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Correspondance
adressée à Eric G.
Monsieur Geirnaert, Bonjour, je m'appelle Brasero Nicolas et je suis étudiant à l'université de Mons-Hainaut (Belgique) en 2ème Master biologie des organismes dans le laboratoire de Zoologie du Professeur Pierre Rasmont. Je réalise mon mémoire sur l'entomofaune de l'ambre de l'Oise et plus particulièrement sur la superfamille des Chalcidoidea (en collaboration avec le Dr André Nel du Museum d'Histoire Naturelle de Paris). Je me permets de vous écrire car ayant lu votre livre : "L'Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie", j'ai été admiratif devant la qualité des clichés réalisés... J'aimerais également réaliser de telles photographies sur les spécimens que j'étudie, mais,... malheureusement le matériel me fait défaut. Je me demandais si une rencontre serait envisageable afin de réaliser quelques clichés ? Brasero Nicolas. |
Réponse
Eric G. :
La
méthode empirique que j'ai inventée et que je présente
dans cette page consiste à utiliser l'ambre conservé
en volume pour révéler différents plans de
l'inclusion. Avantage perdu lorsque l'insecte est préparé
en lame mince... Monsieur Brasero, de quelle nature sont vos échantillons
d'ambre ? Auriez-vous des images de votre matériel brut
à me soumettre pour analyser quelles sont les meilleures approches
pour faire de belles images ? |

Les petites guêpes (aussi petites soient-elles) piégées
dans des ambres bruts peuvent offrir de belles représentations.
L'art n'est, je crois, pas incompatible avec l'image entomologique d'inventaire...

A coté du sujet déjà publié en 2002 sur les
bases de la macro argentique des inclusions de l'ambre, le NOUVEAU dossier
consacré à la photo numérique donnera les découvertes
de 10 nouvelles années de prospection...
Alors, quelques surprises au rendez-vous ?

Pour ceux qui connaissent l'espèce, les guêpes Chalcidoidea
sont vraiment minuscules. L'art peut rejoindre la photographie de
science (trop souvent noir et blanc). L'idée est d'aller chercher le
détail morphologique curieux qui rendra l'image intéressante.

Posé
sur la paillasse, l'insecte, et, ...
l'ambre, ... en lumière et
en images...
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Lu
sur le web : "...Observation de l'ambre au microscope avant
de le découper en fines lamelles pour identifier ses habitants"
(Laboratoire CNRS, Université Toulouse-III). |

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Ce
dossier, évidemment perfectible, présente une approche
de la technique photographique respectueuse (car non destructive) des
ambres fossiles insectifères, puis, raconte que la méthode
ainsi pratiquée est transposable au vivant... |
Refusant la technique destructrice de préparation des ambres découpés
en lames minces, certains résultats bricolés sur un coin de
table (sans moyen onéreux), sur des échantillons
bruts, sont tout
à fait convenables. ![]()
Cliquez sur le bandeau ci-dessous pour voir quelques
macrophotographies
argentiques des inclusions fossiles de l'ambre.

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La
photo de l'ambre se met au numérique. |
Le souhait de vouloir photographier correctement les inclusions
fossiles de l'ambre brut -en évitant la technique des échantillons
découpés
en lames minces- nécessite une maîtrise pointilleuse de la
gestion des surfaces et notamment des fluides à utiliser pour résoudre
les difficultés rencontrées. Le petit insecte, en image ci-dessus,
a été photographié à travers une surface d'ambre
très abîmée.
Preuve est faite que des petites solutions alternatives (non destructrices)
existent...

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Le
souhait de vouloir exploiter les ambres bruts impose de devenir inventif...
La photographie des inclusions de l'ambre est une succession d'inventions
où le bon sens permet d'éviter les pratiques destructrices...
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Le
secret de la belle photo d'art
L'effet d'effacement de la gemme autour d'une inclusion.

L'effet
d'effacement de la gemme autour d'une inclusion.
Pas besoin de découper un ambre en lames minces.
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De
nombreuses astuces existent pour celui qui, inventif, se donne la
patience de chercher... L'un des sujets plus intéressants (et
surprenants) est cet effet d'effacement des petites souillures et imperfections
qui peuvent exister dans la gemme d'ambre autour de l'inclusion principale.
En utilisant des réflecteurs mobiles, (en arrière de la
pièce d'ambre), il est possible de créer un flou qui estompera
le paysage d'ambre et améliorera alors le contraste donné
par l'inclusion principale. Pour faire simple (sans donner toutes les
clefs de la technique) disons que des réflecteurs arrières
maintenus en mouvement pendant la prise d'image peuvent gommer la gemme
d'ambre laissant alors libre le paysage qui, par l'utilisation de l'eau
sucrée appliquée en surface peut (outre l'effet de loupe)
canaliser des lumières évidemment réglées
au millimètre qui apporteront une tonalité homogène,
(confère la petite guêpe en vignette). Les photographies
des inclusions de l'ambre que je présente ici (réalisées
toutes sur des échantillons conservés en volume) ne sont
pas faites selon les petits standards scientifiques habituels... Le
procédé évoqué ici, d'un arrière
plan en mouvement permet d'estomper les fonds en modifiant à
loisir les nuances. En travaillant sur des ambres bruts, conservé
en volume, si vous maintenez la focale de mise au point sur l'insecte
principal, tandis que des réflecteurs d'arrière plan gardés
en mouvement produisent une lumière non directionnelle, vous
obtiendrez un "flou", d'autant plus important que la prise
de vue (en temps d'exposition) sera longue. Cette méthode surtout
adjointe au réglage de la mesure spot (le point central dans
le viseur de l'appareil photo) permet de créer des surexpositions
contrôlées du paysage d'ambre d'ont l'effet est surtout
d'effacer les opacités de la gemme alentour, (détails
structurels et/ou imperfections des coulées). Ceci fait, une
gouttelette d'eau sucrée apposée sur l'échantillon
brut permet ensuite de localiser en surface (tandis que l'arrière
plan est alors effacé par le mouvement) une zone éventuellement
colorée, uniforme, pour rendre l'image esthétique. Expliqué
ainsi, le double procédé (d'arrière plan mobile
et de surface mouillé) peut apparaître abstrait ou obscur.
Mais, je veux dire par là que le paysage autour d'une inclusion
peut être partiellement effacé, clarifié et présenté
dans des nuances éventuellement esthétique (artistiques).
Des ambres sombres, "pollués" peuvent ainsi être
nettoyés optiquement. Le procédé consiste à
bouger les lumières pendant une prise d'image de quelques secondes.
Cette subtilité doit être utilisée avec la solution
de l'eau sucrée appliquée en surface (laquelle maintient
une fenêtre nette) car, sans fenêtre liquide maintenue fixe,
si toutes les lumières bougent, la photographie dans son ensemble
sera floue, c'est évident. |
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La
facilité étouffe la créativité... |
C'est
D. Grimaldi, en 1998, qui, le premier a montré l'emploi de logiciels
numérique (utile à la science) en affichant la vue recomposée
d'un acarien de l'ambre (tout poilu !) pour prouver la netteté
des détails d'un sujet caché dans l'écrin jaune.
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Certaines
photos couleurs d'inclusions devraient postuler au Gérard Award (= humour)
tant le rendu est
(trois petits points).

Argentique, ou, Numérique, les principes de la
Macro photo des inclusions de l'ambre sont approximativement
les mêmes... Pour réaliser de belles images d'insectes à
forts grossissements, sans découper les échantillons
en lames minces, il faut surtout, SURTOUT, travailler les notions optiques
à travers la gemme fossile...
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Quel
dommage ! |

Pour des travaux aussi prestigieux que ceux d'un congrès mondial (Fossils
3X en Espagne) les images publiées
sont toutes celles d'inclusions montées en lames minces. Evidemment,
je sujet n'est pas forcément abordé.
Même l'image référencée N (qui semble être
un échantillon brut) n'est que le détourage
simple d'un échantillon préparé en lame mince... C'est
d'ailleurs dans ce support déjà
découpé que l'observateur a découvert, par hasard, une
toile d'araignée orbiculaire.
Alors oui, quel dommage d'avoir découpé l'échantillon pour
ensuite seulement
se rendre compte que la toile avait été rabotée inutilement...
Quel dommage...
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Un
nouveau procédé d'observation des
ambres est à l'origine d'un article (en
préparation) sur la photographie des inclusions;;. |

Préparé, et, disposé de façon particulière,
un ambre peut révéler des traces fantômes nées des
processus
diagénétiques passés, comme cette irisation assez commune
attachée à cet insecte balte...

Le nouveau procédé d'exploration des inclusions (procédé
non destructif) permet de donner un
surcroît de profondeur et de relief aux inclusions comme ici avec cette
tête de fourmi
décapitée lors d'un combat où l'on peut alors voir le cerveau !
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Des
découvertes ensuites validées par la taphonomie ! |
Bientot dans la presse !
Un dossier très
complet concernant la macro numérique
des inclusions de l'ambre est en préparation... ![]()

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Hier
on travaillait au laboratoire... |

L'ambre est une matière si spécifique qu'elle oblige
vraiment à sortir des sentiers battus.
C'est la passion, et le respect du fossile qui conduit vers la recherche
de la perfection...

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L'observation
d'une biosphère très particulière impose parfois
d'inventer des petites méthodes photographiques... En effet,
pour révéler certains détails (en respectant son
sujet, son petit ambre) il faut parfois quitter les techniques traditionnelles.
Et, un insecte noyé dans une pierre d'ambre de plusieurs millions
d'années constitue, à l'occasion, un sujet de choix pour
réviser les techniques laborantines dogmatiques. |

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Le
montage systématique du fossile d'ambre (unique) en lame mince
est la preuve de l'incompétence photographique de l'opérateur !
Débiter un fossile unique pour en donner une image en ombres
chinoises (ou une description) est est un "crime" scientifique.
A une certaine époque on ouvrait les pyramides d'Egypte à
la dynamite. On pratiquait l'ornithologie en tuant les oiseaux qui survolaient
les cols durant leurs migrations. Bref, on sacrifiait un échantillon
pour la compréhension globale. Comment pouvait-on faire autrement !
De nos jours, dans l'ingnorance la plus absolue, (on ne dit rien au
public), des milliers d'ambres sont montés chaque année
en lames minces. C'est presque une industrie. Un travail à la
chaîne. Et, mon confrère espagnol de m'interpeller pour
m'expliquer qu'il a enfin découvert (=par hasard) dans
un ambre (malheureusement) monté en lame mince une portion
de toile d'araignée... Commentaire
en bas de page. (Tous les indices synchrones à la toile d'araignée
ontété malheureusement irrémédiablement
perdus)... Faillait-il monter l'ambre en lame mince ?
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Les
meilleurs repas se font dans les vielles casseroles !
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Présentons maintenant la technique de
photographie des inclusions
de l'ambre avec
l'exemple d'une belle fourmi ![]()
Cette technique de photographie des inclusions de l'ambre a été
présentée dans une publication au Canada, en Mars 2003.
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La macro photo passion par Eric GEIRNAERT ![]() Les images passions utilisées dans des publications ![]() (Cliquez sur les trois images du menu ci-dessus pour parcourir le document) |

"Un
autre regard sur l'ambre et l'insecte"
par Éric Geirnaert
Le Magazine "Photo Selection"
Mars 2003
présente
la Macrophoto
des Insectes de l'Ambre

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"Un autre regard sur l'ambre et l'insecte" par Éric Geirnaert Une
perspective macro d'un monde passé, dévoilée à
l'aide d'une technique toute particulière. Le
dossier : "Un autre regard sur l'ambre et l'insecte"
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Publication de cette photographie
en pleine page pour la couverture
du magazine COSINUS
N°36 parution février 2003.
Cette même photographie est utilisée en couverture du livret
éducatif 2004-2005 du musée d'histoire naturelle de la ville du
Mans.
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Cet insecte fossile est rattaché au groupe des Apocrite...
L'inclusion de 11 mm est une guêpe Ichneumonidae. On peut noter que le spécimen fossile, âgé de 2 millions d'années, a conservé ses couleurs d'origine. |
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"Les
grandes choses nous frappent; les petites ne nous intéressent guère... ;
et pourtant il est tout un monde, que beaucoup soupçonnent à
peine, aussi étonnant que ce monde grandiose où il semble
perdu : tous les jours, à tous les instants, nous foulons aux pieds
des merveilles, et si nos regards daignaient s'abaisser sur le brin d'herbe,
où rampe un insecte méprisé, sur la motte de terre
où se passe sa courte existence, nous verrions que la divine Providence,
dans sa sagesse, a répandu ses dons avec une profusion égale
sur les grands et sur les petits, qu'elle veille avec une constante sollicitude
sur les plus obscurs des êtres".
Ce texte, extrait du chapitre préliminaire du "Nouveau Spectacle de la Nature" de MM Victor et Ambroise Rendu, (1840), présente clairement l'intérêt formidable qu'a l'Histoire des insectes pour nourrir les travaux des hommes passionnés par la Nature ! |



Publication de cette photographie
en pleine page dans la revue INSECTES N°129,
(OPIE, Domaine INRA) dans la rubrique "Photo-choc", parution juin
2003.
Un insecte actuel posé sur une fleur... La
photographie de la mouche qui butine a été réalisée
avec huit sources lumineuses. L'insecte
est une petite mouche de la famille des Syrphidae, 4 mm.
La méthode
photographique, initiée par l'auteur, à partir de ses travaux
sur les inclusions fossiles
de l'ambre est transposable
à de nombreux supports vivants
actuels : fleurs,
insectes, etc...
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Photographier
les sujets vivants est une marque de respect. Il n'est pas nécessaire
de tuer les insectes pour réaliser des belles photographies. L'exemple
le plus immédiat que l'on peut donner est sans doute celui des
fourmis. La biosphère des fourmis (toujours grouillantes)
constitue le sujet les plus intéressant à photographier
en pleine nature. Intraitables au moindre dérangement, les fourmis
proposent une large gamme de comportements, qui, correctement analysés,
permettent une observation photographique. Publiées dans l'ouvrage
MORVAN et utilisées dans le diaporama : Les insectes du
Morvan (400 photographies présentées dans les musées)
des images réalisées ont toutes été prises
en nature, sans artifice ni trucage pouvant nuire au respect des espèces.
Et, c'est finalement la connaissance du comportement animal qui permet
de photographier les animalcules dans leurs conduites intimes. Outre les
fourmis, cet autre exemple de cette mouche (qui se lave les ailes et la
tête -en même temps !- avec ses pattes postérieures) est
un témoignage formidable de la richesse d'observer les insectes
vivants. Pour étudier les insectes contemporains ou leurs homologues
piégés dans l'écrin d'ambre, il est important de
porter un autre regard (plus respectueux) sur le sujet photographié...
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Il n'est pas nécessaire de tuer les insectes pour réaliser
des belles photographies... Publiées dans le livre MORVAN, les vues
présentent le meilleur des comportements que l'on peut observer chez
les fourmis. 1 - Le transport de déménagement
en tandem
des juvéniles. 2 - L'aide donnée à la naissance
des reines. 3 - Exploitation en éclats de la résine pour
ses propriétés
thérapeutiques. 4 - Le transport des matériaux de construction.
5 - Comportement d'alerte. 6 - Combat d'une fourmi
rouge qui décapite une fourmi des bois. 7 - Echange alimentaire
(trophallaxie). 8 - Comportement de chasse.
Pour la saison 2009-2010, le Musée d'histoire Naturelle
d'Autun
expose la merveille des insectes (diaporama E.G.).
Les
nombreuses photographies présentées en diaporama dans les musées
par l'auteur regroupent des images
qui ont toutes été réalisées en nature, sans artifice
ni trucage pouvant nuire au respect des espèces.
Il n'est pas nécessaire de tuer les insectes réaliser des belles
photographies.
C'est
la connaissance du comportement animal qui permet de
photographier les sujets dans leurs conduites intimes, telle
cette mouche qui se lave les ailes et la tête
avec ses pattes postérieures !
"Un autre regard sur l'ambre et l'insecte" suite ... ![]() ![]() Une libellule actuelle de la famille des coenagriidae. Photo réalisée sur un insecte vivant (puis, libéré... )
![]()
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La double vision des insectes
par
Éric Geirnaert
Note : le dossier publié en 2003 et complété (2008) par
une étude
des fossiles de l'ambre, voir les superbes images
en bas de page.
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Une
citation de Jean Henri Fabre, Avons-nous des yeux pour y voir, ou bien y voyons-nous parce que nous avons des yeux ? La fonction fait-elle l'organe, ou l'organe fait-il la fonction ? De ces deux alternatives, l'insecte acclame la première. Il nous dit : "Mon industrie ne m'est pas imposée par l'instrument que je possède; mais j'utilise cet instrument tel qu'il est pour le talent dont je suis doué."
Et
c'est bien là toute l'histoire la richesse des insectes, ... |

Sur
l'image ci dessus, posé sur le bas de la page, les spécialistes
reconnaîtrons le dessin du
petit Taon aveuglant ou Chrysops caecutiens forma ludens, une
mouche que l'on
représente à tord dans les livres entomologique avec
des yeux noirs...
(Commentaire en bas de page)
LA DOUBLE VUE DES INSECTES ou comment les mouches prises sous un
orage peuvent éviter les gouttes d'eau. Réécriture
scientifique de l'article. ![]()
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Avons-nous
des yeux pour y voir, ou bien y voyons-nous parce que nous avons des
yeux ? Et bien, il faut sans doute poser la question aux mouches !
Car, certaines ont une vue exceptionnelle et des yeux brillants (les taons,
par exemple, voir ci dessous en bas de page la mouche Chrysops caecutiens).
Mais, les chercheurs désignent justement ces mouches de malvoyantes,
et même de taons aveugles !!! Oui, sans blague, les chercheurs
ont donné ce nom ridicule aux mouches qui ont les yeux les plus
admirables ! Avouez qu'il y a de quoi d'être confondu !
Ayant surtout étudié ces insectes morts épinglés
dans des cadres d'expositions, les scientifiques ont consigné ces
mouches aux yeux noirs, d'où leur nom de taon aveugle... Mais,
ces mouches qui vivent et sortent principalement par temps d'orage, ont
toutes une vue assez exceptionnelle !!! Alors, juste une remarque,
certains spécimens sont capables de voler plusieurs mètres
sous un gros orage tropical en évitant aisément les gouttes
d'eau ! "Prouesse de l'évolution" s'émerveillent
certaines personnes, comme si le comportement résultait d'une amélioration
graduelle (dans le "temps des pluies"). Si tel est le cas, combien
de pluies d'orage peut-on espérer avant une telle réussite
évolutive ? Comment estimer les pertes d'un escadron de mouches
qui se risqueraient à un exercice aussi risqué ? (= humour).
Et si la prouesse trouvait son origine dans un sens proche mais antérieur
à celui de la vue ? Le vol de l'insecte est volontaire,
par contre, il est difficile de croire que l'insecte puisse décider
consciemment d'un acte d'anticipation pour éviter chacune des gouttes
de l'orage ! Le centre d'analyse et du contrôle des mouvements
chez la mouche se situe dans le cerveau. Et, les ocelles jouent un rôle
crucial d'alerte automatique dans ce mécanisme de vision double
chez les insectes... Les stimulations lumineuses du cerveau chez les insectes
par les ocelles leurs permettent d'ajuster leurs comportements. Chez la
mouche Drosophile, par exemple, on a remarqué que l'insecte pouvait
inverser ses commandes de mouvements continus pour installer (volontairement ?)
un comportement de réponse rapide (= feed-back). D'autres
mouches réagissent, préférentiellement à des
ruptures de couleurs franches (du clair au sombre) dans des animations
horizontales, plus que verticales. Le comportement de vol (volontaire
chez l'insecte), excité par la stimulation du déplacement
de l'air sur les poils, se modifie par des tentatives de virages, préférentiellement,
lorsque des couleurs pastelles apparaissant par ruptures de séquences
sont intégrées aux expériences. La perception des
nuances et successions des couleurs prévalent sur l'action du poil.
Et c'est bien là l'explication du miracle de pouvoir voler à
travers les gouttes d'un orage.
Le comportement volontaire et continu de l'insecte s'ajuste (automatiquement) en fonction des signaux visuels perçus. Il existe donc une corrélation croisée entre une stimulation sensorielle d'entrée par les yeux à facettes et une variable de sortie motrice (sans détermination volontaire de l'insecte) dont une partie du signal d'origine interfère par les ocelles... Les ocelles permettent aux insectes de bénéficier d'une vison à deux niveaux que des facultés cognitives performantes peuvent séparer pour analyser un danger imminent. Les insectes ont donc une double vue, et, ce sujet d'étude n'a pour ainsi dire jamais été traité dans les ouvrages entomologiques... Aussi, je me devais de préparer une petite publication. Note : l'article, rédaction exhaustive est révisée cette année 2008, avec les fossiles de l'ambre (voir les superbes images en bas de page). |
Ci dessous, une libellule de la famille des coenagriidae.

Photo réalisée
sur un insecte vivant (puis, libéré... )
Photographiez les insectes vivants !!!!
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L'examen
du vivant en pleine nature, oriente rapidement le naturaliste contemplatif
à considérer les fleurs. Quelle profusion de formes, et,
quel foisonnement de couleurs... C'est en photographiant la nature (vivante)
en milieu extérieur qu'il est loisible de s'extasier sur les fleurs
pour, ensuite, de se poser la question de la naissance de ce prodige au
cours de l'évolution.
A partir du registre des fossiles, on sait que les fleurs sont associées aux brachycères (mouches) depuis le jurassique. Cette association mouches fleurs est sans doute à l'origine d'un "mutualisme" évolutif. Une mise en commun des potentialités et des influences réciproques. Une évolution en "synergie". Trouvé et photographié par l'auteur, voici d'ailleurs la mention la plus ancienne de mouche connue à ce jour: la plus vieille mouche du monde. |
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Comment la Vie a créé les Fleurs Publication réalisée dans la revue COSINUS, N°38, Avril 2003 ![]() Revue COSINUS, N°38, Avril 2003 Service de la Rédaction Monsieur Louis FATON, Madame Lise Pavin, Contact E-mail : redaction@cosinus-mag.com Site Web : http://www.cosinus-mag.com/pages/cosinus.html |
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Un petit escargot se déplace dans une fleur à corolle (convolvulus) |
| En observant la nature (spontanée, vivante, dehors) on observe parfois des scènes simples et merveilleuses. Le petit escargot se prépare pour la nuit en jetant son dévolu pour cette fleur de liseron. La fleur de liseron lui servira de maison pour passer la nuit? Oui, bien placé au niveau du pistil, le petit escargot est solidement installé au fortin! Scène simple et fragile, scène merveilleuse que chacun peut découvrir s'il s'en donne les moyens. |

![]()
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L'objet
de cet article est de montrer que les méthodes inventives,
par lesquelles les fleurs sont arrivées à un tel degré
de perfection rivalise facilement avec n'importe laquelle des plus belles
adaptations du règne animal.
Mimétisme, Parties mobiles, stratégie de la Reproduction, mystères de la Séduction, langage chimique des Odeurs, langage des Couleur, raisons de la Forme des inflorescences, Eh oui ! ... des fleurs souvent magnifiques, parfois bizarres, exercent un attrait sur les homme (et les animaux) Les fleurs, en raison de leur beauté ou de leur complexité, sont le résultat d'adaptations évolutives. Au-delà des fleurs flamboyantes les plus populaires en culture, la nature recèle des joyaux à la complexité étrange que cet article exhaustif présente dans le détail par des photographies d'art. |

Présentation
de la technique macro pour une publication dans :
Le photographe, le mensuel de l'image pro.
Numéro 1588, Septembre 2001
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Le
photographe, le mensuel de l'image pro.
Ce jeune photographe paléontologue
de Villeneuve d'Ascq se passionne pour l'ambre depuis plus de vingt
ans et s'est spécialisé depuis cinq ans dans la photographie
des inclusions. Chercheur indépendant, il a même remporté
le premier championnat du monde de paléontologie organisé
par le magazine La Recherche en 1997. Jurassic Park, les Dinosaures et l'ADN ancien ont fortement médiatisé ces restes de vie conservés dans l'ambre et Eric Geirnaert prépare un film TV destiné à faire revivre ce passé emprisonné pendant des millions d'années. Et un roman dont, n'en doutons pas, les fossiles de l'ambre seront les héros. Bernard
Perrine |
La
Technique Macro des inclusions de l'ambre
Eclairages et réalisation
de la prise de vue pour

des inclusions
fossiles
|
Plus l'ambre est épais, plus le jeu des rebonds des lumières est "aisé". Les lumières des fibres optiques doivent être bleues surtout si les ambres sont anciens et/ou épais. Il est possible de réfléchir ces lumières, à l'aide de petits réflecteurs collés contre l'échantillon (voir ci-dessous). Une illumination trop directe d'une fibre optique sur l'insecte risque de produire une surexposition mais aussi des reflets disgracieux. Le but de l'opération, qui consiste à faire tourner les lumières dans le bloc d'ambre, est de trouver un angle d'éclairage où l'insecte semble produire lui-même sa lumière tandis que la zone photographiée est située dans une ceinture d'ombre. (Il ne faut pas utiliser de lumières directes). L'effet de rebond des lumières incidentes peut être obtenu en utilisant les courbures internes des recouvrements naturels successifs de la résine. On utilise les courbes de recouvrement de résine comme des réflecteurs. Notez qu'un rayon diffracté maintes fois dans l'ambre aura une tendance à virer vers le rouge. Il vous faudra alors renforcer l'élément bleu incident pour retrouver la composante naturelle (blanche). Les petits réflecteurs peuvent être remplacés par des miroirs, dont l'avantage est de polarisé la lumière qui révèlera la structure interne des coulées successives de la résine. Un carton bleu, un papier d'aluminium ou même un papier de bonbon peuvent parfaitement convenir de réflecteur. Indépendamment du niveau de la fermeture du diaphragme, la profondeur de champ (zone dans l'échantillon où l'image est nette), peut être augmentée. La méthode consiste à ramener les lumières profondes vers la surface dans cette bande de netteté de la prise d'image. |
La diapositive, irremplaçable...
|
Pour
une publication ? Oui, mais refaite-moi toutes vos photos en
diapositives !
Pour publier des travaux scientifiques, le moyen le plus simple de vérifier l'authenticité des inclusions fossiles est d'imposer les diapositives. Outre la qualité des pellicules 25 asa, la diapositive constitue (encore de nos jours) une preuve de l'existence des organismes et des scènes photographiées. Aujourd'hui, quel crédit donner à des fichiers numériques si facilement transformables ? D'un point de vue éthique, la diapositive s'impose... |
![]() L'objectif Olympus Minolta Bellows Micro Rokkor 25 mm f/1:2,5 n'est pas compatible avec le matériel Pentax, (boîtier argentique Z-70 + soufflet Pentax ASAHI Auto bellows M) Une petite invention rend la compatibilité aux dispositifs. La photographie des inclusions de l'ambre reste une activité de "bricolage"... |
Aspects
pratiques et techniques de la macro photographie.
Très épuisantes pour les yeux, certaines configurations de prise de vues, cf:la config, ne permettent pas de faire plus de trois photos à l'heure ! Au total, et dans les conditions les plus contraignantes, selon la qualité des échantillons, huit sources d'éclairage s'avèrent nécessaires pour faire disparaître les reflets ou autres brillances parasites Jusqu'à 1.000 Watts de lumière peuvent être concentrés sur un centimètre carré, (une illumination incidente qui traverse littéralement l'ambre) pour révéler l'inclusion. Les ampoules dégageant une forte chaleur devront être disposées assez loin du sujet. Pour réaliser de belles images il faut penser continuellement aux détails morphologiques de l'animal que l'angle de prise de vue doit mettre en valeur, (mandibule ouverte, aiguillon dardé à l'extrémité de l'abdomen, ...) le détail doit apparaître sur un fond contrasté, d'où la nécessité d'observer très minutieusement l'échantillon avant de le préparer ; c'est l'observation très attentive qui décidera du cadrage. Pour faire de belles photos des petites inclusions de l'ambre, ne lisez par trop les documents commerciaux qui ventent les qualités des produits. Le marketing de vente ne rivalise pas avec les dogmes intransigeants de l'optique, (voir ci contre). |
Il est possible de photographier
les inclusions de l'ambre dans
les échantillons bruts. Le montage systématique des
fossiles en lames minces est alors assez inutile...

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(Ci
dessus) : Sept à huit ampoules
alentours, cf:la
config, (non
représentées sur le dessin), sont couramment utilisées
pour faire disparaître les reflets internes et donner un contraste
général à l'inclusion.
Mais, l'éclairage utile, est surtout composé d'un jeu de faisceaux lumineux par fibres optiques, employé pour illuminer l'insecte de façon directe et/ou indirecte. Après des rebonds internes dans la résine ou sur les réflecteurs, les lumières par fibre optiques peuvent illuminer l'insecte en surface, (de telle sorte que le spécimen soit visible sans illumination directe), selon des zones où les obscurcissements sont alors calculés.
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Une
nouvelle fois je suis interpellé par un collectionneur, vendeur
d'ambre, qui croit me mettre dans la confidence des dieux en m'expliquant
ses secrets pour nettoyer des échantillons précieux.
Après avoir nettoyé le brut à l'oxyde d'alumine, certains améliorent l'éclat des résines fossiles en utilisant les pâtes abrasives disponibles dans le commerce pour l'industrie automobile. L'abrasif du produit industriel (polish carrosserie - mirror pour voiture) est capable de polir une surface par frottement. Le résultat est une diminution effective de la profondeur des micro-rayures, puis, une disparition visuelle complète par le recouvrement de corps gras, (le rendu optique est parfait). Attention ces procédés sont surtout mauvais pour conserver durablement les échantillons fossiles. L'éclat d'une surface, le miroitement artificiel d'une zone décapée avec des matières inappropriées n'est surtout pas la garantie d'un lustrage permettant une conservation durable ou la prise d'une photographie nette des éventuelles inclusions ! Dans les autres procédés efficaces, (mais mauvais), les solvants offrent également des résultats rapides ! L'acétone peut rapidement faire disparaître des rayures d'un copal insectifère... Attention, les procédés polish anti-rayures qui rendent éclat et brillance aux surfaces sont surtout néfastes aux résines fossiles et sub-fossiles. |

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Ressemblant
à de vieux tableaux dont les glacis et vernis auraient été
abîmés par les outrages du temps, voici le détail
A) d'un copal insectifère craquelé naturellemenbt
en surface par l'imprégnation malencontreuse de corps gras et
B) un ambre balte, également insectifère, que le
propriétaire a malheureusement recouvert d'un vernis polyuréthane
en croyant à une hypothétique protection mécanique...
Pour réaliser les photographies entomologiques à travers
de telles surfaces déjà abîmées,
il est inutile de décaper les échantillons (surtout avec
un polish efface rayure qui détériore encore d'avantage
les matières). |
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Avec
ces deux techniques présentées, preuve est donnée :
le montage des ambres en lames minces n'est pas une obligation de travail
du scientifique. NON ! Le montage des inclusions fossiles de l'ambre
en lames minces est une commodité de travail. OUI, le paléo-entomologiste
va au plus facile
Au plus rapide... Il réalise ses images
en éclairages arrières, dont l'effet toujours le même,
sans relief, est de donner des inclusions en ombres chinoises. Le chercheur
qui souhaite une description morphologique de l'échantillon (et
une observation aisée) ruine son fossile en le coupant, c'est
évident. Et, c'est assez dommage; car, des techniques de substitutions
existent pour réaliser des observations nettes et précises.
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Le "dé"-montage
des ambres
en lame minces...

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Le
montage des ambres en lames minces (ou dé-montage = humour)
consiste à découper les ambres en plaques millimétriques
pour séparer les inclusions que l'on souhaite observer, (ici une
fourmi et une patte de fourmi)... Les inclusions organiques, ainsi isolées,
sont numérotées... Ce montage (qui détériore
évidemment les fossiles) est soit disant nécessaire (indispensable ?!)
devant l'extrême difficulté d'observer l'insecte noyé
dans l'ambre. L'opérateur souhaite réaliser une belle photographie
nette ou une description précise de l'insecte... La préparation
des inclusions organiques en lames minces est vraiment courante. Surtout
chez les spécialistes qui révisent un groupe. Alexander
Petrunkevitch, qui est l'auteur spécialiste des araignées
de l'ambre a ainsi travaillé sur les spécimens de sa collection
tous montés en lames minces. Préférant éditer
des dessins moins coûteux que des photographies dont les reflets
sont difficiles à gérer, (confer les propos de l'auteur),
le scientifique a publié ses conseils TRES discutables sur la conservation
et la préparation de ses échantillons! Il faut vraiment
lire les travaux d'Alexander Petrunkevitch pour se rendre compte des erreurs
passées. A.P.: "I also recommand that ... piece of amber
containing arthropods be also kept in jar with mineral oil"...
A coté de la préparation destructrice des inclusions fossiles,
l'auteur recommande de conserver les échantillons à inclusions
dans des bocaux contenant de l'huile! Le procédé est réfutable
car, l'huile va pénétrer l'échantillon (naturellement
poreux et perméable) et intégrer l'épaisseur de la
matrice par les fissures naturelle de l'ambre. Ensuite, l'huile par dilatation
interne entre les couches va briser l'échantillon. Plonger ses
ambres insectifères dans l'huile minérale est un procédé
aussi protecteur que de donner un coup de marteau sur les préparations!
Les photographies scientifiques des fossiles de l'ambre (montés en lames minces) se reconnaissent et ressemblent souvent à ces ombres chinoises (des silhouettes sombres posées un fond trop clair)... Le manque d'épaisseur de l'échantillon n'autorise aucun réglage des lumières dans l'ambre. Le seul ajustement de la lumière se fait par l'arrière. Impossible d'espérer la "belle" image... Séparer toutes les inclusions organiques d'un ambre n'est peut-être pas la meilleure méthode pour comprendre les indices à l'origine de la formation du fossile... Une vision de l'intérieur et en 3D des inclusions de l'ambre. Pour étudier des inclusions précieuses de plus près, en renonçant aux "dissections" destructrices que sont les préparations en lames minces, on devrait s'inspirer de David Penney. Le chercheur britannique, de l'université de Manchester, paléontologiste spécialiste des araignées, s'est adressé à l'équipe du Centre de tomographie à rayons X de l'université de Gent (Belgique) pour examiner Cenotextricella simoni, 53 M.A., une petite araignée découverte dans le bassin parisien. Les techniciens belges ont travaillé les paramètres de la technique dite VHR-CT (Volumetric High-Resolution Computed Tomography) qui dérive de la tomographie classique CT à rayons X. Le nouveau scanne médical fournit des images des inclusions de l'ambre en trois dimensions exploitables par ordinateur. Plusieurs laboratoires possèdent leurs installations VHR-CT, (l'université du Texas par exemple), mais les ingénieurs belges ont augmenté la résolution, apportant une finesse d'observation remarquable. Bien évidemment les imageries numériques pour reconstituer en 3D le corps d'un organisme antique de l'ambre ne sont pas une première. Et, on rappellera alors la technique: UHR CT (pour Ultra High Resolution X-Ray Computed Tomography) qui révélé l'intérieur d'un lézard dominicain. Les images 3D exposées au premier Congrès Mondial des Inclusions de l'Ambre (20-23 octobre 1998, à Victoria-Gasteiz), ci-dessous, ont révélé les os et notamment les dents de l'animal. Le concept intéressant aura été de pouvoir mesurer les forces qui se sont exercées pour déformer la dépouille animale. Une dissection numérique 3D d'un lézard de l'ambre de deux centimètres est tout aussi extraordinaire que de regarder l'intérieur de l'abdomen d'une araignée contemporaine des dinosaures ! Certes, ces observations ne bouleverserons peut-être pas la destinée du monde, mais, au moins ces images montreront que le montage systématique des ambres en lame mince est assez inutile. |

Il est possible d'étudier de
près, les inclusions de l'ambre en renonçant aux
"dissections" destructrices que sont les préparations en lames
minces...
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Issue
des technologies médicales, l'imagerie rayons x moderne permet
de scanner les matières problématiques, fragiles, les végétaux,
les os, les tissus momifiés anciens, et depuis peu, les ambres
opaques, offrant ENFIN un moyen non destructif d'observer les inclusions
organiques peu contrastées autrement inaccessibles à nos
techniciens des "lames minces". La microradiographie en contraste
de phase (Phase Contrast X-ray Synchrotron Imaging, ou, SRXTM
= synchrotron radiation X-ray tomographic microscopy) qui construit
une silhouette optique en jouant sur les interférences de la matière,
ne se limite aux seules observations des petits insectes de l'ambre. Comptant
avec les observations des plantes -Virtual taphonomy using synchrotron
tomographic microscopy reveals cryptic features and internal structure
of modern and fossil plants- Selena Y. Smith,a1 Margaret E. Collinson,a
Paula J. Rudall,b David A. Simpson,c Federica Marone and Marco Stampanonide,
Proc Natl Acad Sci U S A. 2009 July 21; 106[29]: 12013), puis, les
examens des araignées (David Penney de l'Université de
Manchester), les dissections "numériques" ne sont
pas l'apanage de la technologie française. Cependant, les techniques
se croisent, se complètent de plus en plus, et dès que la
tomographie rejoint un nouveau procédé, (par exemple, le
contraste de phase) la propagande raconte la science en marche !
M. Lee Berger de l'Université Witwatersrand de Johannesburg, Afrique
du Sud, n'a t-il pas montré (revue Science du 9 avril 2010)
qu'il utilisait avec succès ces techniques sur des ossements humains
du plus grand intérêt ?
Les imageries numériques 3D de l'ambre sont anciennes et ont été présentées (octobre 1998) au premier congrès mondial des inclusions de l'ambre. Oublier les prédécesseurs -américains, anglais espagnols-, ne serait-il pas le moyen d'affirmer que l'on est à la pointe dans son domaine de recherche ? N' y aurait-il pas une petite course au scoop ? Au risque de répéter un peu les conseils, ce n'est pas tant l'outil technique qu'il faut travailler, c'est l'objet observé, c'est-à-dire l'ambre. Une bonne connaissance de la gemme fossile permet au naturaliste amateur (mais pointilleux) d'espérer des belles images sans utiliser obligatoirement du matériel coûteux de laboratoire. Alors de l'eau pour mieux voir les tout petits fossiles ? Les défauts de surface des morceaux d'ambre tels que des craquelures perturbent l'observation optique des inclusions. Pour obvier la difficulté il est loisible de déposer les matières dans l'eau sucrée (Eric G. publication 1998). Douze ans plus tard, on explique l'idée révolutionnaire de placer les ambres dans de l'eau pour augmenter la visibilité sur l'inclusion et améliorer la détection et la caractérisation des fossiles... Formidable ! La science est en marche ! A lire : Non-invasive 3D-visualization with sub-micron resolution using synchrotron-X-ray-tomography. Heethoff M, Helfen L, Cloetens P. Department of Evolutionary Biology of Invertebrates, University of Tubingen. Les spécialistes apprécieront. |
Voici
trois photographies qui prouvent que l'on peut réaliser facilement
de belles images des insectes de l'ambre opaque sans obligatoirement
dé-"monter" les échantillons en lames minces...
ou...
utiliser des matériels laborantin TRES coûteux...
Regarder
une photographie de fourmi


Ces photographies réalisées sur échantillons d'ambre (non
montés en lame minces) sont extraites du dossier
La
double vision des insectes (réédition
2008, 2011)
Outre les images qui agrémentent les ouvrages et articles réalisés
par l'auteur,
de nombreuses photographies des inclusions de l'ambre ont été
exploitées dans plusieurs
outils didactiques et culturels (calendriers, posters, livrets pédagogiques,
carte postales, affiches
)
Image publiée dans le livret éducatif 2004-2005
du Musée Vert
Photographie Eric GEIRNAERT
Ce travail
de réalisation des belles images des inclusions fossiles de l'ambre
est à l'origine d'une contribution photographique
pour les expositions :
"Le termite et la fourmi, deux
sociétés, deux mondes"
organisée au Palais de la Découverte février
2008 au 31 août 2008.
L'empreinte du vivant ambre et bois
fossile
organisée par le Musée Vert, musée d'histoire naturelle
de
la ville du Mans.

Plusieurs
photographies des insectes fossiles ont été publiées
dans le calendrier 2001 de Villeneuve d'Ascq (Calendrier fossilium).
D'autres
photographies sont exploitées dans des posters 45 x 70 cm :

...ou dans
des cartes postales.


Le Taon aveuglant
où le temps du livre fait à l'aveuglette !
L'observation des insectes vivants, montre, (démontre) que les guides
d'entomologie
réalisés (encore de nos jours) à partir d'insectes morts
regroupés dans
des cadres de collection sont parsemés d'erreurs...
|
Pour
votre livre, photographiez les insectes vivants !!!! (Merci
pour eux). |
"Une
nature morte perd toujours un peu de ses couleurs"...
Il faut se dépoussiérer
la tête et se laver les yeux. Il faut regarder
les choses en face, je suis tout sauf un "Taon aveuglant".
.

La
toilette méticuleuse de la petite mouche Tabanidae Chrysops caecutiens...
Observer l'insecte vivant, est un plaisir, et, les
photographies montrent que l'insecte a surtout des yeux superbes. Pourquoi la
petite mouche est-elle alors représentée
(comme c'est le cas en bas de page) avec les yeux noirs dans les guides d'entomologie
?
Certaines
mouches représentées dans les guides d'entomologie avec des yeux
noirs
(comme c'est le cas en bas de page) ne sont en fait que des descriptions de
cadavres.
Et, vivantes ces mouches ont surtout des yeux admirablement pigmentés !...

Je suis heureux de contribuer -dans
une petite mesure- à présenter
les insectes
pour ce qu'ils sont, des merveilles qu'il faut regarder vivre.
Les images
de la mouche vivante (avec ses yeux alors richement colorés) sont
publiées dans LE GRAND LIVRE DES INSECTES.
Les meilleures photographies de la photothèque
Insectes
Art et Images sont utilisées en
illustration de ce
magnifique ouvrage.
Retour au site Ambre.Jaune
Cliquez sur la mouche.

Le Taon aveuglant ou Chrysops caecutiens tel qu'il est représenté
dans les guides... Les yeux sont noirs. On se demande qui de la mouche
ou du scientifique est "aveugle",car dans la nature ces mouches
ont des yeux surtout très différents !
Retour au site Ambre.Jaune (cliquez sur la mouche).