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Les inclusions des forêts antiques
Les inclusions de l'ambre représentent la paléo-biodiversité des espèces forestières.
Exploration de la forêt antique par une lecture multidisciplinaire des inclusions de l'ambre.
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      Aussi étrange que cela puisse paraître, l'inventaire de biodiversité des espèces fossiles (d'une précision remarquable pour le détail des structures fines et d'une exploitation utile pour leur localisation dans l'étage du biotope) ne renseigne pas correctement sur la forêt. Certes, il y a des exceptions, certains lots que j'ai exploité ont révélé l'arbre producteur d'ambre des sites du bassin parisien. D'autres sont surprenants. Mais, exeption comptée (TRES rare !) de façon assez générale les inclusions et vraies portions végétales sont rares comparé à l'inventaire des entomofaunes. Végétaux ou insectes, les inclusions sont là, précises, très précises, mais, finalement, l'ensemble du "dossier" reste assez flou. La lecture des indices taphonomiques n'est pas toujours possible. Certains auteurs par effet d'annonce vous écriront qu'ils sont capables -en examinant leurs échantillons montés en lames minces- de préciser complètement le biotope, mais c'est assez faux. La méthode qui consiste à couper les échantillons en perdant tous les indices synchrones en isolant l'inclusion (plus médiatique que les autres) pour la prochaine publication n'est pas le meilleur moyen d'exploiter les archives de l'ambre. L'arbre à ambre (au moins celui des régions baltes) reste donc encore "insondable"... Le principal acteur de la scène balte est d'avantage imaginé qu'observé ! Parfois des microscènoses sont claires, mais, cependant, elles sont mal représentées dans le schéma d'ensemble. Pour commencer, parlons de la forêt d'ambre...









Le "jeu" de reconstruction des paysages antiques (par
l'examen des traces fossiles) est pratiqué par
tous les paléontologues passionnés qui
font de la prospection... Les règles
du jeu sont simples...
Et, le jeu est très
prenant !


































Question : Où pourrait-on actuellement examiner un
référent proche de la forêt d'ambre antique ?



 

 
La nouvelle Calédonie (l'île de Maré, Ilot Lorette, baie de Gadji, Ile des Pins)
est un paysage possible avec Araucaria columnaris pour se
représenter les forêts côtières à l'origine de l'ambre.








      L'examen d'un ambre par le biais de ses inclusions offre des champs d'investigation passionnants et particulièrement nombreux. L'examen tel que je l'évoque n'est SURTOUT pas ce catalogue d'espèces passées au crible de la biométrie, amenées en listes alphabétiques déjà représentées en camemberts résumant le pourcentage des différents effectifs. Non, l'ambre est un support plastique, malléable, une véritable mémoire vivante qui consigne de processus (immatériels) animés. L'ambre a enregistré le climat, le vent, la dynamique des mouvements, l'axe des expositions aux lumières, le compactage, l'humidité, la dessiccation aux variations des températures... Bref, de nombreux processus marquent la résine. Et, c'est dans ces registres de lecture qu'il faut alors exploiter la référence traditionnelle de la grosse inclusion. La résine indurée raconte admirablement la dynamique du biotope fossile. En général, 75 % des inclusions d'un gisement sont constituées d'espèces d'insectes liées aux gîtes forestiers. Environ 15 % des espèces sont aquatiques, ce chiffre regroupe les Trichoptères les Ephémères et les moustiques… En observant les inclusions d'un gisement d'ambre, (et les effets alentours) il est souvent possible de se représenter, au "mètre près", la dynamique des évènements extérieurs. C'est assez déconcertant. L'ambre restitue d'avantage le développement des évènements que les constituants du décor. A ce stade, je pense évidement aux e-mails de mes détracteurs -je cite- "ces propos sont ceux délirants d'un naturaliste halluciné qui invente ses visions d'art dans un travail de mystification scientifique". Une invention optique -que je garde secrète- démontre que la gemme d'ambre est marquée par de tels éléments non mystificateurs.
Voici un exemple. Preuve est donc faite qu'il faut surtout lire la gemme autour de l'inclusion, car c'est elle qui raconte le plus de choses.


Les espèces liées aux biotopes forestiers


Passez le curseur de la souris sur l'image pour
découvrir les inclusions de la forêt d'ambre...
...et voir la liaison entre les espèces.



       A coté de ces effets exogènes qui marquent le cœur des gemmes, à coté de ces biométries maladives sur lame mince, il faut aussi tenir des études transversales. De quoi parlons nous ? Certains groupes animaux sont surtout intéressants pour étudier l'ensembles des sujets de la forêt d'ambre. Les araignées, les salticidae par exemple (Eric G 1998, congrès mondial de l'ambre) sont les arthropodes les plus bavards pour une étude transversale ! Elles jouent et s'expriment sur tous les points... Les inclusions animales constituent des biosphères suffisamment originales -par époque et par région- pour permettre des comparaisons. Monsieur Wunderlich (1986), par exemple, estime que 75% de la faune des araignées des ambres baltes se compose des genres éteints. L'évaluation, sur des lots fossiles originaires exclusivement du Samland, grimpe à 88% (Wunderlich, 2004). Les araignées, toujours présentes dans les lots d'ambre insectifères, sont l'outil important d'une réflexion tranversale toujours pertinente. Alors, oui, les insectes et autres arthropodes sont de bons indicateurs environnementaux. Ils occupent une niche écologique qui dépend de leurs besoins spécifiques. Chaque espèce vit sur une végétation caractéristique qui fournit à l'insecte les conditions "micro-climatiques" et la nourriture propice à sa survie. La composition des populations (chez les araignées mais pas seulement) donnent une idée exacte des "micros" paysages (petits paysages tous situés) dans le GRAND paysage d'ambre.



La forêt d'ambre
reconstituée par le message 
de mémoire des inclusions

La forêt d'ambre reconstituée par les macro-restes végétaux et aussi par le
message de coalescence biologique des inclusions synchrones.



L'inventaire rationnel, méthodique (biométrique) des espèces hôtes de la forêt d'ambre est accessible facilement par l'examen des inclusions, mais ce travail fait, il faut ensuite imaginer les relations entre les entomofaunes. Après avoir récolté la résine sur les arbres pour construire leur nid, les abeilles viennent butiner les fleurs et sont déjà escortées par des guêpes parasites qui cherchent les larves d'un couvain pour pondre... Replacer les espèces dans le décor de la microscènose est une chose, voire les relations entre les syninclusions en est une autre (que la lecture taphonomique et éthologique permet parfois). MALHEUEUSEMENT 99,999% des publications de l'ambre ne concernent que la biométrie des espèces (la mesure des seules structures anatomiques). Il est dommage de négliger l'étude de coalescence biologique qui relie les populations. Cette étude est pourtant à la base des plus grands exposés du vivant. Pourquoi arrêter les publications aux seules descriptions morphologiques. On se demande si parfois il n'y aurait pas une course aux publications ambre les plus nombreuses.


La remise en place des inclusions, pièce à pièce, par la lecture taphonomique
des fossiles dessine le paysage antique dans une précision extraordinaire...






      En appliquant ces considérations transversales aux études de plusieurs groupes animaux, en exploitant les renseignement CRUCIAUX de la taphonomie animale, en tirant les notions logiques de la présence des espèces végétales, il est possible de se représenter quelques microscènoses (micros visions d'un biotope antique) au sein d'un gisement fossile. C'est surtout le regard dans le détail qui est précis, plus que la vision d'ensemble. Cependant, en rapprochant les références, la forêt était dense, chaude et humide. Les espèces, souvent tropicales, témoignent de nombreuses relations intra spécifiques (entre insectes et plantes). Ainsi, on peut examiner les fleurs que venaient butiner les abeilles antiques... Il est particulièrement intéressant d'examiner les inclusions synchrones présentes ensembles dans un même fossile (syninclusions), et, également, les inclusions référencées dans un lot issu de la même niche (strate) sédimentaire où apparaissent les progénotes aux morphologies souvent étranges. Témoins silencieux et immobiles d'une vie racontée TRES grouillante, les inclusions organiques de l'ambre (animales et végétales) sont un filtre merveilleux pour discerner l'essentiel du paléo environnement forestier...







Replacée dans son biotope d'origine, une petite
abeille de l'ambre raconte avec ses soeurs synchrones
beaucoup plus que sa simple morphologie anatomique...


Les espèces liées aux biotopes forestiers


Les abeilles (et surtout celles de la baltique) constituent un sujet
intéressant pour sonder la biocénose de la forêt d'ambre.






      L'image ci-dessus est un visuel pour montrer un processus de représentation tangible de la forêt d'ambre. Sur l'idée d'un puzzle paléontologique, il faut replacer les fossiles (et les inclusions) selon leurs étages respectifs dans le paysage de la forêt. Certaines espèces sont situées au sol tandis que d'autres vivent plus haut dans le couvert végétal. Plusieurs espèces synchrones (les syninclusions) sont les pièces du puzzle les plus intéressantes car elles démontrent une relation biologique et spatiale entre les sujets. La petite abeille représentée (un vrai fossile de l'ambre), venait butiner les fleurs (également de vrais fossiles découverte et collection Eric G.), qui, pour certaines montrent encore des traces de pollen (visible au niveau des pétales sur la fleur de gauche)... Le jeu de puzzle de repositionner les sujets fossiles dans leur biotope est un "divertissement" intellectuel passionnant! L'étude des fossiles de l'ambre nécessite des investigations géologiques, paléontologiques, zoologiques, limnologiques, etc... Quelques notions botaniques, pallinologiques sont importantes... Mais la taphonomie et l'éthologie sont les deux notions les plus profitables pour raconter les inclusions et les reposer correctement dans leur biotope. La pierre de miel fossile raconte plus que l'inclusion isolée en lame mince -encore photographiée en ombre chinoise-. L'écrin de résine restitue des renseignements nombreux (précieux!) qui ne sont jamais pris en compte dans les travaux publiés assez monolithiques, consensuels et redondants. UNE CHOSE EVIDENTE : pour étudier les communautés d'espèces, il faut conserves les inclusions ensembles mais, les doctes savants isolent toujours leurs inclusions les unes des autres. Comment pourrait-il en être autrement, on a toujours travaillé de cette façon. En isolant les inclusions de l'ambre pour faciliter le travail de biométrie l'auteur perd l'essentiel du fossile. Et ce dernier ensuite de rédiger ses théories abstraites sur les indices qu'il a préalablement ruiné.








      Les syninclusions (voir ci-dessus) constituent des communautés d'espèces synchrones conservées ensembles dans une même pierre d'ambre. Ces espèces (piégées ensembles sur le même site antique, au même endroit, au même instant, sous le même climat) renseignent sur la coalescence biologique du biotope (c'est-à-dire sur la force qui relie entre elles les espèces antiques présentes dans la microscènose). Malheureusement, les publications de l'ambre se cantonnent aux insectes isolés (les holotype sont montés en lame minces, les photographies sont faites par confort de travail sous trinoculaire). Souvent, l'implantation des soies est utilisée en taxinomie pour décrire la nouvelle espèce. On compte les poils aux fesses des mouches pour préciser la description, mais, on néglige 99% des informations exploitables du fossile. Et, à coté de la biométrie, la valeur globale du fossile est assez ignorée.
Evidemment mes détracteurs poussifs prétextent (oralement) qu'ils manquent de temps, de subventions et de stagiaires: "Nous n'avons plus que cinq stagiaire en ce moment dans l'équipe, et, mon photographe macro en en vacance. En plus, le chauffage ne marche plus." Pour tous, les jours ont 24 heures, et, mes travaux n'ont jamais eu aucune subvention... C'est comme si opérer en free lance rendait plus libre, plus clairvoyant. Intégrer une équipe de recherche pour devenir le préparateur nettoyeur des pièces fossiles que Monsieur doit présenter e conférence tout à l'heure est-il le rêve d'une promotion scientifique réussie ? Et, pendant ce temps les nouveaux stagiaires, fiers de travailler pour l'enseigne, découpent encore les ambres en lames minces.
Mais, ne refaisons pas les erreurs du passé; ne simplifions pas trop et trop vite la biosphère du vivant. La vérité d'un ensemble réside d'avantage dans la valeur globale des processus et des espèces, que dans l'addition abstraite des composants élémentaires (partie biotique+partie abiotique). La synécologie est une discipline moderne qui analyse enfin les rapports entres les individus, et, la coalescence est la mesure de rattachement entre ces êtres. La Vie est une harmonie singulière (unique) formée de contingents pluriels.
Ce n'est sans doute pas la qualité du trinoculaires Leica qui améliora le dessin d'ensemble de la forêt d'ambre. Même si Leica est une excellente marque d'optique! Dans leurs articles à sensations les journalistes (peut-être sans le savoir) se font duper par l'utilisation des procédés seulement techniques qui, au final, n'apportent qu'une déclinaison à la biométrie des sujets déjà mieux présentée par cette autre équipe mieux outillée.











De la Biométrie à la Biocénose...





      Vouloir appréhender la biosphère de la forêt d'ambre (et toute la richesse de l'ensemble) par les seules mesures chiffrées des appendices des fossiles, (longueur des pattes, des ailes, des antennes; largeur du thorax, dimension de l'abdomen et autre ratio de mesures) reviendrait en quelque sorte à vouloir expliquer l'Egypte antique par les seules mesures des squelettes des anciens égyptiens.
La culture, la mythologie, les arts, la politique, les guerres, les constructions et les routes du commerce de l'ancienne Egypte ne peuvent, sans doute, pas être expliqués par la seule mesure détaillée des os du squelette d'un individus, fût-il même un holotype (adulte) bien intégré dans sa société ! Cette métaphore n'est pas humoristique. La simple position d'un organe, (une antenne par exemple peut raconter beaucoup sur le comportement et même sur les capacités sensorielles d'un insecte figé dans l'ambre.

      L'Ambre c'est un peu comme l'Egypte. Pour l'ambre, le niveau de difficulté pour expliquer la biosphère dans une vue d'ensemble est aussi complexe ! La description métrique des holotypes montés dans les lames minces (espèces références) ne dit pas grand-chose de plus que la mesure des appendices... Il est temps de dire un peu plus que la biométrie des sujets. Faisons avec les insectes de l'ambre ce que l'on fait avec les dinosaures ! (Des animations 3D, des scénarios passionnants, du mouvement pour expliquer dans un film la biocénose passée !) Les mesures anatomiques ne sont que la base utile, (c'est un passage obligé, mais, pas une fin en soi) pour dire autre chose de tellement plus intéressant.






Le piège des résines sur un arbre...

De la biométrie à la biocénose le chemin est immense. Dit autrement, l'ensemble des processus d'une biosphère ne se résume pas à la seule description des morphologies de quelques holotypes publiés en fanfare... Les ambres ont des indices qu'il faudrait enfin prendre en considération. Donnons l'exemple de la colonisation des gemmes (encore tendres) par des espèces fongiques aquatique venue au piège par un contact en milieu inondé. L'ambre n'est pas forcément la variante de ce modèle tue mouche aérien, diurne constamment expliqué...







Nombreux sont ceux qui publient sur les entomofaunes de l'ambre sans faire la moindre inspection de terrain. La science de l'ambre est de plus en plus une investigation laborantine où les scientifiques jouent avec les paramètres des outils sophistiqués pour impressionner les journalistes -portes paroles d'équipes abandonnées sans subventions-. En creusant un peu, en allant au delà des choses et des articles, on se rend compte que les auteurs ne sont que des rapporteurs de contenus qui vivent reclus dans leurs laboratoires. La science de l'ambre devient théorique, de plus en plus spéculative. Posons nous la question de savoir qui en France étudie réellement le piège des oléorésines contemporaines ? Cette dérive d'une science détachée des réalités est manifeste chez nos confrères allemands où des auteurs affirment le rôle photogène des exsudats collants. Pour éviter les théories intellectuelles ne faudrait-il pas revenir à une pratique de terrain en observant le mécanisme de piégeage des insectes sur une dizaines d'exsudats végétaux ?




      L'ambre n'est jamais regardé pour ce qu'il est, une simple oléorésine qui a traversé le temps. La matière est récupérée dans des travaux peu utiles, souvent théoriques et même racoleurs. La course aux publications fait rage. Et l'apogée arrive avec ces scientifiques anglais qui vendent au public le nom des nouvelles espèces de l'ambre des holotypes expertisés sous binoculaire. Pour 10.000 € un insecte peut porter votre patronyme (terminé par i). Compte tenu de la durée de vie moyenne assez courte d'une espèce entomologique mise au regard des plages géologiques très longues, il y a pléthore d'argent à se faire avec l'ambre scientifique et commercial. Que ceux qui voudraient laisser leur nom à la science (Dupont- duponi sp, Duchmol - duchmoli sp) se souviennent qu'un insecte nommé xxx-hitléri a été débaptisé...

      Il est urgent de publier autre chose que des dogmes (faux), il serait agréable de dépasser cette vision monolithique que la matière ne peut rapporter que des insectes examinés sous le seul angle de la biométrie. Cela fait 300 ans que l'on donne le détail des morphologies et des anatomies. Peut-être serait-il temps de se risquer à d'autre exercices ? A lire: "Why to have scientific collection and museums" I. G. Pidoplichko 1973, Priroda 9: 10-17.







      Pourquoi les insectes sont-ils piégés par les oléorésines ? Voyons nous des insectes emmenés sur la résine collante par le malheureux hasard d'un coup de vent ? Voyons nous des insectes qui ont prémédité leur attaque et meurent de n'avoir pas évalué à sa juste valeur la défense mécanique d'engluement ?

      Examinons l'exemple de l'abeille. Les insectes ne tombent pas tous au piège universel collant de la résine par l'effet tue mouche diurne des sécrétions aériennes, non.
Certains insectes comme les abeilles viennent aux résines volontairement pour exploiter la ressource!

      Des abeilles sans aiguillons actuelles de Bornéo exploitent les bouquets olfactifs des résines et jugent les odeurs des sesquiterpènes pour apprécier la qualité des résines avec laquelle elles construisent leur nid. La résine est alors utilisée pour construire, entretenir et défendre le nid. Les abeilles analyses les proportions relatives de plusieurs terpènes des oléorésines fraîches pour apprécier la qualité des ressources végétales. (Stingless Bees Use Terpenes as Olfactory Cues to Find Resin. S.D. Leonhardt, S. Zeilhofer, N. Blüthgen1, Thomas Schmitt, 2010). L'exemple n'est pas isolé, et, d'autres abeilles, celles par exemple de la tribu des Euglossini, (qui vivent dans les forêts tropicales de l'Amérique du sud) utilisent parfaitement la résine comme matière de construction du nid...







C'est autant le comportement des animaux qui vivent dans la forêt (à proximité du piège) que
le hasard qui décide d'une éventuelle capture... Une lecture attentive de tous les indices
synchrones qui accompagnent les inclusions animales permet de certifier ce principe.
Les tombes dorées à insectes nous livrent (si nous sommes observateurs) des
indices qui prouvent les comportement passés. Si les abeilles butinaient
les fleurs, elles venaient aussi récupérer la résine fraîche sur
l'arbre producteur pour construire leur nid...











Pour expliquer l'arrivée des insectes dans l'ambre formé par la fossilisation des résines
antiques, les allemands ont inventé l'idée d'un étrange piège photogène où la lumière
des exsudats aurait… dupé… les entomofaunes ! La science de l'ambre
a-t-elle besoin de l'invention de ce piège photogène ?



Le piège photo lumineux
des oléorésines de la forêt d'ambre
Théorie allemande







L'éventuel effet lumineux du piège antique de la résine collante peut-il être
confirmé par des indices taphonomiques laissés par les insectes ?
Si les inclusions végétales amorphes (qui sont piégées
au hasard) ne donnent aucun démenti, les nombreux
insectes capturés (après examens attentifs)
ne donnent aucune infirmation
à cette théorie, juste,
"esthétique"...






Pour se représenter réellement la forêt d'ambre (REELLEMENT), il est
intéressant d'examiner les rares macrorestes végétaux, notamment
ceux, du bois de l'arbre producteur, restés en connexion avec
les poches de résine. C'est à voir ici.






Tandis que certains vous présentent des "choses" rares (soit disant rares '*' )
dans des expositions payantes (où sont exposés des faux !)..., présentons
ici, gratuitement, des pièce authentique rares et même UNIQUES.







Passez le curseur de la souris sur l'image pour découvrir la structure des canaux sécréteurs.

      Evoqué à de maintes reprises dans les recherches polonaises et notamment dans les recherches allemandes (une nouvelle fois en 2005) avec les professeurs Wilfried Wichard et Wolfgang Weitschat, les arbres antiques à canaux résinifères sont à l'origine de la formation des coulées de résines qui ont fossilisé en ambre. A ce jour personne n'avait encore découvert la portion d'un arbre à ambre montrant avec certitude la troublante structure criblée (le maillage très délicat) du tissu producteur de résine. Depuis 1742 où commencent les premières descriptions des espèces vivantes piégées dans l'ambre personne n'avait fait mention des canaux sécréteurs de résine. Cette pièce unique est particulièrement intéressante. Sur cet échantillon de bois (54 M.A.) d'une trentaine de centimètres, on observe de fins plaquages de résine, des recouvrements de pyrite et la précieuse structure des canaux sécréteurs d'ambre...




Autres pièces uniques au monde :




Dans l'ambre, la plus ancienne inclusion identifiée au monde !
Un grain de pollen de 225 M.A. !!! Publication E.G. 2002






La première trace identifiée (et publiée dès 2002) de sang fossile
d'un vertébré (avec la connexion à la dépouille) !!!








La première trace de sang identifiée sur un arthropode hématophage !!!
Le sang fossile est indéterminé, (publication E.G. 2002).









Les faux mêlés aux vrais fossiles dans les exposition d'ambre !

(*) : Il est assez regrettable que des présentations (des expositions) d'inclusions de l'ambre soient
encombrées par des faux, (des malversations plus ou moins volontaires)... Voyez alors le Forum de l'ambre,
plusieurs sujetsimportants prouvent que les faux, les escroqueries et autres détournements inondent le marché...



Le comble est que les faux mêlés aux vraies pièces exposées par les conservateurs (une fois la fraude révélée) ne sont pas
retirés des tables car ces pièces doivent par leur cotés sensationnels attirer le prospect qui achètera bien un souvenir.
Il est déconcertant de voir les spécialistes de l'ambre utiliser les faux à des fins peu honnêtes. Les étiquettes
sous les échantillons sont des duperies. Et, durant l'exposition les photographies
étaient interdites. Pourquoi ? Est-il interdit d'expliquer les contrefaçons ?

 






 
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