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2002 - 2010 Eric GEIRNAERT / Ambre.Jaune.Free.fr -
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Le premier site francophone de vulgarisation 
consacré aux résines botaniques fossiles.

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Des actualités AMBRE
en vrac sur le site
Ambre.jaune



Le site Internet Ambre.jaune n'est pas commercial, que ce soit pour les ventes d'ambres ou pour la commercialisation d'articles
scientifiques. Le site désire explorer les fossiles et également les méthodes d'études de ces fossiles. Le site propose, (expose)
des informations gratuitement. Ce sont parfois des expertises, mais, également des comptes rendus d'enquêtes. Le monde
de l'ambre n'est pas celui que l'on s'imagine. La déontologie ambrée n'existe pas (forcément).





      Mars 2012 : Le langage par les couleurs avec les inclusions de l'ambre...

      Un excellent guide d'entomologie, présente en introduction l'ambre d'Amazonie, (découverte Eric Geirnaert 2002) en évoquant la coloration extrêmement rare des inclusions fossiles. Cette mention est l'occasion idéale d'expliquer la raison du morphe des insectes pour la communication par le langage des couleurs.










      Janvier 2008 : La fin des dinosaures aurait été causée par des insectes piqueurs de l'ambre ?!...

      Plusieurs théories ont été émises pour expliquer la disparition des dinosaures à la limite Crétacé-Tertiaire (dite K-T). La plus connue est évidemment celle de l'impact d'une météorite qui aurait entraîné une sorte d'hiver nucléaire étouffant les végétaux, allumant les volcans, ruinant ensuite la chaîne trophique (de prédation)...
Lire ce dossier. Ne revenons pas sur les autres hypothèses très intéressantes, mais, présentons plutôt cette théorie hallucinante d'épizooties transmises par des insectes piqueurs! L'hypothèse entomologique est défendue par des "adorateurs" de l'ambre George Poinar et Roberta Poinar qui auraient trouvé deux protozoaires du Crétacé : Leishmania et Plasmodium dans le matériel birman. En observant des nématodes, des protozoaires dans des fèces fossiles, voilà déjà les scientifiques assurés de tenir sans équivoque possible les preuves irréfutables de la disparition ubiquiste des dinosaures ! Les méchantes bestioles auraient (toutes) été décimées par les petits parasites (éventuellement intestinaux) pouvant être véhiculés par les insectes coprophages qui inventent à cette époque ancienne des nouvelles maladies. On se demande si les théories ne sont pas parfois échafaudées un peu vite comme si les auteurs souhaitaient publier leur scoop avec un effet d'annonce.
D'après "Insect attack may have finished off dinosaurs", Science-Centric sur le web (janvier 2008) selon : What Bugged the Dinosaurs? Insects, Disease and Death in the Cretaceous, par George Poinar et Roberta Poinar. Princeton University Press, 296 p. (publication personnelle)...

      Alors, encore une théorie sans fondement, une idée (risible) encore lancée à l'approbation publique pour distraire des lecteurs ? Une idée inventée, insolite comme celle des variations de la gravité qui auraient ruiné les grands animaux ? Rappelons que cet auteur -spécialiste mondial de l'ambre- a déjà publié dans un ouvrage... (l'annonce 2001 de...) la plus ancienne fourmi (130 M.A.), évidemment, qui n'en est pas une, (voir ci-dessous). Oui, c'est la course aux publications et c'est surtout la course aux exclusivtés ! Une lecture attentive des travaux de l'ambre -en suivant la chronologie des découvertes- démontre que certains sont de grands joueurs et, refusant de vraies découvertes, préfèrent le badinage risqué des appropriations et des accommodations plus ou moins honnêtes. Le monde de l'ambre est un piège, et les auteurs inventent leurs propres traquenards qui entretiennent la rivalité entre les équipes... Ces propos ne sont surtout pas lancés gratuitement mais restituent une réalité cachée au public. Les paléontologues (de l'ambre) se font une guerre terrible, sournoise, à tous les niveaux (voir ici). La théorie inventée n'est qu'une étape visible des rivalités et du processus général de dénigrement systématique et méthodique des travaux concurrents.

      En examinant quelques échantillons du Liban, de Birmanie et du Canada, voici une théorie vite montée et surtout très osée ! La "grande maladie" aurait tué l'ensemble des dinosaures à cette époque où les insectes préhistoriques se déplaçaient en essaims voraces véhiculant leurs microbes pathogènes. Oui, on croirait le scénario d'un mauvais film de science des années 30. Un vers intestinal et deux protozoaires et voilà une théorie mondiale qui invente la malaria, les leishmanioses… Soyons ouverts, mais, restons critiques. Ici, c'est une fois de plus la science spectacle. Et, le "spectacle" continue, cette fois, avec les puces géantes...







      Février 2012 : La puce géante pique les dinosaures...

      En trouvant des fossiles chinois apparentés à nos puces actuelles (pièces buccales allongées et les griffes "spécialisées" pour s'agripper à des poils hypothétiques ou les plumes ????) les scientifiques (avides de scoops?) affirment que des puces antiques de deux centimètres piquaient les dinosaures...
Evidement repérer un insecte (une morphologie) ne permet pas d'affirmer un comportement. Seul le fossile rare d'une phorésie ou d'un parasitisme permet la démonstration. Je rapporte rigoureusement ce que l'on m'a écrit… (et, qui est surtout vrai)... Et, de tels fossiles existent. Voici par exemple le seul exemple connu d'une phorésie trouvé sur le gladiateur, le dernier ordre d'insectes identifié en avril 2002. Il est surprenant que les donneurs d'ordres n'appliquent pas à leurs travaux ce qu'ils imposent aux autres. Alors, la science spectacle ? Oui, c'est rigoureusement la science spectacle.













      Octobre 2009 : Les mouches licornes de l'ambre...

      Eric Geirnaert (2003) - Diptère : La Double Vision des Insectes...

      Publié dès 2003, soit un an après ma monographie de l'ambre, -pour garder l'invention de la découverte-, la fonction de l'œil neuronal chez l'insecte n'est pas l'idée délirante d'un naturaliste halluciné par trop d'éthologie. Non, ce troisième œil -la vision ocellaire qui permet à la mouche de voler dans un orage en évitant ls gouttes de pluie- existe et trouve son expression chez les diptères (Bibionomorpha) du Crétacé. Ces mouches licornes (Cascoplecia insolitis 2009) portent leur triplet d'ocelles à l'extrémité d'une protubérance.
Il est dommage que la communauté scientifique refuse les découvertes au seul motif qu'elles ne sont pas propriété de la grande institution. Etudier le comportement des insectes "in natura" pris naturellement au piège des résines permet de comprendre les faits que des fossiles progénotes (aux morphologies étranges) viendront valider. Surveiller l'éthologie pour confronter les faits aux dossiers extraits des fossiles de l'ambre assure un voyage de contemplation infini !...










      Décembre 2010 : A coté de la Taxonomie de l'ambre...

      A côté de la Taxonomie de l'ambre, la taphonomie de certains sujets.

      A côté de la biométrie maladive des morphologies étudiées à la loupe, (pour la description urgentissime de la sacro sainte nouvelle espèce) les taxonomistes passent parfois à coté de renseignements précieux. Si d'ordinaire les antennes des petits insectes -piégés vivants par la résine- se révèlent, une fois l'animal étouffé, être des indicateurs fiables de la force qu'ont exercé les coulées sur les dépouilles, (rendant alors possible une lecture taphonomique de la scène d'ambre), il existe une originalité remarquable à l'exercice taphonomique.





 
La lecture des fossiles de l'ambre, comme le suggère le titre de la conversation, ne se limite pas aux seules descriptions des organes...
Une position mortuaire figée dans un fossile d'ambre peut contenir de précieux indices tant sur les capacités biologiques de
l'insecte que sur l'état du sujet occupé dans ses activités quotidiennes, (comme c'est le cas ici).




 
La disposition des antennes (ou évidemment d'autres organes chez les insectes) peut suggérer des capacités et également ( = rigoureusement)
des comportements riches d'enseignement. Il est dommage que les travaux diffusés ne présentent jamais ces notions qui, (pourtant
accessibles à chacun sans gros moyens), raviront les collectionneurs, très heureux de pourvoir
expliquer d'avantage les pierres insectifères autrement assez muettes.





      Des insectes apparaissent souvent avec une position antennaire ignorée des spécialistes (ou, pire encore, jamais commenté dans le moindre article). Plusieurs espèces de micros papillons de l'ambre sont souvent retrouvées les antennes positionnées de façons étrange et assez remarquables...

      Prenons un exemple. Sur le fossile de l'ambre, ci dessous, l'une des antennes est dirigées vers l'avant (parfois ouverte avec un angle assez constant) tandis que l'autre, courbe, est vraiment rangée le long du corps. Peut-on croire que ces positions originales de l'ambre -où les deux antennes sont en oppositions- soient le jeu du simple hasard mêlé à la force de l'écoulement de la résine plastique? Jouant au candide, j'ai posé la question à plusieurs spécialistes (qui, assurant connaître le sujet) répondent par l'affirmative.

      Oui, mais, non. Désolé... En examinant les insectes actuels, on comprend d'avantage la position mortuaire parfois si spécifique de certains spécimens de l'ambre. Alors, selon vous que voit-on ?










Que raconte ce rapprochement d'un papillon contemporain avec sn homologue de l'ambre ?
Que signifie et que peut révéler la position de certains papillons dans l'ambre ?






Roulant leurs antennes au vent -comme les bras d'une
personne qui nage le crawl-
, des papillons contemporains
montrent des capacités qui semblent correspondre aux
positions statufiées étranges de leurs homologues
passés, suggérant, une perception olfactive
et/ou une communication gestuelle...






Les insectes analysent les potentialités d'un site à partir d'investigations visuelles mais aussi olfactives en cherchant et en jugeant un bouquet d'informations utiles sur les ressources locales. A coté des abeilles connues depuis longtemps pour juger les situations visuelles, et, étudiées depuis peu, pour leurs perceptions olfactives des odeurs des résines (à lire ici) d'autres insectes comme les papillons évaluent surtout les composés volatils pour satisfaire leurs besoins primordiaux.
Des micros papillons analysent les gradients d'odeurs dans un biotope en jouant une danse des antennes (surtout longues) dont le mouvement renseigne sur le gradient olfactif qui permet de localiser la source de la ressource ou de l'information malgré le déplacement de l'air. La position des appendices des insectes (les antennes par exemple), les comportements intimes des spécimens ne sont jamais analysés de concert avec les propriétés des oléorésines, c'est dommage. Les travaux (publiés) de l'ambre ne voient que la sacro sainte biométrie des sujets (montés en lames minces) pour décrite la nouvelle espèce qui déjà porte le patronyme -terminé par i- de l'inventeur. Il est regrettable que personne n'ait encore exploité la position fossile des papillons antiques figés dans les résines indurées pour discuter les perceptions antiques des nuages d'insectes qui colonisaient les forêts à cette époque où la Terre ne connaissait pas encore l'homme.
Ce qu'il faut comprendre c'est que la position étrange des antennes des papillons fossiles prouve (au moins ici) un comportement de perception (olfactif). Les antennes n'ont surtout pas une position née au fluage hasardeux des résines. Ce point est ignoré de la science qui étudie l'ambre.




      Pour se retrouver et se reproduire, les papillons de nuit et de nombreux micro papillons utilisent des phéromones. Ce message odorant est émis par la femelle pour attirer le mâle de son espèce, parfois à très longue distance. Lors d'étude d'olfactométrie, on a démontré que les papillons contemporains sont les maîtres de la perception antennaire. La spécificité de cette communication est assurée à la fois par la composition du mélange phéromonal, le ratio des différents composés, et, également, par la période d'émission du message selon un rythme nycthéméral (qui désigne une alternance d'un jour et d'une nuit, correspondant à un cycle biologique de 24 heures. Iglesias et al, 1999). Cette fenêtre temporelle d'émission phéromonale est d'ailleurs une caractéristique de l'espèce, d'où la contingence assez homogène des séries observées prises au piège des résines.





      La danse stéréotypée antennaire de chimioréception par espèce.

      Les petits papillons sont donc sensibles à des molécules et des cocktails spécifiques de molécules qu'ils analysent en déplaçant leurs organes sensoriels au vent. Plusieurs micro-lépidoptères actuels, souvent postés d'équerre sur un support végétal roulent leurs antennes au vent à l'identique d'un nageur qui pratique le crawl. Immobile pendant la perception des courants d'air odorants, on peut supposer que les papillons antiques (devenus des fossiles d'ambre) pratiquaient une danse antennaire dont les positions sont restituées dans l'ambre.

      Le fossile d'ambre raconte alors plus que la morphologie des organes, le fossile d'ambre restitue aussi de précieux comportements (souvent ignorés? des taxonomistes) où jamais commenté, jusqu'à ce jour, pour les papillons de l'ambre... Les antennes des papillons, on le voit sur de nombreux fossiles de l'ambre sont couvertes de sensilles olfactives, sortes de petits "poils" sensoriels spécialisés qui abritent les neurones olfactifs. Pour vérifier le fonctionnement théorique de ces minuscules dispositifs, (sur des sujets morts, antiques) la position des antennes des insectes dans cette danse stéréotypée de chimioréception par espèce (observable dans le fossile) est alors un indice précieux.

      Le mouvement dansé des antennes des papillons, parfois alterné comme les bras d'un nageur qui pratique le crawl (sans avancer!), varie évidemment selon les espèces. Et, les papillons dont les antennes sont trop longues utilisent d'autres animations plus adaptées, comme des rotations en cônes sérés selon une symétrie de plan facial. Voir cette image.
La danse antennaire chez les papillons contemporains est, avouons le, peu étudiée... Ne parlons pas alors de celle éventuellement conservée dans le registre des fossiles de l'ambre. Pourtant, imaginez qu'un chercheur explique aujourd'hui qu'un dinosaure (grâce à sa position mortuaire) montre qu'il devait certainement avoir une capacité sensorielle qu'un comportement semble expliquer. On dirait : Génial! Le fossile restitue une foule d'informations !
Pour les insectes de l'ambre, c'est rigoureusement la même chose. Mais, les équipes (surtout par tradition ?) sont surtout occupées aux seules descriptions des holotypes, qui, avouons le, ne fédère pas les commentaires enthousiastes, surtout si les images, difficiles à réaliser, sont remplacées par des schémas en noir et blanc. J'ai quelques livres des inventaires exhaustifs de plusieurs groupes entomologiques de l'ambre que l'on m'a donné gracieusement avec ce commentaire : Tient. C'est sûrement passionnant pour un spécialiste, mais les schémas en noir et blanc, par centaines, c'est redondant et cela n'intéresse pas vraiment un lectorat surtout captivé par la couleur, les mouvements et les histoires qui peuvent être présentées dans les TPE.

      La position des antennes des papillons s'apparente alors un peu (au moins pour son potentiel taphonomique d'une lecture descriptive du fossile) aux dispositions des antennes des fourmis, qui, comme nous le savons, constituent un langage tactile qui peut être décrypté (et même conservé à l'état fossile. Un exemple, également dans l'ambre avec cette découverte rarissime).




      La description morphologique des insectes de l'ambre dans l'ignorance complète du comportement c'est le meilleur moyen de s'égarer... Prenons simplement le groupe des fulgores (étudié dans la pierre jaune par Germar et Berend depuis 1856 !) dont le nom, issu du latin, signifie éclair en rapport à l'organe insolite porté au front désigné de "lanterne", dont on imaginait qu'elle produisait des lumières… A quoi correspond l'organe ? Mais simplement à une caisse de résonance qui amplifie les vibrations transmises par le support que sont les tiges végétales lorsque d'autres insectes, distants de plusieurs centimètres, cognent de la tête sur le végétal pour transmettre un message. Attendons les travaux de l'ambre (peut-être existent-ils) qui expliquent et développent ce petit point de détail (JUSTE FONDAMENTAL) pour l'un des groupes les plus étudiés de l'ambre ! En parlant des fulgores, j'ai une pensée amicale très sincère pour JACEK SZWEDO, qui a eu l'extrême gentillesse d'écrire la préface de ma monographie.


Ce sujet d'examen des papillons qui communiquent par
l'utilisation de leurs antennes est évidemment
publié dans le corpus (ci-dessous)
des fossiles qui restituent
des comportements.
















      Décembre 2010 : L'évolution des Dermaptères...

      Dans un lot d'ambre très particulier qui a déjà révélé des mélanophores fossiles, et peut-être, aussi les traces du premier caméléon, les découvertes passionnantes et rarissimes se succèdent ! Cette fois les observations concernent les perce-oreilles (Dermaptères).

      Tandis que la première étape visible de l'évolution morphologique (juste après le jurassique) concerne les forceps larvaires qui, jusque là segmentés, fusionnent bientôt leurs sections; tandis que le groupe évolue ensuite selon la formation d'un pénis qui devient éventuellement double, tandis que certains sujets mutent carnivores devant le reste du groupe resté omnivore, tandis que les transformations morphologiques se jouent, les soins aux jeunes se muent dans plusieurs stratégies selon le léchage des œufs, déclenchés par des substances chimiques.

      Tandis que la perce oreille vit son évolution (morphologique et comportementale), il est sans doute intéressant de restituer les (TROP RARES) morphologies des fossiles où précisément certains détails comme les soies sensorielles aux cerques prouvent des comportements originaux autrement évoqués que par des théories abstraites.

      Les soies sensorielles chez les Dermaptères de l'ambre sont une petite merveille ! Pour compléter le sujet des Dermaptères: Vancassel 1984, Gyomarch 1995, Caussanel 1970, Campan et Scapini 2002.



Une découverte exclusive concernant les perce-oreilles !





L'image montre un perce-oreille contemporain occupé sur un petit bout de pomme. Et, en vignette, un
fossile de l'ambre RARE et remarquable pour les soies sensorielles aux cerques.









Comme expliqué ici dans le site, un procédé d'effacement de la gemme par le jeu calculé des lumières
incidentes permet -sur des ambres bruts- d'aller chercher des illuminations particulièrement
fortes, lesquelles, révèlent des détails superbes comme cette aile de perce oreille...




      Pour discuter de l'évolution des insectes en tenant un objet surtout profitable, arrêtons nous quelques instants sur les ailes des dermaptères. Il est particulièrement intéressant de noter les évolutions structurelles et la prolongation remarquable du secteur anal des ailes souples des perce-oreilles -qui a eu lieu aux dépens du reste de l'aile-. L'évolution des structures est poussée à l'extrême. Et, les dites ailes souples, restent fonctionnelles. Selon une théorie, les ailes des insectes se seraient développées à partir de coussinets aplatis que certaines espèces fossiles présentaient sur les segments de leur corps. Ces coussinets auraient d'abord servi à réguler la température puis auraient pu servir à glisser avant de devenir de véritables "ailes". Une autre théorie, plus récente, avance l'hypothèse que les ailes des insectes se sont développées à partir de branchies qui se trouvaient sur les pattes des ancêtres des plécoptères, parents officiels des insectes actuels. Ces branchies auraient permis à ces insectes antiques de respirer sous l'eau.
Les changements morphologiques nécessaires à l'aptitude au vol sont très importants; il est certain que les premiers insectes capables de voler sont apparus avant le Carbonifère mais les fossiles (bien qu'existant) manquent pour pouvoir reconstituer cette longue évolution. Et, au final avec l'exemple des perce-oreilles il est assez difficile d'expliquer les raisons de certaines améliorations (complexifications ou simplifications)...






Une bonne maîtrise de l'utilisation des lumières sur des échantillons bruts (c'est-à-dire non découpés en lames
minces) permet d'observer les inclusions fossiles comme si ces dernières étaient "radiographiées".
En maîtrisant la technique photographique macro de l'ambre, il est parfois possible d'aller
chercher (sans la moindre méthode coûteuse) le contenu des inclusions.
L'image formidable de ce perce oreille de l'ambre laisse
ainsi apparaître les organes internes desséchés !




      Faisant écho aux comportements éventuellement grégaires (Engel) imaginé sur l'observation de quatre nymphes synchrones dans un même ambre crétacé, on peut se demander (GEIRNAERT 2000) si la perception chimique n'a pas -dans le passé- joué un rôle proto communautaire assez crucial, guidant l'évolution du groupe. Et, si tel est le cas, la découverte de progénotes ayant des soies aux cerques est évidemment du plus grand intérêt. Les soies aux cerques sont un indice intéressant d'une possible perception chimique.

      Dans cette approche d'une focale posée sur les cerques (parfois poilus) des Dermaptères de l'ambre, il serait intéressant de compléter les (rares) séries étudiées avec une comparaison des soies (ici longues) situées au niveau des cerques ou de temps à autre présentes sous formes des touffes de poils épineux courts. Plusieurs taxons qui restent ainsi à observer seront évidemment problématiques à classer du fait des critères taxonomiques différents utilisés pour cataloguer les représentants actuels du groupe.

      Quoi qu'il en soit, présenter des images de Dermaptères ayant des soies aux cerques est toujours une mention intéressante pour discuter plus que la phylogénie des ces insectes connus aujourd'hui pour leurs attentions maternelles très rares dans le monde entomologique.

      Les dermaptères de l'ambre aux pinces munies de soies, vous connaissiez ? Cherchez bien sur le web, vous verrez, ... c'est assez rare ! (Humour).






Pour évoquer l'arrivée des dermaptères au piège de l'ambre (autrement que par des théories)
on peut réaliser des observations in natura. Et, en évitant l'écueil de l'actualisme, on peut
au moins améliorer notre perception des choses. Par exemple, des champignons
peuvent de développer sur les dépouilles et ces observations sont
intéressantes pour plusieurs discussions.












      Et si juillet 2010 avait été les prémices de l'année mondiale de la forêt ?!

      Le 14 juillet 2010, en balade dans les hautes terres du Morvan, prospectant pour mes inventaires photographiques (ici), je recherche les arbres. Je suis parmi ces sujets étranges qui ont pris des formes aussi biscornues que fantasmagoriques... La forêt de Bibracte, au cœur du Morvan, abrite l'esprit de la forêt avec ces être remarquables que j'interpelle et que je questionne. Je parle aux arbres, mais pas à tous les arbres. Je dialogue avec le Queule. L'être vivant (ou l'hêtre vivant), plus exactement, qui a été tressé par les gaulois pour faire des haies...

      Les Queules, les plus remarquables du Morvan sont ceux restés, ici, le long de ce chemin bordé par les grosses pierres erratiques dans ce biotope riches en insectes, où je suis régulièrement...
 

 
      Nous sommes ce 14 juillet, et, je cherche à m'isoler de ce tumulte humain -le bruyant 14 juillet en préparation- qui consiste à lancer des "foudres" en artifice (le feu d'articice) pour faire la fête au ciel... Ce dernier, très sombre -de caractère-, en décide autrement. Le ciel, plus noir que l'obscur de la forêt sombre (Morven en celte) devance les hommes. "Pour 2010, ce sera le ciel qui fera la fête aux hommes !"... Les rais de lumières, pour une fois, sont inversés. Le feu tombe déjà du ciel. Le déluge d'artifice vient d'en haut et écrase le Morvan, là, juste devant moi. Le ciel se déchaîne et montre la toute puissance des éclairs qui claquent comme un fouet en direction des esprits Queules. La chasse est ouverte ! La déflagration résonne encore une fois ! Oui, le Morvan est vivant, peut-être même en colère. Les Queules m'avaient avertis, du coin de l'œil. "Eric, aujourd'hui la forêt est à la fête", m'avait-ils lancé du coin de l'œil.




  Aujourd'hui, la forêt...

est à la fête ?!  



      Voyant les grosses gouttes tomber, je pensais, d'abord aux larmes mélancoliques d'un Queule supérieur peut-être très grand. Mais, la réalité s'imposa vite. Les Queules ne sont pas, et ne seront jamais, mélancoliques. Précipité sur le chemin du retour, je regardais l'orage qui se mua en tornade. Les Queules étaient en guerre. Les pauvres résineux faméliques (nés de la cupidité des hommes, plantés au garde à vous, tous alignés), vrillés, cassés, déracinés, ... devirent les victimes de chasse des belligérances supérieures et telluriques, tandis que les Queules, pluri centenaires, profitaient déjà d'une forêt clairsemée pour mieux parler aux cieux.




 

      Ce jour de juillet plusieurs parcelles du Morvan ont été particulièrement touchées ou devrait-on dire nettoyées de l'empreinte anthropique... La forêt est vivante, certes parfois dans la tourmente, mais vivante. Parfois, elle, se purge. D'ailleurs, je l'ai remarqué, au coup des fusils de chasses, les Quelles éructent lorsque la balle meurtrière blesse un arbre ou pire encore se fige dans les muscles de l'animal déjà harcelé par les chiens.

      La forêt, d'ici et d'ailleurs, de la biosphère d'ambre ou du présent, mérite bien un concours de photographies...

 



Les Queules : Comme les pierres légendaires, les arbres aux formes parfois expressives et surprenantes donnent au Morvan tout son mystère. Le long des chemins oubliés des hommes on trouve dans le Morvan des queules. Les queules, ce sont des arbres tordus, souvent des hêtres, mémoire antique et vivante des anciennes haies tressées, qui autrefois limitaient les champs et les propriétés. Dès qu'une haie s'éclaircissait, les jeunes branches étaient ployées horizontales et parfois tressées vers le sol comme l'osier d'un panier. En grandissant, les haies domptées des hommes ont progressé en prenant ces formes étranges parfois irréelles.


L
e concours de photographies (entièrement gratuit) est présenté ici.








      Ici plus qu'ailleurs, pour 2011, ce sera la forêt d'ambre !

      Après l'année 2010 consacrée à la biodiversité, 2011 est l'Année Internationale de la forêt. Pour suivre le sujet, le site Internet Ambre.Jaune vous présente, en exclusivité, la forêt d'ambre !

      Dans des lots remarquables, plusieurs portions de bois fossiles contiennent des perles d'ambre. J'ai découverts plusieurs branches fossiles de l'arbre producteur d'ambre !... La résine est encore piégée à l'intérieur du bois. La résine apparaît dans l'épaisseur des tissus le long du cylindre axial des branches, et, sous le liber dans d'autres échantillons...




      Dans le bassin sédimentaire que j'examine, (le site restera secret) l'ambre jaune est, certes, connu en divers points, mais, certains lots de bruts apparaissent différents. Les nouveaux échantillons examinés sont moins insectifères, et, retiennent cependant mon attention. Tous les sites inventoriés sont datés et correspondent au faciès marge littoral sous un climat tropical comme le précise surtout l'inventaire de la paléo faune. Si le bassin a déjà fourni de grandes quantités de cette résine fossile, le nouveau lot étudié, restitue cette fois des macrorestes végétaux, notamment du bois en connexion avec les poches de résine. La matériel a sédimenté en zone deltaïque sous en climat sub-tropical. Le bois particulier du tronc est orné de sillons parallèles horizontaux visibles macroscopiquement. Et, des branches, sans doute, d'une autre espèce montrent cette fois les structures axiales des canaux centraux. Rencontré pour la première fois dans les strates des roches ambrifères, ces macrorestes végétaux (jamais décrit) sont une opportunité formidable pour suivre l'évolution de la forêt d'ambre.





      Finalement, il serait intéressant de vérifier la possible affinité avec la lignée des arbres producteurs d'ambre installés dans le basin parisien. Rappelons nous de cette autre portion de bois producteur d'ambre du paysage parisien (découverte Eric G) qui montre, cette fois, les canaux sécréteurs de résine. Le bois parisien a été décrit par Combes sous le nom Aulacoxylon sparnacense en 1907.

      Une étude et une description anatomique des nouvelles séries végétales à l'origine de cette oléorésine indurée en ambre, seraient utiles et permettraient d'étudier les particularités avec les Caesalpiniaceae (angiospermes, eudicotylédones). L'abondance du matériel végétal, parfaitement conservé, permet la reconstitution du paysage végétal à cette époque spécifique ou précisément les marqueurs environnementaux sont discutés.

      La mosaïque de la forêt d'ambre trouve ses plus belles images pour 2011 et dessine déjà les nouvelles limites paléogéographiques de cet environnement trop peu étudié.




      2010 L'Ambre de haute Savoie serait de l'allingite ?...

      Oui, avec un nom "pareil", les matières sont originaires des carrières d'Allinges ! Mais, le nom vernaculaire n'est évidemment d'aucun renseignement sur l'affinité botanique des matières.
Pour des renseignements sur ces : Ambrios-COPALITES, (ou ambres-SUCCINIFILES), il serait intéressant de demander l'origine botanique et quelques autres informations à Martial Dray, Hydrogéologue, Docteur en Géodynamique Externe et ancien directeur du Centre de Recherches Géodynamique de Thonon (Université Paris 6) et Anne Guyomard, Géologue, Coordinatrice démarche Géoparc au SIAC.

      Lors d'une présentation pédagogique (2010) en présentant le site, les spécialistes ont abordé plusieurs thèmes depuis les grès des allinges, marqueur de la fermeture de l'océan alpin et contenant des nodules d'Ambres (Allingites), en passant par la formation des nappes de Charriages comme celle du Gurnigel tout en faisant un détour par le chenal glaciaire de Draillant.

      Les résines indurées en hautes Savoie sont mentionnées par le travail remarquable de Colette du Gardin dès 1995, un travail que j'ai exploité en bibliographie pour mes publications 2002. La parure d'ambre au Néolithique et à l'âge de Bronze, 1995 Colette du Gardin. Université de Rennes I. Les résines indurées originaires de grès en hautes Savoie apparaissent sous formes de petits nodules, comme présenté, sur ce dessin.



      Ambre, le nom Vernaculaire...

      Lorsque l'on parle des résines fossiles, on tombe vite dans le piège assez fou de vouloir dresser un inventaire des découvertes. Je dis piège, car, très souvent les auteurs ont inventé des mots ou appliqué le simple nom de la localité aux découvertes qui, sans autres affinités botaniques, ont alors autant de noms que de désignations de sites...

      En Angleterre, dans des argiles bleues d'Highgate (un quartier de Londres du district de Camden) une résine tendre et fragile, fondant facilement, a été nommée copaline en 1924… La copaline (ou Highgate Amber) est évidemment un nom générique, un nom spécifique, inventée par M. Williamson (page 192 du magazine Geological N°61, 1924) pour désigner une résine angiosperme mal définie ressemblant à de l'ambre (An ill-defined resin, resembling amber) trouvée à Londres.
Geo. C. Williamson, 1924, Highgate Amber. Geological Magazine, 61, pp 192-192.
Avec 70 types différents dans une cinquantaine de pays, on peut compter aisément une centaine de noms vernaculaires français pour les résines indurées. Ce sont souvent des noms inventés ou noms vernaculaires utilisés essentiellement dans le pays ou la région d'origine.
La copaline ne désigne que la découverte d'Highgate et ne s'applique nullement aux matériaux semblables trouvés ailleurs.

      Donnons d'autres exemples :

- La keflachite (ou Köflachite), une résine mal définie, ressemblant à l'ambre, a été désignée ainsi par Maria Lankowitz durant l'examen d'un dépôt de lignite de Köflach (en Styrie le cœur vert de l'Autriche).
- La jaulingite est une résine trouvée à Jauling en Autriche.
- La Chemawinite (B. J. Harrington, 1891), ou, la Cedarite (R. Klebs, 1897) est localisée au lac Cedar (Manitoba) Canada.
- L' allingite est le nom de la résine fossile trouvée dans les carrières d'Allinges en Haute Savoie...

      Et, le sujet se complique encore, car les noms vernaculaires (plus ou moins connus) ont forcément leurs correspondances étrangères qui portent à confusions, donnons l'exemple du matériel de la Nouvelle-zélande : Ambrite (en français) et Amberlite ou amberite (en anglais).
Roumanite, schraufite, aikaïte, ajkaite, aikait, burmit, bursztyn baltycki, bursztyn dominikanski,...







      Enfin la première trace d'un caméléon dans l'ambre ?...

      Septembre 2010, voici une nouvelle découverte rare, et une image qui a un retentissement très particulier.

      Cette nouvelle découverte d'une inclusion de vertébré est apparemment, (sauf si un confrère a réalisé la même découverte ailleurs, septembre 2010) la première mention d'une portion de caméléon fossilisée dans l'ambre jaune. Il y a dix ans, j'ai interviewé des prospecteurs qui me certifiaient que le caméléon faisait partie intégrante de la biosphère d'ambre, ce que j'ai alors publié sans référence en 2002...




      Pour terminer l'année 2010, l'année de la biodiversité mondiale, il fallait bien faire l'inventaire et la découverte d'espèces jamais référencées dans l'ambre, tous gisement confondus !
Le caméléon de l'ambre, c'est à voir ici.









En Inde le plus gros gisement d'AMBRE au monde ?!

L'ambre et le copal ont en commun la propriété de détenir chacun une mémoire formidable pour restituer
un peu plus que la simple morphologie des insectes, c'est certain. Mais l'oléorésine fossile indurée
indienne (de type Dipterocarpaceae) est EVIDEMMENT un copal. Le besoin de sensationnel
serait-il à l'origine de cette méprise (volontaire) ? Les Dipterocarpaceae feuillus
donnent QUE du copal, ou éventuellement du "Khopal"...


      Préambule.

      Depuis plusieurs mois, chercheurs allemands, américains et indiens examinent des oléorésines indiennes type Dipterocarpaceae, de couleur jaune pâle, (de même nature que la résine Dammar trouvée en Malaisie sécrétée, elle, par l'arbre Shorea wiesneri). Les résines fossiles sont originaires du Nord-Ouest de l'Inde. La sécrétion indurée, jaune clair, n'est pas une succinite, rétinite, (contenant 8% d'acide succinique, seul dénominateur de l'Ambre Jaune, l'Or du Nord, le vrai, le seul, comme aiment le rappeler les producteurs baltes). La matière indienne est, pour ceux qui s'intéressent aux notions de la botanique, une oléorésine du pôle copal. Mais, pour suivre le consensus nous diront que c'est un "ambre" d'arbres "feuillus". C'est une invention des auteurs, c'est une toute nouvelle définition. (Rires)...




      Marche à l'ambre... L'inde se met au copal.

      Des petites abeilles sans aiguillon, des termites ailés, des araignées et moult diptères apparaissent dans un copal indien. (Note : le terme copal étant péjoratif, nous parlerons comme les auteurs d'ambre,... sécrété par un arbre à feuilles). Ne revenons pas sur la polémique ambre - copal.

      La nouvelle résine fossile indienne est localisée dans des states datées de 52-50 millions d'années. Outre les travaux sur la phylogénie des grenouilles Tomopterna qui, ayant survécue aux volcans, l'evoquait déjà, -mais certains étaient septiques-, la biosphère d'arthropodes cachée dans la résine indienne prouve que le territoire d'ambre n'a pas été (à cette époque) un radeau Eocène à la dérive, isolé des continents, qui aurait à l'exemple de Madagascar ou de l'Australie, inventé son cortège d'espèces endémiques. Non, les premières observations d'inclusions démontrent TOUT le contraire. L'inde a déjà retrouvé les terres...

      Les résines fossiles, originaires de la province du Gujarat située dans le Nord-Ouest, restituent le cortège d'espèces assez homogènes pour cette époque, où, étrangement, les entomofaunes circulent -normalement- dans une forêt tropicale (connue pour cette époque par d'autres gîtes fossilifères). Cette mention d'une connexion indienne avérée (au moins par l'insecte) est comparable celle des lézards américains de l'ambre qui ont infirmé (en leur temps) les théories de déplacement des espèces dans l'arc des grandes antilles en Amérique centrale. (Il faut lire : Transactions of the Caribbean Geological Conference. 1980 9-1, Santo Domingo, Republica Dominica. Et : Caribbean biogeography: Molecular evidence for dispersal in West Indian terrestrial vertebrates 1992). Une nouvelle fois, l'ambre vient compléter (rectifier) notre vision des biotopes antiques souvent modélisée par nos seules connaissances en sédimentologie forgées par l'étude de l'assemblage des foraminifères.

      Bon, c'est certain, l'ambre des arbres "feuillus" est rare (pour autant qu'il soit copal), mais, le matériel indien a des références utiles qui doivent et peuvent être étudiées à la lumière du matériel colombien, déjà connu depuis plusieurs années, où, apparaissent notamment des insectes restés colorés. Quoi qu'il en soit, malgré les connexions biotiques que l'on supposait déjà par les grenouilles, la résine de type Dipterocarpaceae semble indiquer que le cortège d'espèces figées dans la résine indurée restitue une forêt tropicale plus ancienne que supposée. Et, malgré des anomalies climatiques chaudes, finalement, c'est une nouvelle fois toute la dynamique de radiation des espèces qui corrige notre vision géologique un peu figée.

      L'ambre et le copal ont en commun la propriété de détenir chacun une mémoire formidable pour restituer un peu plus que la simple morphologie des inclusions. Espérons que les insectes du copal indien (de l'ambre indien, pardon) ne soient pas photographiés à partir de lames minces. (Humour).




      Ambre contre Copal Les résinites ont tout à y gagner !

      La composition des ambres ou plus exactement la composition des résinites, (nom générique donné aux différentes résines, de type copal et ambre) est hétérogène, mais, regroupe un corps commun -plus ou moins soluble dans les solvants habituels- avec un cortège de petites substances bitumeuses.
La chimie organique des composés constituant les résinites (une centaine de composés environ) est complexe mais se résume en plusieurs classes où le radical répété en polymère est le labdane, le cummunol, le biformene, etc. Radical répété qui, d'ailleurs, peut être organisé selon différents niveaux (diterpenes, trienes) faisant des molécules polymérisées plus ou moins lourdes.

      Les choses se compliquent encore, car, à composition égale, les résinites peuvent apparaître à différents stades d'une maturation géologique née selon le chimisme des roches encaissantes du kérogène. Les structures chimiques séquestrées dans les squelettes polymères peuvent donner naissances à leurs isomères. Des réactions de liaisons croisées peuvent joindre les molécules organiques, formant déjà des boucles structurelle, lesquelles enfermeront d'avantage les composés volatiles autrement relâchés dans les sédiments trompant alors les datations qui imaginaient mesurer le reliquat des composés volatils conservés dans la gemme. On a tenté de caractériser les structures radicales selon l'âge des matières (sans succès), puis, on a essayé de trouver le principe d'une classification binaire simple pouvant caractériser l'ambre et le copal selon la concentration de l'acide succinique ( 8%) dans le squelette du polymère...

      L'idée était de clarifier les choses pour éditer enfin l'argus de vente des résines fossiles profitable à chacun. "Il est évident que le prix de vente de l'ambre balte ancien ne saurait être celui du copal récent". Mais, que voulez-vous, la nature évolue sans argus et dans l'ignorance du commerce des hommes.
Il y a autant de résines fossiles que de pays sur terre. Toutes les résines sont des résinites, mais certaines sont des ambres tandis que d'autres sont d'avantage du type copal.

      Les spécialistes de l'observation Infra rouge (IRTF) ont bien essayé de caractériser des spécificités propres aux résines copals et aux ambres. Mais tandis que deux graphes rapidement rapprochés peuvent attester de différences nettes (épaulements caractéristiques àcertaines longueurs d'ondes) les séries déjà plus détaillées peuvent montrer des graduations infinies et également des contre exemples. En conclusion le graphe peut se lire de la façon suivante: "L'ambre provient des Gymnospermes ou des Angiospermes; le copal c'est l'inverse !" .




      Ambre - Copal

      Pour dire les choses de façon claire et très imagée. On essaye depuis longtemps de trouver LA substance qui caractérisera le copal en l'opposant à l'ambre. Simplifions à l'extrême avec un exemple réducteur. L'ambre provient des Gymnospermes, (les résineux, pas de fruit). Le copal provient des Angiospermes, (les arbres à fleurs, les fleurs donnent des fruits, les fruits contiennent le sucre). Le sucre retrouvé dans les résines fossiles serait théoriquement la substance parfaite (dans notre exemple) pour indiquer l'origine des résines angiospermes. Mais, la nature n'a pas souhaité être simple, et, le sucre de notre exemple ou toute autre référence étudiée à ce jour n'est jamais totalement satisfaisante.





L'argent est sans consteste le moteur de confusion des matières.

A cette époque où l'Argent-roi guide les articles à sensation, oblige
à vendre le faux identique au vrai, et, conduit les propositions les plus
hasardeuses, on se demande si finalement les définitions floues ne
sont pas profitables à chacun. Posez-vous la question des
rétinites, succinites puis, désormais résinites. Le suivi
chronologique des définitions par pays (selon les
apports des découvertes) est très instructeur
et l'exercice n'est pas qu'un simple
jeu intellectuel de linguiste...




Le Copal n'est pas un Ambre "jeune" en formation.





      La chimie organique des ambres toujours en marche.

      Les analyses chimiques des ambres crétacés originaires de la péninsule de Taimyr, Sibérie (construites essentiellement sur des polymères de biformene 1 et communol 2) permettent depuis peu de réviser la classification des résines fossiles (résinites) en discutant surtout les liaisons génériques entre les résines à squelettes labdanes des arbres pinus où n'apparaissent pas les acides diterpènes trans-communic, connus pour être surtout des substances antifongiques.




      La chimie organiques des oléorésines toujours sources de découvertes.

      La chimie organique des oléorésines contemporaines ne cesse de progresser, récemment encore, on vient d'identifier la présence de l'acide imbricatoloic dans des aiguilles et également les matrices d'oléorésines diterpènes des pins alors que cet acide n'était connus que dans l'Araucaria imbricata, l'arbre ornemental insolite qui porte le nom de : désespoir ou grimaces des singes ou sapin du Chili.







AMBRE / COPAL - La Saga Continue...




      
Pour répondre à plusieurs questions d'internautes voici un complément d'explication.

      
Au cours de ces trente dernières années, c'est cinq définitions génériques successives qui ont été tentées (avec plus ou moins d'audiences) pour expliquer les oléorésines fossiles et sub fossiles. Outre le nom d'origine affecté aux matières (plus de 70) pour signifier la provenance géographique (ex: Simétite = originaire de Sicile), les pays ont, selon leurs auteurs, souhaité orienter les définitions pour imposer leurs matières. Que l'on se place d'un point de vue géologique, gemmologie, botaniques, linguistique ou chimique, les définitions exploitent des concepts différents totalement indépendants. Mais, d'un point de vue TRES LOGIQUE, les oléorésines SONT TOUTES produites par des végétaux. Et, les prospecteurs ont tôt fait de préparer les confusions pour duper les acheteurs (et également leurs confrères, car personne n'y comprend plus rien). Ainsi l'Ambre NATIF signifie que l'oléorésine (indépendamment de son âge) est brute, telle qu'elle apparaît dans les roches encaissantes. L'Ambre dit NATUREL signifie que le bloc de brut a été nettoyé, (simplement nettoyé). Mais, l'acception "Ambre" n'est ici absolument pas associée au concept d'affinité botanique ! Un Ambre Natif peut donc être un truc-machin du type copal pour un botaniste.

      Bref, pas simple. Pour clarifier les notions, suivre les étiquettes dans les vitrines des magasins et comprendre les publications scientifiques, il faut regarder le circuit de transformation des matières. (Premier schéma). Et, en même temps, tenir un tableau des définitions. (Second schéma). L'idéal pour assimiler les concepts, serait de superposer les deux diagrammes présentés ci-dessous.
Premier schéma.
Le second schéma, ci-dessous, présente les gisements principaux par datation avec le volume très approximatif des matières collectées. Le tableau est évidemment simplifié.
Second schéma.

Un peu d'humour pour expliquer la raison des possibles
confusions Ambre - Copal : Le podium des résineux.








Bon, constat fait, la science de l'ambre qui transforme
le copal en ambre... la science ne tourne pas rond.

      La science de l'ambre ne tourne pas rond !

      En écoutant les chercheurs, avec encore cette émission de science passée à la télévision, il semblerait que les équipes ont de moins en moins de subventions et que c'est pour cela que les collectifs se retrouvent isolés sans réel moyen de communiquer (via les technologies modernes et le web).
Oui, communiquer nécessite des moyens... Ces équipes (nous ne parlons que de l'ambre, et ce n'est pas dit dans l'émission de télévision) ont imaginé des méthodes... Ils ont lâché des documents sur la toile où ils laissent leurs coordonnées pour faire des dons. "Messieurs - dames, à votre bon cœur, c'est pour la science !" Une mendicité en quelque sorte qui joue sur la fibre affective. Et, ces mêmes équipes, sur d'autres supports vendent au public les noms d'espèces des holotypes récemment découverts au prix hallucinant de 10.000€ pièce ! Pour cette somme une personne peut donner son patronyme à un fossile ! La science de l'ambre marche un peu sur la tête. Bon, arrêtons avec cette équipe et tournons nous vers une autre à 1.200 km de là qui prétend, elle, travailler sur des ambres beaucoup plus précieux que ceux présentés précédents !!! Voyons le problème des subventions. Pour être certain de na pas dénaturer les propos, je donne des extraits de rédactions. D'abord les auteurs vous félicitent pour la qualité de votre travail. Oui, les flatteries sont toujours une bonne entrée en matière. "Hi, Eric. I have seen your new amber web pages: they are really nice; you did a wondeful work, congratulations! Nice images really!" Ensuite ils vous expliquent qu'il est difficile de publier, et que la cause serait la crise mondiale."I know very well that making publications in international journals is not easy; moreover xxx accepts only research manuscripts and usually they do not publish reviews. Also for me and my colleagues who have been intensively working on scientific field (not only amber, but mostly xxx, which is my main academic activity), very often it is difficult to publish papers, since there is a great competition among authors and the journals must make a selection among the many manuscripts they receive every day. Also finding funding for new research has become much difficult lately, due to the world-wide financial crisis. But this is the difficult daily life of researchers!" Ceci dit, puisque les équipes sont bloquées par des manques de moyens, proposons leur, de faire tout le travail de prépresse, d'infographie de communication et de référencement pour construire (à leur convenance et évidemment gratuitement) un site Internet pour communiquer et présenter enfin leurs travaux. N'ayant aucun site web, mis au pied du mur que vont-ils répondre ? "I have talked also with my colleague xxx, and we think that it is not the case to emphasize the results of our scientific research on amber with great effect pictures in an internet site. We are used to deal with results through scientific journals, and maybe this is enough for our purposes. Thanks anyway for your kind offer that we decline." Et de poursuivre ensuite en donnant les explications des raisons du pourquoi et du comment certaines œuvres sont surtout mal présentées (comme des vidéos). En fait, les équipes de l'ambre ne souhaitent surtout pas collaborer. Mieux vaut ne rien avoir que de devoir dire merci pour une collaboration fut-elle gracieuse. Je n'exagère surtout pas. J'ai en mémoire la réponse du conservateur du plus grand musée du monde (section ambre) qui me répondait après l'avoir sollicité pour écrire la préface d'un travail de référence qu'il ne pouvait écrire en français que pour commander du fromage, acheter du vin ou fixer un rendez-vous à une petite française. Cette réponse démontre c'est le mépris et le protectionnisme qui isolent surtout les équipes. Les collaborations affichées aux médias ne sont que des arrangements de façades. Les étudiants chercheurs étrangers venus chez xxx qui ont publié en collaboration avec xxx et yyyy n'étaient motivés que par le désir d'en mettre pleins les yeux à l'américain connu de tous (et détesté pour sa position de leadership). Voyant l'extrême difficulté des combats, les dits étudiants (refusant toute aide pour la prise d'image des inclusions) ont évidemment abandonné l'ambre qui ne constituait qu'un moyen transitoire de grimper les échelons du pouvoir. Monsieur xxx n'a publié que trois travaux dans ce seul but. Il ne souhaite plus entendre parler de l'ambre. Si même vous veniez à inventer une technique de photographie des inclusions de l'ambre et vous souhaitiez proposer vos services gratuitement à des chercheurs de la grande institution, vous constaterez que c'est la méthode qu'ils souhaitent surtout s'approprier. Il veulent (et volent) les secrets, il ne veulent pas d'une collaboration. Et, le vol éventuellement fait, cela ne vous fera surtout pas passer les portes du château car sur la publication, il faut rigoureusement mettre son nom. Lorsque Monsieur x (grand spécialiste de l'ambre) m'écrit par e-mail il signe toujours avec son CV et le listing de ses 7 ouvrages disponibles à la vente. Est-ce la méthode à tenir ? A la longue, c'est assez ennuyeux, hautain et redondant… Cette rédaction, ici dans cette page, n'est surtout pas conduite par un sentiment de persécution né d'un entêtement rigide, égocentrique. Non ce document expose une réalité peu connue du public. Les scientifiques souvent donneurs de leçons (moralisateurs) sont des grands manipulateurs. Le mal est comparable au dopage dans le sport (avec les attitudes de la bonne éthique qui affichées masquent les coups bas). La science de l'ambre, pour prendre une allégorie, seraient un cyclone force 12 en évolution sur une mer huile. Retournez le paysage. Pivotez le décor de de haut en bas. Nous sommes donc dans l'eau, le monde du "silence". Mais, de l'autre coté du miroir se joue les rivalités que vous ne pouvez pas imaginer ! Pourquoi avoir fait des publications avec des chevaux de Troie dès 1998, ouverts, dix ans plus tard ? Mais simplement pour sonder les deux mondes de l'ambre. Si vous avez la chance de rencontrer les grands paléontologues et si vous avez l'extrême bonheur de pouvoir partager leur intimité, vous verrez que les histoires des rivalités sont trépidantes ! Ce sont de grandes tragédies grecques ! Pour les gros fossiles de dinosaures, pour l'invention des théories humaines, par exemple, les guerres font rages ! Et, le sang coule ! Il est plus intéressant d'étudier les paléontologues -qui, comme les vampires, ont une double vie- que leurs cailloux, qui biens observés, ne sont finalement que des traces mortes, inertes, fades, bien moins intéressantes que le vivant qui existe partout autour de nous...
Ah, oui, encore un souvenir. Il y a longtemps, venus à la grande institution avec mon papa, nous avions pris rendez-vous avec monsieur xxx (le conservateur de la collection entomologie) pour savoir comment devenir paléoentomologiste ou paléontologue, le rêve d'un petit enfant. Le réponse donnée disait grosso modo : "Monsieur, sur terre il existe plus de présidents (comptez un président par pays) que d'entomologistes qui vivent rémunérés pour leur observations des insectes. Si, vous souhaitez trouver un emploi -comme le mien- mieux vaut devenir Président de la République. Votre parcours sera plus facile. Suivez mon conseil, devenez président." Cette boutade méprisante (qui n'avait rein de l'humour) est à l'origine de ma propension à aller au bout des choses. Pour lui montrer que l'on peut aller de l'avant j'ai examiné son domaine, celui de l'ambre pour étudier les rouages du monde caché...








      2011 : l'Année Internationale de la Forêt.

      Sans tomber dans l'actualisme à excès, pour expliquer la forêt d'ambre et la raison physiologique de la production antique d'oléorésines en quantités, il est intéressant d'étudier l'arbre comme un écosystème à part entière. Pour l'Année Internationale de la forêt (2011), ce dossier qui présente une approche "écosystémique" de l'arbre, est l'allégorie de notre implication responsable dans des initiatives visant à améliorer notre connaissance et notre impact vis-à-vis de tous les types de forêts, y compris les arbres hors forêts.
Les insectes peuvent nous permettre d'étudier l'arbre et réciproquement. L'arbre producteur d'ambre est déjà plus explicite à l'examen de ses insectes fossiles, figés dans la résine indurée en pierre...










Une exposition passionnante au Musée ! 
Un voyage réalisé par les Editions Ambre.jaune ! 
Eric GEIRNAERT


      Le forum de l'ambre (rapidement devenu une référence) vit grâce aux questions nombreuses (très nombreuses) d'une communauté dynamique de naturalistes en tous genres. Insectes, Ambres et Dinosaures sont sources d'interrogations et d'émerveillements... Et, cela tombe bien, Insectes, Ambres et Dinosaures se retrouvent -pour notre plus grand plaisir- dans les locaux accueillants du musée d'Histoire Naturelle d'AUTUN !

      Après notre découverte sur le forum d'un nouveau gisement d'ambre français, il fallait bien une publication et une petite exposition au Musée d'Histoire Naturelle pour présenter les merveilles au public.






Regarder la publication de la découverte du nouveau gisement d'ambre

L'exposition AMBRE - INSECTES au Musée d'Histoire Naturelle d'AUTUN










Actualité Exposition photographique
Ambre Insectes 2008-2009

(La double vision des insectes réédition)







      La double vision des insectes réédition 2008-2009.

      Extraites de l'exposition photographique : "Ambre Insectes 2008-2009", (exposition réalisée, cette fois, dans les locaux de La Boutique à Jacques) les inclusions les plus anciennes du registre des fossiles de l'ambre prouvent que les insectes étaient dotés d'acuités sensorielles extraordinaires (pour ne pas dire hallucinantes)...

      Oui, très tôt sur le chemin de leur évolution, les arthropodes prétendus primitifs ont inventé des solutions physiologiques incroyables (impensables, pour nous, qui supposions que la nature inventait d'abord les choses simples, puis plus élaborées, selon une complexité graduelle croissante)... Les mouches antiques avaient des poils "verbaux" (pour parler), des poils olfactifs (pour sentir), des poils gustatifs (pour sentir) et d'autres encore pour analyser les mouvements. Les soies sensorielles n'étaient pas seulement dédiées au vol pour analyser les déplacements de l'air...

      Dans le registre des perceptions visuelles, les premières inventions sont à l'origine d'un mécanisme qui révolutionne notre "image" de l'insecte...

      Les premiers insectes ont inventé des structures qui permettent aujourd'hui de croire (sans extrapolation surfaite) qu'ils avaient une double vue. Des petites lentilles (à faible focalisation mais qui englobent des champs de vision très larges qui se chevauchent fortement) sont combinées à des yeux composés vastes dont l'acuité visuelle est limitée par l'angle d'ouverture faible des ommatidies. Et, le dispositif a ses avantages de produire des visions volontaires combinées à des visions réflexes !!! Le dispositif peut même fonctionner en vision crépusculaire sans interférence fâcheuse pour le vol maîtrisé (déjà) à la perfection (confer la nervation des ailes)... Quand les physiologistes dépensent une énergie énorme pour vérifier les capacités étonnantes des insectes contemporains, le paléoentomologiste découvre halluciné les étapes physiologiques de l'invention des organes. Deviner et interpréter un nouveau sens chez les insectes est un émerveillement ! Un éblouissant identique à celui de tenir le fossile si âgé et si parfaitement conservé !

      La double vision des insectes (réédition 2008-2009) fait suite à un article déjà publié dans la presse (COSINUS, N°42, Eric G. Septembre 2003). Pour cette exposition, de merveilleuses images entomologiques sont présentées. Et, un dossier expose pour terminer les notions de vols avec synchronisations spatiales, car, oui, certaines mouches volent en essaims coordonnés !





Actualité : Exposition Ambre-Insectes 2008 (représentée en 2009)


Exposition  : Ambre Insecte réalisée en 2008
Voir l'affiche de l'exposition Ambre Insecte
Les qualités les plus extraordinaires
d'ambre étaient exposées au Creusot.
Voir les ambres






Actualité Décembre 2007
Publication revue Géochronique


Couverture : Ephémère de l'ambre, Eric G.
      L'éphémère, est un insecte "éphémère" : une vie adulte très courte... Un passage bref. Et, cet insecte est aussi connu des entomologistes pour être délicat avec des téguments mous; et, d'aucun connaît son vol médiocre, (comme si les grandes ailes étaient trop fragiles). Aussi, n'y a-t-il pas "provocation" de Dame Nature à nous rapporter un spécimen fossile parfait, figé pour l'éternité dans une pierre ? N'y a-t-il pas éblouissement à voir une inclusion inchangée qui a traversé le temps : 50 millions d'année ?! La matière organique, matière banale, (car périssable face à l'usure du temps), a ce quelque chose en PLUS que le minéral de collection n'aura jamais...

      Vivante à l'origine, la matière organique n'est jamais tout à fait "éphémère". La matière organique conserve en elle les lois intemporelles qui régissent la nature. Voila un dossier passionnant à lire dans le superbe magazine des Géociences !

Revue d'information d'expression française en sciences de la Terre sous le patronage du Comité national de géologie. Coédité par la Société géologique de France et le BRGM. (Couverture : Ephémère de l'ambre, découverte, photographie et collection Eric G.)
Revue Géochronique

L'équipe éditoriale du site Ambre.jaune a contribuée à la publication de l'ouvrage François Michel : Le tour de France d'un géologue.








Les abeilles sont les inclusions contrefaites les plus fréquentes dans l'ambre.


Actualité Ambre - Abeille 2007



      Les abeilles de l'ambre, un sujet très surveillé.

      Lorsque les abeilles authentiques apparaissent dans le registre de l'ambre, les spécialistes sont tout émoustillés (à juste titre) trop heureux d'avoir enfin un matériel à étudier pour explorer ce groupe entomologique passionnant. Lorsque le registre de l'ambre s'ouvre en révélant un vrai fossile d'abeille, les spécialistes s'empressent d'examiner l'insecte antique avec la plus grande attention. La Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, Belgique fait ainsi écho (par des travaux publiés en République Tchèque, 2007) d'une découverte (désignée de RARISSIME des spécialistes) puisqu'il s'agit d'une abeille Apidae originaire de l'ambre balte, ici daté du Miocène moyen. Le fossile Thaumastobombus andreniformis Engel 2001 (Apidae : Apinae : Electrapini), est une femelle de la caste des ouvrières comparable morphologiquement au sujet holotype de référence. Cependant des variations mineures de taille, surtout, permettent de discuter le comportement de sociabilité du sujet ainsi examiné.
Plusieurs tribus de petites abeilles de la sous-famille des Apinae montrent des étapes simples (peut-être archaïques) d'eusociabilité. Les comportements sont sans doute communautaires, parfois solitaires et quelquefois parasitaires d'autres populations d'abeilles. Les découvertes de fossiles avérés dans le groupe des Apinae est alors du plus grand intérêt pour discuter l'évolution et l'invention de la sociabilité chez les abeilles et plus généralement chez les insectes. Les abeilles corbiculates, (désignées ainsi en raison du méta tibia modifié en panier à pollen) avérées dans le registre de l'ambre constituent avec les fourmis les insectes les plus recherchés des spécialistes pour raconter des Grandes et Belles Histoires forcément passionnantes. Ces abeilles antiques, par exemple, sont connues pour avoir récolté le pollen, le nectar et, également, la résine secrétée dans la forêt d'ambre antique comme matériaux de construction des nids.

      Pour ceux qui s'intéressent aux études des inclusions de l'ambre, on imagine quel potentiel formidable pourrait être alors la sublimissime abeille charpentière de René Gabriel Jeannel, (Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris en 1951).





      Que penser de l'abeille charpentière (une sorte de xylocope) publiée par René Gabriel Jeannel, (Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris en 1951) en couverture de son ouvrage : Paléontologie et peuplement de la Terre, 101 pages, XIV planches de dessins N&B. Edition BOUBEE.
Pour être explicite résumons le sujet en deux images :
1) Voici une image qui explique le halo blanc, signature indiscutable d'un fossile authentique.
2) Et, voici un insecte étrange de l'ambre (un xylocope sans référence bibliographique) où, bizarrement, le halo blanc manque.

      Le joli xylocope sombre de René Gabriel Jeannel ne pourrait-il être finalement un insecte contemporain noyé dans une résine de synthèse type bakélite ?...
Le dossier est présenté ici.












Actualité Juillet 2004
Découverte d'un étonnant
gisement d'ambre en Espagne


      Le monde de l'ambre est en ébullition.

      Tandis que certains souhaitent encore exposer les affleurements de l'Oise sous les feux de rampe (pour valoriser leurs recherches), des gisements deux fois antérieurs à ceux de Paris apparaissent très nombreux en Espagne ! Les nouveaux gisements d'ambre espagnols révèlent un bestiaire paléontologique remarquable. Si le matériel du bassin parisien est daté de 55 M.A. tous les échantillons espagnols découverts sont datés de 110 M.A. Cette nouvelle fenêtre sur le passé est entrouverte précisément à la période de l'émergence des grands groupes faunistiques. Après la découverte du progénote des fourmis (l'ancêtre des "ancêtres"), confer nos travaux sur le site, le brut espagnol ouvre les archives les plus précieuses au monde ! Plusieurs situations stratigraphiques semblent prometteuses : Navarre, Alava peñacerrada, Burgos, Cantabria. Bref la focale est portée sur ces ambres inestimables. Et, cela tombe bien, nous avons quelques échantillons, (offerts gracieusement par des confrères) et nous travaillons à l'étude (non mercantile) des inclusions organiques piégées. La presse en parle...
L'article de presse.









Actualité, Presse, Ambre - Interview - Journaux - Rubrique Sciences.


Article presse - lesoir.be : Eric Geirnaert, Un homme emprisonné dans l'ambre !
Page 10, Jeudi 18 mai 2000. Eric Geirnaert, un homme emprisonné dans l'ambre ! Par GISÈLE MARECHAL.

      Voici 135 millions d'années, dans de grandes régions du monde, des forêts de conifères produisaient de la résine. Protection de l'arbre malade contre les insectes parasites ? Productions résineuses d'arbres en pleine santé ? Mystère. Toujours est-il que l'ambre - d'origine végétale mais de nature minérale - renferme dans sa matière balsamique jaune foncé des quantités d'informations relatives à l'époque de sa formation biologique. Une mine d'or pour les paléontologues, professionnels... ou amateurs. Depuis son enfance, Eric Geirnaert (Villeneuve-d'Ascq) s'intéressait aux insectes. Sa passion, c'était de les observer, de les voir évoluer dans leur milieu. Puis un ami lui a fait découvrir la beauté de l'ambre. C'est alors qu'Eric s'est épris des animaux que, fortuitement, il y a découverts. A 32 ans, il a acquis des connaissances ayant valeur scientifique en matière d'inclusions dans l'ambre. Bien que son érudition lui vaut aujourd'hui une reconnaissance internationale - le jeune homme donnait récemment une conférence à la Faculté polytechnique de Mons, à l'invitation du Cercle géologique du Hainaut - E. Geirnaert ne se proclame pas scientifique pour autant. Informaticien de formation, il déclare que l'ambre, c'est une passion de poète.

      DANS LA NUIT DES TEMPS, LA VIE PÉTRIFIÉE...

      Sous la lentille de son microscope, l'érudit amateur photographie des animaux surpris dans la nuit des temps par une petite goutte de résine. Ses diapositives résultent d'un travail de patience prodigieux. Huit lumières savamment dosées... et voilà l'araignée étreignant sa proie, les moustiques copulant, le papillon pondant son chapelet d'oeufs... Étudier les insectes prisonniers de l'ambre, s'enthousiasme notre homme, c'est se faire le révélateur de leur vie sociale !

      Eric Geirnaert Le spécialiste Français des fourmis de l'ambre.

      E. Geirnaert a notamment étudié une pièce d'ambre de République dominicaine, découverte en février 1995 par Jorge Caridad. Datée de 30 millions d'années, elle enrobe 88 fourmis qui s'activent à transporter un couvain. E. Geirnaert en a réalisé une étude de taphonomie (étude du processus de fossilisation). Deux des 88 fourmis enfouies sont d'une espèce étrangère : elles ont la tête sectionnée par les soldats. Cette étude a permis à Eric Geirnaert de remporter un concours de la revue La Recherche, en juin 1997. Au gré de ses recherches, Eric Geirnaert a parfois été amené à bousculer quelques "certitudes" scientifiques. Les chercheurs, dit-il, pensaient qu'on ne trouverait jamais d'animaux aquatiques dans l'ambre. (Un contre exemple ici). Jusqu'au jour où j'ai trouvé un alevin d'à peine un millimètre. Ce petit poisson a peut-être été emprisonné au moment où un arbre produisant de la résine est tombé dans l'eau. Toujours est-il qu'il a permis de faire chuter un dogme au sein de la discipline.

      La passion de Geirnaert l'amène en tout cas à accumuler les découvertes. J'achète des pièces dont le contenu m'intrigue. J'en possède 10.000, qui toutes ensemble pèsent moins de 4 kilos. Ses découvertes les plus récentes sont une couleuvre dans un ambre de Madagascar et tout récemment, un corail dans un ambre de deux grammes! Il s'agit du tout premier élément marin. Dans la faune du commerce de l'ambre (les faux sont, paraît-il, légion), notre homme fait confiance à son intuition. Je possède un radar pour détecter les pièces exclusives.

      UN JURASSIC PARK POUR LES BACTÉRIES ?

      Mais si vous lui posez LA question, celle de savoir si toutes ces recherches pourraient un jour déboucher sur un "parc jurassique" façon Spielberg, alors Eric Geirnaert redevient très "académique". L'ambre alimente notre rêve le plus fou, celui de pouvoir remonter le temps. Mais dans l'état actuel des connaissances, cela ressemble fort à une utopie. D'abord, explique-t-il, parce que l'ambre qui aurait englobé un moustique ayant piqué un dinosaure serait âgé de plus de 70 millions d'années. Ce qui en fait un fossile très rare. Ensuite, le sang est dans l'estomac du moustique, et donc en phase de digestion. Attaqué par des substances chimiques, l'ADN y est fortement fragilisé. Il est donc impossible de récupérer le génome complet d'un dinosaure dans l'estomac ou l'intestin d'un moustique. Et même: les fragments d'ADN que l'on serait susceptible de récupérer dans l'ambre sont minuscules; les molécules d'ADN sont découpées en petits morceaux lors du processus de fossilisation. Le puzzle, dit Geirnaert, est impossible à reconstruire pour des génomes un peu compliqués. A ce jour, une telle opération de retour à la vie n'a en tout cas été réussie qu'une seule fois... Sur une bactérie. (Les résultats sont aujurd'hui discutés). Leur matériel génétique est, il est vrai, constitué d'un chromosome unique et circulaire. Il suffit donc d'une seule molécule en bon état pour redonner vie à une toute une colonie. C'est moins spectaculaire que des dinosaures, évidemment...

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      Végétal. Durant plusieurs époques géologiques, des conifères et autres plantes à fleurs ont secrété une résine qui s'est ensuite fossilisée sous forme d'ambre jaune (par opposition à l'ambre gris, d'origine animale). L'ambre est donc d'origine végétale, et non minérale. La résine se solidifie et est entraînée dans des couches géologiques en superposition. La pièce d'ambre pèse de quelques grammes à plusieurs kilos (très rare). Baltique. L'ambre le plus abondant, le plus illustre, vient de la Baltique. Il est exploité en joaillerie et en industrie (confection de vernis). Il existe deux types de gisement.

- En dépôt dans un sédiment, l'ambre n'y tient pas en place: il se resédimente dans d'autres couches géologiques. Cette forme d'ambre peut être exploitée en carrières à ciel ouvert, où elle peut affleurer à très faible profondeur.
- Certaines pièces d'ambre de la Baltique sont acheminées sur les plages par la mer: ces galets-là se situent dans des couches sédimentaires affleurant le milieu sous-marin. Ils sont arrachés par les vagues; de densité comparable à l'eau de mer, ils s'acheminent vers les plages. Les pêcheurs peuvent les récupérer au moyen de filets, après des tempêtes.


      Nuit des temps. L'ambre russe est vieux de 100 millions d'années. Celui de New Jersey, de 95 millions d'années. Celui de l'île de Wight date de 120 millions d'années. Presque autant que l'ambre libanais, qui date de 120 à 130 millions d'années.


      France. Nos voisins possèdent aussi de nombreux gisements d'ambre. Deux cent ont été répertoriés à ce jour, notamment en Oise (54 millions d'années) et en Charente (100 millions d'années). Des recherches s'organisent au Muséum d'histoire naturelle de Paris.


      Gare aux faux ! Eric Geirnaert explique comment il peut différencier l'ambre véritable de la contrefaçon. Plus l'animal inclus est de taille imposante, plus il y a de chances pour qu'il s'agisse d'un faux. Il y a les vrais faussaires, qui incluent de vrais fossiles dans la résine de synthèse (plastique par exemple). Il y a les vrais blagueurs, qui immortalisent d'énormes lézards... ou le dessin d'une tête de chien !


L'ambre de la préhistoire à l'espace
et l'article de presse publié


Le premier congrès mondial de l'ambre ukrainien

Le congrès mondial des ambres espagnols

La première monographie française consacrée à l'ambre

AMBRE le roman de Shaun Oliver !






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