nous explique qu'il n'est pas un spécialiste de l'archéologie égyptienne, voici sa réponse :
"Thanks for your email. You should contact Kathrin Gabler about your questions. She is the expert for Egyptian archaeology. Sincerely yours. Timo Ibsen."


Timo Ibsen a fait une supposition, et, il a monté son film à l'envers...

Timo Ibsen part du principe que l'ambre balte est utilisé en Egypte antique pour trouver les preuves (de connections discutées et discutables) en Europe. Mais selon ses propos il n'est pas un spécialiste de l'archéologie de l'ambre. C'est assez dommage car l'examen des pièces archéologiques des ambre Gédanites-VRAIES (originaires de la Baltique) deviennent rouge sombre, pulvérulentes avec le temps. Les résines du pôle copal deviennent plus noires... Une simple expertise visuelle est possible... Ces travaux doivent être vérifiés et tant que les expertises chimiques (par exemple en IR) ne seront pas faites il est assez osé de tirer des conclusions comme cela est fait dans le film (très intéressant)...








Alors "Ambre-copal" et confusion historique des matières ?






      A lire pour compléter le sujet :

- Aufrère, Sydney, L'univers minéral dans la pensée égyptienne 2, L'intégration des minéraux, des métaux et des "trésors" dans la marche de l'univers et dans la vie divine, BdE 105, Kairo 1991, 597.
- Aufrère, Sydney, Études de lexicologie et d'histoire naturelle I-III, in: BIFAO 83 (1983), S. 1-17.
- Le sacal de Pline (HN XXXVII, 36)? Ambre, résines ou gommes africaines employées en Egypte ? Le mot skr identifié avec le sacal, ambre jaune, fait allusion à un succin (résine) dont Pline avait pressenti l'origine et qui serait la transcription erronée du mot s 3 hrt. Provenant d'Egypte par la route des oasis, cette résine pourrait être d'origine équatoriale et désigner le copal du Guibourtia copallifera présentant de nombreuses analogies avec l'ambre jaune, ou par extension, certaines gommes comme celles du kordofan dont le commerce suivait la route des Quarante. Equivalence linguistique sacal = s 3 hrt.
-
L'ambre dans la bijouterie de l'Egypte antique, par François Daumas (ACADEMIE DES SCIENCES ET LETTRES DE MONTPELLIER, 1973). Et : François Daumas. Quelques notes sur l'Ambre jaune dans l'ancienne Egypte. Chronique d'Egypte, XLVI, No. 91, Bruxelles, pp. 50-58, 1971.
      Les résines noires de l'Egypte antique...

      Oui. Ambre vrai, gommes et sortes de résines subfossiles originaires d'Afrique... Oui, ces travaux sont anciens (de vingt à quarante ans). Peut-être faudrait-il revoir le sujet, et les notions avec une "révision" des travaux en faisant SURTOUT les analyses chimiques d'échantillons... On peut citer le sacal de Pline et penser aussi aux pratiques funéraires romaines qui utilisaient l'ambre (l'ambre toujours balte ?)...

      Cette vision analytique/critique sur l'origine géographique des oléorésines durcies (plus ou moins fossiles) et leurs affinités botaniques (origine autre que celle du succin) me rappelle -dans une moindre mesure- toutes les difficultés que j'ai eu pour présenter des résines fossiles (voir ci-dessous) et subfossiles africaines dans ma monographie de l'ambre dès 1998. Je résume : "L'ambre, d'Afrique et/ou les résines fossiles d'Afrique N'EXISTENT PAS ! Sinon, cela se saurait !!!" Quelques résines utilisées en Egypte seraient le copal du Guibourtia et autres espèces végétales assimilées? Il est difficile d'aller à l'encontre des théories admises par le plus grand nombre. N'oublions pas que Pline évoquait déjà les sources antiques d'un ambre dans le Pô en Italie, sur la côte nord de l'Espagne. Les résines fossiles ne sont pas toutes originaires de la baltique... Du moins, c'est mon idée...





      L'expertise archéologique de l'ambre : une "non" science poétique à inventer...

      Le problème de l'expertise des pièces archéologiques est assez général et les objets des rituels funéraires égyptiens (en ambre ou copal) n'échappent pas à la règle. La résine originelle peut avoir été rouge, verte, jaune, noire (éventuellement même modifiée améliorée, altérée par les préparateurs historiques), une chose est certaine : tant que les expertises chimiques (certaines non destructrices existent) n'auront pas été faites, toute la littérature (d'ailleurs passionnante réalisée par des auteurs talentueux) ne sera que conjecture d'érudits… Combien d'experts sont sollicités à partir de simples images sans même pouvoir tenir les échantillons ! Ne demandons pas l'impossible aux experts ! Encore que !!!!

      Bon, au risque de surprendre, l'ambre est VRAIMENT une substance à part dans l'expertise du matériel archéologique... De quoi parlons nous ? La résine (en fait l'oléorésine) enregistre au cours de sa vie tout un ensemble d'évènements exogènes -bien plus que toute autre matière- ! Sans faire de longues digressions, expliquons qu'avant sa solidification, la poisse, tendre, coulante, collante, molle et de moins en moins plastique enregistre le climat, la pesanteur, la chaleur, le rayonnement lumineux et même la durée du temps par la succession des recouvrements diurnes dont la courbe remise en position donne d'ailleurs deux axes (intérieur / extérieur de l'arbre et haut / bas). La lecture des indices logiques ayant marqué les échantillons n'est pas le résultat d'une science occulte mais répond rigoureusement à la propriété intime qu'ont les oléorésines d'enregistrer les paramètres alentours. Une fois durcie, la résine (qui fossilise alors durant un long processus de plusieurs millions d'années) enregistre le chimisme des roches encaissantes. Cinq paramètres peuvent alors marquer les résines pour compléter encore d'avantage le panel des paramètres exploitables. Incroyable mais vrai! L'ambre fossile extrait du gisement et travaillé dans un art ancestral peut (encore !!!!) enregistrer les conditions alentours ! Et selon que le bijoux antique aura été réalisé en ambre ou copal, -et selon la qualité gemme-, le spécialiste pourra (sous certaines conditions) vous dire si le matériel (thésaurisé amulette ou bijoux) aura séjourné sous terre, dans un sol humide (dépôt) ou entreposé à l'air (sec ?) en examinant la croûte et l'altération profonde spécifique causée par l'oxygène...

      
Un échantillon de résine fossile peut ainsi raconter TROIS étapes successives de sa vie s'il a la bonne fortune d'avoir été collecté par l'homme (antique ou préhistorique) dans des épisodes plus ou moins culturels. Quelques interprétations archéologiques d'objets rituels anciens en ambre devraient être refaites en tenant cette expertise visuelle. L'ambre (la résine fossile) ne se raconte pas par les matériels coûteux. Non, et c'est assez étrange, ("singulier"), l'ambre donne son témoignage à celui qui examine et prend le temps de lire la pièce dans son épaisseur. Le message de mémoire des résines se mérite... Ces propos vont déranger... Mais la pratique assidue d'une expertise sur plusieurs dizaines d'années développe une acuité profitable aux équipes qui savent fusionner les compétences des leurs collaborateurs. Et, l'avis des chercheurs égyptologues est finalement assez concordant. En Egypte, le matériel élaboré en résine fossile pourrait être du type copal (ou ambre dans l'histoire plus récente) car, pour l'histoire ancienne les routes commerciales sont africaines, assez courtes et inséparables d'autres matières plus explicites comme l'or (bien connu). Et, c'est d'ailleurs l'avis personnel de Kathrin Gabler égyptologue brillante qui explique cette idée avec la possibilité de vérifier des données égyptologiques pour lesquelles il faut une formation spécifique divergeant alors du lecteur ambré qui peut être expert dans son domaine sans la moindre instruction ! (Humour)....

      L'ambre a cela de magique qu'il s'offre au novice. Le néophyte impliqué, engagé peut appréhender la magie intime de l'ambre, et, c'est peut-être là le vrai et seul secret de cette pierre très appréciée des pharaons...

      D'une manière générale (mais également sous une focale extrêmement fine et précise jusqu'au niveau des micro particules !) l'ambre, -initialement oléorésine malléable pleurée par le végétal progressivement indurée en pierre-, enregistre la mémoire dynamique d'une vie environnementale, d'abord biotique (dans la microscènose forestière) puis géologique (dans les sédiments). D'ailleurs, les larmes des Éliades s'inscrivent pour les Grecs dans cette perspective sensible et assez poétique d'une mémoire et même d'un message intime (qui se retrouve semble-t-il, dans les cultures nordiques). Mais, trêve de poésie, pour les travaux archéologiques, les analyses optiques et chimiques d'échantillons sont soit inexistantes, soit souvent défectueuses (= pour l'altération extrême des surfaces), aussi, l'éclairage de la lecture logique des 2 "mémoires" (environnementale et géologique), cette observation qui ne coûte rien, ne pourrait-elle pas être profitable aux interprétations ? Dit autrement : un ambre balte archéologique ne ressemble pas à un copal archéologique (ou paléontologique)... Attendons alors la suite ds travaux pour caractérisr les matières qui ont été utilisées dans l'Egypte antique...

 

L'ambre archéologique en Egypte
est-il du succin balte ?
 



Et rappelons que l'ambre
jaune d'Afrique existe...






N'en déplaise aux détracteurs (les commerçants baltes qui n'aiment SURTOUT
pas voir la concurrence d'une nouvelle matière), l'ambre jaune fossile d'Afrique
existe. L'ambre jaune n'est pas l'exclusivité des pays du nord de l'Europe. La
plupart des gisements d'ambre (ambres insectifères vendus chers) sont
situés en Amérique du Nord et en Eurasie. Mais des ambres
fossiles sont aussi connus pour l'ancien Gondwana...
OUI, l'ambre d'Afrique existe...


A ce stade, faut-il rappeler le sujet
de la distinction Ambre / Copal ?






      Mars 2012 : Le langage par les couleurs avec les inclusions de l'ambre...

      Un excellent guide d'entomologie, présente en introduction l'ambre d'Amazonie, (découverte Eric Geirnaert 2002) en évoquant la coloration extrêmement rare des inclusions fossiles. Cette mention est l'occasion idéale d'expliquer la raison du morphe des insectes pour la communication par le langage des couleurs.









      Janvier 2008 : La fin des dinosaures aurait été causée par des insectes piqueurs de l'ambre ?!...

      Plusieurs théories ont été émises pour expliquer la disparition des dinosaures à la limite Crétacé-Tertiaire (dite K-T). La plus connue est évidemment celle de l'impact d'une météorite qui aurait entraîné une sorte d'hiver nucléaire étouffant les végétaux, allumant les volcans, ruinant ensuite la chaîne trophique (de prédation)...
Lire ce dossier. Ne revenons pas sur les autres hypothèses très intéressantes, mais, présentons plutôt cette théorie hallucinante d'épizooties transmises par des insectes piqueurs! L'hypothèse entomologique est défendue par des "adorateurs" de l'ambre George Poinar et Roberta Poinar qui auraient trouvé deux protozoaires du Crétacé : Leishmania et Plasmodium dans le matériel birman. En observant des nématodes, des protozoaires dans des fèces fossiles, voilà déjà les scientifiques assurés de tenir sans équivoque possible les preuves irréfutables de la disparition ubiquiste des dinosaures ! Les méchantes bestioles auraient (toutes) été décimées par les petits parasites (éventuellement intestinaux) pouvant être véhiculés par les insectes coprophages qui inventent à cette époque ancienne des nouvelles maladies. On se demande si les théories ne sont pas parfois échafaudées un peu vite comme si les auteurs souhaitaient publier leur scoop avec un effet d'annonce.
D'après "Insect attack may have finished off dinosaurs", Science-Centric sur le web (janvier 2008) selon : What Bugged the Dinosaurs? Insects, Disease and Death in the Cretaceous, par George Poinar et Roberta Poinar. Princeton University Press, 296 p. (publication personnelle)...

      Alors, encore une théorie sans fondement, une idée (risible) encore lancée à l'approbation publique pour distraire des lecteurs ? Une idée inventée, insolite comme celle des variations de la gravité qui auraient ruiné les grands animaux ? Rappelons que cet auteur -spécialiste mondial de l'ambre- a déjà publié dans un ouvrage... (l'annonce 2001 de...) la plus ancienne fourmi (130 M.A.), évidemment, qui n'en est pas une, (voir ci-dessous). Oui, c'est la course aux publications et c'est surtout la course aux exclusivtés ! Une lecture attentive des travaux de l'ambre -en suivant la chronologie des découvertes- démontre que certains sont de grands joueurs et, refusant de vraies découvertes, préfèrent le badinage risqué des appropriations et des accommodations plus ou moins honnêtes. Le monde de l'ambre est un piège, et les auteurs inventent leurs propres traquenards qui entretiennent la rivalité entre les équipes... Ces propos ne sont surtout pas lancés gratuitement mais restituent une réalité cachée au public. Les paléontologues (de l'ambre) se font une guerre terrible, sournoise, à tous les niveaux (voir ici). La théorie inventée n'est qu'une étape visible des rivalités et du processus général de dénigrement systématique et méthodique des travaux concurrents.

      En examinant quelques échantillons du Liban, de Birmanie et du Canada, voici une théorie vite montée et surtout très osée ! La "grande maladie" aurait tué l'ensemble des dinosaures à cette époque où les insectes préhistoriques se déplaçaient en essaims voraces véhiculant leurs microbes pathogènes. Oui, on croirait le scénario d'un mauvais film de science des années 30. Un vers intestinal et deux protozoaires et voilà une théorie mondiale qui invente la malaria, les leishmanioses… Soyons ouverts, mais, restons critiques. Ici, c'est une fois de plus la science spectacle. Et, le "spectacle" continue, cette fois, avec les puces géantes...







      Février 2012 : La puce géante pique les dinosaures...

      En trouvant des fossiles chinois apparentés à nos puces actuelles (pièces buccales allongées et les griffes "spécialisées" pour s'agripper à des poils hypothétiques ou les plumes ????) les scientifiques (avides de scoops?) affirment que des puces antiques de deux centimètres piquaient les dinosaures...
Evidement repérer un insecte (une morphologie) ne permet pas d'affirmer un comportement. Seul le fossile rare d'une phorésie ou d'un parasitisme permet la démonstration. Je rapporte rigoureusement ce que l'on m'a écrit… (et, qui est surtout vrai)... Et, de tels fossiles existent. Voici par exemple le seul exemple connu d'une phorésie trouvé sur le gladiateur, le dernier ordre d'insectes identifié en avril 2002. Il est surprenant que les donneurs d'ordres n'appliquent pas à leurs travaux ce qu'ils imposent aux autres. Alors, la science spectacle ? Oui, c'est rigoureusement la science spectacle.










      Octobre 2009 : Les mouches licornes de l'ambre...

      Eric Geirnaert (2003) - Diptère : La Double Vision des Insectes...

      Publié dès 2003, soit un an après ma monographie de l'ambre, -pour garder l'invention de la découverte-, la fonction de l'œil neuronal chez l'insecte n'est pas l'idée délirante d'un naturaliste halluciné par trop d'éthologie. Non, ce troisième œil -la vision ocellaire qui permet à la mouche de voler dans un orage en évitant ls gouttes de pluie- existe et trouve son expression chez les diptères (Bibionomorpha) du Crétacé. Ces mouches licornes (Cascoplecia insolitis 2009) portent leur triplet d'ocelles à l'extrémité d'une protubérance.
Il est dommage que la communauté scientifique refuse les découvertes au seul motif qu'elles ne sont pas propriété de la grande institution. Etudier le comportement des insectes "in natura" pris naturellement au piège des résines permet de comprendre les faits que des fossiles progénotes (aux morphologies étranges) viendront valider. Surveiller l'éthologie pour confronter les faits aux dossiers extraits des fossiles de l'ambre assure un voyage de contemplation infini !...









      Décembre 2010 : A coté de la Taxonomie de l'ambre...

      A côté de la Taxonomie de l'ambre, la taphonomie de certains sujets.

      A côté de la biométrie maladive des morphologies étudiées à la loupe, (pour la description urgentissime de la sacro sainte nouvelle espèce) les taxonomistes passent parfois à coté de renseignements précieux. Si d'ordinaire les antennes des petits insectes -piégés vivants par la résine- se révèlent, une fois l'animal étouffé, être des indicateurs fiables de la force qu'ont exercé les coulées sur les dépouilles, (rendant alors possible une lecture taphonomique de la scène d'ambre), il existe une originalité remarquable à l'exercice taphonomique.





 
La lecture des fossiles de l'ambre, comme le suggère le titre de la conversation, ne se limite pas aux seules descriptions des organes...
Une position mortuaire figée dans un fossile d'ambre peut contenir de précieux indices tant sur les capacités biologiques de
l'insecte que sur l'état du sujet occupé dans ses activités quotidiennes, (comme c'est le cas ici).




 
La disposition des antennes (ou évidemment d'autres organes chez les insectes) peut suggérer des capacités et également ( = rigoureusement)
des comportements riches d'enseignement. Il est dommage que les travaux diffusés ne présentent jamais ces notions qui, (pourtant
accessibles à chacun sans gros moyens), raviront les collectionneurs, très heureux de pourvoir
expliquer d'avantage les pierres insectifères autrement assez muettes.





      Des insectes apparaissent souvent avec une position antennaire ignorée des spécialistes (ou, pire encore, jamais commenté dans le moindre article). Plusieurs espèces de micros papillons de l'ambre sont souvent retrouvées les antennes positionnées de façons étrange et assez remarquables...

      Prenons un exemple. Sur le fossile de l'ambre, ci dessous, l'une des antennes est dirigées vers l'avant (parfois ouverte avec un angle assez constant) tandis que l'autre, courbe, est vraiment rangée le long du corps. Peut-on croire que ces positions originales de l'ambre -où les deux antennes sont en oppositions- soient le jeu du simple hasard mêlé à la force de l'écoulement de la résine plastique? Jouant au candide, j'ai posé la question à plusieurs spécialistes (qui, assurant connaître le sujet) répondent par l'affirmative.

      Oui, mais, non. Désolé... En examinant les insectes actuels, on comprend d'avantage la position mortuaire parfois si spécifique de certains spécimens de l'ambre. Alors, selon vous que voit-on ?










Que raconte ce rapprochement d'un papillon contemporain avec sn homologue de l'ambre ?
Que signifie et que peut révéler la position de certains papillons dans l'ambre ?






Roulant leurs antennes au vent -comme les bras d'une
personne qui nage le crawl-
, des papillons contemporains
montrent des capacités qui semblent correspondre aux
positions statufiées étranges de leurs homologues
passés, suggérant, une perception olfactive
et/ou une communication gestuelle...






Les insectes analysent les potentialités d'un site à partir d'investigations visuelles mais aussi olfactives en cherchant et en jugeant un bouquet d'informations utiles sur les ressources locales. A coté des abeilles connues depuis longtemps pour juger les situations visuelles, et, étudiées depuis peu, pour leurs perceptions olfactives des odeurs des résines (à lire ici) d'autres insectes comme les papillons évaluent surtout les composés volatils pour satisfaire leurs besoins primordiaux.
Des micros papillons analysent les gradients d'odeurs dans un biotope en jouant une danse des antennes (surtout longues) dont le mouvement renseigne sur le gradient olfactif qui permet de localiser la source de la ressource ou de l'information malgré le déplacement de l'air. La position des appendices des insectes (les antennes par exemple), les comportements intimes des spécimens ne sont jamais analysés de concert avec les propriétés des oléorésines, c'est dommage. Les travaux (publiés) de l'ambre ne voient que la sacro sainte biométrie des sujets (montés en lames minces) pour décrite la nouvelle espèce qui déjà porte le patronyme -terminé par i- de l'inventeur. Il est regrettable que personne n'ait encore exploité la position fossile des papillons antiques figés dans les résines indurées pour discuter les perceptions antiques des nuages d'insectes qui colonisaient les forêts à cette époque où la Terre ne connaissait pas encore l'homme.
Ce qu'il faut comprendre c'est que la position étrange des antennes des papillons fossiles prouve (au moins ici) un comportement de perception (olfactif). Les antennes n'ont surtout pas une position née au fluage hasardeux des résines. Ce point est ignoré de la science qui étudie l'ambre.




      Pour se retrouver et se reproduire, les papillons de nuit et de nombreux micro papillons utilisent des phéromones. Ce message odorant est émis par la femelle pour attirer le mâle de son espèce, parfois à très longue distance. Lors d'étude d'olfactométrie, on a démontré que les papillons contemporains sont les maîtres de la perception antennaire. La spécificité de cette communication est assurée à la fois par la composition du mélange phéromonal, le ratio des différents composés, et, également, par la période d'émission du message selon un rythme nycthéméral (qui désigne une alternance d'un jour et d'une nuit, correspondant à un cycle biologique de 24 heures. Iglesias et al, 1999). Cette fenêtre temporelle d'émission phéromonale est d'ailleurs une caractéristique de l'espèce, d'où la contingence assez homogène des séries observées prises au piège des résines.





      La danse stéréotypée antennaire de chimioréception par espèce.

      Les petits papillons sont donc sensibles à des molécules et des cocktails spécifiques de molécules qu'ils analysent en déplaçant leurs organes sensoriels au vent. Plusieurs micro-lépidoptères actuels, souvent postés d'équerre sur un support végétal roulent leurs antennes au vent à l'identique d'un nageur qui pratique le crawl. Immobile pendant la perception des courants d'air odorants, on peut supposer que les papillons antiques (devenus des fossiles d'ambre) pratiquaient une danse antennaire dont les positions sont restituées dans l'ambre.

      Le fossile d'ambre raconte alors plus que la morphologie des organes, le fossile d'ambre restitue aussi de précieux comportements (souvent ignorés? des taxonomistes) où jamais commenté, jusqu'à ce jour, pour les papillons de l'ambre... Les antennes des papillons, on le voit sur de nombreux fossiles de l'ambre sont couvertes de sensilles olfactives, sortes de petits "poils" sensoriels spécialisés qui abritent les neurones olfactifs. Pour vérifier le fonctionnement théorique de ces minuscules dispositifs, (sur des sujets morts, antiques) la position des antennes des insectes dans cette danse stéréotypée de chimioréception par espèce (observable dans le fossile) est alors un indice précieux.

      Le mouvement dansé des antennes des papillons, parfois alterné comme les bras d'un nageur qui pratique le crawl (sans avancer!), varie évidemment selon les espèces. Et, les papillons dont les antennes sont trop longues utilisent d'autres animations plus adaptées, comme des rotations en cônes sérés selon une symétrie de plan facial. Voir cette image.
La danse antennaire chez les papillons contemporains est, avouons le, peu étudiée... Ne parlons pas alors de celle éventuellement conservée dans le registre des fossiles de l'ambre. Pourtant, imaginez qu'un chercheur explique aujourd'hui qu'un dinosaure (grâce à sa position mortuaire) montre qu'il devait certainement avoir une capacité sensorielle qu'un comportement semble expliquer. On dirait : Génial! Le fossile restitue une foule d'informations !
Pour les insectes de l'ambre, c'est rigoureusement la même chose. Mais, les équipes (surtout par tradition ?) sont surtout occupées aux seules descriptions des holotypes, qui, avouons le, ne fédère pas les commentaires enthousiastes, surtout si les images, difficiles à réaliser, sont remplacées par des schémas en noir et blanc. J'ai quelques livres des inventaires exhaustifs de plusieurs groupes entomologiques de l'ambre que l'on m'a donné gracieusement avec ce commentaire : Tient. C'est sûrement passionnant pour un spécialiste, mais les schémas en noir et blanc, par centaines, c'est redondant et cela n'intéresse pas vraiment un lectorat surtout captivé par la couleur, les mouvements et les histoires qui peuvent être présentées dans les TPE.

      La position des antennes des papillons s'apparente alors un peu (au moins pour son potentiel taphonomique d'une lecture descriptive du fossile) aux dispositions des antennes des fourmis, qui, comme nous le savons, constituent un langage tactile qui peut être décrypté (et même conservé à l'état fossile. Un exemple, également dans l'ambre avec cette découverte rarissime).




      La description morphologique des insectes de l'ambre dans l'ignorance complète du comportement c'est le meilleur moyen de s'égarer... Prenons simplement le groupe des fulgores (étudié dans la pierre jaune par Germar et Berend depuis 1856 !) dont le nom, issu du latin, signifie éclair en rapport à l'organe insolite porté au front désigné de "lanterne", dont on imaginait qu'elle produisait des lumières… A quoi correspond l'organe ? Mais simplement à une caisse de résonance qui amplifie les vibrations transmises par le support que sont les tiges végétales lorsque d'autres insectes, distants de plusieurs centimètres, cognent de la tête sur le végétal pour transmettre un message. Attendons les travaux de l'ambre (peut-être existent-ils) qui expliquent et développent ce petit point de détail (JUSTE FONDAMENTAL) pour l'un des groupes les plus étudiés de l'ambre ! En parlant des fulgores, j'ai une pensée amicale très sincère pour JACEK SZWEDO, qui a eu l'extrême gentillesse d'écrire la préface de ma monographie.


Ce sujet d'examen des papillons qui communiquent par
l'utilisation de leurs antennes est évidemment
publié dans le corpus (ci-dessous)
des fossiles qui restituent
des comportements.













      Décembre 2010 : L'évolution des Dermaptères...

      Dans un lot d'ambre très particulier qui a déjà révélé des mélanophores fossiles, et peut-être, aussi les traces du premier caméléon, les découvertes passionnantes et rarissimes se succèdent ! Cette fois les observations concernent les perce-oreilles (Dermaptères).

      Tandis que la première étape visible de l'évolution morphologique (juste après le jurassique) concerne les forceps larvaires qui, jusque là segmentés, fusionnent bientôt leurs sections; tandis que le groupe évolue ensuite selon la formation d'un pénis qui devient éventuellement double, tandis que certains sujets mutent carnivores devant le reste du groupe resté omnivore, tandis que les transformations morphologiques se jouent, les soins aux jeunes se muent dans plusieurs stratégies selon le léchage des œufs, déclenchés par des substances chimiques.

      Tandis que la perce oreille vit son évolution (morphologique et comportementale), il est sans doute intéressant de restituer les (TROP RARES) morphologies des fossiles où précisément certains détails comme les soies sensorielles aux cerques prouvent des comportements originaux autrement évoqués que par des théories abstraites.

      Les soies sensorielles chez les Dermaptères de l'ambre sont une petite merveille ! Pour compléter le sujet des Dermaptères: Vancassel 1984, Gyomarch 1995, Caussanel 1970, Campan et Scapini 2002.



Une découverte exclusive concernant les perce-oreilles !





L'image montre un perce-oreille contemporain occupé sur un petit bout de pomme. Et, en vignette, un
fossile de l'ambre RARE et remarquable pour les soies sensorielles aux cerques.









Comme expliqué ici dans le site, un procédé d'effacement de la gemme par le jeu calculé des lumières
incidentes permet -sur des ambres bruts- d'aller chercher des illuminations particulièrement
fortes, lesquelles, révèlent des détails superbes comme cette aile de perce oreille...




      Pour discuter de l'évolution des insectes en tenant un objet surtout profitable, arrêtons nous quelques instants sur les ailes des dermaptères. Il est particulièrement intéressant de noter les évolutions structurelles et la prolongation remarquable du secteur anal des ailes souples des perce-oreilles -qui a eu lieu aux dépens du reste de l'aile-. L'évolution des structures est poussée à l'extrême. Et, les dites ailes souples, restent fonctionnelles. Selon une théorie, les ailes des insectes se seraient développées à partir de coussinets aplatis que certaines espèces fossiles présentaient sur les segments de leur corps. Ces coussinets auraient d'abord servi à réguler la température puis auraient pu servir à glisser avant de devenir de véritables "ailes". Une autre théorie, plus récente, avance l'hypothèse que les ailes des insectes se sont développées à partir de branchies qui se trouvaient sur les pattes des ancêtres des plécoptères, parents officiels des insectes actuels. Ces branchies auraient permis à ces insectes antiques de respirer sous l'eau.
Les changements morphologiques nécessaires à l'aptitude au vol sont très importants; il est certain que les premiers insectes capables de voler sont apparus avant le Carbonifère mais les fossiles (bien qu'existant) manquent pour pouvoir reconstituer cette longue évolution. Et, au final avec l'exemple des perce-oreilles il est assez difficile d'expliquer les raisons de certaines améliorations (complexifications ou simplifications)...






Une bonne maîtrise de l'utilisation des lumières sur des échantillons bruts (c'est-à-dire non découpés en lames
minces) permet d'observer les inclusions fossiles comme si ces dernières étaient "radiographiées".
En maîtrisant la technique photographique macro de l'ambre, il est parfois possible d'aller
chercher (sans la moindre méthode coûteuse) le contenu des inclusions.
L'image formidable de ce perce oreille de l'ambre laisse
ainsi apparaître les organes internes desséchés !




      Faisant écho aux comportements éventuellement grégaires (Engel) imaginé sur l'observation de quatre nymphes synchrones dans un même ambre crétacé, on peut se demander (GEIRNAERT 2000) si la perception chimique n'a pas -dans le passé- joué un rôle proto communautaire assez crucial, guidant l'évolution du groupe. Et, si tel est le cas, la découverte de progénotes ayant des soies aux cerques est évidemment du plus grand intérêt. Les soies aux cerques sont un indice intéressant d'une possible perception chimique.

      Dans cette approche d'une focale posée sur les cerques (parfois poilus) des Dermaptères de l'ambre, il serait intéressant de compléter les (rares) séries étudiées avec une comparaison des soies (ici longues) situées au niveau des cerques ou de temps à autre présentes sous formes des touffes de poils épineux courts. Plusieurs taxons qui restent ainsi à observer seront évidemment problématiques à classer du fait des critères taxonomiques différents utilisés pour cataloguer les représentants actuels du groupe.

      Quoi qu'il en soit, présenter des images de Dermaptères ayant des soies aux cerques est toujours une mention intéressante pour discuter plus que la phylogénie des ces insectes connus aujourd'hui pour leurs attentions maternelles très rares dans le monde entomologique.

      Les dermaptères de l'ambre aux pinces munies de soies, vous connaissiez ? Cherchez bien sur le web, vous verrez, ... c'est assez rare ! (Humour).






Pour évoquer l'arrivée des dermaptères au piège de l'ambre (autrement que par des théories)
on peut réaliser des observations in natura. Et, en évitant l'écueil de l'actualisme, on peut
au moins améliorer notre perception des choses. Par exemple, des champignons
peuvent de développer sur les dépouilles et ces observations sont
intéressantes pour plusieurs discussions.









      Et si juillet 2010 avait été les prémices de l'année mondiale de la forêt ?!

      Le 14 juillet 2010, en balade dans les hautes terres du Morvan, prospectant pour mes inventaires photographiques (ici), je recherche les arbres. Je suis parmi ces sujets étranges qui ont pris des formes aussi biscornues que fantasmagoriques... La forêt de Bibracte, au cœur du Morvan, abrite l'esprit de la forêt avec ces être remarquables que j'interpelle et que je questionne. Je parle aux arbres, mais pas à tous les arbres. Je dialogue avec le Queule. L'être vivant (ou l'hêtre vivant), plus exactement, qui a été tressé par les gaulois pour faire des haies...

      Les Queules, les plus remarquables du Morvan sont ceux restés, ici, le long de ce chemin bordé par les grosses pierres erratiques dans ce biotope riches en insectes, où je suis régulièrement...
 

 
      Nous sommes ce 14 juillet, et, je cherche à m'isoler de ce tumulte humain -le bruyant 14 juillet en préparation- qui consiste à lancer des "foudres" en artifice (le feu d'articice) pour faire la fête au ciel... Ce dernier, très sombre -de caractère-, en décide autrement. Le ciel, plus noir que l'obscur de la forêt sombre (Morven en celte) devance les hommes. "Pour 2010, ce sera le ciel qui fera la fête aux hommes !"... Les rais de lumières, pour une fois, sont inversés. Le feu tombe déjà du ciel. Le déluge d'artifice vient d'en haut et écrase le Morvan, là, juste devant moi. Le ciel se déchaîne et montre la toute puissance des éclairs qui claquent comme un fouet en direction des esprits Queules. La chasse est ouverte ! La déflagration résonne encore une fois ! Oui, le Morvan est vivant, peut-être même en colère. Les Queules m'avaient avertis, du coin de l'œil. "Eric, aujourd'hui la forêt est à la fête", m'avait-ils lancé du coin de l'œil.




  Aujourd'hui, la forêt...

est à la fête ?!  



      Voyant les grosses gouttes tomber, je pensais, d'abord aux larmes mélancoliques d'un Queule supérieur peut-être très grand. Mais, la réalité s'imposa vite. Les Queules ne sont pas, et ne seront jamais, mélancoliques. Précipité sur le chemin du retour, je regardais l'orage qui se mua en tornade. Les Queules étaient en guerre. Les pauvres résineux faméliques (nés de la cupidité des hommes, plantés au garde à vous, tous alignés), vrillés, cassés, déracinés, ... devirent les victimes de chasse des belligérances supérieures et telluriques, tandis que les Queules, pluri centenaires, profitaient déjà d'une forêt clairsemée pour mieux parler aux cieux.




 

      Ce jour de juillet plusieurs parcelles du Morvan ont été particulièrement touchées ou devrait-on dire nettoyées de l'empreinte anthropique... La forêt est vivante, certes parfois dans la tourmente, mais vivante. Parfois, elle, se purge. D'ailleurs, je l'ai remarqué, au coup des fusils de chasses, les Quelles éructent lorsque la balle meurtrière blesse un arbre ou pire encore se fige dans les muscles de l'animal déjà harcelé par les chiens.

      La forêt, d'ici et d'ailleurs, de la biosphère d'ambre ou du présent, mérite bien un concours de photographies...

 



Les Queules : Comme les pierres légendaires, les arbres aux formes parfois expressives et surprenantes donnent au Morvan tout son mystère. Le long des chemins oubliés des hommes on trouve dans le Morvan des queules. Les queules, ce sont des arbres tordus, souvent des hêtres, mémoire antique et vivante des anciennes haies tressées, qui autrefois limitaient les champs et les propriétés. Dès qu'une haie s'éclaircissait, les jeunes branches étaient ployées horizontales et parfois tressées vers le sol comme l'osier d'un panier. En grandissant, les haies domptées des hommes ont progressé en prenant ces formes étranges parfois irréelles.


L
e concours de photographies (entièrement gratuit) est présenté ici.





      Ici plus qu'ailleurs, pour 2011, ce sera la forêt d'ambre !

      Après l'année 2010 consacrée à la biodiversité, 2011 est l'Année Internationale de la forêt. Pour suivre le sujet, le site Internet Ambre.Jaune vous présente, en exclusivité, la forêt d'ambre !

      Dans des lots remarquables, plusieurs portions de bois fossiles contiennent des perles d'ambre. J'ai découverts plusieurs branches fossiles de l'arbre producteur d'ambre !... La résine est encore piégée à l'intérieur du bois. La résine apparaît dans l'épaisseur des tissus le long du cylindre axial des branches, et, sous le liber dans d'autres échantillons...




      Dans le bassin sédimentaire que j'examine, (le site restera secret) l'ambre jaune est, certes, connu en divers points, mais, certains lots de bruts apparaissent différents. Les nouveaux échantillons examinés sont moins insectifères, et, retiennent cependant mon attention. Tous les sites inventoriés sont datés et correspondent au faciès marge littoral sous un climat tropical comme le précise surtout l'inventaire de la paléo faune. Si le bassin a déjà fourni de grandes quantités de cette résine fossile, le nouveau lot étudié, restitue cette fois des macrorestes végétaux, notamment du bois en connexion avec les poches de résine. La matériel a sédimenté en zone deltaïque sous en climat sub-tropical. Le bois particulier du tronc est orné de sillons parallèles horizontaux visibles macroscopiquement. Et, des branches, sans doute, d'une autre espèce montrent cette fois les structures axiales des canaux centraux. Rencontré pour la première fois dans les strates des roches ambrifères, ces macrorestes végétaux (jamais décrit) sont une opportunité formidable pour suivre l'évolution de la forêt d'ambre.





      Finalement, il serait intéressant de vérifier la possible affinité avec la lignée des arbres producteurs d'ambre installés dans le basin parisien. Rappelons nous de cette autre portion de bois producteur d'ambre du paysage parisien (découverte Eric G) qui montre, cette fois, les canaux sécréteurs de résine. Le bois parisien a été décrit par Combes sous le nom Aulacoxylon sparnacense en 1907.

      Une étude et une description anatomique des nouvelles séries végétales à l'origine de cette oléorésine indurée en ambre, seraient utiles et permettraient d'étudier les particularités avec les Caesalpiniaceae (angiospermes, eudicotylédones). L'abondance du matériel végétal, parfaitement conservé, permet la reconstitution du paysage végétal à cette époque spécifique ou précisément les marqueurs environnementaux sont discutés.

      La mosaïque de la forêt d'ambre trouve ses plus belles images pour 2011 et dessine déjà les nouvelles limites paléogéographiques de cet environnement trop peu étudié.




      2010 L'Ambre de Haute-Savoie serait de l'allingite ?...

      Oui, avec un nom "pareil", les matières sont originaires des carrières d'Allinges ! Mais, le nom vernaculaire n'est évidemment d'aucun renseignement sur l'affinité botanique des matières.
Pour des renseignements sur ces : Ambrios-COPALITES, (ou ambres-SUCCINIFILES), il serait intéressant de demander l'origine botanique et quelques autres informations à Martial Dray, Hydrogéologue, Docteur en Géodynamique Externe et ancien directeur du Centre de Recherches Géodynamique de Thonon-les-Bains (Université Paris 6) et Anne Guyomard, Géologue, Coordinatrice démarche Géoparc au SIAC.

      Lors d'une présentation pédagogique (2010) en présentant le site, les spécialistes ont abordé plusieurs thèmes depuis les grès des Allinges, marqueur de la fermeture de l'océan alpin et contenant des nodules d'Ambres (Allingites), en passant par la formation des nappes de Charriages comme celle du Gurnigel tout en faisant un détour par le chenal glaciaire de Draillant.

      Les résines indurées en Haute-Savoie sont mentionnées par le travail remarquable de Colette du Gardin dès 1995, un travail que j'ai exploité en bibliographie pour mes publications 2002. La parure d'ambre au Néolithique et à l'âge de Bronze, 1995 Colette du Gardin. Université de Rennes I. Les résines indurées originaires de grès en Haute-Savoie apparaissent sous formes de petits nodules, comme présenté, sur ce dessin.




      Ambre, le nom Vernaculaire...

      Lorsque l'on parle des résines fossiles, on tombe vite dans le piège assez fou de vouloir dresser un inventaire des découvertes. Je dis piège, car, très souvent les auteurs ont inventé des mots ou appliqué le simple nom de la localité aux découvertes qui, sans autres particularités ou affinités botaniques différentes, ont autant de noms que de désignations de sites... Le nom vernaculaire qui s'inspire du lieu de collecte des matières est une solution (commerciale) intéressante car elle sous entend (pour les collectionneurs) que la variété ainsi nommée aurait une spécificité nouvelle et spécifique... Souvent, (au moins pour l'ambre) c'est du grand n'importe quoi et au Mexique par exemple, le processus est exploité pour améliorer le commerce lucratif quitte à embrouiller l'explication de science...

      En Angleterre, dans des argiles bleues d'Highgate (un quartier de Londres du district de Camden) une résine tendre et fragile, fondant facilement, a été nommée copaline en 1924… La copaline (ou Highgate Amber) est évidemment un nom générique, un nom spécifique, inventée par M. Williamson (page 192 du magazine Geological N°61, 1924) pour désigner une résine angiosperme mal définie ressemblant à de l'ambre (An ill-defined resin, resembling amber) trouvée à Londres...
Geo. C. Williamson, 1924, Highgate Amber. Geological Magazine, 61, pp 192-192.
Avec 70 types différents dans une cinquantaine de pays, on peut compter aisément une centaine de noms vernaculaires français pour les résines indurées. Ce sont souvent des noms inventés ou des noms vernaculaires locaux utilisés essentiellement dans le pays ou la région d'origine...
La copaline ne désigne que la découverte d'Highgate et ne s'applique nullement aux matériaux semblables trouvés ailleurs...

      Donnons d'autres exemples :

- La keflachite (ou Köflachite), une résine mal définie, ressemblant à l'ambre, a été désignée ainsi par Maria Lankowitz durant l'examen d'un dépôt de lignite de Köflach (en Styrie le cœur vert de l'Autriche).
- La jaulingite est une résine trouvée à Jauling en Autriche.
- La Chemawinite (B. J. Harrington, 1891), ou, la Cedarite (R. Klebs, 1897) est localisée au lac Cedar (Manitoba) Canada.
- L' allingite est le nom de la résine fossile trouvée dans les carrières d'Allinges en Haute Savoie...

      Et, le sujet se complique encore, car les noms vernaculaires (plus ou moins connus) ont forcément leurs correspondances étrangères qui portent à confusions, donnons l'exemple du matériel de la Nouvelle-zélande : Ambrite (en français) et Amberlite ou amberite (en anglais).
Roumanite, schraufite, aikaïte, ajkaite, aikait, burmit, bursztyn baltycki, bursztyn dominikanski,...





      Enfin la première trace d'un caméléon dans l'ambre ?...

      Septembre 2010, voici une nouvelle découverte rare, et une image qui a un retentissement très particulier.

      Cette nouvelle découverte d'une inclusion de vertébré est apparemment, (sauf si un confrère a réalisé la même découverte ailleurs, septembre 2010) la première mention d'une portion de caméléon fossilisée dans l'ambre jaune. Il y a dix ans, j'ai interviewé des prospecteurs qui me certifiaient que le caméléon faisait partie intégrante de la biosphère d'ambre, ce que j'ai alors publié sans référence en 2002...




      Pour terminer l'année 2010, l'année de la biodiversité mondiale, il fallait bien faire l'inventaire et la découverte d'espèces jamais référencées dans l'ambre, tous gisement confondus !
Le caméléon de l'ambre, c'est à voir ici.







Octobre 2010, en Inde le plus gros gisement d'AMBRE au monde ?!


L'ambre (ou succin) est le nom donné aux résines fossiles qui contiennent de l'acide succinique. La définition simple caractérise
alors les sécrétions fossiles des résineux.
La spectrométrie infrarouge (utilisée par D.O. Hummel dès 1958), démontre le pic
carbone-oxygène à 1150 cm-1, qui est précédé d'un large épaulement entre 1250 et 1375 cm-1, zone baptisée "épaule balte"…
Maintenant ceci rappelé, les sécrétions des légumineuses (plantes à fleurs) qui ne contiennent
pas d'acide succinique NE SONT PAS des ambres, MAIS évidemment du copal !



Mais les journalistes sont formidables ! Ils nous expliquent que l'on vient
de découvrir une résine "ambre" en Inde... Oui, assurément un COPAL.
Et, si on fait abstraction des travaux précurseurs on pourrait
dire que c'est une "découverte"... Mais, bon. Le dit copal
en Inde est connu depuis longtemps...

Oui, confer le dépôt de Cambay et dès 1842
on étudie le matériel de Bombay (=Numbai).


L'ambre et le copal ont en commun la propriété de détenir chacun une mémoire formidable pour raconter
un peu plus que la simple morphologie des insectes, c'est certain. Mais l'oléorésine fossile indurée
indienne (de type Dipterocarpaceae) est EVIDEMMENT un copal. Le besoin de sensationnel
serait-il à l'origine de cette usurpation d'identité (volontaire) ? Les Dipterocarpaceae
feuillus ne donnent QUE du copal, ou éventuellement du "Khopal"...


Les pays baltes acceptent-ils
la nouvelle définition ???

      Préambule.

      Depuis plusieurs mois, chercheurs allemands, américains et indiens examinent des oléorésines indiennes type Dipterocarpaceae, de couleur jaune pâle, (de même nature que la résine Dammar trouvée en Malaisie sécrétée, elle, par l'arbre Shorea wiesneri). Les résines fossiles sont originaires du Nord-Ouest de l'Inde. La sécrétion indurée, jaune clair, n'est pas une succinite, rétinite, (le vrai ambre contenant 8% d'acide succinique, seul dénominateur de l'Or JAUNE du Nord, le vrai, le seul, comme aiment le rappeler les producteurs baltes). La matière indienne est, pour ceux qui s'intéressent aux notions de la botanique, une oléorésine du pôle copal. Mais, pour suivre le consensus nous diront que c'est un "ambre" d'arbres "feuillus". La notion est lancée, c'est une invention des auteurs, c'est une toute nouvelle définition ! (Rires)...
Sans humour, si vous essayez de suivre la science de l'ambre arrêtez vous dix seconde sur la "sociologie" scientifique. Là où les définitions Ambre et Copal semblaient arrêtées, cette fois la chimie invente un classement modulé sur forme de lettres ou de nombres pour appeler AMBRE toutes les résines qu'elles soient fossilisées ou non sans distinction aucune angiosperme/gymnosperme. Dans cette nomenclature le mot copal n'existe pas.




      Marche à l'ambre... L'inde se met au copal.

      Des petites abeilles sans aiguillon, des termites ailés, des araignées et moult diptères apparaissent dans un copal indien. (Note : le terme copal étant péjoratif, nous parlerons d'ambre,... sécrété par un arbre à feuilles). Ne revenons pas sur la polémique ambre - copal et l'usurpation d'identité.

      La nouvelle résine fossile indienne est localisée dans des states datées de 52-50 millions d'années. Outre les travaux sur la phylogénie des grenouilles Tomopterna qui, ayant survécue aux volcans, l'evoquait déjà, -mais certains étaient septiques-, la biosphère d'arthropodes cachée dans la résine indienne prouve que le territoire d'ambre n'a pas été (à cette époque) un radeau Eocène à la dérive, isolé des continents, qui aurait à l'exemple de Madagascar ou de l'Australie, inventé son cortège d'espèces endémiques. Non, les premières observations d'inclusions démontrent TOUT le contraire. L'inde a déjà retrouvé les terres...

      Les résines fossiles, originaires de la province du Gujarat située dans le Nord-Ouest, restituent le cortège d'espèces assez homogènes pour cette époque, où, étrangement, les entomofaunes circulent -normalement- dans une forêt tropicale (connue pour cette époque par d'autres gîtes fossilifères). Cette mention d'une connexion indienne avérée (au moins par l'insecte) est comparable celle des lézards américains de l'ambre qui ont infirmé (en leur temps) les théories de déplacement des espèces dans l'arc des grandes antilles en Amérique centrale. (Il faut lire : Transactions of the Caribbean Geological Conference. 1980 9-1, Santo Domingo, Republica Dominica. Et : Caribbean biogeography: Molecular evidence for dispersal in West Indian terrestrial vertebrates 1992). Une nouvelle fois, l'ambre vient compléter (rectifier) notre vision des biotopes antiques souvent modélisée par nos seules connaissances en sédimentologie forgées par l'étude de l'assemblage des foraminifères.

      Bon, c'est certain, l'ambre des arbres "feuillus" est rare (pour autant qu'il soit copal), mais, le matériel indien a des références utiles qui doivent et peuvent être étudiées à la lumière du matériel colombien, déjà connu depuis plusieurs années, où, apparaissent notamment des insectes restés colorés. Quoi qu'il en soit, malgré les connexions biotiques que l'on supposait déjà par les grenouilles, la résine de type Dipterocarpaceae semble indiquer que le cortège d'espèces figées dans la résine indurée restitue une forêt tropicale plus ancienne que supposée. Et, malgré des anomalies climatiques chaudes, finalement, c'est une nouvelle fois toute la dynamique de radiation des espèces qui corrige notre vision géologique un peu figée.

      L'ambre et le copal ont en commun la propriété de détenir chacun une mémoire formidable pour restituer un peu plus que la simple morphologie des inclusions. Espérons que les insectes du copal indien (de l'ambre indien, pardon) ne soient pas photographiés à partir de lames minces. (Humour).




      Ambre contre Copal, les résinites ont tout à y gagner !

      La composition des ambres ou plus exactement la composition des résinites, (nom générique donné aux différentes résines, de type copal et ambre) est hétérogène, mais, regroupe un corps commun -plus ou moins soluble dans les solvants habituels- avec un cortège de petites substances bitumeuses.
La chimie organique des composés constituant les résinites (une centaine de composés environ) est complexe mais se résume en plusieurs classes où le radical répété en polymère est le labdane, le cummunol, le biformene, etc. Radical répété qui, d'ailleurs, peut être organisé selon différents niveaux (diterpenes, trienes) faisant des molécules polymérisées plus ou moins lourdes.

      Les choses se compliquent encore, car, à composition égale, les résinites peuvent apparaître à différents stades d'une maturation géologique née selon le chimisme des roches encaissantes du kérogène. Les structures chimiques séquestrées dans les squelettes polymères peuvent donner naissances à leurs isomères. Des réactions de liaisons croisées peuvent joindre les molécules organiques, formant déjà des boucles structurelle, lesquelles enfermeront d'avantage les composés volatiles autrement relâchés dans les sédiments trompant alors les datations qui imaginaient mesurer le reliquat des composés volatils conservés dans la gemme. On a tenté de caractériser les structures radicales selon l'âge des matières (sans succès), puis, on a essayé de trouver le principe d'une classification binaire simple pouvant caractériser l'ambre et le copal selon la concentration de l'acide succinique ( 8%) dans le squelette du polymère...

      L'idée était de clarifier les choses pour éditer enfin l'argus de vente des résines fossiles profitable à chacun. "Il est évident que le prix de vente de l'ambre balte ancien ne saurait être celui du copal récent". Mais, que voulez-vous, la nature évolue sans argus et dans l'ignorance du commerce des hommes.
Il y a autant de résines fossiles que de pays sur terre. Toutes les résines sont des résinites, mais certaines sont des ambres tandis que d'autres sont d'avantage du type copal.

      Les spécialistes de l'observation Infra rouge (IRTF) ont bien essayé de caractériser des spécificités propres aux résines copals et aux ambres. Mais tandis que deux graphes rapidement rapprochés peuvent attester de différences nettes (épaulements caractéristiques àcertaines longueurs d'ondes) les séries déjà plus détaillées peuvent montrer des graduations infinies et également des contre exemples. En conclusion le graphe peut se lire de la façon suivante: "L'ambre provient des Gymnospermes ou des Angiospermes; le copal c'est l'inverse !" .




      Ambre - Copal

      Pour dire les choses de façon claire et très imagée. On essaye depuis longtemps de trouver LA substance qui caractérisera le copal en l'opposant à l'ambre. Simplifions à l'extrême avec un exemple réducteur. L'ambre provient des Gymnospermes, (les résineux, pas de fruit). Le copal provient des Angiospermes, (les arbres à fleurs, les fleurs donnent des fruits, les fruits contiennent le sucre). Le sucre retrouvé dans les résines fossiles serait théoriquement la substance parfaite (dans notre exemple) pour indiquer l'origine des résines angiospermes. Mais, la nature n'a pas souhaité être simple, et, le sucre de notre exemple ou toute autre référence étudiée à ce jour n'est jamais totalement satisfaisante.





L'argent est sans consteste le moteur de confusion des matières.

A cette époque où l'Argent-roi guide les articles à sensation, oblige
à vendre le faux identique au vrai, et, conduit les propositions les plus
hasardeuses, on se demande si finalement les définitions floues ne
sont pas profitables à chacun. Posez-vous la question des
rétinites, succinites puis, désormais résinites. Le suivi
chronologique des définitions par pays (selon les
apports des découvertes) est très instructeur
et l'exercice n'est pas qu'un simple
jeu intellectuel de linguiste...




Le Copal n'est pas un Ambre "jeune" en formation.





      La chimie organique des ambres toujours en marche.

      Les analyses chimiques des ambres crétacés originaires de la péninsule de Taimyr, Sibérie (construites essentiellement sur des polymères de biformene 1 et communol 2) permettent depuis peu de réviser la classification des résines fossiles (résinites) en discutant surtout les liaisons génériques entre les résines à squelettes labdanes des arbres pinus où n'apparaissent pas les acides diterpènes trans-communic, connus pour être surtout des substances antifongiques.




      La chimie organiques des oléorésines toujours sources de découvertes.

      La chimie organique des oléorésines contemporaines ne cesse de progresser, récemment encore, on vient d'identifier la présence de l'acide imbricatoloic dans des aiguilles et également les matrices d'oléorésines diterpènes des pins alors que cet acide n'était connus que dans l'Araucaria imbricata, l'arbre ornemental insolite qui porte le nom de : désespoir ou grimaces des singes ou sapin du Chili.







AMBRE / COPAL - La Saga Continue...




      
Pour répondre à plusieurs questions d'internautes voici un complément d'explication.

      
Au cours de ces trente dernières années, c'est cinq définitions génériques successives qui ont été tentées (avec plus ou moins d'audiences) pour expliquer les oléorésines fossiles et sub fossiles. Outre le nom d'origine affecté aux matières (plus de 70) pour signifier la provenance géographique (ex: Simétite = originaire de Sicile), les pays ont, selon leurs auteurs, souhaité orienter les définitions pour imposer leurs matières. Que l'on se place d'un point de vue géologique, gemmologie, botaniques, linguistique ou chimique, les définitions exploitent des concepts différents totalement indépendants. Mais, d'un point de vue TRES LOGIQUE, les oléorésines SONT TOUTES produites par des végétaux. Et, les prospecteurs ont tôt fait de préparer les confusions pour duper les acheteurs (et également leurs confrères, car personne n'y comprend plus rien). Ainsi l'Ambre NATIF signifie que l'oléorésine (indépendamment de son âge) est brute, telle qu'elle apparaît dans les roches encaissantes. L'Ambre dit NATUREL signifie que le bloc de brut a été nettoyé, (simplement nettoyé). Mais, l'acception "Ambre" n'est ici absolument pas associée au concept d'affinité botanique ! Un Ambre Natif peut donc être un truc-machin du type copal pour un botaniste.

      Bref, pas simple. Pour clarifier les notions, suivre les étiquettes dans les vitrines des magasins et comprendre les publications scientifiques, il faut regarder le circuit de transformation des matières. (Premier schéma). Et, en même temps, tenir un tableau des définitions. (Second schéma). L'idéal pour assimiler les concepts, serait de superposer les deux diagrammes présentés ci-dessous.
Premier schéma.
Le second schéma, ci-dessous, présente les gisements principaux par datation avec le volume très approximatif des matières collectées. Le tableau est évidemment simplifié.
Second schéma.

Un peu d'humour pour expliquer la raison des possibles
confusions Ambre - Copal : Le podium des résineux.





Correspondance adressée à Monsieur GEIRNAERT - Site Ambre.jaune.

L'ambre en Inde.


Monsieur. Tout d'abord je vous remercie pour toutes vos informations précieuses disponibles sur vos magnifiques pages Internet. Je viens d'acquérir par le biais de ma femme des terres en Inde. Plus exactement au Nord Est de l'Inde. A Nagaland, à 2h30 en Jeep de Dimapur. Sur ces terres il y a plusieurs hectares de jungle où se trouvent plusieurs arbres à ambre (Pinus succinifera je crois) mûrs, adultes. Ma femme étant sur place encore quelques jours -avant de retourner en France- n'a pas le temps de s'en occuper cette année. Nous irons en Inde en juin 2014. Je souhaiterai ouvrir une ONG pour la réintroduction d'animaux en voix d'extinction et, là, j'apprends qu'il y à des arbres (précieux ?) qui valent de l'or. Donc, comme vous pouvez le comprendre je veux préserver la nature.
Mes questions sont les suivantes: -Les arbres à ambres sont-ils en voix de disparition ? -A quel âge les arbres sont adultes (mûrs), combien de temps peut-on compter avant de les couper ? Je ne pense pas que la production végétale puisse ici pourrir ici comme une tomate. -Peut-il être intéressant de faire une production de miel ? -Peut-on bouturer un conifère ? - et enfin combien d'année faut-il pour récolter de l'ambre (âge de l'arbre) ?
Je vais de mon côté faire des recherches sur le net et merci d'avance. Ma femme voulait planter des teks mais tout d'abord il est impératif d'étudier la situation. Qu'en pensez-vous? Si le terrain est propice pour l'ambre, peut-être faudrait-il mixer la plantation avec de Teks ? D'un point de vue écologique, je suppose que c'est un arbre prisé (donc surement en voix d'extinction ?) d'où l'idée d'une replantation éventuelle ?
Un proverbe chinois dit :coupe 1 arbre plantes en 5, 1 ou 2 mourront et 3 ou 4 grandiront.
J'attends vos précieuses réponses. Merci encore et à très bientôt.
Mes Salutations distinguées. Harold.


Oui. Bonjour Monsieur.
Les chinois ont surtout pratiqué la déforestation à outrance et replantent aujourd'hui des arbres lors de politiques nationales pour arrêter l'érosion des sols (par le vent) dans des zones désertiques abandonnées par l'agriculture. Le sujet a été encore récemment présenté à la télévision...
Concernant vos arbres à "ambre", je crois que vous simplifiez beaucoup, vite et trop. L'ambre est une résine fossilisée (40 millions d'années). L'ambre est localisé aux seuls pays baltes. Et la matière précieuse a été produite par le Pinus succinifera, le nom générique d'une famille d'arbres aujourd'hui disparus. Le Pinus succinifera (qui accompagne les dinosaures) a disparu depuis plusieurs dizaines de millions d'années !
Autre point, des journalistes-scientifiques peu "scrupuleux" ou regardants, (avides de scoops ?), présentent en octobre 2010 un trésor vieux de 53 millions d'années en Inde. Ils désignent la matière sous le nom d'AMBRE -originaire d'Inde-, mais la production résultat(?) d'arbres à samares n'est d'ailleurs pas complètement polymérisée... Peut-être faudrait-il parler de copal ??? Le scientifique, le journaliste et le commercial pratique l'amalgame entre le copal et l'ambre. Notoriété, scoop et argent motivent chacun à désigner par ambre un copal. Présenter un copal comme de l'ambre c'est le meilleur moyen de s'enrichir. Ceci dit, (l'ambre vrais et avéré mis de côté), il existe 70 types différents de résines indurées plus ou moins fossilisées. Et, autre point encore, il existe 200 espèces végétales contemporaines qui produisent des oléorésines (qui souvent sont désignées à tord sous le nom racoleur d'ambre).
Tout ceci, Monsieur, pour vous dire que l'ambre en Inde n'existe pas encore (sauf découverte à venir)...
Maintenant, pour évaluer le potentiel de votre terrain et commenter les arguments utiles d'une éventuelle sylviculture (associée au teck) il est impératif d'identifier votre arbre à "ambre" producteur de résine... Cela passe par des photographies. Sans images il est assez abstrait de discuter de botanique...
Monsieur, peut-être pourriez-vous aussi tirer profit du modèle de la cuvette Congo où les arbres à "ambre", (en fait à copal) sont associés à d'autres plantes. Pour avancer dans votre dossier il faut avoir une approche botanique et expertiser les espèces.
Cordialement, Eric G.


Bonjour Monsieur GEIRNAERT. Ravis de votre mail si rapide, qui me couple le souffle. J'ai effectué plusieurs recherches parallèles avant de fouiller d'avantage votre site web. Je suis bien plus intéressé par la sauvegarde des arbres rares producteurs de résine que par l'argent. Ces arbres ici sont assez rares, donc, hors de questions donc de les couper pour de l'argent. Donc, Guruji (en Inde titre honorifique M. le maître) Eric Geirnaert, je vous remercie pour vos conseils et dès que j'aurais des photos, des échantillons (de terre et d'eau) je vous les ferai parvenir. En ce qui concerne l'avenir de ces arbres, seul la raison écologique sera retenue, l'argent loin derrière. A très vite. Mes respects du fond du cœur. Harold.


Bonjour Monsieur. Merci pour votre message. La préservation des arbres producteurs de résine a été également ma préoccupation TRES vibrante le jour où j'ai observé (assez déconcerté!) que des graines conservées idéalement dans plusieurs dépôts étaient récupérables dans quelques résines subfossiles et également le kérogène (de plusieurs sites). Tout émoustillé, presque fébrile, j'ai replanté les graines en espérant que les "capacités extrêmophiles des espèces" puissent redonner vie à des arbres antiques... Plusieurs équipes de terrain (au moins à Madagascar) travaillent à la préservation de la forêt antique et connaissent la problématique des taxons fragiles et rares. Il faut surtout prendre contact avec des spécialistes de la botanique.
Et, précision : Il apparaitrait... qu'il soit possible... qu'un ambre fossile puisse exister et soit localisé dans le schiste de Cambay du Gujarat, dans ouest de l'Inde... Oui, mais non! Les scientifiques (grands joueurs devant l'éternel) transforment un peu les définitions. En examinant attentivement les choses, la matière fossile indienne n'est pas un ambre mais d'avantage un copal puisque l'affinité botanique est celle des dipterocarpaceae. Pour les scientifiques (la fine équipe de joueurs), la définition : Ambre = oléorésines fossile des résineux, copal = oléorésines fossiles des feuillus semble finalement s'appliquer au cas par cas, selon les besoins spécifiques du jour. Si vous cherchez une vérité, (mais existe-t-elle ?) c'est assez déconcertant, les mêmes auteurs écrivent des propos contradictoires ! La situation peut se résumer par: "TOUTES mes découvertes sont du type ambre, les vôtres, ne sont que du type copal vulgaire..." Etant convenu que l'ambre est bien entendu plus précieux que le copal...
CQFD le copal existe PARTOUT, en Afrique, en Inde, etc... Mais l'ambre (sauf découverte à venir) n'existe pas encore en Inde.
Cordialement, Eric.











Bon, constat fait, la science de l'ambre qui transforme
le copal en ambre... la science ne tourne pas rond.

      La science de l'ambre ne tourne pas rond !

      En écoutant les chercheurs, avec encore cette émission de science passée à la télévision, il semblerait que les équipes ont de moins en moins de subventions et que c'est pour cela que les collectifs se retrouvent isolés sans réel moyen de communiquer (via les technologies modernes et le web).
Oui, communiquer nécessite des moyens... Ces équipes (nous ne parlons que de l'ambre, et ce n'est pas dit dans l'émission de télévision) ont imaginé des méthodes... Ils ont lâché des documents sur la toile où ils laissent leurs coordonnées pour faire des dons. "Messieurs - dames, à votre bon cœur, c'est pour la science !" Une mendicité en quelque sorte qui joue sur la fibre affective. Et, ces mêmes équipes, sur d'autres supports vendent au public les noms d'espèces des holotypes récemment découverts au prix hallucinant de 10.000€ pièce ! Pour cette somme une personne peut donner son patronyme à un fossile ! La science de l'ambre marche un peu sur la tête. Bon, arrêtons avec cette équipe et tournons nous vers une autre à 1.200 km de là qui prétend, elle, travailler sur des ambres beaucoup plus précieux que ceux présentés précédents !!! Voyons le problème des subventions. Pour être certain de na pas dénaturer les propos, je donne des extraits de rédactions. D'abord les auteurs vous félicitent pour la qualité de votre travail. Oui, les flatteries sont toujours une bonne entrée en matière. "Hi, Eric. I have seen your new amber web pages: they are really nice; you did a wondeful work, congratulations! Nice images really!" Ensuite ils vous expliquent qu'il est difficile de publier, et que la cause serait la crise mondiale."I know very well that making publications in international journals is not easy; moreover xxx accepts only research manuscripts and usually they do not publish reviews. Also for me and my colleagues who have been intensively working on scientific field (not only amber, but mostly xxx, which is my main academic activity), very often it is difficult to publish papers, since there is a great competition among authors and the journals must make a selection among the many manuscripts they receive every day. Also finding funding for new research has become much difficult lately, due to the world-wide financial crisis. But this is the difficult daily life of researchers!" Ceci dit, puisque les équipes sont bloquées par des manques de moyens, proposons leur, de faire tout le travail de prépresse, d'infographie de communication et de référencement pour construire (à leur convenance et évidemment gratuitement) un site Internet pour communiquer et présenter enfin leurs travaux. N'ayant aucun site web, mis au pied du mur que vont-ils répondre ? "I have talked also with my colleague xxx, and we think that it is not the case to emphasize the results of our scientific research on amber with great effect pictures in an internet site. We are used to deal with results through scientific journals, and maybe this is enough for our purposes. Thanks anyway for your kind offer that we decline." Et de poursuivre ensuite en donnant les explications des raisons du pourquoi et du comment certaines œuvres sont surtout mal présentées (comme des vidéos). En fait, les équipes de l'ambre ne souhaitent surtout pas collaborer. Mieux vaut ne rien avoir que de devoir dire merci pour une collaboration fut-elle gracieuse. Je n'exagère surtout pas. J'ai en mémoire la réponse du conservateur du plus grand musée du monde (section ambre) qui me répondait après l'avoir sollicité pour écrire la préface d'un travail de référence qu'il ne pouvait écrire en français que pour commander du fromage, acheter du vin ou fixer un rendez-vous à une petite française. Cette réponse démontre c'est le mépris et le protectionnisme qui isolent surtout les équipes. Les collaborations affichées aux médias ne sont que des arrangements de façades. Les étudiants chercheurs étrangers venus chez xxx qui ont publié en collaboration avec xxx et yyyy n'étaient motivés que par le désir d'en mettre pleins les yeux à l'américain connu de tous (et détesté pour sa position de leadership). Voyant l'extrême difficulté des combats, les dits étudiants (refusant toute aide pour la prise d'image des inclusions) ont évidemment abandonné l'ambre qui ne constituait qu'un moyen transitoire de grimper les échelons du pouvoir. Monsieur xxx n'a publié que trois travaux dans ce seul but. Il ne souhaite plus entendre parler de l'ambre. Si même vous veniez à inventer une technique de photographie des inclusions de l'ambre et vous souhaitiez proposer vos services gratuitement à des chercheurs de la grande institution, vous constaterez que c'est la méthode qu'ils souhaitent surtout s'approprier. Il veulent (et volent) les secrets, il ne veulent pas d'une collaboration. Et, le vol éventuellement fait, cela ne vous fera surtout pas passer les portes du château car sur la publication, il faut rigoureusement mettre son nom. Lorsque Monsieur x (grand spécialiste de l'ambre) m'écrit par e-mail il signe toujours avec son CV et le listing de ses 7 ouvrages disponibles à la vente. Est-ce la méthode à tenir ? A la longue, c'est assez ennuyeux, hautain et redondant… Cette rédaction, ici dans cette page, n'est surtout pas conduite par un sentiment de persécution né d'un entêtement rigide, égocentrique. Non ce document expose une réalité peu connue du public. Les scientifiques souvent donneurs de leçons (moralisateurs) sont des grands manipulateurs. Le mal est comparable au dopage dans le sport (avec les attitudes de la bonne éthique qui affichées masquent les coups bas). La science de l'ambre, pour prendre une allégorie, seraient un cyclone force 12 en évolution sur une mer huile. Retournez le paysage. Pivotez le décor de de haut en bas. Nous sommes donc dans l'eau, le monde du "silence". Mais, de l'autre coté du miroir se joue les rivalités que vous ne pouvez pas imaginer ! Pourquoi avoir fait des publications avec des chevaux de Troie dès 1998, ouverts, dix ans plus tard ? Mais simplement pour sonder les deux mondes de l'ambre. Si vous avez la chance de rencontrer les grands paléontologues et si vous avez l'extrême bonheur de pouvoir partager leur intimité, vous verrez que les histoires des rivalités sont trépidantes ! Ce sont de grandes tragédies grecques ! Pour les gros fossiles de dinosaures, pour l'invention des théories humaines, par exemple, les guerres font rages ! Et, le sang coule ! Il est plus intéressant d'étudier les paléontologues -qui, comme les vampires, ont une double vie- que leurs cailloux, qui biens observés, ne sont finalement que des traces mortes, inertes, fades, bien moins intéressantes que le vivant qui existe partout autour de nous...
Ah, oui, encore un souvenir. Il y a longtemps, venus à la grande institution avec mon papa, nous avions pris rendez-vous avec monsieur xxx (le conservateur de la collection entomologie) pour savoir comment devenir paléoentomologiste ou paléontologue, le rêve d'un petit enfant. Le réponse donnée disait grosso modo : "Monsieur, sur terre il existe plus de présidents (comptez un président par pays) que d'entomologistes qui vivent rémunérés pour leur observations des insectes. Si, vous souhaitez trouver un emploi -comme le mien- mieux vaut devenir Président de la République. Votre parcours sera plus facile. Suivez mon conseil, devenez président." Cette boutade méprisante (qui n'avait rein de l'humour) est à l'origine de ma propension à aller au bout des choses. Pour lui montrer que l'on peut aller de l'avant j'ai examiné son domaine, celui de l'ambre pour étudier les rouages du monde caché...








      2011 : l'Année Internationale de la Forêt.

      Sans tomber dans l'actualisme à excès, pour expliquer la forêt d'ambre et la raison physiologique de la production antique d'oléorésines en quantités, il est intéressant d'étudier l'arbre comme un écosystème à part entière. Pour l'Année Internationale de la forêt (2011), ce dossier qui présente une approche "écosystémique" de l'arbre, est l'allégorie de notre implication responsable dans des initiatives visant à améliorer notre connaissance et notre impact vis-à-vis de tous les types de forêts, y compris les arbres hors forêts.
Les insectes peuvent nous permettre d'étudier l'arbre et réciproquement. L'arbre producteur d'ambre est déjà plus explicite à l'examen de ses insectes fossiles, figés dans la résine indurée en pierre...










Une exposition passionnante au Musée ! 
Un voyage réalisé par les Editions Ambre.jaune ! 
Eric GEIRNAERT


      Le forum de l'ambre (rapidement devenu une référence) vit grâce aux questions nombreuses (très nombreuses) d'une communauté dynamique de naturalistes en tous genres. Insectes, Ambres et Dinosaures sont sources d'interrogations et d'émerveillements... Et, cela tombe bien, Insectes, Ambres et Dinosaures se retrouvent -pour notre plus grand plaisir- dans les locaux accueillants du musée d'Histoire Naturelle d'AUTUN !

      Après notre découverte sur le forum d'un nouveau gisement d'ambre français, il fallait bien une publication et une petite exposition au Musée d'Histoire Naturelle pour présenter les merveilles au public.






Regarder la publication de la découverte du nouveau gisement d'ambre

L'exposition AMBRE - INSECTES au Musée d'Histoire Naturelle d'AUTUN










Actualité Ambre 2009

Emission de télévision.

Reportage :

"De l'ambre à la lumière".


Jeudi 10 septembre 2009, Emission de télévision.
Envoyé spécial, reportage de Rémy Vincent et
Johan Bodin : "De l'ambre à la lumière".





      En période de crise économique, l'ambre (une matière TRES lucrative) revient à la mode. Les petits bracelets, les bagues, les boucles d'oreilles (les célèbres colliers dentaires pour bébés), l'ambre coloré bon marché, jusqu'aux parures à plus 400 € sont proposés au public...

      L'ambre jaune se vend bien et peut atteindre jusqu'à 10% du chiffre d'affaires des bijouteries françaises. L'ambre, cette résine végétale fossile est devenue l'or (réellement l'or) de la Baltique. La matière est "nichée" dans le sous-sol des forêts et sur les rives du territoire russe de Kaliningrad. Les mines (de terre bleue) à ciel ouvert sont d'ailleurs gardées par les agents du FSB, l'ex-KGB. Kaliningrad, cette enclave russe stratégique (connue pour ses missiles, = influences militaire), est réputée pour son ambre. Kaliningrad dispose du plus grand gisement d'ambre au monde. 80% des bijoux vendus en France viennent de l'immense carrière à ciel ouvert, Yantarny, (littéralement la ville de l'ambre), un complexe industriel sur plusieurs centaines d'hectares (aujourd'hui obsolète). L'extraction de la pierre jaune y est toujours monopole d'État. Les journalistes Rémy Vincent et Johan Bodin ont suivi la route du commerce de l'ambre, qui, de Yantarny mène ensuite à Gdansk en Pologne, devenue la plaque tournante du bijou d'ambre...

      La Pologne importe la matière, (le brut russe a une valeur initiale de 600 € le Kg). On comprend alors pourquoi et comment vivent et se développent ici et là les petites mines clandestines. Ci-dessous, des forçats de l'ambre (1) bravent partout les interdits pour "arrondir" leurs fins de mois en récoltant l'or balte... Avec une pompe, un compresseur, il suffit d'injecter l'eau sous pression dans le sol (2, 3) pour faire remonter sans effort les ambres léger à la surface... Le prix d'achat du matériel (1.000 $) est alors amorti en deux jours. Le film pose la focale sur ces trafiquants, qui, argent donné aux personnes conniventes, peuvent alors prospecter à côté des installations d'écoute de la police (4).





      Que penser de ces ouvriers qui ouvrent partout des mines clandestines pour gagner leur vie ? L'opération est assez rentable, (500 € de chiffre d'affaire par jour). La situation balte est assez étrange, car ces forçats (à leur compte) investissent dans le matériel d'avantage que les propriétaires institutionnels du conglomérat industriel russe de Yantarny (à l'agonie), ci-dessdous.
La communication autour de l'ambre russe est contrôlée (1). Interdiction de raconter quelques vérités qui fâchent. Impossible de relater le déclin de la production. L'ambre à Yantarny est encore transporté jusqu'aux ateliers de polissage en sac de 25 Kg (15.000 € le sac) sous escorte militaire (2). Si le conglomérat russe de Yantarny ne fait qu'illusion (3, 4) le commerce fonctionne.....

 



      Les protagonistes qui communiquent autour de l'ambre ont un discours de propagande. Ci-dessous, le guide touristique dans la mine de Yantarny (1) explique que "tout va bien, tout est beau". Mais la production est évidemment sur le déclin et le commerce -tenu de main de maître- profite surtout aux pays voisins (comme la Pologne). En effet, Gdansk, est devenue la plaque tournante de l'orfèvrerie. C'est là que les importateurs français (2) viennent faire leur marché pour les grandes chaînes de bijouterie. Avec 2 millions d'euro de commande par an, Monsieur xxx (2) de la société xxx créée en 1993, importe les bijoux pour la France. Et, Monsieur xxx de nous expliquer les vertus (très discutables) des colliers dentaires pour bébés... Les fabricants (3) ont un discours bien rodé. "Au détail les pièces seront vendues à partir de 10 €. En France, (cela tombe bien) les consommateurs préfèrent les formes ovales. Ce sont les petites pierres justes entourées d'un fin cerclage. On propose aussi les formes rondes."
Oui, mais, en réfléchissant un peu, les formes rondes, ovales, les gouttes surtout et les perles sont justement ces productions où le polissage enlève beaucoup de matière. Mais, cela n'est pas un problème car (et ce n'est pas expliqué dans le reportage) les productions sont aussi le résultat de matières fondues en autoclave... L'ambre vert par exemple (ce bijou vendu 209 € et présenté dans le film). Derniers protagonistes à communiquer autour de l'ambre, les stylistes et designers en joaillerie (4). Si l'on oublie que les gros amas bruts (opaques, prisés dans la culture polonaise) et montés en parures lourdes et ostentatoires ne sont pas forcément appréciées de tous les publics, alors, oui, on peut "croire" qu'il est possible de donner quelques lettres de noblesses à ces gros bijoux bling-bling excessifs (d'une valeur d'un an de salaire). Selon ces personnes : "Séduire les peoples c'est juste un phénomène marketing à mettre en place." Une simple campagne marketing devrait permettre d'expliquer pourquoi l'ambre peut et doit devenir le luxe suprême des gens riches. L'idée est de faire de la pierre d'ambre un produit de luxe... IL FAUT Orchestrer la Machine à Rêves, pour que l'ambre porte pleinement son label "d'Or" du Nord. Pour résumer, le monde de l'ambre balte est en crise, mais le VRAI POUVOIR sempiternel DE L'AMBRE c'est sa valeur financière...





      Ci-dessous, à coté des bijoux bling-bling, ces parures lourdes ostentatoires où les pierres présentées les plus grosses possibles sont effectivement naturelles (1), il y a ces toutes ces parures commerciales où les gemmes limpides et bien colorées sont cette fois constellées de petites paillettes circulaires (2, 3)... Les matières sortent, peut-être, cette fois des autoclaves... Les paillettes nombreuses -ces petites lignes circulaires d'écrasement dans les matrices limpides- (3) sont la marque du traitement artificiel des gemmes (compaction, fusion, solidification, amélioration des couleurs)... Le traitement renouvelé en autoclave (jusqu'à 4 fois pour l'ambre vert, cette référence présentée dans le film) permet de transformer tout ou presque (jusqu'à une poudre en un petit bijou). La phase de transformation, -véritable transmutation- des ambres bruts en gemmes limpides, solides, idéalement colorées, est un secret d'Etat ou de polichinelle... Tous les joailliers pratiquent les améliorations en autoclave mais, les commerciaux n'en parlent jamais (4) ou presque.





Les gemmes idéalement limpides, toujours constellées d'une myriade de petites
paillettes circulaires (des gemmes d'ailleurs qui ne fluorescent
quasiment plus
) sont-elles issues d'un traitement artificiel ?






Et, une petite remarque pour terminer...








Actualité Exposition photographique
Ambre Insectes 2008-2009

(La double vision des insectes réédition)







      La double vision des insectes réédition 2008-2009.

      Extraites de l'exposition photographique : "Ambre Insectes 2008-2009", (exposition réalisée, cette fois, dans les locaux de La Boutique à Jacques) les inclusions les plus anciennes du registre des fossiles de l'ambre prouvent que les insectes étaient dotés d'acuités sensorielles extraordinaires (pour ne pas dire hallucinantes)...

      Oui, très tôt sur le chemin de leur évolution, les arthropodes prétendus primitifs ont inventé des solutions physiologiques incroyables (impensables, pour nous, qui supposions que la nature inventait d'abord les choses simples, puis plus élaborées, selon une complexité graduelle croissante)... Les mouches antiques avaient des poils "verbaux" (pour parler), des poils olfactifs (pour sentir), des poils gustatifs (pour sentir) et d'autres encore pour analyser les mouvements. Les soies sensorielles n'étaient pas seulement dédiées au vol pour analyser les déplacements de l'air...

      Dans le registre des perceptions visuelles, les premières inventions sont à l'origine d'un mécanisme qui révolutionne notre "image" de l'insecte...

      Les premiers insectes ont inventé des structures qui permettent aujourd'hui de croire (sans extrapolation surfaite) qu'ils avaient une double vue. Des petites lentilles (à faible focalisation mais qui englobent des champs de vision très larges qui se chevauchent fortement) sont combinées à des yeux composés vastes dont l'acuité visuelle est limitée par l'angle d'ouverture faible des ommatidies. Et, le dispositif a ses avantages de produire des visions volontaires combinées à des visions réflexes !!! Le dispositif peut même fonctionner en vision crépusculaire sans interférence fâcheuse pour le vol maîtrisé (déjà) à la perfection (confer la nervation des ailes)... Quand les physiologistes dépensent une énergie énorme pour vérifier les capacités étonnantes des insectes contemporains, le paléoentomologiste découvre halluciné les étapes physiologiques de l'invention des organes. Deviner et interpréter un nouveau sens chez les insectes est un émerveillement ! Un éblouissant identique à celui de tenir le fossile si âgé et si parfaitement conservé !

      La double vision des insectes (réédition 2008-2009) fait suite à un article déjà publié dans la presse (COSINUS, N°42, Eric G. Septembre 2003). Pour cette exposition, de merveilleuses images entomologiques sont présentées. Et, un dossier expose pour terminer les notions de vols avec synchronisations spatiales, car, oui, certaines mouches volent en essaims coordonnés !




Actualité : Exposition Ambre-Insectes 2008 (représentée en 2009)


Exposition  : Ambre Insecte réalisée en 2008
Voir l'affiche de l'exposition Ambre Insecte
Les qualités les plus extraordinaires
d'ambre étaient exposées au Creusot.
Voir les ambres






Actualité Décembre 2007
Publication revue Géochronique


Couverture : Ephémère de l'ambre, Eric G.
      L'éphémère, est un insecte "éphémère" : une vie adulte très courte... Un passage bref. Et, cet insecte est aussi connu des entomologistes pour être délicat avec des téguments mous; et, d'aucun connaît son vol médiocre, (comme si les grandes ailes étaient trop fragiles). Aussi, n'y a-t-il pas "provocation" de Dame Nature à nous rapporter un spécimen fossile parfait, figé pour l'éternité dans une pierre ? N'y a-t-il pas éblouissement à voir une inclusion inchangée qui a traversé le temps : 50 millions d'année ?! La matière organique, matière banale, (car périssable face à l'usure du temps), a ce quelque chose en PLUS que le minéral de collection n'aura jamais...

      Vivante à l'origine, la matière organique n'est jamais tout à fait "éphémère". La matière organique conserve en elle les lois intemporelles qui régissent la nature. Voila un dossier passionnant à lire dans le superbe magazine des Géociences !

Revue d'information d'expression française en sciences de la Terre sous le patronage du Comité national de géologie. Coédité par la Société géologique de France et le BRGM. (Couverture : Ephémère de l'ambre, découverte, photographie et collection Eric G.)
Revue Géochronique

L'équipe éditoriale du site Ambre.jaune a contribuée à la publication de l'ouvrage François Michel : Le tour de France d'un géologue.








Les abeilles, le sujet le plus étudié dans le registre des fossiles de
l'ambre, sont les inclusions contrefaites les plus fréquentes.




Actualité Ambre - Abeille 2007



      Les abeilles de l'ambre, un sujet très surveillé.

      Lorsque les abeilles authentiques apparaissent dans le registre de l'ambre, les spécialistes sont tout émoustillés (à juste titre) trop heureux d'avoir enfin un matériel à étudier pour explorer ce groupe entomologique passionnant. Lorsque le registre de l'ambre s'ouvre en révélant un vrai fossile d'abeille, les spécialistes s'empressent d'examiner l'insecte antique avec la plus grande attention. La Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique fait ainsi écho (par des travaux publiés en République Tchèque, 2007) d'une découverte (désignée de RARISSIME des spécialistes) puisqu'il s'agit d'une abeille Apidae originaire de l'ambre balte, ici daté du Miocène moyen. Le fossile Thaumastobombus andreniformis Engel 2001 (Apidae : Apinae : Electrapini), est une femelle de la caste des ouvrières comparable morphologiquement au sujet holotype de référence. Cependant des variations mineures de taille, surtout, permettent de discuter le comportement de sociabilité du sujet ainsi examiné.
Plusieurs tribus de petites abeilles de la sous-famille des Apinae montrent des étapes simples (peut-être archaïques) d'eusociabilité. Les comportements sont sans doute communautaires, parfois solitaires et quelquefois parasitaires d'autres populations d'abeilles. Les découvertes de fossiles avérés dans le groupe des Apinae est alors du plus grand intérêt pour discuter l'évolution et l'invention de la sociabilité chez les abeilles et plus généralement chez les insectes. Les abeilles corbiculates, (désignées ainsi en raison du méta tibia modifié en panier à pollen) avérées dans le registre de l'ambre constituent avec les fourmis (et surtout la recherche du progénote), les insectes les plus recherchés des spécialistes pour raconter des Grandes et Belles Histoires forcément passionnantes. Ces abeilles antiques, par exemple, sont connues pour avoir récolté le pollen, le nectar et, également, la résine secrétée dans la forêt d'ambre antique comme matériaux de construction des nids.

      Pour ceux qui s'intéressent aux études des inclusions de l'ambre, on imagine quel potentiel formidable pourrait être alors la sublimissime abeille charpentière de René Gabriel Jeannel, (Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris en 1951).





      Que penser de l'abeille "charpentière" (une sorte de xylocope noir, très sombre, étrangement cuit dans la gemme claire, comme grillé à la cuisson d'un plasticomorphe Bakélite monté en température par le durcisseur chimique) publiée par René Gabriel Jeannel, (Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris en 1951) en couverture de son ouvrage : Paléontologie et peuplement de la Terre, 101 pages, XIV planches de dessins N&B. Edition BOUBEE.
Pour être explicite résumons le sujet en deux images :
1) Voici une image qui explique le halo blanc, signature indiscutable d'un fossile authentique.
2) Et, voici un insecte étrange de l'ambre (un xylocope sans référence bibliographique) où, bizarrement, le halo blanc manque.

      Le joli xylocope sombre de René Gabriel Jeannel ne pourrait-il être finalement un insecte contemporain noyé dans une résine de synthèse type bakélite ?...
Le dossier est présenté ici.












Actualité Juillet 2004
Découverte d'un étonnant
gisement d'ambre en Espagne


      Le monde de l'ambre est en ébullition.

      Tandis que certains souhaitent encore exposer les affleurements de l'Oise sous les feux de rampe (pour valoriser leurs recherches), des gisements deux fois antérieurs à ceux de Paris apparaissent très nombreux en Espagne ! Les nouveaux gisements d'ambre espagnols révèlent un bestiaire paléontologique remarquable. Si le matériel du bassin parisien est daté de 55 M.A. tous les échantillons espagnols découverts sont datés de 110 M.A. Cette nouvelle fenêtre sur le passé est entrouverte précisément à la période de l'émergence des grands groupes faunistiques. Après la découverte du progénote des fourmis (l'ancêtre des "ancêtres"), confer nos travaux sur le site, le brut espagnol ouvre les archives les plus précieuses au monde ! Plusieurs situations stratigraphiques semblent prometteuses : Navarre, Alava peñacerrada, Burgos, Cantabria. Bref la focale est portée sur ces ambres inestimables. Et, cela tombe bien, nous avons quelques échantillons, (offerts gracieusement par des confrères) et nous travaillons à l'étude (non mercantile) des inclusions organiques piégées. La presse en parle...
L'article de presse.









Actualité, Presse, Ambre - Interview - Journaux - Rubrique Sciences.


Article presse - lesoir.be : Eric Geirnaert, Un homme emprisonné dans l'ambre !
Page 10, Jeudi 18 mai 2000. Eric Geirnaert, un homme emprisonné dans l'ambre ! Par GISÈLE MARECHAL.

      Voici 135 millions d'années, dans de grandes régions du monde, des forêts de conifères produisaient de la résine. Protection de l'arbre malade contre les insectes parasites ? Productions résineuses d'arbres en pleine santé ? Mystère. Toujours est-il que l'ambre - d'origine végétale mais de nature minérale - renferme dans sa matière balsamique jaune foncé des quantités d'informations relatives à l'époque de sa formation biologique. Une mine d'or pour les paléontologues, professionnels... ou amateurs. Depuis son enfance, Eric Geirnaert (Villeneuve-d'Ascq) s'intéressait aux insectes. Sa passion, c'était de les observer, de les voir évoluer dans leur milieu. Puis un ami lui a fait découvrir la beauté de l'ambre. C'est alors qu'Eric s'est épris des animaux que, fortuitement, il y a découverts. A 32 ans, il a acquis des connaissances ayant valeur scientifique en matière d'inclusions dans l'ambre. Bien que son érudition lui vaut aujourd'hui une reconnaissance internationale - le jeune homme donnait récemment une conférence à la Faculté polytechnique de Mons, à l'invitation du Cercle géologique du Hainaut - E. Geirnaert ne se proclame pas scientifique pour autant. Informaticien de formation, il déclare que l'ambre, c'est une passion de poète.

      DANS LA NUIT DES TEMPS, LA VIE PÉTRIFIÉE...

      Sous la lentille de son microscope, l'érudit amateur photographie des animaux surpris dans la nuit des temps par une petite goutte de résine. Ses diapositives résultent d'un travail de patience prodigieux. Huit lumières savamment dosées... et voilà l'araignée étreignant sa proie, les moustiques copulant, le papillon pondant son chapelet d'oeufs... Étudier les insectes prisonniers de l'ambre, s'enthousiasme notre homme, c'est se faire le révélateur de leur vie sociale !

      Eric Geirnaert Le spécialiste Français des fourmis de l'ambre.

      E. Geirnaert a notamment étudié une pièce d'ambre de République dominicaine, découverte en février 1995 par Jorge Caridad. Datée de 30 millions d'années, elle enrobe 88 fourmis qui s'activent à transporter un couvain. E. Geirnaert en a réalisé une étude de taphonomie (étude du processus de fossilisation). Deux des 88 fourmis enfouies sont d'une espèce étrangère : elles ont la tête sectionnée par les soldats. Cette étude a permis à Eric Geirnaert de remporter un concours de la revue La Recherche, en juin 1997. Au gré de ses recherches, Eric Geirnaert a parfois été amené à bousculer quelques "certitudes" scientifiques. Les chercheurs, dit-il, pensaient qu'on ne trouverait jamais d'animaux aquatiques dans l'ambre. (Un contre exemple ici). Jusqu'au jour où j'ai trouvé un alevin d'à peine un millimètre. Ce petit poisson a peut-être été emprisonné au moment où un arbre produisant de la résine est tombé dans l'eau. Toujours est-il qu'il a permis de faire chuter un dogme au sein de la discipline.

      La passion de Geirnaert l'amène en tout cas à accumuler les découvertes. J'achète des pièces dont le contenu m'intrigue. J'en possède 10.000, qui toutes ensemble pèsent moins de 4 kilos. Ses découvertes les plus récentes sont une couleuvre dans un ambre de Madagascar et tout récemment, un corail dans un ambre de deux grammes! Il s'agit du tout premier élément marin. Dans la faune du commerce de l'ambre (les faux sont, paraît-il, légion), notre homme fait confiance à son intuition. Je possède un radar pour détecter les pièces exclusives.

      UN JURASSIC PARK POUR LES BACTÉRIES ?

      Mais si vous lui posez LA question, celle de savoir si toutes ces recherches pourraient un jour déboucher sur un "parc jurassique" façon Spielberg, alors Eric Geirnaert redevient très "académique". L'ambre alimente notre rêve le plus fou, celui de pouvoir remonter le temps. Mais dans l'état actuel des connaissances, cela ressemble fort à une utopie. D'abord, explique-t-il, parce que l'ambre qui aurait englobé un moustique ayant piqué un dinosaure serait âgé de plus de 70 millions d'années. Ce qui en fait un fossile très rare. Ensuite, le sang est dans l'estomac du moustique, et donc en phase de digestion. Attaqué par des substances chimiques, l'ADN y est fortement fragilisé. Il est donc impossible de récupérer le génome complet d'un dinosaure dans l'estomac ou l'intestin d'un moustique. Et même: les fragments d'ADN que l'on serait susceptible de récupérer dans l'ambre sont minuscules; les molécules d'ADN sont découpées en petits morceaux lors du processus de fossilisation. Le puzzle, dit Geirnaert, est impossible à reconstruire pour des génomes un peu compliqués. A ce jour, une telle opération de retour à la vie n'a en tout cas été réussie qu'une seule fois... Sur une bactérie. (Les résultats sont aujurd'hui discutés). Leur matériel génétique est, il est vrai, constitué d'un chromosome unique et circulaire. Il suffit donc d'une seule molécule en bon état pour redonner vie à une toute une colonie. C'est moins spectaculaire que des dinosaures, évidemment...

-=-=-=-=-=-


      Végétal. Durant plusieurs époques géologiques, des conifères et autres plantes à fleurs ont secrété une résine qui s'est ensuite fossilisée sous forme d'ambre jaune (par opposition à l'ambre gris, d'origine animale). L'ambre est donc d'origine végétale, et non minérale. La résine se solidifie et est entraînée dans des couches géologiques en superposition. La pièce d'ambre pèse de quelques grammes à plusieurs kilos (très rare). Baltique. L'ambre le plus abondant, le plus illustre, vient de la Baltique. Il est exploité en joaillerie et en industrie (confection de vernis). Il existe deux types de gisement.

- En dépôt dans un sédiment, l'ambre n'y tient pas en place: il se resédimente dans d'autres couches géologiques. Cette forme d'ambre peut être exploitée en carrières à ciel ouvert, où elle peut affleurer à très faible profondeur.
- Certaines pièces d'ambre de la Baltique sont acheminées sur les plages par la mer: ces galets-là se situent dans des couches sédimentaires affleurant le milieu sous-marin. Ils sont arrachés par les vagues; de densité comparable à l'eau de mer, ils s'acheminent vers les plages. Les pêcheurs peuvent les récupérer au moyen de filets, après des tempêtes.


      Nuit des temps. L'ambre russe est vieux de 100 millions d'années. Celui de New Jersey, de 95 millions d'années. Celui de l'île de Wight date de 120 millions d'années. Presque autant que l'ambre libanais, qui date de 120 à 130 millions d'années.


      France. Nos voisins possèdent aussi de nombreux gisements d'ambre. Deux cent ont été répertoriés à ce jour, notamment en Oise (54 millions d'années) et en Charente (100 millions d'années). Des recherches s'organisent au Muséum d'histoire naturelle de Paris.


      Gare aux faux ! Eric Geirnaert explique comment il peut différencier l'ambre véritable de la contrefaçon. Plus l'animal inclus est de taille imposante, plus il y a de chances pour qu'il s'agisse d'un faux. Il y a les vrais faussaires, qui incluent de vrais fossiles dans la résine de synthèse (plastique par exemple). Il y a les vrais blagueurs, qui immortalisent d'énormes lézards... ou le dessin d'une tête de chien !


L'ambre de la préhistoire à l'espace
et l'article de presse publié


Le premier congrès mondial de l'ambre ukrainien

Le congrès mondial des ambres espagnols

La première monographie française consacrée à l'ambre

AMBRE le roman de Shaun Oliver !






Vous souhaitez toucher du bout des doigts la magie de l'ambre ?
Vous avez une question ? Vous souhaitez présenter une découverte sur le site Ambre.jaune ?




Passez le curseur de la souris sur l'image pour apercevoir l'insecte fossile à l'origine de la couverture
du livre "Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie", présenté sur le site...



Vous désirez exploiter un texte ou une iconographie de qualité pour préparer
une exposition, une conférence, une publication ? Le site Ambre.jaune
vous accompagne, GRATUITEMENT...