Les inclusions rares du Miel de Fortune
 
Les comportements des fourmis (3/3)
 
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La taphonomie, s'attachant aux positions des inclusions, démontre que la majorité des insectes sont arrivés vivants dans la résine.
Les nombreuses scènes de vie ainsi figées des fourmis de l'ambre permettent de suivre et comprendre les raisons de leur présence.

 


Les fourmis ont d'ordinaire une intelligence suffisante pour éviter toutes sortes de pièges. Les comportements d'ajustement des fourmis sont à l'origine de la réputation de l'insecte, pour lequel des centaines de chercheurs n'ont exprimé que des éloges.

Pourquoi cette ouvrière originaire d'Afrique de l'est s'est elle laissée surprendre alors qu'elle tenait une chenille pour proie ?
L'ouvrière déploye ses derniers gestes d'agonie, trouve une position d'alerte, (position des antennes et de l'abdomen), en mordant inutilement la chenille....

La recherche de nourriture pour la confédération occupe régulièrement les fourmis fourrageuses à inspecter tout ce qui se mange... Ci-dessous, outre cette fourmi sur une fleur magnifique, une ouvrière transporte des écailles marquées des taches sombres qui, expertise faite, s'avèrent être les restes d'épiderme d'un caméléon !!! C'est rigoureusement le comportement de la fourmi qui est à l'origine de l'expertise de l'objet transporté (qui sinon isolé est assez difficile à reconnaître).



La relation spatiale de proximité entre l'arbre et l'animal est le principal facteur explicitant la fréquence d'apparition d'une scène par des spécimens englués.


















Plus rare que rare, une fourmi découpe les restes d'un
caméléon... La scène est unique... Seule la prospection
de lots bruts permet de trouver de telles pièces. La
prospection (minutieuse) est longue, pénible
et épuisante (pour les yeux)... Mais
la récompense ultime est là...







Les fourmis qui prospectent en forêt trouvent souvent les dépouilles de vertébrés qui
constituent des ressources alimentaires précieuses (rapidement découpées pour être rapportées à la fourmilière).







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A coté du comportement des

fourmis, la phylogénie du groupe...





             


      La multiplicité, et, la qualité des fossiles de fourmis par époque géologique et par famille permettent de connaître la phylogénie du groupe animal les plus vaste représenté sur actuellement sur Terre.

      Tandis que de nombreux scientifiques affirmaient, il y a peu encore, l'origine américaine des fourmis (par des fossiles de 92 M.A. dans l'ambre du New Jersey, voir ci dessous), on peut affirmer qu'à ce jour les plus anciennes fourmis au monde sont françaises (96-98 M.A.)...



Le dossier exclusif pour appréhender le groupe
animal le plus vaste représenté sur terre !


 
Une publication exclusive :
L'ambre fenêtre sur l'origine des fourmis


La phylogénie des fourmis
par les fossiles de l'ambre







La phylogénie ambrée des fourmis.





Les surprises dans l'arbre familial des ancêtres !!!

En donnant accès aux pièces de sa collection privée monsieur Sieghard Ellenberger
montre aux paléo myrmécologues que la phylogénie des fourmis a de quoi
déconcerter les spécialistes !!! C'est un pied de nez aux espèces
référencées et un grand coup de pied dans la
fourmilière des certitudes et des dogmes.






Forme combinée du narval croisé avec un rhinocéros (qui aurait une corne dédoublée), la fourmi de l'ambre
crétacé birman qui ressemble à un tricératops donne de grosses surprises à ceux qui affirment
(de haute autorité) être en mesure de pouvoir prédire l'évolution des espèces...






Grâce à l'ambre lumière sur
l'origine paléontologique
des Fourmis (*)




L'inventaire des fourmis de l'ambre permet de construire (non sans surprises)
l'arbre évolutif du groupe animal le plus représenté sur terre...


      Les 11 000 espèces actuelles de fourmis constituent assurément le groupe animal le plus vaste représenté sur terre en nombre d'individus. Si le nombre d'espèce est somme toute assez raisonnable (environ 2% de l'entomofaune), la biomasse des fourmis est vraiment hallucinante ! On estime que le poids cumulé de toutes les fourmis vivantes actuelles représente le poids de l'humanité, (c'est-à-dire le poids de tous les hommes ayant vécut sur terre). Devant pareille présence ubiquiste, presque effrayante on se demande si les fourmis auraient subsisté si elles étaient uniquement prédatrices comme à leur origine. Evidemment l'évolution a modifié les choses, (heureusement pour l'homme) et, cette notion d'évolution nous ramène à l'origine des fourmis, la phylogénie du groupe et nécessairement à la pierre d'ambre...

      Tandis qu'un certain myrmécologue (très expérimenté sur les fourmis de l'ambre) anticipait en 2002 le lieu de la découverte du progénote des fourmis -en France-, rédigeant la prédiction juste dans son ouvrage, d'autres (que nous ne citerons pas car ils opèrent encore dans les locaux de la grande institution) ont annoncé en fanfare le xxx qu'ils étaient capables de prédire la forme des fourmis ancestrales encore inconnues de la science... Si le premier avait raison, les autres (toute une équipe sous l'autorité de xxx) se sont trompés et de quelle manière !!! C'est l'une des bourdes les plus retentissantes (à mes oreilles) car elle arrive de DIEU le père qui dit tout savoir sur tout... Tenant quelques pierres d'ambre dans ses mains, Dieu le Père donc (roi des myrmécologues) a affirmé le xxx qu'il savait (lui et lui seul) anticiper les morphologies des ancêtres fossiles (progénotes inconnus) en appliquant des ratios régressifs aux mesures des morphologies. La phylogénie prédictive par le dessin prévisionnel des structures a démontré ses limites dans la phylogénie des fourmis de l'ambre où les formes anciennes supposés être archaïques (= "primitives"), s'avèrent être les expressions les plus sophistiquées jamais représentées sur Terre. La preuve en dessin, les fourmis Ceratomyrmex ellenbergeri de l'ambre conservées à l'Institut de Géologie - Paléontologie de Nanjing (Chine), montrent des insectes crétacés, déjà évolués à un niveau qui déconcerte Dieu le Père au point qu'il doit admettre son énorme erreur. Les morphologies des Ceratomyrmex ellenbergeri (et autres fourmis assimilées) sont si étranges qu'elles frisent l'hérésie! Les mandibules sont hypertrophiées, les fourmis ont une spatule frontale sensible et sont perchées sur de très longues pattes, sans doute pour se déplacer vite, suggérant des insectes prédateurs... Tout cela est plutôt déconcertant (pour Dieu le Père)... Et, en voyant ces fossiles, on comprend mal (et pas vraiment comment) l'évolution casse parfois les codes si fort sans raison... En science on cherche le "comment", jamais le "pourquoi" parce que ce dernier mot induit une finalité, et le finalisme est un très gros "péché", mon père... Et moi de rire en parlant des fourmis à dieu le Père... Ceci dit, à côté des fourmis Ceratomyrmex ellenbergeri, on réfléchit au "reste" de la phylogénie des fourmis...



Pour ceux qui étudient les insectes, la prépondérance des fourmis actuelles ne fait aucun doute, mais, au cours
des époques géologiques, évidemment, il n'en a pas toujours été ainsi. Et, à l'exemple de cette fourmi de l'ambre
(Ambre d'Houdancourt, Sparnacien, l'Éocène inférieur, 54 - 56 M.A.) aux longues mandibules (spécimen
jamais référencé !) certains groupes dénichés dans la pierre de résine permettent d'appréhender la
réussite écologique du groupe animal le plus vaste représenté sur Terre.





Les fourmis des ambre de l'Oise ont peut-être quelques espèces ignorées de la science mais trouvent quand même une audience par l'image d'art...



Pour obtenir des documents originaux (en grande résolution, comme celui montré ci-dessus) et les travaux complets
sur la phylogénie des fourmis de l'ambre, vous pouvez contactez l'auteur à l'adresse: eric.ambre.jaune@hotmail.fr



      Les récents travaux de 2005 sur l'analyse génomique des fourmis contemporaines ont permis de dégager une phylogénie intéressante qui s'accorde "enfin"? avec les morphologies des fossiles... La collecte récente de quelques fossiles d'ambre du Crétacé (141 - 65 M.A.) et surtout le bestiaire conséquent et très riche du Paléogène (65 - 23 M.A. correspondant au tertiaire inférieur : Oligocène, Eocène, Paléocène) a permis de compléter l'arbre phylogénique par une datation indépendante des évènements.



      La vie progresse à partir d'un précédent (également vivant) sur lequel s'opère une sélection des potentialités chimiques (ADN et gènes), potentialités chimiques qui orientent d'éventuelles transformations morphologiques, dans ce groupe qui peut comporter des castes. Appartenant à la même espèce (= la même famille) des fourmis d'une même communauté peuvent avoirs plusieurs morphologies différentes!!! L'organisation d'une fourmilière se fonde sur le regroupement d'individus particuliers sous forme de castes : les soldats peuvent avoir des morphologies différentes des ouvrières... La notion de caste est synonyme de morphologie "variable". Le déroulement historique et phénotypique des fourmis n'est alors pas simple.
De plus, des fourmis parmi les plus archaïques "morphologiquement" ne sont pas forcément les plus anciennes géologiquement et inversement ! Au grand dam des scientifiques qui voyaient une évolution aux morphologies graduelles, certains ont poussé la théorie jusqu'à inventer des indices numérique pour qualifier le degré d'évolution d'un spécimen. Ignorant, sans doute les faits du vivant et l'appréciation de l'anatomie particulière des fourmis, Dlussky a (il n'est pas le seul) imaginé des ratios numériques pour rapprocher les morphologies des fossiles. Le "savant" inventeur a proposé la mesure des organes ancestraux pour donner une valeur d'index aux spécimens. Il a recommandé de mesurer la forme des pétioles des fourmis (index IK1) pour caractériser la proximité des spécimens. Dlussky a alors proposé Haidomyrmex Dlussky 1996, comme une sous famille possible des Sphecomyrminae. Bon, ok pour le nom (encore une fois patronymique) , mais rien d'étonnant à ce que les valeurs d'index réalisées sur ces fourmis birmanes soient critiquées par d'autres chercheurs : Grimaldi et al., 1997.

      Le simple n'est pas forcément ancestral, le simple peut être, à l'inverse, l'essentiel que l'évolution conserve par le jeu de la sélection naturelle. Le très simple n'est pas nécessairement le premier maillon d'une vie en évolution ou, inversement, le degré ultime de qui est très évolué (épuré). L'évolution n'a pas de sens ! Pas de but ! Pas de "dessein intelligent" prémédité. L'évolution ne tend pas forcément vers le "mieux" ou le plus sophistiqué. Dans le passé il a pu y avoir des formes animales bien plus sophistiquées que celles récentes ou contemporaines. Et, leur non maintien n'est pas dû à un échec de leur part, mais plus aux aléas divers, somme toute à "pas de chance". C'est ainsi qu'il faut concevoir l'évolution, de l'homme et/ou celle des fourmis. Ne simplifions donc pas trop, trop vite.

      Chez les fourmis toutes les séries de l'ambre semblent pouvoir progresser selon des modèles spécifiques; les séries peuvent progresser par radiations, par paliers, par progressions parallèles et/ou par rapprochements. Cependant, la phylogénie des fourmis est, en grande majorité sur le type d'un cône global à diversification plutôt "croissante". Et, tout semble enfin rentrer dans l'ordre (consensuel) dans des évènements finalement assez récents que l'on peut enfin dater.




      Les évènements de l'arbre évolutif des fourmis comportent une radiation initiale au milieu du Crétacé (- 100 millions d'années) contemporaine de la prolifération des Angiospermes. La plus vieille fourmi connue a ce jour été trouvée dans de l'ambre français d'Archingeay-les-Nouillers (Charente-Maritime). Si la découverte de Gerontoformica cretacica est somme toute assez logique (et prévisible Eric G. 1998, 2000 et 2002) compte tenu du potentiel énorme des si nombreux gisements français du Crétacé, ce qui est plus surprenant, ce sont l'extraordinaire diversité et la spécialisation des fourmis à cette époque si ancienne ! On peut supposer que ces Gerontoformica françaises, munies de longues pattes et outillées de mandibules si allongées, puissent avoir mené une vie de prédation. Le déficit de fossiles du Crétacé inférieur dans les gîtes d'Angleterre, de Sibérie et d'Espagne, ne permet cependant pas pour l'instant d'affirmer le lieu de l'apparition de ces fourmis. A ce jour, la rareté des découvertes des fourmis de cette époque ne permet pas de certifier l'asile et l'origine précise où auraient eu lieu les premières radiations de ces insectes, même si l'on évoque souvent la Laurasie. Sans doute, la lignée des fourmis n'est-elle pas apparue sur le continent antique du Gondwana, et, la prochaine découverte fondamentale serait alors d'identifier finalement une fourmi dans l'ambre du Liban (daté de 130 M.A.) ce qui ne semble pouvoir jamais être le cas.



      Le Paléogène, (époque géologique située entre 65 - 23 M.A.) a vu se développer la dominance écologique des fourmis parallèlement à celle des angiospermes des forêts tropicales. Les fossiles de l'ambre montrent enfin une fréquence de piégeage plus importante des fourmis. L'examen des syninclusions fossiles et les descriptions morphologiques prouvent qu'il y a eu des changements dans le régime alimentaire de ces insectes (ubiquistes ?) leur permettant d'étendre encore leurs domaines à d'autres niches écologique et mêmes aux biotopes les plus étranges notamment ceux des environnements les plus secs.



      A ce jour, deux groupes initiaux ont été identifiés avec les Sphecomyrminées (représenté par des spécimens fossiles des gisements du New jersey) et les ancêtres des Formicinées actuelles (avec évidemment le registre plus anciens des fossiles français).



      Découverte en 1966 dans l'ambre du New Jersey, 92 M.A., Sphecomyrma freyi (la première fourmi proposée comme sérieux progénote, l'ancêtre du groupe) montrait une morphologie intermédiaire qui reliait incontestablement les fourmis aux guêpes. On en a conclu que le spécimen était la fourmi ancestrale... Position sûre, et ce, d'autant que le fossile était le seul à provenir d'un ambre ancien, les autres n'étant âgées que de 50 M.A. grand maximum. La morphologie archaïque de la fourmi en faisait la représentante unique des fourmis primitives, mais, les découvertes récentes de fourmis françaises très anciennes (aux morphologies portant moderne) infirme cette théorie du progénote américain. Les Sphecomyrma américaines qui combinaient des caractères de fourmis et de guêpes ont effectivement été trouvées dans toute la Laurasie. Certes. Mais, rares à cette époque (en nombre d'individus dans les biotopes) elles apparaissaient en inclusions de l'ambre, et, problème: sans qu'on connaisse la raison, elles ont disparu du registre des espèces il y a environ 10 - 20 millions d'années.

      Assez tôt au cours de leur histoire, les Sphecomyrma ont subi une radiation biotique et morphologique qui a offert divers embranchements dont des intermédiaires sphecomyrmines-ponerines.
Précision d'un confrère espagnol: "Les myrmeciinées (à ne pas confondre avec les Myrmicines actuelles) qui en dérivent, constituent les survivants originels de la première radiation, (citons par exemple Nothomyrmecia macrops, la fourmi bulldog actuelle australienne et Myrmecia une fourmi inhabituel de Nouvelle Calédonie)".




      Dans les années 1900 - 1910, le chercheur, William Morton Wheeler, était le premier spécialiste incontesté des insectes sociaux. Et, la plupart des fourmis de l'ambre connues à l'époque furent étudiés, soit 10.000 spécimens environs. Toutes les fourmis provenaient en grande partie de l'Institut Géologique de Königsberg et de la collection privée du professeur Richard Klebs. Le matériel était originaire de l'est de la Baltique, soit 45 millions d'années, et cataloguait parfaitement l'expansion et la diversification rapide des insectes... Le registre des 10.000 fourmis prouve aujourd'hui évidemment encore la diversification rapide des fourmis au milieu de l'Eocène, (une rapidité en nombre d'individus qui se répandent dans tous les biotopes, et, également une rapidité du développement du nombre des espèces). Ainsi, les Myrmicines, Formicines et Dolichodérines, prolifèrent en compagnie des ponerines. On découvre dans les fossiles de l'ambre effectivement des ponerines et des myrmicines "primitives". On s'accorde pour dire que les fourmis ponérines actuelles ont conservé leurs caractères primitifs, de même, on bâtit le complexe des formicoïdes qui rayonne rapidement (répartition ubiquiste dans le monde entier), avec de vraies fourmis formicines ou des "hybrides", mélanges d'aneuretines et de dolichoderines. Aneuretus simoni vit par exemple au Sri-Lanka.




      Dès le milieu de l'Eocène, les trois sous-familles de la faune actuelle, Myrmicinées, Dolichodérinées et Formicinées sont établies. Et, il faut aussi noter que l'écrin de miel montre que des Ponérines ont conservé dans le temps nombre de caractères morphologiques primitifs et également comportementaux comme la chasse individuelle des arthropodes ce qui suggère une indépendance sans doute relative de l'odeur communautaire de la colonie et des congénères rencontrés par hasard pendant les chasses. Avec le poids des anciennes théories et des indices inventés, on s'étonne que les "caractères" primitifs puissent permettre un succès évolutif étonnant. La tradition des vielles idées est tenace, et, plusieurs myrmécologues suggèrent (pour ne pas dire certifient) une adaptation à de nombreuses niches écologiques relativement étroites; c'est à dire une notion de "restriction" en quelque sorte...




      Non, soyons plus ouvert et clairvoyant.

      Je (=Eric G.) pense strictement l'inverse. Il n'y a pas restriction. Non, le potentiel : "ouvert à TOUT" est là dès l'origine, pour TOUT le MONDE. Les fourmis peuvent TOUTES s'installer PARTOUT. Et, si certaines choisissent une niche écologique particulière, qui semble restrictive, la vie souterraine, par exemple, c'est sans doute le fait d'une potentialité génétique (en développement), qui peut d'ailleurs -sans doute déjà à cette époque éloignée- permuter à souhait si le besoin s'en fait sentir. C'est ainsi peut-être que les premières associations entre espèces différentes s'inventent, (ce sont des fourmis qui ne se font pas la guerre mais s'entraident). Il faut évidement discuter des syninclusions (fourmis synchrones dans les mêmes fossiles d'ambre) et des niches écologiques des espèces en prenant garde de ne pas oublier que la fenêtre d'observation par l'ambre raccourcit considérablement les notions d'évolution spatiales ! Evolutions sur le plan de la latitude, sur le plan du climat, et, également sur la nature des forêts selon les arbres présents qui constituent les canopées tropicales. Il faut aussi et SURTOUT garder à l'esprit que l'étude de l'évolution des morphologies anatomiques des fourmis fossiles de l'ambre semble assez indépendante (ou difficilement corrélable) à l'émergence des comportements sociaux. Certaines fourmis actuelles, comme les Nothomyrmecia aux comportements sociaux "fossiles", bien que très mobilisatrices pour quelques hypothèses théoriques intéressantes, n'offrent pas le type tangible à partir duquel les fourmis auraient progressé -par expressions morphologiques et comportementales- L'annotation d'une particularité anatomique sur une morphologie fossile ne constitue pas la preuve irréfutable d'un comportement antique (dont la référence d'étude est celle des espèces actuelles, éloignées de plusieurs dizaines de millions d'années, Eric G 1998). Les morphologies ne peuvent pas, aussi simplement, être "corrélées" aux comportements, et inversement ! Petite digression: prenons, par exemple, les cas des Linsangs actuels d'Afrique et d'Asie, le premier animal est apparenté aux genettes et le second est apparenté aux félins ! Ces animaux ont pourtant des morphologies si proches qu'ils ont toujours été classés dans le même groupe. Les deux types, (aux comportements différents), ont convergé vers une même apparence créant même un paradoxe étrange et inexplicable ! (La morphologie n'est alors pas corrélée aux comportements).



      Un coup de pied dans la fourmilière ambrée pour réviser la phylogénie des fourmis !

      Résultat de la découverte remarquable d'un géologue éthiopien, un bestiaire crétacé conservé dans l'ambre jaune vient bouleverser la phylogénie des fourmis. Là où certains paléo myrmécologues voyaient (et espéraient) des évolutions transitoire et graduelles des fourmis, une découverte vient invalider cette conception. Tandis que l'ambre insectifère crétacé est assez commun dans l'hémisphère nord, les dépôts d'ambres crétacés sont rares sur l'ancien supercontinent du Sud, le Gondwana. L'ambre jaune éthiopien révèle des fourmis ancestrales dont les morphologies sont identiques à Martialis heureka, relativisant alors totalement les "archéo types" imaginés des progénotes. Les fourmis les plus anciennes ne sont définitivement pas les plus archaïques morphologiquement comme le dogme l'imposait. La fourmi gondwanienne d'Éthiopie aux allures sveltes évoluées est cependant plus jeune de 5 - 10 M.A. que celle française des Charente-Maritime...




Martialis heureka, retrouvée dans
l'ambre Crétacé d'Ethiopie.

Souvenez-vous ! Il y a peu, les chercheurs (paléo myrmécologues xxx et yyy) certifiaient via le site web xxx que l'origine des fourmis se situaient à l'âge géologique xxx (sans hésitation aucune) donnant alors des certitudes sur les notions de coévolution entre ces plantes retrouvées dans l'écrin jaune et les insectes sociaux associés. Mais, celui qui travaille (autrement que par des théories) et prospecte découvre déjà des lots "embarrassants" car antérieurs avec des fourmis si sophistiquées que l'on se dit que les prévisions (surtout pour les fourmis) sont plus souvent fausses que justes...


      En suivant l'actualité de l'ambre, cela devient récurent, dès que les myrmécologues reçoivent de Dame Nature des paléo-fourmis géologiquement "ancestrales" (incluses dans de vieux ambres crétacés, environ 100 M.A.) des fourmis qui existent alors dans les bases de l'arbre phylogénétique du groupe, la classification générale est bouleversée, révisée et corrigée d'une multitude d'erreurs. Tout est monté à l'envers... Les types parmi les plus sophistiqués, "évolués", modernisés par des outils performants, que l'on disait récents (de la période NEOGENE), apparaissent finalement dès l'émergence du groupe invalidant l'idée consensuelle d'une évolution graduée régulière et progressive. La fourmi Martialis heureka (identifiée vivante en 2003), mais qui trouve ses aïeuls dans l'ambre crétacé d'Ethiopie (2005) oblige à réviser l'arbre phylogénétique du groupe (2011).

      C'est un constat fait à partir des entomofaunes de l'ambre, les fourmis -issues du groupe des guêpes- sont donc apparues au cours du Crétacé, il y a 100 millions d'années. A ce jour, la référence fossile la plus ancienne est encore Gerontoformica cretacica dans l'ambre de l'Albien supérieur (-112 millions d'années à -99 millions d'années) originaire de Charente-Maritime. A coté de cette référence française, la découverte de Martialis heureka (de la sous-famille des Martialinae) dans l'ambre crétacé d'Ethiopie vient troubler l'idée assez consensuelle que l'on avait de la phylogénie des fourmis. Il est déconcertant de découvrir, si tôt dans l'origine du groupe, des phénotypes très spécialisés de fourmis souterraines dont on remarquera que les représentants actuels sont dépigmentés et aveugles.
Les guêpes ont trouvé le potentiel de devenir fourmis en recherchant la solution souterraine. Si des lignées sont restées aveugles, d'autres ont recouvré la vue pour développer une multitude de configurations particulièrement bien adaptées aux différents biotopes rencontrés.

      Pour terminer, on notera que la phylogénie des fourmi est surtout incertaine tant les sites crétacé sont peu étudiés ou pas encore connus. Il faut aussi noter que les belles pièces sont essentiellement dans les collections privées donc hors d'atteinte de l'étude scientifique !!! Et, pour donner un exemple, il faut attendre que monsieur Sieghard Ellenberger (allemand) donne accès à ses ambres birmans pour que la science des fourmis fasse un grand bond en avant. Certains collectionneurs rechignent à donner gratuitement leurs pièces de collection à la science, car le savant a pris pour mauvaise habitude de découper les échantillons en lames minces pour faciliter l'observation. Pour les fourmis de Sieghard Ellenberger (Ceratomyrmex ellenbergeri) les pièces étudiées restent en volume, car les gemmes de type copal sont idéalement translucides.
Il faut comprendre que les études des fourmis de l'ambre se limitent trop souvent aux spécimens montés en lames minces, (ambres découpés qui perdent alors une foule considérable de renseignements précieux que l'opérateur a sacrifié ou négligé). Ne maîtrisant pas complètement la technique de macrophotographie traditionnelle des inclusions dans les ambres opaques (alors que les solutions simples existes) les chercheur s'orientent maintenant vers les techniques de pointe des imageries scanner en 3D. Ne perdons pas les objectifs finaux. La fourmi et l'ambre sont inséparables et peuvent encore révéler de belles surprises sans obligatoirement utiliser du matériel coûteux. L'histoire est trop belle pour se terminer là, et, je poursuivrais la phylogénie des fourmis au prochain épisode (avec une nouvelle inclusion), avec sans doute de beaux fossiles de l'ambre.
Dossier non finalisé, affaire à suivre...





Une petite "polémique" pour raconter le progénote des fourmis...


      Au Crétacé inférieur (100-140 M.A.) il n'existe que deux continents, la Laurasie au nord, et le Gondwana au sud. Entre les deux, la mer Téthys. Ces deux continents formaient auparavant une seule et même masse continentale : la Pangée...
      Pour dire l'histoire du progénote des fourmis en simplifiant à l'extrême : depuis 1967 l'origine des fourmis était expliquée se dérouler dans la zone 1, mais, trente ans plus tard, un auteur TRES inspiré (spécialiste des fourmis) refuse ce dogme, subodore le possible et anticipe la découverte en 2004 des plus vielles fourmis dans la région 2. Par la suite, des fossiles à peine plus récents apparaissent dans la région 3 en 2005. Et des références également très anciennes apparaissent dans la région 4 en 2016. Si la plus vieille fourmi (française) est encore dans la zone 2, l'histoire du progénote n'est pas localisée.
      Sous les feux de la rampe et forcément exposé à l'international, la guerre patriotique acharnée entre Messieurs Grimaldi et Poinar (qui donnent leur patronyme terminé d'un i au nom des espèces qu'ils découvrent) ne se limite EVIDEMMENT PAS à la recherche du progénote des fourmis. M. Poinar en 2016 comptabilise 667 publications "ambre" ! Et les batailles rangées (par paires, toujours deux pièces comparées entre elles), se déclinent alors dans tous les panoramas où il y a des espèces anciennes prestigieuses à publier. Papillons, mante-religieuses, blattes, abeilles... Et, si les progénotes dans les entomofaunes ne suffisent pas on peut passer au registre des fleurs anciennes ou des vers, bref, il y a de quoi faire...
      De 1967 (date à laquelle on découvre la seule fourmi "ancienne" Sphecomyrma freyi, l'holotype de Wilson Carpenter et Brown), jusqu'en 1997, la phylogénie des fourmis est assez monolithique. Et, l'année qui précède le Premier Congrès Mondial de l'Ambre (octobre 1998), les notions se cristallisent. En effet, avec le copywrite de l'AMNH (American Museum of Natural History) Monsieur David Grimaldi propose une révision du groupe des fourmis en écrivant d'entrée de jeu, en première page : "The oldest amber with ants is from New Jersey." La phrase butoir est là incompressible; on comprend les propos adressés aux concurrents "C'est nous qui avons les plus vieilles fourmis"... Et de lancer l'étude morphologique des sujets en reprenant toute la phylogénie du groupe, pour ajouter (sans humour) que les confrères "concurrents", cités ou non, ne savent pas travailler car ils détruisent les fossiles uniques en enduisant les matières de substances populairement considérée comme inertes. Donc sans demi mesure, Monsieur D. Grimaldi explique qu'il s'est approprié le dossier des fourmis (et gens sensibles s'abstenir). Lorsque le maître D. Grimaldi ouvre la session des 37 exposés au Premier Congrès Mondial d'étude des Inclusions de l'Ambre, le bal des hostilités est ouvert. Sans aucune exagération, l'animosité qui anime les équipes de paléoentomologie est réelle...






En 1998, à l'époque du premier congrès mondial des inclusions de l'ambre, et les années suivantes, l'affirmation selon laquelle les plus vieilles fourmis sont (et resteront !!!) américaines ne fait aucun doute...

Le sujet guide certains scientifiques vers des coups de bluff (ci-contre).

A cette époque, en 2002, aller à contre courant et oser publier le contraire (en anticipant les découvertes, Eric G.) est assez remarquable et même "révolutionnaire"...










Complément de lecture et question ici






(*) Pour éviter le piratage et que ce texte soit aspiré dans des sites peu scrupuleux, (et ils existent) plusieurs
erreurs volontaires (importantes) on été intentionnellement dissimulées dans la rédaction. Le repérage de ces
erreurs permettra alors de suivre les pirates... Les personnes qui souhaiteraient la rédaction
(vierge d'erreur) pourront l'obtenir à l'adresse: eric.ambre.jaune@hotmail.fr











Nécessitant presque 5 ans de travail, le cd-rom
exclusif : Les fourmis est enfin disponible...


Incontournable : Le cd-rom les FOURMIS



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