|
Les
inclusions rares du Miel de Fortune
|
||
|
Présentons
dans cette page quelques portions de vertébrés dans l'ambre.
Commençons par ces onze vertèbres et le bassin d'un gecko ! Retour début du site |
| La première découverte (historique) d'ossements dans l'ambre est un ensemble de 6 vertèbres et 4 côtes (échantillon : AMNH DR 14627, de la collection nationale américaine), provenant d'une musaraigne originaire de République dominicaine, petit insectivore de la famille des Solenodontidae. | |
|
La
découverte faite par l'auteur de 11 vertèbres connectées
au bassin est un événement infiniment rare !
En effet, à
l'identique des inclusions végétales, les portions de dépouilles
animales longues et inertes sont rarement recouvertes entièrement
de résine. Dans le cas d'une colonne vertébrale, si l'une
des extrémités émerge, l'inclusion se décompose,
la désagrégation gagne l'intérieur de l'ambre détruisant
alors la pièce. Cette découverte est de ce fait exceptionnelle.
La découverte de ces ossements est une première pour les gisements de Madagascar. L'inclusion, de 6 mm, est une colonne vertébrale de gecko. Onze vertèbres amphicles de la région sacrée en connexion sont reliées à la ceinture pelvienne. Les os du bassin sont parfaitement visibles. Certains groupes de lézards aux caractères externes très ressemblants peuvent être identifiés à la forme des vertèbres situées à la base de la queue portant des expansions latérales simples ou des projections par paires. La disposition des ossements dans la résine fossile renseigne sur les événements survenus lors de l'engluement de la dépouille animale. Ces débris, datés de 2 M.A. sont probablement les restes du repas d'un oiseau. |
![]() |
|
Outre
des petits moustiques et autres insectes, on peut parfois (lorsque
l'on s'arme de patience !) découvrir dans un lot d'ambre bnrut
des éléments en chair et en os de quelques dépouilles
animales. Souhaitant rendre la vie à un vertébré
fossile, cette découverte d'ossements, (unique au monde), ne rapproche
t-elle pas le rêve de la réalité ?...
L'inclusion, de 6 mm, originaire de Sambava, est une colonne vertébrale de lézard gecko. Onze vertèbres en connexion sont reliées à la ceinture pelvienne (bassin). La forme des vertèbres est caractéristique et constitue des "boucles" fermées (expansions latérales par paires). |
|
Puisque
ce sont des portions en chair (donc d'une constitution opaque tout
à fait particulière), certains pourraient croire que les
découvertes de vertébrés sont aisées... Mais,
non. Les portions animales de vertébrés dans l'ambre sont
bien plus difficiles à discerner que les petits insectes,
-même minuscules !-, dont l'image fantôme est souvent
la petite tâche sombre assez reconnaissable dans l'ambre. Donnons
un exemple. Dans ce fossile, ci-dessous, (et ce n'est pas forcément
évident sur la première image) se cache un doigt de lézard
(visible sur la seconde image), deux griffes, des os avec des ligaments...
Pour donner des photographies de ces rares fossiles, les échantillons
ne sont évidemment pas préparés en lames minces...
|

Caché dans cet échantillon
d'ambre brut on peut découvrir un doigt de lézard plongé
profondément dans
la gemme sous une section d'épiderme, reconnaissable aux écailles,
ici, à peine perceptibles
car, désagrégées par le chimisme de la résine fossilisée
en ambre...

|
Pour
apprécier l'extrême rareté de ces fossiles exceptionnels,
il faut admettre que,... la seule chance ne suffit pas... De pareilles
portions d'ossements et des chairs dans l'ambre, sont rarissimes... Pour
être certains que la (ou les) découverte(s) rares du site
Ambre.jaune puisse(nt) être comprise(s) des collectionneurs et admise(s)
des spécialistes, il faut retenir que mes recherches se font sur
un panel important d'inclusions, comme le démontre, ci-dessous,
ces références RARES de plusieurs vertébrés
de l'ambre.
|
|
Etant
convenu qu'il est plus "réaliste" de cloner un animal
à partir de ses chairs
qu'à partir de son sang qu'aurait ingéré un moustique hématophage (sans le digérer), est-il concevable de rendre la vie à un vertébré antique à partir de dépouilles piégées l'ambre ? Le scénario du film Jurassic Park serait-il possible en exploitant les fossiles de vertébrés ? Voici quelques fossiles de vertébrés remarquables. Collection, découvertes, photographies, publications 1998 à 2010 Eric GEIRNAERT. |
![]() |
![]() |
|
Sauf
mention que je ne connais pas, je n'ai pas encore rencontré
d'exposition qui présente une dizaine de références
de vertébrés fossiles de l'ambre...
Une spécialisation sur les portions animales de vertébrés de l'ambre est à l'origine de ma découverte unique de cette mue exceptionnelle de lézard qui a conservé les cellules pigmentées que sont les mélanophores. Sans certitude, se pourrait-il que le lézard fossile puisse avoir une parenté (même éloignée) avec un Uroplatus ?... Ci contre, cette autre image, réalisée dans un échantillon brut, montre une écaille isolée de lézard avec les mélanophores... |
![]() |
Présentée aux
spécialistes dès 2000, cette
inclusion en écailles n'était qu'un "artefact"...

Présentées
aux spécialistes en 2000, ces structures en pétales, à
coté d'une jolie mante religieuse, ne sont
pas des artéfacts mais s'avèrent être de vraies
inclusions organiques. Ces pétales mouchetés sont
en définitive des portions d'épidermes où les tâches
sombres étoilées sont des mélanophores.
Découvertes, photographies, collection et interprétations : Eric
G.
Image
publiée en 2002, (fig. 245 de l'ouvrage : Ambre, Miel de Fortune et Mémoire
de Vie. p.152).
Présentée
à la communauté des "autorités", cette découverte
désignée hier d'artefact (réponse lapidaire!)
représente des portions de peau fossile contenant des cellules originelles
mélanophores. C'est la première
identification de mélanophores fossiles. © Découverte, photographie,
collection : Eric Geirnaert.
Regarder une image poster
des
mélanophores fossiles de l'ambre.
|
Une
chose m'intrigue et m'interpelle. Les portions de peau fossile contenant
des cellules mélanophores ne sont pas toutes identiques. Parfois
l'épiderme induré en ambre est légèrement
plus opaque, sans doute plus épais ou différemment structuré
comme si la structure était composée en plusieurs feuillets
joints (en couches collées mais arrachées). Les lézards
ont leurs mélanophores tous regroupés en un seul feuillet
tandis que les caméléons possèdent plusieurs "feuillets".
Les mélanophores des caméléons actuels sont disposés
dans le derme et l'épiderme, selon trois couches distinctes. La
couche la plus externe contient des xanthophores (jaunes) et érythrophores
(rouges), sous laquelle sont regroupés les iridophores (bleus),
et, dessous, encore, les mélanophores (noirs)... Se pourrait-il
que dans les observations de peau fossiles se cache alors une portion
d'épiderme d'un caméléon antique ? La question
est posée, et, des indices apparaissent de plus en plus réalistes.
Des indices et plus, notamment, avec cette griffe exceptionnelle...
|
Une inclusion très
étrange dans l'ambre...
Il y a quelques temps, nous
posions la question concernant cette inclusion étrange.
Après examens attentifs et discussions avec les spécialistes,
voici l'interprétation.

Pour la courbure nette de
la griffe qui s'accentue vers l'extrémité, cette image
exceptionnelle, est, sans doute, la première mention d'un doigt de
caméléon resté attaché à la veine de l'animal...
|
Les
inclusions les plus rares de l'ambre sont, sans doute, beaucoup en
dehors des expertises scientifiques. Je rappelle que j'ai publié,
en 2002, dans le paragraphe : "Les inclusions impossibles de l'ambre"
que des prospecteurs malgaches me certifient avoir vendu un caméléon
fossile authentique (6 cm de long environ) à un collectionneur,
"conservateur" d'un musée hollandais... Pour les malgaches,
voyageant du mystique aux légendes, les caméléons
seraient la forme transformée des escargots de la forêt et,
pourraient également apparaître dans certains ufs de
crocodiles. Mais outre ces représentations symboliques,... la référence
de la découverte (attestée par plusieurs personnes) semblait
sérieuse. Et, c'est pour cela que j'ai publié la remarque
en 2002. Huit années de prospection plus tard...
Questions posées à Monsieu Romain Garrouste MNHN. E.G : "Bonjour Monsieur Garrouste. Peut-on confondre (même grossièrement) l'animal à partir de restes si partiels ? Que peut-on dire au niveau éthologique (des espèces) pour expliquer ces découvertes ?" R.G. : "Bonjour, merci pour votre message. Vos échantillons semblent en effet très intéressants. Pour aller plus loin dans l'expertise il faudrait que vous puissiez me confier ces spécimens. Nous avons maintenant des techniques d'études non invasives qui permettent d'aller plus loin que l'observation optique, c'est avec plaisir que je pourrai faire cette étude. Ces résultats, notamment des informations physico-chimiques, nous orienterons sur les scénarios possibles pour comprendre cette curieuse inclusion". |
|
La
petite portion de dépouille animale piégée dans
la résine indurée en ambre montre, ci-contre, une griffe
incurvée -surtout- à son extrémité assez comparable
à celles du Caméléon contemporain d'Oustalet (Furcifer
oustaleti), fréquent à Madagascar...
Il faut noter également la veine encore en connexion ainsi que les restes de quelques structures organiques... Cette rare observation d'un doigt isolé dans l'ambre jaune est unique... |
![]() |
|
En
remarquant que soixante espèces de caméléons
existent actuellement à Madagascar, (soit la moitié des
espèces mondiales) en notant que le copal malgache est une matière
qui mémorise la trace des espèces forestières, il
n'est pas tout à fait inconcevable de retrouver une portion fossile
d'un caméléon dans une résine indurée. La
chose la plus étonnante est que la science dogmatique occidentale
-qui affirme tout savoir sur l'inventaire des espèces fossiles
des résines- ignore encore la description scientifique de ces animaux.
Depuis 2002 (publication personnelle des premières traces de chairs
pigmentées) personne n'a étudié le potentiel formidable
des gisements malgaches..
|
|
Le
caméléon, -à ce jour jamais référencé
dans le bestiaire des espèces fossiles de l'ambre- est un reptile
qui ne rampe pas. Non, l'animal marche littéralement dans les arbustes
et les buissons. Le caméléon grimpe lentement en utilisant
ses pieds formés de cinq doigts, (soudés en deux groupes
opposés), qui fonctionnent comme une pince remarquable qui lui
vaut cette habileté d'acrobate à la démarche prudente.
Menant une vie solitaire et territoriale, insectivore, le caméléon
vit dans le couvert végétal de façon routinière
où il chasse à l'affût entre ses poses d'exposition
aux rayons du soleil. L'animal poïkilotherme, (à sang froid)
qui prend la température du milieu ambiant, a besoin du soleil
pour se réchauffer.
A l'instar de Brookesia Minima, les caméléons peuvent apparaître minuscules et constituer une espèce potentiellement prise au piège collant des oléorésines végétales. Chez les caméléons, tous les doigts sont munis d'une griffe incurvée. L'adaptation à la vie arboricole a modifié les doigts et entraîné une diminution du nombre des os du tarse et du carpe. Les métatarsiens s'articulent en deux groupes distincts opposables l'un à l'autre, chacun gainé dans une sorte de moufle d'où émergent seulement les griffes. La découverte de ce doigt isolé ne renseigne malheureusement pas sur la structure des doigts adjacents plus ou moins complètement soudés entre eux. |
Des inclusions plus
rares que : simplement rare...
Intéressant, et, encore plus rare, certaines portions de vertébrés...

...certaines portions de vertébrés... fossilisés dans l'ambre,...

sont recouvertes par des
moisissures !...
Toutes les références publiées dans cette page du site
Ambre.jaune sont évidemment
des décourvertes personnelles (E.G.), réalisées sur du
matériel brut.
Pour finir, rappelons nous juste de la première mention
publiée d'os retrouvés dans le matériel dominicain.

- ©
2002-2010 Ambre.Jaune -
Contact E-mail Auteur : eric.ambre.jaune@hotmail.fr