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      Franchement c'est toujours la même chose. Le scientifique en herbe ne s'intéresse qua la technique de photographie des inclusions de l'ambre QU'AU MOMENT urgentissime où il doit publier SON mémoire, SA thèse. Puis, le devoir accomplit, il passe à tout autre chose sans restituer d'aucune façon ce qu'on lui a expliqué (avec difficulté) sur le sujet, pourquoi d'ailleurs le faire. Prétextant un manque de matériel, (comme c'est original !) Nicolas Brasero, ci-dessous, me demande les secrets de la prise d'image des ambres pour finalement choisir l'option exécrable qui consiste à découper ses échantillons en lames minces !!! J'ai l'impression de perdre mon temps avec ceux qui opèrent dans les locaux de la grande institution... Pour éviter de prêcher la bonne parole et les bons conseils inutilement jusqu'à l'épuisement, je présente ici le sujet de la prise d'image qui permettra au collectionneur amateur (sans matériel de pointe) de faire des images plus élaborées que celles qui sont faites par les professionnels qui travaillent rue Buffon et qui ont la ruche comme emblème. La ruche est un logotype effectivement adéquat, il y a une multitude de petits ouvriers appliqués aux besognes laborieuses, et, le donneur d'ordre suprême est là pour remettre la petite ouvrière égarée qui aurait l'idée idiote de demander conseil dehors. Réponse : NON, ICI POUR LES AMBRES, ON FERA CE QUE L'ON FAIT ET CE QUE L'ON SAIT FAIRE, ON DECOUPERA LES ECHANTILLONS EN LAMES MINCES. C'EST TOUT.






A lames mince, esprit étroit... Et la preuve en image !





Publier sur l'ambre nécessite d'inventer des
méthodes pour photographier les inclusions...





Correspondance adressée à Eric G.




      Monsieur Geirnaert,



      Bonjour, je m'appelle Brasero Nicolas et je suis étudiant à l'université de Mons-Hainaut (Belgique) en 2ème Master biologie des organismes dans le laboratoire de Zoologie du Professeur Pierre Rasmont.


      Je réalise mon mémoire sur l'entomofaune de l'ambre de l'Oise et plus particulièrement sur la superfamille des Chalcidoidea (en collaboration avec le Dr André Nel du Museum d'Histoire Naturelle de Paris).



      Je me permets de vous écrire car ayant lu votre livre : "L'Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie", j'ai été admiratif devant la qualité des clichés réalisés...


      J'aimerais également réaliser de telles photographies sur les spécimens que j'étudie, mais,... malheureusement le matériel me fait défaut.



      Je me demandais si une rencontre serait envisageable afin de réaliser quelques clichés ?



      Brasero Nicolas.

Réponse Eric G. :

      Bonjour Monsieur Brasero.

      Monsieur, votre correspondance me surprends (et me dérange presque)... Je me demande si votre message est sincère. Vous voulez me rencontrer mais vous travaillez avec ceux qui vivent dans la "ruche" parisienne où mes images sont critiquées comme le fait Monsieur Meunier (le photographe officiel de l'ambre) qui rétorque qu'il est idiot et imbécile de proposer des vues d'inclusions sur des fonds bleus pastels... Confer ses propos qu'il m'a adressés au Premier Congrès Mondial de l'Ambre...

      Mais, bon... oublions... Sinon, vous avez lu mon ouvrage(!!!!), c'est parfait, vous avez alors noté que j'insiste beaucoup sur la technique photographique. Page 20, le paragraphe s'intitule : "PHOTOGRAPHIER !". Les 330 images du livre et les nombreuses vues du site Internet Ambre.jaune sont toutes réalisées (sans matériel cher!!!) sur des échantillons conservés surtout en volume ! Aucun ambre n'est découpé et/ou préparé en lames mince. Cette pratique destructive faite en routine à Paris peut être replacée par des solutions simples (p.21-22).

      Votre argument du défaut de matériel ne tient pas, car la QUALITE des images est essentiellement le résultat d'une GESTION DES ECLAIRAGES ! Regardez cet exemple. Si le matériel (type trinoculaire) vous manque, vous pouvez exploiter cette solution vraiment performante qui consiste à placer un appareil photo numérique bas de gamme par dessus d'une loupe fort grossissement (x20, focale 28 mm) à 4,50€. Loin du confort donné par le microscope CHER, l'optique fonctionne tojours si vous respectez les focales.

      C'est étrange que vous me demandiez (aujourd'hui) mon expertise technique pour clicher les insectes des ambres de l'Oise. J'ai souhaité apporter mes "inventions" - mes solutions techniques (fruit d'un long travail de recherche) aux responsables que vous citez. Mais ces derniers sont restés hermétiques aux collaborations gratuites d'où l'explication de ma méthode dans mon ouvrage puis ici sur le web pour démontrer LES solutions alternatives (sans matériel cher).

      Pour des résines copal comme celles assez spécifiques des gisements de l'Oise, la méthode que je préconise par l'immersion partielle (dans une eau bleue sucrée) fonctionne idéalement pour deux raisons : 1 les gemmes sont singulièrement limpides (la translucidité profonde est parfaite), 2 les croutes scoriacées sont si fines qu'il est inutile de les enlever par un travail de polissage. Pour les insectes Chalcidoidea (petits à minuscules), la problématique des grands objets avec la profondeur de champ ne se pose pas. DONC, dans cette configuration triple le découpage des ambres en lames mince ne s'impose pas. Mais, malheureusement c'est la seule technique pratiquée par ceux que vous citez.

      Selon moi, il est inutile de découper les échantillons insectifères en lames minces. Pour réaliser des vues rapprochées, il n'est pas nécessaire d'utiliser la disqueuse du laboratoire ! Il est inutile de couper la gemme, de polir la matière pour coller la section restante dans le baume de Canada en plongeant le résultat dans l'Epoxy, lui aussi, découpé et recollé sur une plaque de verre... Ces matières ajoutées en mille-feuilles : la rondelle d'Epoxy, le Baume du Canada, le verre, et surtout les bulles importunes (voir ci-dessous) survenues lors de la préparation (voir fig. 8 page dans votre travail 27 !) sont autant de ruptures optiques qu'il y a de surfaces !!!! D'un côté il y a un petit insecte dans un milieu homogène conservé en volume, et, de l'autre, il y a un assemblage feuilleté de plusieurs matières collées qui ont des réfringences différentes (ruinant la gestion des lumières et l'observation sous plusieurs angles).


Voici un exemple parmi tant d'autre de ces bulles
importunes
qui apparaissent dans les lames
minces lorsque les insectes fossiles sont
extraits (inutilement) des gemmes.
Réponse Eric G. :

      Monsieur André Nel et ses collaborateurs (M. Meunier, Gaël de Ploêg, Dany Azar, etc.) au Musée d'Histoire Naturelle de Paris, rue Buffon, disposent de bons matériels pour réaliser des images entomologiques d'inventaire de bonne "facture". Leurs méthodes nécessitera (forcément) dogme et routine obligent de découper vos insectes en lames minces (= débitage des inclusions, DONC séparation des syninclusions)... Les insectes Chalcidoidea, puisque petits à minuscules, sont très facile à photographier car la mise au point se fait par un seul réglage sans découper les ambres. Selon moi, NUL besoin de débiter les ambres en lames minces ! De BONS résultats peuvent être obtenus dans des ambres fossiles conservés en volume. Voici un exemple.
Même si j'ai offerts mes services techniques gratuits (sans réponse), dès 2000 aux chercheurs, -avant mes publications-, je ne travaille plus gracieusement surtout pour des travaux de thèses, à moins, d'être associé (=co-édition)... Que m'offrez-vous en échange des photographies pour votre mémoire ? Si vous demandez l'aide technique (éventuellement gracieuse) aux collaborateurs parisiens, vos ambres seront découpés... Avec mes inventions bricolées, (qui ne nécessitent aucun matériel cher), j'ai surtout orienté mes recherches vers l'art... Et, j'ai peur que mes réalisations "artistiques" dénaturent un peu un sujet sérieux de science (type Master). Ce sont les reproches renouvelés que j'ai eu par email puis par courrier postal de plusieurs entomologistes parisiens...

      J'insiste, une fois encore, à rebours de ce qui est expliqué ici pages 25 à 28 dans votre travail, il est inutile de préparer les échantillons insectifères en lames minces. Un insecte découpé en lame mince n'est observable qu'en ombre chinoises, dans un seul plan. Selon moi, il faut conserver la logique 3D de l'obsevation...


      Les méthodes empiriques que j'ai inventé et que je présente ici dans cette page consiste à utiliser l'ambre conservé en volume (parfois comme un allier) pour révéler différents plans de l'inclusion. Avantage perdu lorsque l'insecte est préparé (découpé) en lame mince... Monsieur Brasero, je vous laisse lire ce dossier, ci-dessous, consacré à la technique de photographie d'art des insectes de l'ambre. Vous devriez trouver quelques solutions utiles... MAIS, sans être dupe, j'ai de GROSSES inquiétudes quant aux méthodes que vous allez "retenir". Je suis persuadé que l'on va vous i-m-p-o-s-e-r la technique dogmatique du découpage des ambres en lames minces...

      Cordialement, Eric G.

 



Posons nous une question...







Et, donnons une réponse...

 










Abordons, ici, dans cette page un sujet important qui consiste
à photographier les inclusions
de l'ambre SANS dénaturer
ni découper la gemme. Oui, à côté de la "lame mince"
examinée sous microscope, une alternative existe.


Ce sujet a été publié à trois reprises : 1) Le Magazine "Photo Selection" - "Un autre regard sur l'ambre et l'insecte".
2) L'ouvrage : L'ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie. 3) Le journal Nord-Eclair.









Les guêpes Chalcidoidea (étudiées par M. Brasero Nicolas) puisque petites SONT TRES faciles
à photographier (voir ci-dessus, et ci-dessous). Et conserver les insectes dans le volume
d'ambre permet de varier les angles d'observation pour photographier les détails
intéressants comme l'anomalie des ocelles sur cette autre guêpe Chalcidoidea.

Les petites guêpes (aussi petites soient-elles) piégées dans des ambres bruts peuvent offrir
de belles représentations. L'art n'est pas incompatible avec l'image scientifique d'inventaire.







 
A coté du sujet déjà publié en 2002 sur les bases de la macro argentique des inclusions de l'ambre, le NOUVEAU dossier
consacré à la photo numérique donnera les découvertes de 10 nouvelles années de prospection...
Alors, quelques surprises au rendez-vous ?







Pour ceux qui connaissent l'espèce, les guêpes Chalcidoidea sont vraiment minuscules. L'art peut rejoindre la photographie de
science (trop souvent noir et blanc). L'idée est d'aller chercher le détail morphologique curieux qui rendra l'image intéressante.








Posé sur la paillasse, l'insecte, et, ...
l'ambre, ... en lumière et
en images...


      Lu sur le web : ".../... observation de l'ambre au microscope avant de le découper en fines lamelles pour identifier ses habitants" (Laboratoire CNRS, Université Toulouse-III) et
".../... D. de F. et A. N., spécialistes de l'ambre au Muséum national d'histoire naturelle à Paris, prennent le relais. Ils découpent des lames minces pour les analyser sous leur microscope."


      Citons maintenant W. Wichard et W. Weistchat :
"L'ambre de la Baltique est souvent pourvue de stries et de petites bulles gênantes qui peuvent déformer l'image photographique. De plus, on trouve dans l'ambre nombre d'autres inclusions, tels des poils étoilés, qui perturbent l'observation de l'objet à étudier. Le dessin scientifique peut laisser de côté ces éléments gênants et représenter les inclusions beaucoup plus clairement que des photos inutiles"
.
Voilà, le texte est assez explicite ! Les choses autour de l'inclusion, les indices qui permettent d'interroger le fossile sont, pour certains chercheurs, des matières inutiles et gênantes. On comprend alors pourquoi les fossiles sont sacrifiés, découpés en lames minces, pour de "belles observations scientifiques". Si les photos sont assez inutiles, donnons un exemple de dessin raté. Il est intéressant de confronter une fourmi montée en lame mince à son dessin... On remarquera ici qu'il manque l'éperon double sur les tibias... L'éperon double est pourtant visible sur le fossile d'ambre et, cet organe est surtout fondamental chez les fourmis pour la toilette des antennes.
Le dessin erroné d'une fourmi de l'ambre.

      Commentaire : DONC à lames minces, esprits sans doute étroits ?! (=humour). Quel préjudice de découper les fossiles -au risque de perdre de précieux indices- au seul prétexte que l'ambre gêne (soi-disant) l'observation morphologique des inclusions... En dehors des sentiers battus, une certaine méthode d'exploration offre des résultats assez satisfaisants. Encore faut-il être inventif, passionné, ingénieux, bref, photographe curieux dans l'âme... Et au final, rien n'empèche le laborantin "étroit" d'essayer la méthode empirique avant de découper son échantillon en lame mince...




Ceux qui vivent l'ambre au laboratoire, ... expliquent de façon autoritaire et dogmatique qu'il faut
découper les ambres pour examiner les inclusions : "Il faut retirer l'ambre qui gêne
l'observation
". Ce saccage qui ruine l'échantillon fossile est également
pratiqué à grande échelle
lorsque ces donneurs d'ordres prospectent
les gisements français fragiles avec des grues...



Refusants les mauvais conseils (des donneurs d'ordres qui travaillent à la grande institution), j'ai
inventé mes techniques photographiques, puis, j'ai même préparé des expositions...

      Ce dossier, évidemment perfectible, présente l'une des approches de ma technique photographique respectueuse (car non destructive) des ambres fossiles insectifères, puis, raconte que la solution est transposable au vivant...

      Oui : "A lames minces, esprits sans doute étroits !" ( = humour, rires).

Cette note d'humour est une réponse amicale aux donneurs d'ordres de la grande institution qui méprisent les images d'art et découpent leurs ambres... Il est inutile de découper les ambres en fines lamelles, cela ne change rigoureusement pas les capacités techniques du photographe... De même, il n'est pas nécessaire de tuer les insectes contemporains pour imaginer de belles images. Or, ces deux pratiques sont très courantes...



On peut prendre des images
des inclusions de l'ambre
SANS DECOUPER
les échantillons...















Refusant la technique destructrice de préparation des ambres découpés
en lames minces, certains résultats bricolés sur un coin de
table (sans moyen onéreux), sur des échantillons
bruts, sont
tout à fait convenables.




Cliquez sur le bandeau ci-dessous pour voir quelques macrophotographies
argentiques des plus belles inclusions fossiles de l'ambre...


Le "Best of" photographie ambre.





      La photo de l'ambre se met au numérique.

      Désormais avec les boîtiers numériques, plus question de rater les images des inclusions de l'ambre. Désormais, on peut multiplier à loisir les prises de vue, sans se ruiner, améliorant bien plus qu'auparavant les modulations les plus fines et les réglages nécessaires des petits éclairages incidents. A l'époque de l'argentique, le réglage d'une mesure représentait un coût d'un € la prise de vue. Désormais si les résultats sont décevants, c'est surtout la méconnaissance de l'ambre par l'opérateur qu'il faut incriminer. Un copal récent, translucide, n'a pas tout à fait les mêmes caractéristiques optiques qu'un ambre opaque ancien. Une lumière blanche qui traverse un tel ambre (dont on rappellera qu'il est opacifié par une multitude de petites bulles de gaz) tend à devenir rouge. Les lumières peuvent se diffracter, se polariser et changer de nature à chaque passage d'une nouvelle phase. Aussi, peut-être, une eau sucrée (bleue), permettra d'améliorer les propriétés optiques de l'échantillon d'ambre jusque là récalcitrant.






Le souhait de vouloir photographier correctement les inclusions fossiles de l'ambre brut -en évitant la technique des échantillons découpés
en lames minces
- nécessite une maîtrise pointilleuse de la gestion des surfaces et notamment des fluides à utiliser pour résoudre
les difficultés rencontrées. Le petit insecte, en image ci-dessus, a été photographié à travers une surface d'ambre très abîmée.
Preuve est faite que des petites solutions alternatives (non destructrices) existent...





      Le souhait de vouloir exploiter les ambres bruts impose de devenir inventif... La photographie des inclusions de l'ambre est une succession d'inventions où le bon sens permet d'éviter les pratiques destructrices...
Donnons quelques exemples -non exhaustifs- de l'utilisation de l'eau sucrée.

1) l'utilisation du liquide permet ici de trouver un contraste de couleur (dans ce cas le blanc avec le reflet de la main pour visualiser le fluide) profitable au repérage de l'araignée sombre dans un ambre en arrière plan autrement foncé. Toute la partie claire (blanche) correspond au liquide appliqué sur l'ambre.
2) le liquide peut fonctionner comme une lentille grossissante, effet de loupe, sur cette inclusion végétale extraite de l'ambre brut.
3-4) un liquide appliqué en surface (et également sous l'échantillon) permet parfois de conduire la lumière incidente autrement estompant les fractures mêmes profondes de la gemme. Seules les fractures éclairées orthogonalement apparaissent, l'idées consiste alors à pivoter les axes des lumières utiles.
5-6) un fluide appliqué sur une surface courbe permet de corriger autrement que par le polissage les distorsions optiques qui déforment les proportions de l'animal.
7-8) un liquide permet d'estomper les rayures de surface des ambres rendant l'observation plus précise des morphologies entomologiques des inclusions intéressantes.








































Le secret de la belle photo d'art...
L'effet d'effacement de la gemme autour d'une inclusion.





L'effet d'effacement de la gemme autour d'une inclusion.
Pas besoin de découper un ambre en lames minces.

      De nombreuses astuces existent pour celui qui, inventif, se donne la patience de chercher... L'un des sujets plus intéressants (et surprenants) est cet effet d'effacement des petites souillures et imperfections qui peuvent exister dans la gemme d'ambre autour de l'inclusion principale. En utilisant des réflecteurs mobiles, (en arrière de la pièce d'ambre), il est possible de créer un flou qui estompera le paysage d'ambre et améliorera alors le contraste donné par l'inclusion principale. Pour faire simple (sans donner toutes les clefs de la technique) disons que des réflecteurs arrières maintenus en mouvement pendant la prise d'image peuvent gommer la gemme d'ambre laissant alors libre le paysage qui, par l'utilisation de l'eau sucrée appliquée en surface peut (outre l'effet de loupe) canaliser des lumières évidemment réglées au millimètre qui apporteront une tonalité homogène, (confère la petite guêpe en vignette). Les photographies des inclusions de l'ambre que je présente ici (réalisées toutes sur des échantillons conservés en volume) ne sont pas faites selon les petits standards scientifiques habituels... Le procédé évoqué ici, d'un arrière plan en mouvement permet d'estomper les fonds en modifiant à loisir les nuances. En travaillant sur des ambres bruts, conservé en volume, si vous maintenez la focale de mise au point sur l'insecte principal, tandis que des réflecteurs d'arrière plan gardés en mouvement produisent une lumière non directionnelle, vous obtiendrez un "flou", d'autant plus important que la prise de vue (en temps d'exposition) sera longue. Cette méthode surtout adjointe au réglage de la mesure spot (le point central dans le viseur de l'appareil photo) permet de créer des surexpositions contrôlées du paysage d'ambre d'ont l'effet est surtout d'effacer les opacités de la gemme alentour, (détails structurels et/ou imperfections des coulées). Ceci fait, une gouttelette d'eau sucrée apposée sur l'échantillon brut permet ensuite de localiser en surface (tandis que l'arrière plan est alors effacé par le mouvement) une zone éventuellement colorée, uniforme, pour rendre l'image esthétique. Expliqué ainsi, le double procédé (d'arrière plan mobile et de surface mouillé) peut apparaître abstrait ou obscur. Mais, je veux dire par là que le paysage autour d'une inclusion peut être partiellement effacé, clarifié et présenté dans des nuances éventuellement esthétique (artistiques). Des ambres sombres, "pollués" peuvent ainsi être nettoyés optiquement. Le procédé consiste à bouger les lumières pendant une prise d'image de quelques secondes. Cette subtilité doit être utilisée avec la solution de l'eau sucrée appliquée en surface (laquelle maintient une fenêtre nette) car, sans fenêtre liquide maintenue fixe, si toutes les lumières bougent, la photographie dans son ensemble sera floue, c'est évident.

      Le concept d'appliquer de l'eau (sucrée ou pas) sur les échantillons quels qu'ils soient est connu de ceux qui -effectivement- cherchent des résolutions aux problèmes spécifiques de l'ambre. Un exemple : les techniques par le synchrotron, fonctionnel depuis 1994, qui consiste à générer des faisceaux de lumière dix mille milliards de fois plus intenses que les rayons X des instruments de radiographie classique, comme le scanner médical, pour sonder les fossiles de l'ambre se sont encore améliorées en constatant (oh merveille !) que les échantillons plongés dans un liquide donnaient de meilleures images. Outre la très légère diffraction optique, l'eau permet surtout de niveler les déformations des surfaces, gommer les imperfections en réduisant les fissures de surface qui perturbent la trajectoire des rayons X. Ce qui est remarqué avec le synchrotron (et pratiqué depuis des années par certains photographes passionnés) peut être adopté sans aucun frais en optique traditionnelle ! Démonstration est faite, les résultats sont esthétiques !

      L'eau sucrée n'est qu'une petite astuce donnée parmi tant d'autres. Et la recette (techniquement simple à mettre en oeuvre) est surtout difficile à exploiter -dans l'idée d'améliorer une image-. L'application parcimonieuse de petites gouttes posées délicatement (et maintenues volontairement bombées ou pas) sur un échantillon brut pour corriger les distorsions optiques, est un jeu de précision extrêmement difficile. La somme de plusieurs distorsions n'est pas souvent la ligne droite! De plus, si le ventilateur du boîtier d'éclairage à fibre optique utilisé produit quelques vibrations (transmises par le sol ou la table) le piqué de l'image sera rendu flou par la surface liquide qui n'accepte aucune (AUCUNE) vibration. Autre difficulté, les surfaces humectées ou rendues miroitantes produisent des reflets intenses qu'il faut évidemment gérer. La recette de l'eau sucrée pour lever les inconvénients de certaines surfaces récalcitrantes entraîne plusieurs difficultés pas forcément faciles à résoudre !

      Dans certains cas, il peut être intéressant de photographier les matières opaques en immersion totale ou partielle, (le bas seulement de l'échantillon), ou avec l'application d'une goutte maintenue sous une lame de verre. Voir ci-dessous, le schéma.
Pour les qualités d'ambre les plus clivées et/ou les plus opaques, les éclairages froids à fibres optiques, permettent de créer une sorte d'image fantôme de l'inclusion organique qui vient rebondir -souvent- sur une couche profonde de la résine. Et, aussi étrange que cela puisse paraître, c'est cette image fantôme qui peut parfois être photographiée. L'idée générale de la technique de photographie des inclusions de l'ambre est de créer des sortes d'hologrammes mobiles à partir de l'inclusion principale. C'est en variant l'éclairage incident principal, complété par de nombreuses petites sources lumineuses (huit parfois), que l'on peut moduler efficacement les réponses techniques d'un ambre récalcitrant à toute prise d'image traditionnelle.

      C'est la recherche des secrets intimes de la gemme fossile qui constitue l'approche la plus intéressante du photographe, lequel sera rapidement récompensé par des surprises qui révèleront la vraie beauté des scènes figées dans l'écrin de résine. L'ambre n'est pas une matière qui gêne l'observation entomologique, NON ! C'est un atout qui, correctement exploité, permet des variations esthétiques infinies.
Pour estomper un reflet, une méthode absolument implacable peut consister à éclairer toute la scène arrière avec une intensité lumineuse plus forte ! Le surcroît de lumière introduit dans l'ambre vous permettra de fermer d'avantage le diaphragme de l'objectif (améliorant la profondeur de champ) dont l'effet sera un surcroît de détails visibles.
Je travaille souvent en argentique les prises de vues jusqu'à 30 secondes d'exposition... Agé de 30 M.A. l'ambre géologique peut bien attendre 30 secondes son portrait. (=humour).
Les longues expositions imposent une maîtrise parfaite des vibrations environnantes qui grèvent la qualité du piqué de l'image.

      L'image en contraste arrière d'un ambre monté en lame mince est un peut la représentation "photomaton" du monde antique de l'ambre. Quel gâchis. La recherche pratique, presque contemplative et méditative, des difficultés engendrées par les épaisseurs de résine d'un ambre conservé brut est vraiment une approche antinomique très éloignée de la technique de photographie laborantine (souvent expéditive). "Ce que vous ne réussissez pas aujourd'hui, tentez le demain, vous trouverez forcément une solution". Presque 8.000 diapositives d'art peuvent témoigner de cette recherche pratiquée sur des ambres bruts durant plusieurs dizaines d'années. Mais, au final ces investigations (que certains croient en pure perte) permettent d'inventer des issues pratiques transposables aux sujets vivants et de déplacer le rêve contemplatif en extérieur dans les hautes herbes ! Le technicien labo spécialiste de la lame mince aura sans doute beaucoup de difficulté à prendre le portrait en plan rapproché d'une fourmi toute grouillante, (mon sujet photographique aujourd'hui préféré)...





      La facilité étouffe la créativité...

      Au temps de la photo argentique, éprouvant le coût des diapositives, il fallait être astucieux inventif avant de prende un cliché. Aujourd'hui, l'accès aux solutions rapides étouffe la créativité des opérateurs...

      Lorsque l'on photographie en macro, il arrive souvent que la profondeur de champ soit problématique et insuffisante pour révéler correctement l'inclusion de l'ambre. (Fermer le diaphragme entraîne encore une diminution de la luminosité). Bien que des solutions existent (nous les garderont secrètes © E.G.), les chercheurs ont trouvé l'astuce en utilisant des logiciels très pragmatiques qui fusionnent plusieurs photos numériques (mauvaises) en ne conservant que les zones nettes. Le logiciel fusionne toutes les images prises d'un même sujet à des profondeurs différentes pour afficher un résultat exploitable (ci-contre).

      En examinant, encore récemment, les photographies des abeilles de l'ambre de la dernière grosse monographie publiée en 2001: (A Monograph of the Baltic Amber Bees and Evolution of the Apoidea, HYMENOP-TERA, Michael S. Engel. © American Museum of Natural History 2001), on vérifie que l'image d'art (ou l'image juste "correcte") n'est pas l'exercice préféré des laborantins...

 


      C'est D. Grimaldi, en 1998, qui, le premier a montré l'emploi de logiciels numérique (utile à la science) en affichant la vue recomposée d'un acarien de l'ambre (tout poilu !) pour prouver la netteté des détails d'un sujet caché dans l'écrin jaune.
Aujourd'hui les spécialistes des inclusions utilise encore d'avantage, je crois, les logiciels, que les solutions pratiques pourtant faciles à mettre en œuvre...



Certaines photos couleurs d'inclusions (ici des abeilles) devraient postuler au
Gérard Award (= humour) tant le rendu est … (trois petits points).










Argentique, ou, Numérique, les principes de la Macro photo des inclusions de l'ambre sont approximativement
les mêmes... Pour réaliser de belles images d'insectes à forts grossissements, sans découper les échantillons
en lames minces, il faut surtout, SURTOUT, travailler les notions optiques à travers la gemme fossile...



      Quel dommage !

      Quel dommage, oui, quel dommage de découper les insectes de l'ambre en lames minces (ce qui limite l'observation à un seul plan définitif, souvent éclairé en "ombres chinoises") alors qu'il est possible de jouer de mille astuces pour révéler l'inobservable.

      Sans aucun plan de découpe, aller chercher les structures par l'image, atteindre les détails anatomiques des spécimens de l'ambre est une aventure passionnante !




Pour des travaux aussi prestigieux que ceux d'un congrès mondial (Fossils 3X en Espagne) les images publiées
sont toutes celles d'inclusions montées en lames minces. Evidemment, je sujet n'est pas forcément abordé.
Même l'image référencée N (qui semble être un échantillon brut) n'est que le détourage
simple d'un échantillon préparé en lame mince... C'est d'ailleurs dans ce support déjà
découpé que l'observateur a découvert, par hasard, une toile d'araignée orbiculaire.

Alors oui, quel dommage d'avoir découpé l'échantillon pour ensuite seulement
se rendre compte que la toile avait été rabotée inutilement...
Quel dommage...

      Un nouveau procédé d'observation des ambres est à l'origine d'un article (en préparation) sur la photographie des inclusions;;.

      Un nouveau procédé d'observation découvert (E.G. 2008-2009) après moult expérimentations permet de révéler des évènements passés enregistrés dans les échantillons. Les traces conservées (sortes d'images fantômes cachées) dans les ambres sont le témoignage dynamique et chronologique des influences multiples qui ont marqué la genèse des résines. C'est en faisant des expérimentations en images numériques -sans souci des coûts- que la découverte s'est imposée au fil des analyses. La mémoire de l'ambre ne se limite pas aux inventaires des espèces capturées mais existe aussi et (c'est une nouveauté) par ces traces qu'il est possible d'exploiter dès lors évidemment que l'on ne découpe pas les échantillons en lames minces. Cette découverte (tenue secrète jusqu'à la publication de l'article), utilisé sans dommage sur les matières brutes indépendamment des âges, restitue les processus diagénétiques des gemmes et les influences exogènes survenues dans les roches encaissantes mais, également, l'origine et l'étage forestier producteur des résines par comparaison avec d'autres ambres d'origine variée. C'est cette découverte passionnante (dont les résultats sont présentés dans plusieurs pages du site) qui est à l'origine de l'article à paraître sur la photographie des inclusions. Avec le numérique, cette fois, plus d'excuses possibles, l'ambre brut insectifères se révèle...




Préparé, et, disposé de façon particulière, un ambre peut révéler des traces fantômes nées des processus
diagénétiques passés, comme cette irisation assez commune attachée à cet insecte balte...




Le nouveau procédé d'exploration des inclusions (procédé non destructif) permet de donner un
surcroît de profondeur et de relief aux inclusions comme ici avec cette tête de fourmi
décapitée lors d'un combat où l'on peut alors voir le cerveau !



      Des découvertes ensuites validées par la taphonomie !

      Le nouveau procédé de révélation puis d'examen des traces fantômes de l'ambre (couplé à une bonne pratique de la macro photo des inclusions) permet de faire des découvertes validées par l'analyse déductive de la taphonomie.

Donnons trois exemples de découvertes démontrées :

1) les papillons antiques pratiquaient les perceptions sensorielles par les antennes.
2
) les champignons filamenteux pouvaient croître dans le milieu piège de la résine fraîche.

3) l'activité apparemment communautaire des perce-oreilles antiques est basée sur la communication chimique par des soies au niveau des cerques (on dit aussi les pinces).
Voir également l'image publiée à la page 19/28 de ce PDF
.




Bientot dans la presse !
Un dossier très complet concernant la macro numérique
des inclusions de l'ambre est en préparation...



      Hier on travaillait au laboratoire...

      Hier on travaillait au laboratoire. Aujourd'hui, avec le numérique, les configurations fonctionnent sur le terrain. Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces images d'inclusions de l'ambre balte ont été réalisées sans la moindre lumière électrique annexe (ampoule halogène, lumière froide en fibre optique, flash). Les photographies d'insectes ont toutes été prises en extérieur, les échantillons fossilifères exposés au soleil zénithal, révélant ainsi la juste atmosphère des couleurs vraies de l'ambre. Une config 100% transposable.

 




L'ambre est une matière si spécifique qu'elle oblige vraiment à sortir des sentiers battus.
C'est la passion, et le respect du fossile qui conduit vers la recherche de la perfection...







      L'observation d'une biosphère très particulière impose parfois d'inventer des petites méthodes photographiques... En venant du monde extérieur, là où la vie grouille dans les hautes herbes, vous apprendrez vite à respecter votre sujet. Si vous souhaitez photographier (c'est ma première passion) le comportement des insectes en milieu naturel (l'éthologie IN NATURA!) vous verrez qu'il faut rigoureusement s'effacer devant son sujet et développer une intuition "déductive" (à chaque situation) qu'un matériel sophistiqué ne solutionnera pas. Si vous approchez le VRAI spectacle de la nature, celui où les espèces bougent et vivent, vous constaterez vite combien il faut être inventif et respectueux des détails. Le photographe insectes qui sait clicher le vol livre des espèces (en démontrant par exemple qu'une mouche vire en pivotant le corps mais en gardant la tête fixe) aura sans doute développé une abnégation profitable et transposable à la prise d'images des précieux acteurs figés dans un écrin de miel. L'important est d'inventer des petites méthodes ! Ce n'est pas le matériel qui offre la solution, c'est l'invention, la découverte des procédés. Alors, certains tuent les insectes (en milieu naturel) pour les photographier, d'autres découpent le paysage d'ambre (en lames minces) pour accéder aux morphologies des fossiles. Je pratique la photographie de l'ambre en "respectant" mon sujet, je refuse de couper le sarcophage doré.




      Rappel.
      En questionnant quelques chercheurs des grandes institutions, tous, m'avaient affirmé (avec humour) que pour espérer de bons clichés il fallait investir dans un trinoculaire; une sorte de loupe binoculaire "accouplée" à l'appareil photo (= humour du chercheur). D'aucun me parlait de leur prochain microscope électronique à balayage ! "Ici, mon p'tit gars on n'aura plus de problème : on aura le top du top. Si tu veux des bons résultats faut au moins une loupe trino". Aucun commentaire sur le prix du dit microscope électronique à balayage... Et, inutile de dire le coût du trinoculaire. Lequel, reste, lui aussi, très cher... (Le matériel couramment utilisé est le photomacroscope ou trinoculaire, souvent de marque Leica). Le dispositif bas de gamme, le moins onéreux, correspond largement à une année de salaire d'un laborantin TRES qualifié. Pour des photographies des inclusions de l'ambre, on peut effectivement équiper certaines loupes binoculaires d'un appareil photo... Le dispositif adjoint récupère simplement le passage de lumière d'un oculaire... Le faisceau ainsi capté (faisceau de lumière très fin, qui doit normalement traverser la pupille) est dévié, puis, élargi pour "agrandir" l'objet vers le support photographique. Mais, la diffraction n'améliore évidemment pas l'image ! C'est le contraire !!! D'ailleurs le procédé cause des distorsions (effets de bords, colorés bleus) qu'une lentille onéreuse doit corriger (le rouge ajouté estompera le bleu). Après diffractions, agrandissements puis corrections chromatiques, l'image n'est pas idéale. D'autant que l'échantillon utilisé, monté en lame mince, ne laisse que le loisir de l'art photographique en ombres chinoises (avec justement ses effets de bord !)... Que penseriez-vous d'un photographe naturaliste, qui, sous prétexte de produire une belle épreuve tuerait son sujet ? Un coup de fusil pour immobiliser l'animal, et, permettre ainsi une observation rapprochée. Figer un animal pour mieux le photographier. Le photographe serait criminel ? Que penser alors de ces scientifiques qui démontent systématiquement les fossiles ? Ils débitent les fossiles d'ambre en plaques minces millimétriques pour se rapprocher le plus possible du sujet à à photographier... Ils coupent des fossiles d'ambre en lames minces pour la sacro-sainte "belle" observation scientifique ! Peu importe que l'ambre sacrifié contienne quelques indices synchrones, fondamentaux, qui permettraient (peut-être) de comprendre tous les éléments biotiques qui entourent l'inclusion... Les syninclusions (*) sont séparées, perdues ou montées en lames minces.

Ne coupez pas les syninclusions !
(*) Les syninclusions constituent des communautés d'espèces synchrones conservées ensembles dans une même pierre d'ambre, espèces qui renseignent sur la coalescence biologique du site (c'est-à-dire sur la force qui relie entre elles les espèces antiques présentes dans le site étudié). Séparer les syninclusions sous excuse de réaliser des descriptions morphologiques des types uniques est une méprise grave. On perd irrémédiablement de précieux renseignements biologiques...


      Le montage systématique du fossile d'ambre (unique) en lame mince est la preuve de l'incompétence photographique de l'opérateur ! Débiter un fossile unique pour en donner une image en ombres chinoises (ou une description par le dessin tant les photograpjhies sont laides) est un "crime" de science. A une certaine époque on ouvrait les pyramides d'Egypte à la dynamite. On pratiquait l'ornithologie en tuant les oiseaux qui survolaient les cols durant leurs migrations. Bref, on sacrifiait un échantillon pour la compréhension globale. Comment pouvait-on faire autrement ! De nos jours, dans l'ingnorance la plus absolue, (on ne dit rien au public), les ambres sont montés chaque année en lames minces. C'est presque une industrie. Un travail à la chaîne. Et, mon confrère espagnol de m'interpeller pour m'expliquer qu'il a enfin découvert (=par hasard) dans une lame, un ambre (malheureusement) monté en lame mince une portion de toile d'araignée... Commentaire en bas de page. (Tous les indices synchrones à la toile d'araignée ont été malheureusement irrémédiablement perdus)... Faillait-il monter l'ambre en lame mince ? Et, le pire, pour les publications papiers, c'est que l'on détoure l'ambre, on dessine une ombre pour faire croire au public que l'échantillon est encore conservé en volume.


      Ce dossier est une présentation de quelques solutions photographiques qui respectent la "Nature" du fossile. Les ambres sont photographiés bruts, conservés en volume. A peine une petite fenêtre (2 x 2 mm) est taillée dans l'échantillon brut. Inutile de détériorer un fossile pour attester que l'image scientifique sera meilleure. C'est en partant de ce respect du sujet photographié, (en l'occurrence le fossile d'ambre) que les les insectes contemporains, sont étudiés et photographiés vivants. Inutile de tuer les insectes, inutile de les endormir avec des gaz nocifs pour prétexter que l'article entomologique sera meilleur... Comment étudier; par exemple, les mécanises des contrôles visuels chez les insectes si vous tuez les spécimens ? Inutile, messieurs, d'épingler vos insectes "morts" dans les fleurs d'un paysage pour produire vos livres... Accepter la difficulté de l'observation est une nécessité antérieure au souhait d'interpréter la vérité et la beauté du monde.





Voici un article publié, (ne citons pas les sources) qui vente la beauté du monde entomologique, ..., mais qui
utilise l'artifice de l'insecte mort posé sur une fleur pour la sacro sainte image... On remarquera, le trou de
l'épingle entomologique... Alors, respect du lecteur ? Et respect de l'insecte ? Sans commentaire...



      C'est en refusant de tuer les insectes contemporains pour des études (inutiles...) que je me suis finalement orienté vers l'examen des spécimens figés de l'ambre. Pour étudier la morphologie des insectes, autant examiner ceux de l'ambre, ils sont déjà morts. Puis, c'est l'étude de l'ambre qui a nécessité une invention, qui désormais est efficace pour révéler (de retour) la beauté des insectes contemporains (et vivants)... Ainsi, par exemple, pour photographier une mouche posée sur une feuille en trouvant une atmosphère magnifique, il est possible d'envoyer de la lumière froide à fibre optique dans la tige de la plante (les vaisseaux ligneux conduisent la lumière jusqu'à la feuille) donnant des éclairages indirects aux bonnes températures. Ce n'est là évidemment qu'un exemple. Pour déchiffrer ces fossiles si précieux de l'ambre, il fallait respecter le lit originel de résine. Le sarcophage d'ambre a sans doute autant de valeur que la momie, elle même. Un bon naturaliste respecte son sujet d'étude. Un égyptologue moderne, respecte le sarcophage autant que la momie. N'en déplaise à ceux qui montent leurs ambres encore en lames minces.
(Voir le sujet ci-dessous).

      Certains m'ont assuré (ils vivent et travaillent à Paris) qu'il était i-m-p-o-s-s-i-b-l-e de réaliser une observation de l'ambre sans un gros et bon matériel laborantin. (Humour de potache en prime). Une première publication dans Le photographe, le Mensuel de l'Image Pro. Numéro 1588 et des premiers résultas médiatisés dans la presse prouvent, sans doute, le contraire...
Avant de parler de technique, donnons quand même, c'est important, un exemple avec des termites contemporains et des termites fossiles d'ambre photographiés à fort grossissement.





      Les meilleurs repas se font dans les vielles casseroles !

      Il est assez dommage de lire dans les comptes rendus de recherche de quelques professionnels (rémunérés pour leurs "trouvailles" et productions photographiques !), que des inclussions fossiles parmi les plus rares ne sont pas exploitées car peu photogéniques !!! (Confer l'article : "D'ambre et d'insectes", La recherche N°370, décembre 2003).
Nos "petits" photographes ne travailleraient-ils pas d'avantage les "paramètres du gros outil" que les processus simples de la méthode de base ?... Alors, pour dire la chose autrement, les meilleurs repas ne se font-ils pas dans les vielles casseroles ?
Je veux dire : pas besoin d'un matériel à cent millions pour faire une "belle" image...

      Donnons un exemple :
les Termites de Guyane sont inspectés sous l'œil adroit de nos spécialistes. Un programme de recherche au Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) recense les espèces de Termites de Guyane (Insectes Isoptères) pour comprendre leurs rôles dans le fonctionnement des écosystèmes et mesurer les interactions de l'insecte avec les activités humaines... Les images doivent être belles. Et, elles sont alors réalisées sur des insectes contemporains (comprenez pas là matière surtout facile à photographier) avec un microscope électronique; (rien que cela), un matériel dont nous nous imaginons le prix...



Voici une macrophotographie d'un fossile de termite de l'ambre.
Cliquez sur l'image pour découvrir l'image en haute résolution.


Pourquoi utiliser un super matériel de compétition lorsqu'une vielle
casserole est suffisante ? Certains affirment que photographier
les fossiles de l'ambre est un problème ?...



      Pour comparaison (très amicale),
présentons le résultat que l'on peut espérer avec une méthode peu coûteuse appliquée sur un ambre insectifère; (sous-entendu ces " fossiles problématiques" qui rebutent nos chercheurs). La photographie d'un termite fossile (image de fond) réalisée avec ma méthode empirique est comparée à celle en vignette réalisée au microscope électronique à balayage sur un insecte contemporain... Etant donné que les insectes sont relativement grands, (1 mm, reste grand), les niveaux de précisions observables entre le fossile et l'insecte guyanais sont assez comparables. L'image du termite en vignette, réalisée avec un matériel TRES coûteux, est assez identique à celle donnée par la méthode empirique -méthode que tout à chacun peut atteindre avec DES FOSSILES DE L'AMBRE-. Ainsi preuve est donc faite, que ce n'est pas l'outil qui lève forcément le problème mais bien le bon sens, la dextérité et le discernement de l'opérateur...

      Aucun fossile de l'ambre (puisque l'ambre est translucide) n'est vraiment "problématique" au point d'en refuser l'étude... Et, ceci dit, toutes les inclusions sont "photogéniques". La technique photographique peu coûteuse que je présente, -ici sur ce site web et dans mes publications-, offre, je crois, des résultats assez acceptables. La technique pourrait-elle être utilisées pas nos "microscopistes" sur leurs fossiles problématiques ?J'utilise le mot "photogénique" car mes détracteurs virulents (qui ont dénigré mon travail dès le début au seul fait que les fonds colorés étaient stupides) ont publié des rapports sans images associées prétextant que l'objet examiné, un insecte de l'ambre, n'était pas suffisamment "photogénique" pour être amené dans une version photo...




Voici une mouche de l'ambre TRES "photogénique". La bonne maîtise des spécificités de l'ambre
pour aller chercher les belles images. Cette image a été présentée en 2008 dans une exposition photo.






Présentons sous forme de menu plusieurs travaux publiés qui exploitent la macro
des fossiles de l'ambre et sa transposition en milieu extérieur (in natura).






La macro photo
par Eric GEIRNAERT


Introduction

Les images macro utilisées
dans plusieurs publications.



(Cliquez sur les trois images du menu ci-dessus pour parcourir le document)

 
 
Les images d'insectes Les images de fleurs











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"Un autre regard sur l'ambre et l'insecte"
par Éric Geirnaert


Le Magazine
"Photo Selection" Mars 2003
présente
la Macrophoto
des Insectes de l'Ambre



Photo Sélection mars 2003

 

"Un autre regard sur
l'ambre et l'insecte"

par Éric Geirnaert

Une perspective macro d'un monde passé, dévoilée à l'aide d'une technique toute particulière.

Ce dossier exclusif présente une méthode photographique initiée de recherches sur les inclusions fossiles de l'ambre.

Le sujet analyse une technique expérimentale au soufflet sur un
Pentax Z1 équipé d'objectifs : 50 mm, 28 mm et un Takumar 4/17 mm d - 42 mm; grossissements maxi x 15 environ, la sensibilité des pellicules utilisées est de 100 ISO.

La technique très particulière de l'auteur nécessite huit sources lumineuses incidentes...

Le dossier : "Un autre regard sur l'ambre et l'insecte"
est publié dans le magazine Photo Selection de Mars 2003


Site Internet :
http://www.photoselection.com/
Adresse : Photo Sélection
(Email : redaction@photoselection.com)
185 rue St-Paul Québec, Qc
Canada G1K 3W2


 

 














 

Lire l'article (PDF)

 
Cliquez sur l'image ci-dessus pour lire l'article (PDF)





Les grandes choses nous frappent; les petites ne nous intéressent guère ...




Fossile de l'ambre
Publication de cette photographie en pleine page pour la couverture
du magazine
COSINUS N°36 parution février 2003.


Cette même photographie est utilisée en couverture du livret
éducatif 2004-2005 du musée d'histoire naturelle de la ville du Mans.

Cet insecte fossile est rattaché au groupe des Apocrite...

L'inclusion de 11 mm est une
guêpe Ichneumonidae.

On peut noter que le spécimen fossile, âgé de 2 millions d'années, a conservé ses couleurs d'origine.

Pour la saison 2004-2005, ...
le Musée Vert Véron de Forbonnais du Mans
accueille les scolaires en leur proposant une exposition
...


Musée Vert
Livret éducatif 2004-2005
Photographie Eric GEIRNAERT



L'empreinte du vivant, ambre et bois fossile
 






     "Les grandes choses nous frappent; les petites ne nous intéressent guère... ; et pourtant il est tout un monde, que beaucoup soupçonnent à peine, aussi étonnant que ce monde grandiose où il semble perdu : tous les jours, à tous les instants, nous foulons aux pieds des merveilles, et si nos regards daignaient s'abaisser sur le brin d'herbe, où rampe un insecte méprisé, sur la motte de terre où se passe sa courte existence, nous verrions que la divine Providence, dans sa sagesse, a répandu ses dons avec une profusion égale sur les grands et sur les petits, qu'elle veille avec une constante sollicitude sur les plus obscurs des êtres".

     Ce texte, extrait du chapitre préliminaire du "Nouveau Spectacle de la Nature" de MM Victor et Ambroise Rendu, (1840), présente clairement l'intérêt formidable qu'a l'Histoire des insectes pour nourrir les travaux des hommes passionnés par la Nature !




Photographier les insectes vivants, une vraie "prise de tête" ? ! : L'art photographique pour raconter l'insecte Vivant


La macro photographie des insectes
ne nécessite pas obligatoirement de tuer les spécimens...
Cette guêpe, ci dessus, par exemple se lave. Et, la prise de tête est surtout un "souci" de
perfection. Il est dix fois plus facile de photographier les insectes contemporains
vivants que leurs homologues noyés dans l'écrin de résine...



Insecte actuel
Publication de cette photographie en pleine page dans la revue INSECTES N°129,
(OPIE, Domaine INRA) dans la rubrique "Photo-choc", parution juin 2003.



Un insecte actuel posé sur une fleur...
La photographie de la mouche qui butine a été réalisée
avec huit sources lumineuses.
L'insecte est une petite mouche de la famille des Syrphidae, 4 mm.
La
méthode photographique, initiée par l'auteur, à partir de ses travaux sur les inclusions fossiles
de l'ambre
est transposable à de nombreux supports vivants actuels : fleurs, insectes, etc...


     Photographier les sujets vivants est une marque de respect. Il n'est pas nécessaire de tuer les insectes pour réaliser des belles photographies. L'exemple le plus immédiat que l'on peut donner est sans doute celui des fourmis. La biosphère des fourmis (toujours grouillantes) constitue le sujet les plus intéressant à photographier en pleine nature. Intraitables au moindre dérangement, les fourmis proposent une large gamme de comportements, qui, correctement analysés, permettent une observation photographique. Publiées dans l'ouvrage MORVAN et utilisées dans le diaporama : Les insectes du Morvan (400 photographies présentées dans les musées) des images réalisées ont toutes été prises en nature, sans artifice ni trucage pouvant nuire au respect des espèces. Et, c'est finalement la connaissance du comportement animal qui permet de photographier les animalcules dans leurs conduites intimes. Outre les fourmis, cet autre exemple de cette mouche (qui se lave les ailes et la tête -en même temps !- avec ses pattes postérieures) est un témoignage formidable de la richesse d'observer les insectes vivants. Pour étudier les insectes contemporains ou leurs homologues piégés dans l'écrin d'ambre, il est important de porter un autre regard (plus respectueux) sur le sujet photographié...



Photographier les insectes vivants !

Il n'est pas nécessaire de tuer les insectes pour réaliser des belles photographies... Publiées dans le livre MORVAN, les vues
présentent le meilleur des comportements que l'on peut observer chez les fourmis. 1 - Le transport de déménagement en tandem
des juvéniles. 2 - L'aide donnée à la naissance des reines. 3 - Exploitation en éclats de la résine pour ses propriétés
thérapeutiques. 4 - Le transport des matériaux de construction. 5 - Comportement d'alerte. 6 - Combat d'une fourmi
rouge qui décapite une fourmi des bois. 7 - Echange alimentaire (trophallaxie). 8 - Comportement de chasse.





Pour la saison 2009-2010, le Musée d'histoire Naturelle d'Autun
expose la merveille des insectes (diaporama E.G.).


Les nombreuses photographies présentées en diaporama dans les musées par l'auteur regroupent des images
qui ont toutes été réalisées en nature, sans artifice ni trucage pouvant nuire au respect des espèces.
Il n'est pas nécessaire de tuer les insectes réaliser des belles photographies.

C'est la connaissance du comportement animal qui permet de
photographier les sujets dans leurs conduites intimes, telle
cette mouche qui se lave les ailes et la tête
avec ses pattes postérieures !









           

"Un autre regard sur l'ambre et l'insecte"
suite ...



        






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Une libellule actuelle de la famille des coenagriidae.
Photo réalisée sur un insecte vivant (puis, libéré... )




- Concernant certains insectes contemporains.


Il se pourrait que les réverbérations optiques sur la cuticule de quelques espèces génèrent des diffractions d'une lumière polarisée et ou lumière U.V. Sans entrer dans des explications laborieuses de pure physique, les miroitements métallisés de certains libellules (
coenagriidae) par exemple, visibles à l'œil et en lumière naturelle, sont extrêmement difficiles à saisir en photo.
Dans certains cas, l'insecte pouvant être enveloppé de substances huileuses qu'il génère lui-même, le problème semble alors intermittent - selon les espèces, et, selon que le spécimen est mort ou vivant -.

La question semble provenir de la qualité même de la cuticule des insectes qui réagit différemment selon les lumières. Certaines toiles d'araignées ou des scorpions réagissent en lumière U.V. .../...

L'une des astuces pour "capturer" ces tonalités (sur les spécimens morts) consiste à traverser la structure de l'insecte par une lumière froide focalisée par fibre optique, un jet puissant de lumière qui traverse l'exosquelette (de l'intérieur vers l'extérieur).

Pour les insectes vivants, le meilleur résultat est obtenu en apposant des filtres de papier calque combinés à un éclairage alentour de plusieurs sources lumineuses qui atténue les reflets néfastes.
Il est utile de remarquer qu'une fleur offre, par ses pétales, des filtres idéaux ! ...

Mais, l'art photographique, pour raconter l'insecte, n'est pas une science exacte...








      Les ailes des insectes (mouches, moustiques, guêpes, etc.) sont composées de deux épaisseurs de chitine transparente comprimées pour former une seule membrane dont l'épaisseur totale (très mince) correspond grosso modo aux longueurs d'onde de la lumière visible. Les ailes des insectes sont merveilleuses. Certains insectes (comme les libellules) déplacent des liquides entre les deux épaisseurs pour lester des cellules (le ptérotigma, par exemple, un point d'épaississement du bord antérieur des ailes) pour ainsi mieux s'équilibre pendent le vol ! Mais, les ailes ne servent pas qu'à voler, elles servent aussi à communiquer !
Une observation des insectes en milieu naturel montre (pour l'œil humain) souvent des appendices plans, translucides, diaphanes, généralement assez quelconques... Mais, en y regardant différemment, en modifiant les lumières, tout est différent et on comprend alors pourquoi certaines espèces s'exposent méthodiquement aux lumières cuisantes du soleil... L'insecte ne cherche par seulement la chaleur, mais il cherche la position utile pour montrer ses couleurs (au moins) iridescentes à ses congénères. En effet, les ailes des insectes fonctionnent comme le fin film d'eau savonneuse qui, en bulles, amuse les enfants lorsqu'il dessine ses motifs colorés superbes. Les couleurs formées aux ailes (même diaphanes) des insectes sont vives et ne peuvent être perçues que dans des situations particulières. Toutefois les insectes existent à des niveaux qui nous échappent et perçoivent parfaitement ces dessins structurels stables qui semblent d'ailleurs être des critères d'identification des congénères ! La coloration irisée des ailes de cette mouche mâle brachycère (Neurigona quadrifasciata, Dolichopodidé) provient de la déviation que subit la lumière (lorsqu'elle rencontre le liquide, qu'est l'hémolymphe, contenu dans les nervures et les épaisseurs de chitine). Difficile à distinguer et donc à révéler sur une image, la diffraction de la lumière est un phénomène naturel du vivant. L'éventail des couleurs disparaît au fur et à mesure que l'on diaphragme pour gagner en profondeur de champs...

      Les plus belles images, sont sans doute celles que l'on réalise sur le vivant. Bon sang qu'il est plaisant d'observer les insectes dans leur milieu naturel ! Qu'elles aient des ailes pigmentées ou diaphanes (comme cette moche Dolichopodidé), les petites espèces exhibent souvent leurs couleurs structurelles et dialoguent ainsi à des niveaux qui souvent nous échappent totalement..

      Voici un autre exemple intéressant. J'ai photographié l'instant précis où des mouches utilisaient la lumière du soleil reflétée sur leurs yeux à facettes pour communiquer dans un processus qui semble optique (une communication optique)... L'effet serait alors catoptrique ?! Et, le signal optique de lumière est complété par l'agitation des ailes...




 












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La double vision des insectes
par Éric Geirnaert


Note : le dossier publié en 2003 et complété (2008) par une étude
des fossiles de l'ambre, voir les superbes images en bas de page.


La double vision des insectes ? ...

Une citation de Jean Henri Fabre,
(Souvenirs entomologiques - 1923 -) :

     Avons-nous des yeux pour y voir, ou bien y voyons-nous parce que nous avons des yeux ? La fonction fait-elle l'organe, ou l'organe fait-il la fonction ? De ces deux alternatives, l'insecte acclame la première. Il nous dit : "Mon industrie ne m'est pas imposée par l'instrument que je possède; mais j'utilise cet instrument tel qu'il est pour le talent dont je suis doué."


     Le mécanisme de la vision présenté dans cet article, devrait être un modèle d'école pour mieux repérer les perceptions réflexes qui permettent aux insectes, comme l'écrivait J.H. Fabre d'utiliser leur instrument tel qu'il est pour le formidable talent dont ils sont "assurément" doués.

Et c'est bien là toute l'histoire la richesse des insectes, ...
ils sont effectivement "doués" de "talents" multiples !


Publication réalisée dans la revue
COSINUS, N°42, Septembre 2003


Revue COSINUS, N°42, Septembre 2003

Sur l'image ci dessus, posé sur le bas de la page, les spécialistes reconnaîtrons le dessin du
petit Taon aveuglant ou Chrysops caecutiens forma ludens, une mouche que l'on
représente à tord dans les livres entomologique avec des yeux noirs...

(Commentaire en bas de page)



LA DOUBLE VUE DES INSECTES ou comment les mouches prises sous un
orage peuvent éviter les gouttes d'eau. Réécriture scientifique de l'article.



      Avons-nous des yeux pour y voir, ou bien y voyons-nous parce que nous avons des yeux ? Et bien, il faut sans doute poser la question aux mouches ! Car, certaines ont une vue exceptionnelle et des yeux brillants (les taons, par exemple, voir ci dessous en bas de page la mouche Chrysops caecutiens). Mais, les chercheurs désignent justement ces mouches de malvoyantes, et même de taons aveugles !!! Oui, sans blague, les chercheurs ont donné ce nom ridicule aux mouches qui ont les yeux les plus admirables ! Avouez qu'il y a de quoi d'être confondu ! Ayant surtout étudié ces insectes morts épinglés dans des cadres d'expositions, les scientifiques ont consigné ces mouches aux yeux noirs, d'où leur nom de taon aveugle... Mais, ces mouches qui vivent et sortent principalement par temps d'orage, ont toutes une vue assez exceptionnelle !!! Alors, juste une remarque, certains spécimens sont capables de voler plusieurs mètres sous un gros orage tropical en évitant aisément les gouttes d'eau ! "Prouesse de l'évolution" s'émerveillent certaines personnes, comme si le comportement résultait d'une amélioration graduelle (dans le "temps des pluies"). Si tel est le cas, combien de pluies d'orage peut-on espérer avant une telle réussite évolutive ? Comment estimer les pertes d'un escadron de mouches qui se risqueraient à un exercice aussi risqué ? (= humour). Et si la prouesse trouvait son origine dans un sens proche mais antérieur à celui de la vue ? Le vol de l'insecte est volontaire, par contre, il est difficile de croire que l'insecte puisse décider consciemment d'un acte d'anticipation pour éviter chacune des gouttes de l'orage ! Le centre d'analyse et du contrôle des mouvements chez la mouche se situe dans le cerveau. Et, les ocelles jouent un rôle crucial d'alerte automatique dans ce mécanisme de vision double chez les insectes... Les stimulations lumineuses du cerveau chez les insectes par les ocelles leurs permettent d'ajuster leurs comportements. Chez la mouche Drosophile, par exemple, on a remarqué que l'insecte pouvait inverser ses commandes de mouvements continus pour installer (volontairement ?) un comportement de réponse rapide (= feed-back). D'autres mouches réagissent, préférentiellement à des ruptures de couleurs franches (du clair au sombre) dans des animations horizontales, plus que verticales. Le comportement de vol (volontaire chez l'insecte), excité par la stimulation du déplacement de l'air sur les poils, se modifie par des tentatives de virages, préférentiellement, lorsque des couleurs pastelles apparaissant par ruptures de séquences sont intégrées aux expériences. La perception des nuances et successions des couleurs prévalent sur l'action du poil. Et c'est bien là l'explication du miracle de pouvoir voler à travers les gouttes d'un orage.
Le comportement volontaire et continu de l'insecte s'ajuste (automatiquement) en fonction des signaux visuels perçus. Il existe donc une corrélation croisée entre une stimulation sensorielle d'entrée par les yeux à facettes et une variable de sortie motrice (sans détermination volontaire de l'insecte) dont une partie du signal d'origine interfère par les ocelles... Les ocelles permettent aux insectes de bénéficier d'une vison à deux niveaux que des facultés cognitives performantes peuvent séparer pour analyser un danger imminent.

      Les insectes ont donc une double vue, et, ce sujet d'étude n'a pour ainsi dire jamais été traité dans les ouvrages entomologiques... Aussi, je me devais de préparer une petite publication. Note : l'article, rédaction exhaustive est révisée cette année 2008, avec les fossiles de l'ambre (
voir les superbes images en bas de page).




Ci dessous, une libellule de la famille des coenagriidae
.



Photo réalisée sur un insecte vivant (puis, libéré... )



Photographiez les insectes vivants !!!!













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      L'examen du vivant en pleine nature, oriente rapidement le naturaliste contemplatif à considérer les fleurs. Quelle profusion de formes, et, quel foisonnement de couleurs... C'est en photographiant la nature (vivante) en milieu extérieur qu'il est loisible de s'extasier sur les fleurs pour, ensuite, de se poser la question de la naissance de ce prodige au cours de l'évolution. Oui, les fleurs existent dans l'ambre...

      A partir du registre des fossiles, on sait que les fleurs sont associées aux brachycères (mouches)
depuis le jurassique. Cette association mouches fleurs est sans doute à l'origine d'un "mutualisme" évolutif. Une mise en commun des potentialités et des influences réciproques. Une évolution en "synergie". Trouvé et photographié par l'auteur, voici d'ailleurs la mention la plus ancienne de mouche connue à ce jour : la plus vieille mouche du monde.





Comment la Vie a créé les Fleurs
Publication réalisée dans la revue COSINUS, N°38, Avril 2003










Revue COSINUS, N°38, Avril 2003
Service de la Rédaction Monsieur Louis FATON, Madame Lise Pavin,
Contact E-mail : redaction@cosinus-mag.com
Site Web : http://www.cosinus-mag.com/pages/cosinus.html



La vie des fleurs


La Vie des fleurs et dans les fleurs...

Une visite guidée dans un univers tout en odeurs
où les plantes et les animaux se "parlent"...


La vie des fleurs

 

Un petit escargot se déplace dans une fleur à corolle (convolvulus)


      En observant la nature (spontanée, vivante, dehors) on observe parfois des scènes simples et merveilleuses. Le petit escargot se prépare pour la nuit en jetant son dévolu pour cette fleur de liseron. La fleur de liseron lui servira de maison pour passer la nuit? Oui, bien placé au niveau du pistil, le petit escargot est solidement installé au fortin! Scène simple et fragile, scène merveilleuse que chacun peut découvrir s'il s'en donne les moyens.







Revue COSINUS, N°38, Avril 2003


Géranium - Eric GEIRNAERT

Fuschia - Eric GEIRNAERT
     L'objet de cet article est de montrer que les méthodes inventives, par lesquelles les fleurs sont arrivées à un tel degré de perfection rivalise facilement avec n'importe laquelle des plus belles adaptations du règne animal.

     Mimétisme, Parties mobiles, stratégie de la Reproduction, mystères de la Séduction, langage chimique des Odeurs, langage des Couleur, raisons de la Forme des inflorescences, Eh oui ! ... des fleurs souvent magnifiques, parfois bizarres, exercent un attrait sur les homme (et les animaux)…

     Les fleurs, en raison de leur beauté ou de leur complexité, sont le résultat d'adaptations évolutives. Au-delà des fleurs flamboyantes les plus populaires en culture, la nature recèle des joyaux à la complexité étrange que cet article exhaustif présente dans le détail par des photographies d'art.









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Présentation de la technique macro pour une publication dans :
Le photographe, le mensuel de l'image pro.
Numéro 1588, Septembre 2001



Le photographe, le mensuel de l'image pro.
Numéro 1588, Septembre 2001

Spécialisé dans la photographie
des inclusions                Passionné pour l'ambre
depuis plus de vingt ans

      Ce jeune photographe paléontologue de Villeneuve d'Ascq se passionne pour l'ambre depuis plus de vingt ans et s'est spécialisé depuis cinq ans dans la photographie des inclusions. Chercheur indépendant, il a même remporté le premier championnat du monde de paléontologie organisé par le magazine La Recherche en 1997.

       Mais en dehors de ses photographies, Eric Geirnaert possède surtout une des plus grandes collections d'ambre au monde avec un certain nombre d'inclusions uniques qui surpassent bon nombre de celles gardées secrètes dans les grandes institutions de la planète.
Parmi les milliers de pièces de sa collection, on trouve bien sûr de nombreux insectes mais aussi des spécimens plus rares comme un serpent, un petit alevin, le premier poisson dans un ambre de la Baltique, vieux de quelque 50 millions d'années ou un cnidaire. Mais aussi la plus grande trace fossile au monde d'un insecte pris dans l'ambre : une libellule de plus de 10 cm d'envergure.

      Six mille photos témoignent de ces richesses uniques mais aussi de comportements rares : naissances, mises à mort, mais aussi désagrégation par des micro-organismes, moisissures ou champignons. Bien que certaines de ces photographies aient été réalisées sur un Trinoculaire au laboratoire de biologie végétale, Eric Geirnaert nous livre ici les rudiments d'une technique dite du "soufflet" réalisable par tous à peu de frais. A condition d'être méticuleux et patient.
Bon nombre de ses photographies ont été réalisées de cette façon avec un
Pentax Z1 complété d'un Takumar de 17 mm f:4 monté sur un soufflet K.




















Le photographe, Numéro 1588, Septembre 2001        Le photographe, Numéro 1588, Septembre 2001

      Jurassic Park, les Dinosaures et l'ADN ancien ont fortement médiatisé ces restes de vie conservés dans l'ambre et Eric Geirnaert prépare un film TV destiné à faire revivre ce passé emprisonné pendant des millions d'années. Et un roman dont, n'en doutons pas, les fossiles de l'ambre seront les héros.

Bernard Perrine
Rédacteur en Chef - Le Photographe







 


La Technique Macro des inclusions de l'ambre



        
 

Eclairages et réalisation
de la prise de vue
pour
 
 

des inclusions
fossiles
 



Cette technique de photographie des inclusions de l'ambre avec ici un exemple d'une tête de fourmi
mandibules ouvertes, tombée au comat, a été présentée dans une publication au Canada, en Mars 2003.




      Plus l'ambre est épais, plus le jeu des rebonds des lumières est "aisé".



      Les lumières des fibres optiques doivent être bleues surtout si les ambres sont anciens et/ou épais. Il est possible de réfléchir ces lumières, à l'aide de petits réflecteurs collés contre l'échantillon (voir ci-dessous).

      Une illumination trop directe d'une fibre optique sur l'insecte risque de produire une surexposition mais aussi des reflets disgracieux. Le but de l'opération, qui consiste à faire tourner les lumières dans le bloc d'ambre, est de trouver un angle d'éclairagel'insecte semble produire lui-même sa lumière tandis que la zone photographiée est située dans une ceinture d'ombre. (Il ne faut pas utiliser de lumières directes). L'effet de rebond des lumières incidentes peut être obtenu en utilisant les courbures internes des recouvrements naturels successifs de la résine. On utilise les courbes de recouvrement de résine comme des réflecteurs. Notez qu'un rayon diffracté maintes fois dans l'ambre aura une tendance à virer vers le rouge. Il vous faudra alors renforcer l'élément bleu incident pour retrouver la composante naturelle (blanche). Les petits réflecteurs peuvent être remplacés par des miroirs, dont l'avantage est de polarisé la lumière qui révèlera la structure interne des coulées successives de la résine. Un carton bleu, un papier d'aluminium ou même un papier de bonbon peuvent parfaitement convenir de réflecteur.

      Indépendamment du niveau de la fermeture du diaphragme, la profondeur de champ (zone dans l'échantillon où l'image est nette), peut être augmentée. La méthode consiste à ramener les lumières profondes vers la surface dans cette bande de netteté de la prise d'image.







La diapositive, irremplaçable...

     Pour une publication ? Oui, mais refaite-moi toutes vos photos en diapositives !

     Pour publier des travaux scientifiques, le moyen le plus simple de vérifier l'authenticité des inclusions fossiles est d'imposer les diapositives. Outre la qualité des pellicules 25 asa, la diapositive constitue (encore de nos jours) une preuve de l'existence des organismes et des scènes photographiées. Aujourd'hui, quel crédit donner à des fichiers numériques si facilement transformables ? D'un point de vue éthique, la diapositive s'impose...

 

Un Pentax Z 1 avec un Takumar
de 17 mm f:4 monté sur un soufflet K

L'objectif Olympus Minolta Bellows Micro Rokkor 25 mm f/1:2,5
n'est pas compatible avec le matériel Pentax, (boîtier argentique Z-70
+ soufflet Pentax ASAHI Auto bellows M)…
Une petite invention rend
la compatibilité aux dispositifs. La photographie des inclusions
de l'ambre reste une activité de "bricolage"...
      Les Aspects pratiques de la macro photographie.
 
      Très épuisantes pour les yeux, certaines configurations de prise de vues,
cf:la config, ne permettent pas de faire plus de trois photos à l'heure ! Au total, et dans les conditions les plus contraignantes, selon la qualité des échantillons, huit sources d'éclairage s'avèrent nécessaires pour faire disparaître les reflets ou autres brillances parasites…

      Jusqu'à 1.000 Watts de lumière peuvent être concentrés sur un centimètre carré, (une illumination incidente qui traverse littéralement l'ambre) pour révéler l'inclusion. Les ampoules dégageant une forte chaleur devront être disposées assez loin du sujet.

      Pour réaliser de belles images il faut penser continuellement aux détails morphologiques de l'animal que l'angle de prise de vue doit mettre en valeur, (mandibule ouverte, aiguillon dardé à l'extrémité de l'abdomen, ...) le détail doit apparaître sur un fond contrasté, d'où la nécessité d'observer très minutieusement l'échantillon avant de le préparer. C'est l'observation très attentive qui décidera du cadrage.

      Pour faire de belles photos des petites inclusions de l'ambre, ne lisez par trop les documents commerciaux qui ventent les qualités des produits optiques. Le marketing de vente ne n'est pas l'optique, (voir ci contre).

      Retenez surtout que plus les ambres sont épais (c'est à dire volumineux), plus ils permettent de jouer des lumières en interne (avec des rebonds, comme expliqué ci-dessous). Et, si même l'insecte est malheureusement profondément enfoui, en éclairant fort, vous pourrez atteindre d'avantage de profondeur en diaphragmant d'avantage. Donc, l'inconvénient d'un gros ambre est largement compensé.



Gestion des lumières dans un ambre conservé en volume, expliquons
un procédé d'éclairage des inclusions vraiment performant !




Il est possible de photographier les inclusions (foncées) de l'ambre dans des
échantillons bruts sombres... L'idée ici est d'exploiter l'épaisseur de
l'ambre
(via les différentes lignes de courant dans la gemme)
comme des réflecteurs naturels pour orchestrer une
"symphonie" lumineuse où l'insecte peut se
retrouver éclairer (de façon indirecte)
alors qu'il est dans l'ombre !



      Lumières focalisées et/ou difractées, un jeu de billard des illuminations autour de l'inclusion.


      Utilisée en faisceaux directionnels focalisés, (pour gagner en puissance) la lumière froide à fibre optique (très forte) peut rapidement traverser l'ambre même opaque en profondeur. L'ambre problématique aux observations peut être opaque, mais, la variété limpide peut être aussi difficile. En effet, l'ambre translucide peut être traversé par des plans miroitants. Lorsque la gemme est coupée par des lignes de fractures qui constituent des surfaces miroirs (surfaces problématiques pour l'image) une méthode efficace peut être conduite pour les faire disparaitre. Placez l'ambre dans une matière encaissante formée de petits grains cristallisés (sucre, sel, sable ou poudre de verre). Les faisceaux à fibre optiques (focalisés précédemment) seront cette fois difractés à plusieurs reprises par les surfaces des grains et donneront alors des éclairages répartis qui peuvent être calibrés pour effacer les reflets. Un reflet (=zone lumineuse non désirée) s'efface du paysage si le panorama d'arrière plan est plus lumineux. C'est simple, c'est de la physique! La roche encaissante cristallisée peut-être remplacée par de l'eau et la technique photographique change alors de nom et devient l'immersion partielle (vois ci-dessous, second dessin). L'ambre est un allier réel pour photographier l'inclusion. L'ambre peut être utilisé comme un réflecteur ou comme un conducteur de lumière. Plus le volume d'ambre est large, plus les réglages "trigonométriques" de la gestions des lumières 3D autour de l'inclusions sont faciles à mettre en place. Il faut penser les lumières sur le principe du jeu de billard. La trajectoire victorieuse n'est pas forcément la ligne droite !




Cette "gestion des lumières" (3D) qui exploite l'épaisseur de l'ambre et
toutes les lignes internes comme des miroirs est évidemment ruinée
si les échantillons sont montés en lames minces. Expliquons le
resultat des deux photographies ci-dessus par le schéma
d'exploitation des lumières ci-dessous .







(Ci dessus) : Sept à huit ampoules alentours, cf:la config, (non représentées sur le dessin), sont couramment utilisées pour faire disparaître les reflets internes et donner un contraste général à l'inclusion.
Mais, l'éclairage utile, est surtout composé d'un jeu de faisceaux lumineux par fibres optiques, employé pour illuminer l'insecte de façon directe et/ou indirecte.
Après des rebonds internes dans la résine ou sur les réflecteurs, les lumières par fibre optiques peuvent illuminer l'insecte en surface, (de telle sorte que le spécimen soit visible sans illumination directe), selon des zones où les obscurcissements sont alors calculés.


(Ci dessous) : Certains échantillons fossilifères ont parfois une surface perturbée au travers de laquelle il est impossible d'avoir une image nette ; (rides, brisures, ondes importantes ou trous de superficie).
Lorsque l'inclusion est trop proche de la surface, ou, l'échantillon trop fragile, empêchant tout polissage de la matière, il est possible de déposer une goutte d'eau sucrée sur l'échantillon par dessus laquelle on applique une lame mince de microscope au travers de laquelle le plan d'observation apparaît alors nivelé.

Note : Les deux techniques sont évidemment complémentaires.






Donnons un exemple d'observation avec ce procédé.


Cette fois, avec cette solution, il est loisible de photographier les inclusions sans se préoccuper
des surfaces (éventuellement abimées). Cette technique permet d'aller chercher -sans
perdre de temps- les particularités intéressantes qu'un travail autrement systématique
de nettoyage de chaque échantillon (évidemment long) ne permettrait pas. Alors, ce
motif en points doubles, artéfact sur les deux yeux composés à facettes
de ce coléoptère ou particularité paléontologique plutôt intéressante?







      La photographie d'un insecte immergé dans l'eau bleue.

      Les procédés expliqués par les deux schémas ci-dessus sont complémentaires et doivent évidemment être utilisés en même temps sur le même échantillon.

      L'idée des premiers réglages photographiques est de rechercher l'obtention d'un fond illuminé bleu qui s'opposera à la teinte rouge que restitue naturellement l'ambre lorsqu'il est éclairé en lumière naturelle. Puis, ceci fait, il faut amener les lumières focalisées blanches (non colorées) aux endroits les plus utiles. Comme au billard où les trajectoires gagnantes sont calculées avec les rebonds sur les bandes extérieures, ici, il faut utiliser les profondeurs de l'ambre pour faire rebondir les illuminations indirectes. Le résultat d'une telle lumière focalisée (ici amenée en arrière de la tête) est efficace car elle pénètre l'intérieur de l'insecte, qui, examiné sous un autre angle semble s'éclairer de l'intérieur, de lui même, donc, sans aucun reflet.

L'insecte fossile photographié ci contre est un clavicorne de l'ambre comparable à celui utilisé en couverture du livre L'Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie. Voici le rendu final.








Avant la photo, nettoyer les précieux échantillons d'ambre.

      Une nouvelle fois je suis interpellé par un vendeur d'ambre, qui croit me mettre dans la confidence des dieux en m'expliquant ses secrets pour nettoyer des échantillons précieux... Mais non. Rien de nouveau. Bien au contraire...

      Après avoir nettoyé le brut à l'oxyde d'alumine, certains améliorent l'éclat des résines fossiles en utilisant les pâtes abrasives disponibles dans le commerce pour l'industrie automobile. L'abrasif du produit industriel (polish carrosserie - mirror pour voiture) est capable de polir une surface par frottement. Le résultat est une diminution effective de la profondeur des micro-rayures, puis, une disparition visuelle complète par le recouvrement de corps gras, (le rendu optique est parfait). Attention ces procédés sont surtout mauvais pour conserver durablement les échantillons fossiles. L'éclat d'une surface, le miroitement artificiel d'une zone décapée avec des matières inappropriées n'est surtout pas la garantie d'un lustrage permettant une conservation durable ou la prise d'une photographie nette des éventuelles inclusions ! Dans les autres procédés efficaces, (mais mauvais), les solvants offrent également des résultats rapides ! L'acétone peut rapidement faire disparaître des rayures d'un copal insectifère... Attention, les procédés polish anti-rayures qui rendent éclat et brillance aux surfaces sont surtout néfastes aux résines fossiles et sub-fossiles.





      Ressemblant à de vieux tableaux dont les glacis et vernis auraient été abîmés par les outrages du temps, voici le détail A) d'un copal insectifère craquelé naturellemenbt en surface par l'imprégnation malencontreuse de corps gras et B) un ambre balte, également insectifère, que le propriétaire a malheureusement recouvert d'un vernis polyuréthane en croyant à une hypothétique protection mécanique... Pour réaliser les photographies entomologiques à travers de telles surfaces déjà abîmées, il est inutile de décaper les échantillons (surtout avec un polish efface rayure qui détériore encore d'avantage les matières).
Une solution simple et efficace peut consister à déposer de l'eau sucrée sur le plan d'observation dont l'effet grâce à un indice de réfraction identique à l'ambre sera de faire disparaître les rayures et brisures nées des mauvais traitement appliqués aux échantillons....



-=-=-=-=-


      Avec ces deux solutions techniques (évidemment complémentaires) présentées via ces schémas ci-dessus, preuve est donnée : l''épaisseur de l'ambre est utilisée pour conduire une gestion des lumières. Et, de fait le montage des ambres en lames minces n'est pas une obligation de travail du scientifique. NON ! Le montage des inclusions fossiles de l'ambre en lames minces est une commodité de travail. Ici, le paléo-entomologiste va au plus facile, au plus rapide... Il réalise ses images en éclairages arrières, dont l'effet toujours le même, sans relief, est de donner des inclusions en ombres chinoises. Le chercheur qui souhaite une description morphologique de l'échantillon (et une observation aisée) ruine son fossile en le coupant, c'est évident. Et, c'est assez dommage; car, des techniques de substitutions (différentes et très PRO.) existent pour réaliser des observations nettes et précises.




Alors, oui, à lame mince, découverte "ténue"...




LA PREUVE :
Un confrère espagnol me signale que dans cet ambre
monté en lame mince, les chercheurs ont découvert
une portion intéressante de toile orbiculaire d'araignée.
Mais, malheureusement l'ambre a été découpé, et, on
ne peut qu'imaginer ce que l'opérateur a sacrifié pour
le montage du fossile sur une lame de verre...



      Depuis peu, on peut décrire des insectes piégés dans des ambres opaques (sans même toucher les échantillons). OUI ! Quel gâchis d'avoir monté à grands frais (et avec quelle perte de temps) tous ces échantillons d'ambre isolés maintenant de leurs indices biotiques... Certes les insectes en lames minces sont dorénavant "bien" rangés (et la collection est dans le tiroir)... Mais, les inclusions, toutes isolées les unes des autres, la collection n'a qu'un intérêt limité... Certains chercheurs ont isolé des fourmis (extraites d'une même pièce d'ambre) alors que, justement c'était le comportement synchrone des insectes qui était intéressant. Le comportement collectif, l'analyse globale du fossile vaut autant que la description des inclusions séparées. Pourquoi les scientifiques qui depuis toujours décrivent les morphologies des insectes de l'ambre (et en particulier celles des fourmis) n'avaient jamais repéré, par exemple, le transport en tandem ? Si évidemment vous isolez toutes les fourmis, vous n'appréhenderez jamais les notions communautaires.

      Mais, que voulez vous la science construit ses dogmes que la nature ignore. L'une évolue sans l'autre. A moins que cela soit l'inverse. Car, le dogme, lui, ne se trompe pas, et, c'est évidemment à la Nature de s'accommoder de la loi des hommes...




Oui, le ""-montage des ambres en lame
minces, "the life period", le resultat sera...









      Le montage des ambres en lames minces (ou dé-montage = humour) consiste à découper les ambres en plaques millimétriques pour séparer les inclusions que l'on souhaite observer, (ici une fourmi et une patte de fourmi)... Les inclusions organiques, ainsi isolées, sont numérotées... Ce montage (qui détériore évidemment les fossiles) est soit disant nécessaire (indispensable ?!) devant l'extrême difficulté d'observer l'insecte noyé dans l'ambre. L'opérateur souhaite réaliser une belle photographie nette ou une description précise de l'insecte... La préparation des inclusions organiques en lames minces est vraiment courante. Surtout chez les spécialistes qui révisent un groupe. Alexander Petrunkevitch, qui est l'auteur spécialiste des araignées de l'ambre a ainsi travaillé sur les spécimens de sa collection tous montés en lames minces. Préférant éditer des dessins moins coûteux que des photographies dont les reflets sont difficiles à gérer, (confer les propos de l'auteur), le scientifique a publié ses conseils TRES discutables sur la conservation et la préparation de ses échantillons ! Il faut vraiment lire les travaux d'Alexander Petrunkevitch pour se rendre compte des erreurs passées. A.P.: "I also recommand that ... piece of amber containing arthropods be also kept in jar with mineral oil"... A coté de la préparation destructrice des inclusions fossiles, l'auteur recommande de conserver les échantillons à inclusions dans des bocaux contenant de l'huile ! Le procédé est réfutable car, l'huile va pénétrer l'échantillon (naturellement poreux et perméable) et intégrer l'épaisseur de la matrice par les fissures naturelle de l'ambre. Ensuite, l'huile par dilatation interne entre les couches va briser l'échantillon. Plonger ses ambres insectifères dans l'huile minérale est un procédé aussi protecteur que de donner un coup de marteau sur les préparations !

      Les photographies scientifiques des fossiles de l'ambre (montés en lames minces) se reconnaissent et ressemblent souvent à ces ombres chinoises (des silhouettes sombres posées un fond trop clair)... Le manque d'épaisseur de l'échantillon n'autorise aucun réglage des lumières dans l'ambre. Le seul ajustement de la lumière se fait par l'arrière. Impossible d'espérer la "belle" image... Séparer toutes les inclusions organiques d'un ambre n'est peut-être pas la meilleure méthode pour comprendre les indices à l'origine de la formation du fossile...




      Une vision de l'intérieur et en 3D des inclusions de l'ambre.

      Pour étudier des inclusions précieuses de plus près, en renonçant aux "dissections" destructrices que sont les préparations en lames minces, on devrait s'inspirer de David Penney. Le chercheur britannique, de l'université de Manchester, paléontologiste spécialiste des araignées, s'est adressé à l'équipe du Centre de tomographie à rayons X de l'université de Gent (Belgique) pour examiner Cenotextricella simoni, 53 M.A., une petite araignée découverte dans le bassin parisien. Les techniciens belges ont travaillé les paramètres de la technique dite VHR-CT (Volumetric High-Resolution Computed Tomography) qui dérive de la tomographie classique CT à rayons X. Le nouveau scanne médical fournit des images des inclusions de l'ambre en trois dimensions exploitables par ordinateur. Plusieurs laboratoires possèdent leurs installations VHR-CT, (l'université du Texas par exemple), mais les ingénieurs belges ont augmenté la résolution, apportant une finesse d'observation remarquable. Bien évidemment les imageries numériques pour reconstituer en 3D le corps d'un organisme antique de l'ambre ne sont pas une première. Et, on rappellera alors la technique: UHR CT (pour Ultra High Resolution X-Ray Computed Tomography) qui révélé l'intérieur d'un lézard dominicain. Les images 3D exposées au premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre (20-23 octobre 1998, à Victoria-Gasteiz), ci-dessous, ont révélé les os et notamment les dents de l'animal. Le concept intéressant aura été de pouvoir mesurer les forces qui se sont exercées pour déformer la dépouille animale. Une dissection numérique 3D d'un lézard de l'ambre de deux centimètres est tout aussi extraordinaire que de regarder l'intérieur de l'abdomen d'une araignée contemporaine des dinosaures ! Certes, ces observations ne bouleverserons peut-être pas la destinée du monde, mais, au moins ces images montreront que le montage systématique des ambres en lame mince est assez inutile.





Il est possible d'étudier de près, les inclusions de l'ambre en renonçant aux
"dissections" destructrices que sont les préparations en lames minces...





      Issue des technologies médicales, l'imagerie rayons x moderne permet de scanner les matières problématiques, fragiles, les végétaux, les os, les tissus momifiés anciens, et depuis peu, les ambres opaques, offrant ENFIN un moyen non destructif d'observer les inclusions organiques peu contrastées autrement inaccessibles à nos techniciens des "lames minces". La microradiographie en contraste de phase (Phase Contrast X-ray Synchrotron Imaging, ou, SRXTM = synchrotron radiation X-ray tomographic microscopy) qui construit une silhouette optique en jouant sur les interférences de la matière, ne se limite aux seules observations des petits insectes de l'ambre. Comptant avec les observations des plantes -Virtual taphonomy using synchrotron tomographic microscopy reveals cryptic features and internal structure of modern and fossil plants- Selena Y. Smith,a1 Margaret E. Collinson,a Paula J. Rudall,b David A. Simpson,c Federica Marone and Marco Stampanonide, Proc Natl Acad Sci U S A. 2009 July 21; 106[29]: 12013), puis, les examens des araignées (David Penney de l'Université de Manchester), les dissections "numériques" ne sont pas l'apanage de la technologie française. Cependant, les techniques se croisent, se complètent de plus en plus, et dès que la tomographie rejoint un nouveau procédé, (par exemple, le contraste de phase) la propagande raconte la science en marche ! M. Lee Berger de l'Université Witwatersrand de Johannesburg, Afrique du Sud, n'a t-il pas montré (revue Science du 9 avril 2010) qu'il utilisait avec succès ces techniques sur des ossements humains du plus grand intérêt ?

      Les imageries numériques 3D de l'ambre sont anciennes et ont été présentées (octobre 1998) au premier congrès mondial des inclusions de l'ambre. Oublier les prédécesseurs -américains, anglais espagnols-, ne serait-il pas le moyen d'affirmer que l'on est à la pointe dans son domaine de recherche ? N' y aurait-il pas une petite course au scoop ? Au risque de répéter un peu les conseils, ce n'est pas tant l'outil technique qu'il faut travailler, c'est l'objet observé, c'est-à-dire l'ambre. Une bonne connaissance de la gemme fossile permet au naturaliste amateur (mais pointilleux) d'espérer des belles images sans utiliser obligatoirement du matériel coûteux de laboratoire.
Alors de l'eau pour mieux voir les tout petits fossiles ? Les défauts de surface des morceaux d'ambre tels que des craquelures perturbent l'observation optique des inclusions. Pour obvier la difficulté il est loisible de déposer les matières dans l'eau sucrée (Eric G. publication 1998). Douze ans plus tard, on explique l'idée révolutionnaire de placer les ambres dans de l'eau pour augmenter la visibilité sur l'inclusion et améliorer la détection et la caractérisation des fossiles... Formidable ! La science est en marche !
A lire : Non-invasive 3D-visualization with sub-micron resolution using synchrotron-X-ray-tomography. Heethoff M, Helfen L, Cloetens P. Department of Evolutionary Biology of Invertebrates, University of Tubingen. Les spécialistes apprécieront.








Voici deux photographies qui prouvent que l'on peut réaliser de belles images
des espèces de l'ambre (même opaque) sans obligatoirement
dé-"monter" les échantillons en lames minces... et...
sans utiliser ces matériels laborantins coûteux...







Ces photographies réalisées sur échantillons d'ambre brut sont extraites du dossier
La double vision des insectes (réédition 2008, 2011)





Outre les images qui agrémentent les ouvrages et articles réalisés par l'auteur,
de nombreuses photographies des inclusions de l'ambre ont été exploitées dans plusieurs
outils didactiques et culturels (calendriers, posters, livrets pédagogiques, carte postales, affiches…)



Le livret éducatif 2004-2005 du Musée Vert

Image publiée dans le livret éducatif 2004-2005 du Musée Vert
Photographie Eric GEIRNAERT



Ce travail de réalisation des belles images des inclusions fossiles de l'ambre
est à l'origine d'une contribution photographique
pour les expositions :

"Le termite et la fourmi, deux sociétés, deux mondes"

organisée au Palais de la Découverte
février 2008 au 31 août 2008.


L'empreinte du vivant ambre et bois fossile


organisée par le Musée Vert, musée d'histoire naturelle d
e la ville du Mans.








Image publiée dans le calendrier fossilium 2001


Plusieurs photographies des insectes fossiles ont été publiées
dans le calendrier 2001 de Villeneuve d'Ascq (Calendrier fossilium)
.


Calendrier fossilium 2001




D'autres photographies sont exploitées dans des posters 45 x 70 cm :

Posters 45 x 70 cm
Photographies Eric GEIRNAERT


...ou dans des cartes postales.


Cartes postales
Photographies Eric GEIRNAERT













Le Taon aveuglant où le temps du livre fait à l'aveuglette !
 
Que valent les guides d'entomologie réalisés à partir d'insectes morts ? Regarder
des cadavres est-il le meilleur moyen de comprendre le vivant ?



Chrysops caecutiens (vivant)
La belle mouche Chrysops caecutiens.

La jolie femelle, plus grosse que le mâle, a des yeux dichoptiques (= séparés).
Chez l'insecte vivant les yeux sont d'un ver émeraude à violet avec des
tâches sombres, magnifiques, qui parfois ont la forme d'une étoile !
Pourquoi ces insectes sont représentés les yeux noirs dans les
guides (confer le dessin donné en bas de cette page) ?



     Pour votre livre, photographiez les insectes vivants !!!! (Merci pour eux).

     Souvent, -vérifiez-le vous-même dans les bibliothèques-, l'entomologie se résume aux seules descriptions des points principaux qui caractérisent les espèces. En ouvrant le guide d'entomologie on voit les insectes dessinés les ailes ouvertes, les pattes tendues. Sur ces pages stéréotypées, le taxonomiste signale quelques caractéristiques morphologiques avant de brader la biologie et l'aire de répartition de l'espèce. Les planches d'inventaire (c'est ainsi que l'on appelle ces pages) sont censées présenter le vivant. Mais, c'est une hérésie ! Ces planches ne cataloguent que des cadavres ! Un insecte mort perd évidemment ses couleurs pigmentaires...
Ceux qui n'ont qu'une connaissance livresque ignorent tout de la couleur pigmentaire des insectes.
En présentant des résultats d'inventaires (insectes photographiés vivants in natura) comme ce criquet aux chercheurs du CRNS de Dijon, les hommes de savoir ont réfuté la découverte criant au canular au seul argument que la référence n'apparaissait pas dans leurs livres (descriptions d'insectes morts) ! A coté des couleurs structurelles nées des lumières réfractées sur les téguments (couleurs irisées, iridescentes, éclats métalliques rutilants), les insectes ont aussi des pigments, et, ces pigments s'évaporent à la mort du sujet. Prenons l'exemple des petites mouches Chrysops présentées dans les guides. (Chrysops caecutiens, ci dessus, et, également en dessin ci-dessous). La petite mouche dessinée, en bas de page, ... a les yeux sombres. La mouche a les yeux noirs ! Et, elle est présentée ainsi dans de nombreux ouvrages de science (depuis 1960) car les auteurs n'ont étudié que des cadavres...

      Oui le dessin ne représente qu'un spécimen mort (un cadavre, sans doute, épinglé dans un vieux cadre d'exposition). Ah, quel dommage ! Oui, quel dommage ! Car, la couleur des yeux est sans doute le point le plus intéressant chez ces insectes ! il est important de noter que la couleur pigmentaire des yeux des mouches Chrysops disparaît lorsque les insectes meurent. Ce qui est surtout merveilleux chez ces mouches, ce sont les yeux ! La couleur surprenante des yeux n'est pas évoquée dans de nombreux guides qui se disent être des ouvrages d'identifications des insectes en milieu naturel ?! Pourquoi, les insectes sont-ils morts en milieu naturel ?

"Une nature morte perd toujours un peu de ses couleurs"...

     Si vous observez les insectes in-natura, on suppose que vous rencontrerez des spécimens vivants, (c'est d'ailleurs l'objectif des guides d'entomologies qui vous poussent à : "emmener l'ouvrage sur le terrain"). Et, si c'est le cas, votre guide d'identification ne vous aidera pas à reconnaître vos mouches... Les entomologistes de la capitale qui décrivent les natures mortes, -ces cadavres empalés au service de la science exacte-, ne nous offrent qu'une vision morbide du vivant. Pour décrire correctement les insectes, et, pour produire des livres plus "légitimes", ne serait-il pas judicieux d'observer la nature vivante, la "belle nature" telle qu'elle existe en dehors du laboratoire poussiéreux ? Tout comme le chercheur qui débite un ambre pour faciliter l'observation du fossile, le scientifique de musée qui réalise son ouvrage de science à partir de dessins (les photographies des sujets empalés étant trop morbides), s'éloigne un peu de la réalité des choses...



"Une nature morte perd toujours un peu de ses couleurs"...



Il faut se dépoussiérer la tête et se laver les yeux. Il faut regarder
les choses en face, je suis tout sauf un "Taon aveugle".
.




La toilette méticuleuse de la mouche Tabanidae Chrysops caecutiens... Observer l'insecte vivant, est un plaisir.
Les photos montrent que l'insecte a surtout des yeux superbes. Pourquoi la petite mouche est-elle
alors représentée avec les yeux noirs dans les guides d'entomologie ?




Certaines mouches dessinées dans les guides d'entomologie avec des yeux noirs
(comme cet exemple en bas de page) ne sont en fait que les descriptions
pâles de cadavres. Et, vivantes, ces mouches ont surtout
des yeux admirablement pigmentés !...



Ignorer les pigments visuels des mouches, c'est ignorer l'essentiel.
Les couleurs pigmentaires des yeux des mouches ne sont pas simplement des
"peintures" esthétiques du vivant. Ce sont des dispositifs ETONNANTS qui
conditionnent la vision dans des plages de sensibilités très spécifiques.
Les pigment des yeux peuvent même émettre des lumières !

A lire : info 1,    info 2,
   info 3,    info 4,    info 5.








Je suis heureux de contribuer
-dans une petite mesure- à présenter les insectes
pour ce qu'ils sont, des merveilles qu'il faut regarder vivre. Les images
de la mouche vivante (avec ses yeux alors richement colorés) sont
publiées dans LE GRAND LIVRE DES INSECTES.
Les meilleures photographies de la photothèque
Insectes Art et Images sont utilisées en
illustration de ce magnifique ouvrage.





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Cliquez sur la mouche.



Voici le Taon aveuglant (Chrysops caecutiens) tel qu'il est représenté dans les guides... Les yeux sont noirs.
La couleur pigmentaire n'est qu'un souvenir. Le dessin n'est que celui d'une mouche morte.
On se demande qui de la mouche ou du scientifique est "aveugle", car dans la nature la mouche a des yeux surtout très colorés !
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Technique de la prise de vue des inclusions d'ambre