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Lettres et correspondances (1/5)
sur le site Ambre - Jaune

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      Mes tentatives de réponses dans ce Forum ne sauraient constituer des dogmes ou des articles de haute vérité. En ma qualité d'amateur, je me propose seulement de formuler des rédactions (des réponses) pour donner, je l'espère, une matière utile pour animer les voies de nouvelles découvertes. Entrouvrir le débat permet souvent de faire le premier pas vers la vérité...




                                     
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Pour lire la lettre suivanteQuestion de monsieur Paul Verrain

Concernant les résines fossiles (Ambre ou Copal) d'Indonésie.

Bonjour Monsieur. Je suis Paul Verrain, minéralogiste paléontologue et plutôt collectionneur de minéraux fluorescents. Et, récemment des matières indonésiennes ont fortement attiré mon attention dans un salon d'exposition-vente en Allemagne. Ces sont des résines fossiles brutes très fluorescentes, (très réactives à toutes les lumières UV comparées au succin plutôt "poussif" de la Baltique). Je ne connaissais pas ces matières... En faisant des recherches je me suis retrouvé sur votre site Internet qui centralise un nombre impressionnant de questions sur les oléorésines. Mes interrogations sont les suivantes : peut-on parler d'AMBRE pour ces matières indonésiennes ? Est-ce plutôt du COPAL ? Si oui alors de moindre valeur ??? Et la fluorescence qui semble ici si forte est-elle un caractère particulier pour permettre de distinguer les matières entre-elles (ambre/copal) ? J'ai acheté ces matières sous le label "AMBRE" indonésien mais est-ce du vrai succin (ancien) ou du copal (plutôt récent) ? Dans tous les cas les réponses superbes (photos jointes) en lumière UV dépassent mes espérances de collectionneur contemplatif.
Images jointes des pièces de ma vitrine en UV. Monsieur, pourriez-vous commenter - expliquer ces résines fossiles ?
Merci. Cordialement, Paul Verrain, professeur de SVT (à la retraite).




Résines fossiles de Bornéo : Ambre ou copal ?







Pour lire la lettre suivanteQuestion de monsieur Maurice Taulin

Concernant l'ambre de Merit-Perla (région de Sarawak)...

Bonjour Monsieur Eric Geirnaert, Je lis avec intérêt vos articles web concernant l'ambre et les résines fossiles et sub fossiles en général. Quel magnifique travail ! Je possède quelques pièces en collection, mais je ne suis pas un spécialiste de l'ambre. J'ai un site web sur lequel je présente mes pièces de collection à la vente... (Voir http://xxx e-mail xxx) et je viens de faire de nouvelles acquisitions de plusieurs lots merveilleux d'échantillons assez énormes... Je viens d'acquérir, lors du dernier salon de minéraux et fossiles à Lille (59), plusieurs matières exclusives dont un bloc de ce que l'on appelle l'ambre brut d'Indonésie "Merit Pila" Sarawak, d'un poids de 707 grammes (101 x 128 x 35 mm). C'est peut-être une nouveauté sur le salon ?
(En tout cas c'est UNE RARETE !!!) Et, c'est une pièce magnifique à mes yeux car extrêmement riche en teintes... Je vous donne en pièce jointe une autre photographie prise sous une lumière UV, la photographie est prise de jour (ce n'est pas fait dans une pièce noire) et le résultat est assez étrange... Monsieur Geirnaert, vous dites dans l'un de vos articles sur le site Ambre.jaune que cet "ambre" est un copal, et selon mes "sources" (fiables?) -et mes déductions via les sources wikipédia-, la matière serait âgée alors de moins de un million d'années...
Monsieur, pourriez-vous m'en dire plus sur la matière car le site géologique de Sarawak (au moins via les propos donnés sur votre site) est originaire du Miocène (-23 -20 M.A.) et ma curiosité s'en est trouvée quelque peu titillée...
Je me pose aussi la question de savoir pourquoi les vendeurs lillois affirment ici aussi que c'est de l'ambre si c'est effectivement du copal ? Et, sans réelles "explications", j'ai acheté la pièce lilloise évidemment au prix de l'ambre... Bref...
Monsieur Geirnaert, avec mes remerciements. (Vos articles sur Internet Ambre.jaune sont très instructifs.)
P.S. : J'utilise assez souvent Wikipédia (l'encyclopédie libre) pour dénicher des informations, mais, pour cette fois je n'ai pas trouvé... Peut-être pourriez-vous donner quelques précisions ?
(Monsieur, je vous donne l'autorisation de publier l'image mon ambre-copal, mes coordonnées avec mes questions sur votre site - forum, cela me fera un peu de "publicité" = humour, pour médiatiser et présenter mon site web de vente)...
Merci. Cordialement, Maurice Taulin...



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Réponse à Monsieur Taulin.
Bonjour Monsieur Taulin.
Je reprends votre e-mail: "vous dites dans l'un de vos articles du web que cet 'ambre' est un copal". Oui... effectivement... Je confirme... Toutes les résines fossilisées indonésiennes sont de type Dipterocarpaceae (= DONC de type copal)... Donc OUI. Si l'on considère que l'ambre (ou succin) est la sécrétion fossiles des gymnospermes, les résines indonésiennes sont de type copal. Et non, le copal n'est pas une résine forcément récente. Même si certains affirment le contraire sur Internet, le copal n'est pas un ambre en formation "néo-formé" alors ("récent"). Les résines de type copal sont d'ailleurs rigoureusement les plus vielles que l'on trouve dans le registre des fossiles. Monsieur, peut-être pourriez-vous rédiger un paragraphe qui explique ce sujet dans wikipéia ? Et, si vous souhaitez étudier la distinction ambre - copal, je vous signale la publication de mon livre "Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie" et quelques longs dossiers sur mon site Internet Ambre-Jaune...
Sinon, depuis 2015 la résine fossile d'Indonésie arrive chez nous (vendue comme de l'ambre "succin", c'est une "usurpation" commerciale). Oui, le dépôt dont vous parlez a été découvert le 3 décembre 1991. Il s'agit d'une mine de houille à Merit-Perla (région de Sarawak, île de Bornéo). Les sécrétions fossiles de Dipterocarpaceae (donc de type 100% copal) peuvent être énormes et un bloc de 68 Kg est d'ailleurs exposé au musée de Stuttgart... Dans toutes les régions indonésiennes, les résines fossiles sont datées du Miocène (23-20 Ma)... Monsieur, je vous laisse lire le dossier ici.
Très cordialement,
Eric G.


Réponse à Monsieur Verrain.
Bonjour Monsieur, Verrain. Vos matières sont évidemment de type copal. Et les fluorescences expertisées les plus fortes sur ces résines sont apparemment celles souvent associées aux dépôts de houilles où les résines du kérogène (avant fossilisation) ont alors été baignées dans des "soupes d'hydrocarbures" avant induration... Les résines fossiles des dépôts houillers indonésiens donnent des résines fossiles de type copal dont l'aspect général rappelle un peu le jais brut.
Ces résines indonésiennes vendues sous le label accrocheur "ambre" n'ont pas la valeur du succin (à l'argus)... Dit autrement, le copal fluorescent indonésien est moins cher que l'ambre balte... Et, l'un et l'autre ne sont pas les mêmes matières...
Cordialement, Eric G.



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Pour lire la lettre suivanteQuestion de monsieur Julien Perrot

Concernant l'ouvrage d'Eric GEIRNAERT...

"Qu'est-ce qui destinait Eric Geirnaert, un informaticien français de la région de Roubaix, à se passionner pour l'ambre au point d'écrire un ouvrage incontournable sur cette matière ? Mystère".

La question posée est publiées par monsieur Julien Perrot rédacteur en chef du magazine : La Salamandre en introduction du paragraphe "LES CHEVALIERS DE L'AMBRE", numéro 164, octobre-novembre 2004.

Monsieur Perrot, expose dans le magazine de "La Salamandre" un article admirable
réalisé à partir de l'ouvrage "Les fantômes de l'ambre", édité lors de l'exposition temporaire du musée d'histoire naturelle de Neuchâtel, (Ewa Krzeminska et Wieslaw Krzeminski, Jean-Paul Haenni et Christophe Dufour 1992).

Pour lire la lettre suivante---- Réponse :
Bonjour Monsieur Perrot !
Pouvez-vous seulement imaginer combien cette question me fait plaisir et m'interpelle !
Oui, votre question, et surtout dans le cadre de votre article (réalisé à partir des travaux magnifiques du musée de Neuchâtel) me touche particulièrement.
Monsieur Perrot, votre question est bien plus qu'une petite interrogation (que vous semblez entourer d'une aura toute "mystérieuse")…
Votre propos me touche au plus haut point !


Petite explication sur le "mystère" :

En 1992 je découvrais un ouvrage culte, qui présentait de magnifiques photographies d'insectes et d'ambres...
L'ouvrage accompagnait l'exposition temporaire du musée de Neuchâtel et révélait plusieurs domaines ayant attraits à la pierre jaune.
Durant plusieurs années je "rêvais" de rencontrer ces érudits, ces hommes d'un autre monde, qui pouvaient (et SAVAIENT !) décrypter les histoires énigmatiques et "fantomatiques" contenues dans ces pierres étranges !
Ces hommes pouvaient-ils transmettre leurs savoirs ?
Que savaient-ils d'autre qu'ils n'aient pas publier dans leur ouvrage ?
Pourquoi évoquaient-ils les fantômes dans le titre de leur bouquin ?

Durant plus de six ans l'ouvrage : "Les fantômes de l'ambre" constitua l'unique document de réflexion que je thésaurisais et présentais continuellement à mes collaborateurs collectionneurs d'ambre... "Le Livre de chevet absolument indispensable !"
Durant cette période, je pense avoir contribué à la vente directe et indirecte d'une cinquantaine d'ouvrage…
Le Livre "Les fantômes de l'ambre" alimenta alors de nombreuses pistes de recherches toujours immensément intéressantes. Le précieux document guida mes réflexions "fantomatiques" et m'amena à concevoir un examen systématique des inclusions fossiles de ces écrins de miels.

Jusqu'au jour du 22 octobre 1998, où, (miracle!) je rencontre Monsieur Wieslaw Krzeminski qui m'accorde gracieusement une version polonaise du dit ouvrage (le livre est dédicacé!).
L'auteur ne me demande absolument rien, il m'offre gracieusement son ouvrage pour me féliciter d'une étude que j'avais composé relative à l'examen d'une pièce d'ambre présentée dans le magazine La Recherche (Mai 1997).
Monsieur Wieslaw Krzeminski, (qui me faisait rêver!), m'offrait le plus beau cadeau que je puisse imaginer !
Nous étions au
premier congrès mondial de l'ambre en Espagne...

De retour en France, l'été suivant, je racontais à qui voulais le croire (durant l'exposition Internationale de Millau), l'extraordinaire rencontre.
Voyez
l'affiche de l'exposition.

Et, suprême surprise !!! Monsieur Jean Paul Haenni se présenta et m'encouragea à poursuivre mes travaux en exprimant, lui aussi, chaleureusement son admiration pour la qualité des images que j'exposais à Millau.
Pour laisser une trace de cet instant magique(!), je suppliais Monsieur Haenni de signer le journal du jour, le savant accorda ces mots "Cordial hommage d'un collègue ambrologue".

Encouragé à deux reprises par les auteurs de l'ouvrage "Les fantômes de l'ambre" je faisais alors la promesse solennelle de présenter le meilleur de mes recherches.
Et il fallu attendre trois ans pour que je compile mes travaux et termine avec passion mon ouvrage.

J'ai peur que cette histoire, ainsi restituée en ces quelques phrases, reprenne trop vite une aventure pourtant très longue. Il est parfois des occasions où ceux qui étudient dans les musées suisses ou les laboratoire polonais peuvent insuffler quelques encouragements qui pèsent durablement dans la frêle carrière d'un jeune autodidacte.

Mes rencontres avec ces deux auteurs spécialistes de l'ambre sont incontestablement à l'origine de mes publications. Et, de fait, il est tout à fait étrange, Monsieur Perrot, que vous posiez cette question si bien à propos dans votre le magazine de "La Salamandre".

J'espère, monsieur Perrot, avoir dévoilé une part du mystère et aussi l'admiration que je porte à ces équipes scientifiques qui trouvent le support d'un superbe article dans votre revue !
Très cordialement,
Eric G



Bonjour Monsieur,
Merci pour votre long message riche en enseignements sur la genèse de votre passion remarquable pour l'ambre.
Avec cette question, mon intention était plutôt de rendre hommage à votre remarquable travail et surtout de présenter votre livre qui le mérite largement. Je vous remercie en tout cas pour l'explication du mystère, pour vos compliments et les différentes références internet.
Voici ma lanterne largement éclairée !
Avec mes amicales salutations
Julien Perrot.
La Salamandre.


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Pour lire la lettre suivanteLettre de Loic Unvoas

Concernant une astuce pour un bijoutier

Monsieur,
J'ai rapporté un morceau d'ambre de République Dominicaine, et mon bijoutier ne sait comment faire, afin de polir l'ambre pour qu'il ne chauffe pas et ne brûle pas….en effet lorsque l'on scie, l'ambre brûle…il y a donc une astuce !!!!!!!
Auriez vous la réponse ?
Sincères remerciements.
Loic Unvoas.

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Bonjour Monsieur Unvoas.
Oui, les ambres sont sensibles à la chaleur et ils sont fragiles.
Le découpage rapide ou le ponçage expéditif, sur des engins mécanisés, produit un effet calorifique qui peut détériorer les échantillons.
L'astuce, si elle existe, est un ciment lustrant abrasif à grains très fins.
Tout simplement le dentifrice !
Oui, le dentifrice le moins cher de l'on trouve couramment dans les grandes surfaces.
Pour faire disparaître les fines rayures et les grosses difformités qui résulteraient de la taille d'un échantillon de brut pour composer un bijou, utilisez donc le dentifrice.
Si l'échantillon est très fragile, préférez le travail manuel.
Et, procédez en frottant votre échantillon sur un mouchoir de coton sur lequel vous appliquerez régulièrement la pâte dentifrice.
Faites le lustrage par des mouvements circulaires sans appuyer. Humectez régulièrement et légèrement pour maintenir une pâte douce et plastique.
Après 10 à 20 minutes de ce travail de patience, rincez votre échantillon à l'eau distillée (pour éviter le dépôt calcaire); puis, peaufinez votre lustrage sur une feutrine (propre)...
En effet, la poussière raye l'ambre...
Certains pâtes abrasives employées en minéralogies ou en industrie automobile semblent fournir de bons résultats (travail rapide).
Cependant aucune matière ne rivalise complètement de qualité avec les bons vieux dentifrices; (présence contrariante d'huile, mauvais calibrage des billes abrasives, abrasif trop dur, séchage définitif de la pâte, coût élevé des abrasifs, etc...)
Je procède ainsi depuis plus de 20 ans...
Très cordialement,
Eric G
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Pour lire la lettre suivanteLettre de Christian Sayegh

Concernant un collier d'ambre du Sénégal

Bonjour Monsieur,
Je me suis posé mille questions au sujet de collier que j'ai eu à la suite d'une succession, et, je suis toujours sans réponse.
Au Sénégal ces colliers "d'ambre" sont portés par les femmes Peuls.
Je ne sais quoi penser c'est pour cela que je m'en réfère à vos compétences en la matière.
La couleur est jaune ou marron.
Si vous désirez je peux vous en envoyer un échantillon.
Je vous pries d'agréer monsieur mes sincères salutations.
Christian Sayegh.

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Bonjour Monsieur Sayegh,
Si la matière est originaire de Sénégal, il s'agit sans doute d'une oléorésine semi fossile, que je ne connais malheureusement pas très bien.
Pour avoir conversé à propos de différents bijoux originaires d'Afrique... (boucles d'oreilles surtout), j'ai le souvenir que les matières sont souvent opaques...
Pourriez-vous, Monsieur, me dire si les matières dont vous me parlez sont importées ?
Auriez-vous l'image d'un échantillon ?
Pourriez-vous frotter (vigoureusement) votre collier et me dire si la substance est odorante (même légèrement) ?
Monsieur SAYEGH, je suis à votre disposition pour étudier plus complètement ce sujet, et, le compte rendu pourrait alors être présenté sur le site Ambre.jaune (et son Forum).

Les substances pourraient peut-être ressembler à celles que l'on trouve en Sierra Léone ?
Ce pays est principalement connu pour des productions de copal.
Il faut savoir également que de nombreuses matières importées circulent en Afrique de l'ouest pour satisfaire aux artisanats locaux de bijoux.

Monsieur Sayegh, pour étudier d'avantage les résines naturelles qui ressemblent à l'ambre et au copal vous devriez vous reporter à l'ouvrage de Patty C. Rice : Amber, The Golden gem of the Ages, Patty C. Rice, Ph. D. 1980.
L'auteur mentionne l'utilisation de nombreuses matières synthétiques dérivant des plastiques (pages 227 et suivantes)…
Très cordialement,
Eric G
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Pour lire la lettre suivanteLettre de Laurent & Monique Wolff

Concernant un jeu d'échec

Monsieur, C'est, il y a environ plus d'un an, à l'occasion d'une émission de "Thalassa" sur la 3°chaîne de TV française que nous nous sommes, ma femme et moi , intéressés la toute première fois, à l'ambre jaune du Danemark.
Nous avions remarqué au cours du documentaire très intéressant réalisé avec la participation de Madame Karin Nordmann Ernst de nombreuses facettes que pouvait revêtir l'ambre jaune.
Notre attention avait été retenue plus particulièrement, par l'apparition, au milieu d'œuvres artisanales présentées lors du reportage, d'un magnifique jeu d'échecs en ambre jaune.
Passionnés par ailleurs par les échecs et souhaitant faire l'acquisition à plus ou moins long terme d'un tel objet en ambre jaune, c'est après recherche fructueuse sur Internet que nous nous sommes retrouvés sur le site web de Mr Geirnaert eric.ambre.jaune@hotmail.fr et ses liens avec celui de rav@dancomm.DK de Madame Karin Nordmann Ernst.

Nous avons donc recours aux spécialistes que vous êtes et à vos connaissances certaines sur le sujet. Nous vous prions de bien vouloir nous aider dans notre recherche de jeu d'échecs en ambre jaune: documentation, prix , fournisseurs, en France comme au Danemark ou ailleurs en Europe.

Espérant que cette démarche de notre part ne vous surprend pas et ne vous incommode pas trop, nous vous remercions par avance de tout ce que vous pourriez nous apporter en la matière et vous prions de bien vouloir accepter nos sincères salutations.
Cordialement,
Laurent & Monique Wolff

Copie du message à Madame Karin Nordmann Ernst (rav@dancomm.dk).

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Monsieur et Madame Wolff, bonjour !
Je suis heureux que vous puissiez retrouver sur Internet les documents qui attestent de ma contribution à l'émission de Télévision du Vendredi 2 mai 2003 !!!
Je suis assez ravis que le site Ambre.jaune puisse fonctionner si correctement !
Je suis persuadé que plusieurs personnes partagent mon enthousiasme !

Oui,... madame Marie-Christine Pierre m'a interviewé pour connaître les mystères de la pierre jaune... Mais, une fois ces mystères anciens abordés, concernant la notion de pur commerce et le prix des marchandises les plus prestigieuses destinées aux collectionneurs fortunés, je suis resté d'une aide assez peu "utile".

Auteur et photographe, mes recherches d'amateur se limitent à étudier les inclusions organiques et les messages énigmatiques qui entourent ces fossiles. Quelques organisateurs de salons et bourses aux minéraux ou commerçants me sollicitent (parfois même par téléphone) pour que je puisse expertiser des pièces et rectifier les prix éventuellement à la hausse...
Comment, dès lors, lorsque je suis sur place dans le salon, argumenter que les ambres sont faux ?!
Je n'ai pas, en tant qu'auteur spécialiste de l'ambre, à porter un jugement quelconque sur des articles ou des magasins. Je refuse de porter des jugements sur des échantillons ou des bijoux, octroyant ici et là des prix souverains...
Comment évaluer les œuvres d'art proposées à la vente ? Comment guider un amateur (motivé) vers une enseigne pour un article onéreux ? Les prix les plus élevés des pièces d'art (bateaux, coffres, échiquiers, statues) ne sont d'aucune garantie pour authentifier les matières.

Pour réaliser mon dernier ouvrage, j'ai le souvenir d'avoir acheté des échantillons en plastiques à 700 Euros le kilo ! Bien heureusement de beaux échiquiers d'ambre existent, (et, pour information, mes travaux de l'ambre sont distribués dans une bouse aux minéraux remarquable : Sainte Marie aux Mines). Cette bourse regroupe chaque année plus de 500 exposants. Je suis persuadé que quelques vendeurs sauraient vous indiquer l'adresse e-mail d'un exposant disposé à vous vendre une telle pièce.

Mais, concernant maintenant la vigilance qu'il faut tenir pour de tels achats !, je ne résiste pas au rappel que l'on peut faire, cette semaine encore, avec TV5-Arte, qui a raconté l'histoire d'Archaeoraptor liaoningensis, un fossile d'un million d'Euros, étudié par les meilleurs paléontologues, et qui s'est révélé être une contrefaçon! Un an après une retentissante publication dans la revue du National Geographic, (instigateur de cette campagne), l'animal avec une queue de dinosaure n'était qu'un montage de fossiles provenant d'espèces différentes...

Les pièces de marqueteries d'ambres sont assez souvent des montages (plus ou moins frauduleux). Parfois le vendeur, n'a pas conscience de la fraude et de la valeur authentique de telles pièces qu'il propose à la vente.
Seuls les ambres les plus solides peuvent être montés en marqueteries et les faux sont effectivement dans ce registre.
En conférence, en 2001, expliquant la différence entre l'ambroïde (solide) et l'ambre authentique, j'ai remarqué qu'un lot de trente kilos négocié deux jour auparavant était examiné sous le regard sombre du nouveau propriétaire désabusé qui m'écoutait.

Concernant l'ambre et ses dérivés, mes observations publiées permettent d'identifier les moyens de discerner, sans hésitation, les multiples contrefaçons qui existent. Le prix, n'est même plus le critère essentiel qui permet d'appréhender l'éventuel faux...
En effet, certaines contrefaçons d'ambre réalisées à partir d'échantillons authentiques, sont parfaitement abordables.

J'espère alors que mes commentaires ne vont pas éteindre votre passion. Mais, la pulsion ou l'emportement est souvent une mauvaise conseillère.
Monsieur, Madame Wolff, pour qui aime jouer aux échecs, il faut être capable de lire dans la stratégie de jeu de l'adversaire. Les uns jouent avec les blancs, les autres avec les noirs... Et l'un a toujours un coup d'avance.
Pour avoir une petite avance sur le vendeur,... sachez donc ceci :
Pour que votre échiquier ait une réelle valeur, il faudrait que le plateau et les pièces sculptées puissent réagir en lumière noire. Les ambres authentiques réagissent naturellement à la fluorescence. Les pièces manufacturées dans des ambres améliorés (rendus plus durs pour faciliter la taille selon de multiples procédés) perdent cette caractéristique !
Monsieur, Madame, si vous achetez une marchandise onéreuse par correspondance demandez, juste au hasard, une photo attestant de la fluorescence des pièces et du plateau.

Les documents relatifs à l'émission thalassa :
http://ambre.jaune.free.fr/travaux3.htm#thalassa
http://ambre.jaune.free.fr/thalassa.jpg
http://www.ravmuseum.dk/

Bien à vous.


Cordialement,
E.G.



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Pour lire la lettre suivanteLettre de monsieur Pascal FARDIN

Une estimation

Bonjour,
Je souhaiterais avoir une évaluation de
ce morceau d'ambre dans lequel est pris un insecte, fourchette de prix; authenticité...

Pour lire la lettre suivante---- Réponse :
Monsieur Fardin,
Votre échantillon posé sur le scanner offre une image bien difficile d'usage pour l'identification des insectes.
Néanmoins, je ne crois pas me tromper en vous indiquant que le morceau apparaît authentique; l'inclusion (sans doute malgache) pouvant être un Coléoptère elateridae.
Ces insectes sont facilement reconnaissables à leurs allures fusiformes.
Votre spécimen, (posé sur le dos), présente un mouvement de l'antenne gauche certainement consécutif aux forces qu'exercent les flux des coulées de résine.
Ce détail important devrait vous permettre de déduire la position de l'échantillon sur l'arbre producteur.
Cependant, il faut savoir que les elateridae recherchent préférentiellement une position à plat (sur le dos) pour déclencher un saut par une bascule arrière de la tête. Ce point du comportement de l'insecte doit être considéré pour analyser complètement votre échantillon.
Le nom vernaculaire de cet insecte est le taupin, (taupin sauteur).
La famille des elateridae regroupe aujourd'hui quelque 9.000 espèces mondiales, (250 espèces européennes). Les larves se développent dans le sol, la litière, ou le bois pourrissant.
Ces découvertes, pour autant qu'elles soient originaires de Madagascar, sont courantes et sans grande valeur.


Cordialement,
E.G.


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Pour lire la lettre suivanteLettre de monsieur Axel Kirche

Le prélèvement d'ambre est-il autorisé ?


Bonjour !
Je collectionne modestement l'ambre et le copal, et, j'ai appris par de nombreux sites Internet que plusieurs sites français d'extraction étaient, depuis longtemps, recensés.
Je souhaiterais savoir s'il est possible à un amateur d'y prélever quelques dizaines de grammes sans nuire aux éventuelles recherches scientifiques qui s'y dérouleraient. Je souhaiterais savoir si, légalement, un tel prélèvement est autorisé.

J'aimerais partir plusieurs jours sur les gîtes et rapporter quelques échantillons qui me plairait infiniment de polir.

Peut être pourriez vous me documenter ou m'indiquer le nom de certaines autorités susceptibles de me renseigner. J'espère ne pas être la énième personne qui vous pose ces questions.
Je vous remercie de m'avoir lu.
A. Kirche

Pour lire la lettre suivante---- Réponse :
Bonjour Axel,
Il existe une trentaine de gisements d'ambre en France connus de A. Lacroix depuis 1910 ! ...

Scientifique ou Amateur, la discrimination ne modifie absolument pas l'obligation que chacun doit tenir concernant les Arrêtés Interministériels qui réglementent la collecte, le ramassage et l'exploitation des fossiles.
De même la quantité collectée, même fût elle de quelques grammes, ne constitue pas un argument (de poids) devant le législateur...

L'arrêté préfectoral peut être demandé à la mairie du site sur lequel vous souhaitez prospecter. (Loi modifiée du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque.)

Vos interrogations concernent les réglementations, les procédures et les législations relatives à la collecte des fossiles...

Le problème est assez vaste et varie selon le lieu sur lequel vous souhaitez prospecter (lieu privé ou public, réserves, parc, terrain abandonné, ...) ; le sujet concerne aussi le domaine pour lequel vous destinez vos découvertes.

Les CIRA (Centres Interministériels de Renseignements Administratifs) sont des organismes de région qui répondent à vos attentes par téléphone.
Demandez les rubriques officielles concernent la réglementation des prospections de fossiles.
Le journal officiel est aussi une publication ministérielle à partir de laquelle vous pouvez découvrir des renseignements utiles concernant les gîtes fossilifères.
Les gisements d'ambre de l'Oise (à l'origine privés) ont ainsi été reclassés sous autorité de cette jurisprudence.
Vous pouvez alors demander les articles qui vous intéressent à : La Direction des Journaux officiels.
Ce service du premier Ministre effectuera vos recherches, cette prestation est payante.
Les greffes des Tribunaux, les Directions de plusieurs Collectivités, (ex : Nature et des Paysages, Espace Rural et Forêt) peuvent compléter la réglementation qui vous intéresse.
La prospection sur terrain privé ou public concerne le Décret no 94-422 du 27 mai 1994 modifiant la loi modifiée du 27 septembre 1941 qui stipule que les découvertes pouvant intéresser les sciences de recherche (histoire, archéologie, numismatique, paléontologie, ...) doivent être déclarées dans les collectivités les plus proches (mairie, etc.)

Certaines prospections d'amateur sont du ressort du Droit de l'environnement.
Et, de fait, les clubs de géologie ont subséquemment les autorisations légales de prospection.
Cordialement,
E.G.


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Pour lire la lettre suivanteLettre de monsieur SCHAFFNER Francis (Entomologiste, EID Mediterranee - Mediterranean coast mosquito control agency, Laboratoire / Cellule Entomologie MONTPELLIER, E-mail : xxx)

Concernant les moustiques


Bonjour,
Je viens de lire votre intéressant livre sur l'ambre qui constitue une excellente synthèse sur le sujet. Je me permets cependant une remarque quant à l'utilisation du terme "moustiques".
Etant entomologue spécialiste des Diptères nématocères, je voudrais préciser que les termes "mouches, moustiques et moucherons" ne correspondent pas à un rang taxonomique précis : les mouches sont en général des Brachycères, mais les Simulies (Nématocères) sont aussi appelées "mouches noires", les moucherons peuvent être des Brachycères ou des Nématocères et les moustiques sont bien des Nématocères mais tous les Nématocères ne sont pas des moustiques. Ces 3 termes ne sont donnés que pour "illustrer" la classification des Diptères et l'utilisation de terme moustique, ceci étant, toutes les familles de Nématocères prêtent à confusion. En fait, seul les Culicidés sont des vrais moustiques. Pour "mouches" et "moucherons", l'appellation est encore plus vague.
Cette précision faite, j'en arrive à l'objet de mon mail : je m'intéresse aux moustiques (Culicidae) fossiles et j'aimerais savoir :
- si vous possédez plusieurs exemplaires de moustiques dans l'ambre (une illustration est donnée dans le livre) et de quelle origine ?
- s'il me serait possible un jour de consulter ces échantillons pour décrire les spécimens ?
- si vous pouviez me transmettre les coordonnées du polonais que vous citez comme collectionneur exclusif de Culicides dans l'ambre.
Merci pour votre aide.
Amicalement.
Francis Schaffner

Pour lire la lettre suivante---- Réponse :
Monsieur,
Votre remarque concernant la difficile appellation des insectes selon l'amalgame des noms hiérarchiques, taxonomiques et vernaculaires est singulièrement fondée surtout pour le vaste groupe des diptères !

Votre "clarification" qui "précise" que certaines appellations ne correspondent pas à des rangs taxonomiques est un modèle de clarté. Votre propos pourrait même se compléter du terme "mouchette", mais, Monsieur, vous l'aurez compris, mon souhait est de vulgariser la taxonomie au plus large public possible, divergeant, de ce fait, de la voie purement exhaustive et par trop scientifique.
Il faut avouer que bon nombre de collectionneurs d'ambre n'ont que de maigres connaissances concernant les Arthropodes. Une partie de l'ouvrage cherche à aider celui, qui, à travers l'ambre, découvre pour la première fois le vaste monde des insectes (et donc celui des Diptères). Comment discerner les criquets des sauterelles, les perles des éphémères, les mouches des moustiques ?… Que faut-il savoir ?

Le petit formulaire que je propose dans l'ouvrage - pages 132 à 136 - ne saurait être un manuel de classification... Ainsi je signale aux lecteurs que les appellations utilisées ne correspondent pas à des rangs taxonomiques, reportez vous à la page 132 :

"Pour éviter d'être assimilée à une classification animale les noms des catégories taxonomiques sont remplacés par les mots sans portée : Ensemble, Groupe et Sous-groupe. Les descriptions sont simplifiées pour ne correspondre qu'aux formes les plus courantes trouvées dans l'ambre. Les descriptions présentées s'arrêtent au niveau de l'Ordre, pour laisser, à l'amateur, le soin de trouver, dans une publication entomologique traitant de l'insecte qu'il observe, un complément d'informations utiles."

La zootaxie presque "simpliste" proposée ici découpe en deux ensembles l'attroupement des 70.000 espèces connues de Diptères.
Page 135 on peut alors lire :

"Ces insectes ont 2 ailes membraneuses antérieures qui recouvrent 2 altères (ailes réduites en balanciers). Si les antennes sont courtes constituées de 3 articles ce sont des mouches = Brachycères. Si les antennes sont longues constituées de nombreux articles ce sont des moustiques = Nématocères".

Les classifications les plus "justes" suivent dans la mesure du possible l'évolution remarquée des taxons. Chez les familles les plus primitives (telles les Tipules et les Moustiques vrais), les antennes sont relativement longues et composées de plusieurs articles distincts plus ou moins similaires. Ces Diptères sont classés dans le sous-ordre des Nématocères, terme qui signifie "à antennes filiformes" par référence à leurs antennes longues et minces.
Chez les Diptères plus évolués, appartenant aux sous-ordres des Brachycères et des Cyclorrhaphes, il n'y a que deux ou trois articles distincts, les autres étant plus ou moins fusionnés pour former, parfois, un éperon ou bien une soie lisse ou plumeuse. La structure de l'antenne est, après l'aile, le critère utile pour hiérarchiser les nombreuses espèces connues de Diptères.

Monsieur Francis Schaffner, concernant vos questions, qu'entendez-vous alors par "Moustiques" de l'ambre ?
Oui, il me semble en connaître quelques uns...

Vous serait-il possible de consulter ces échantillons pour décrire les spécimens ?.../...
Plusieurs étudiants en maîtrise, des scientifiques et même des journalistes disposant pourtant de gros moyens me demandent par intermittence des renseignements de toutes nature pour améliorer leurs travaux. Je n'ai jamais refusé la moindre collaboration, bien au contraire !
Je suis toujours heureux d'être sollicité. Quoique, ... pour vérifier mes propos certains individus me demande le prêt de documents originaux si ce n'est les échantillons ! Les frais d'expédition étant à ma charge, je découvre alors qu'il n'y a parfois aucun souhait de collaboration.
Le fourvoiement désormais médiatique entretenu sur quelques fossiles rares présentés dans l'ouvrage provient, sans doute, d'un petit désappointement de quelques individus sans vergogne qui prospectent au plus facile pour produire leurs travaux.
En tant qu'amateur je ne saurais alimenter gracieusement les recherches de l'ensemble de ces professionnels dont le métier consiste à fabriquer des compilations...

Outre une répugnance incontestable à se séparer de ses pièces, même pour un laps de temps réduit et un écœurement certain à co-rédiger des articles demandés, puis, exploités sans approbation, j'aimerai souligner que mes recherches (radicalement gracieuses) ne sauraient endurer aucun frais quel qu'il soit surtout s'il s'agit ensuite de perpétrer des dons, des legs aux grandes institutions...
Une publication ne peut devenir la vitrine d'un "marché public" où quelques richissimes collectionneurs tentent des achats. L'objectif de l'ouvrage n'est pas de manœuvrer les échantillons pour les rendre à disposition des classificateurs de talent qui révisent certains groupes. Le livre explique clairement les moyens efficaces par lesquels il est loisible de dénicher de rares et beaux fossiles.

En ma qualité d'amateur je me suis hasardé à démontrer toute l'importance de découvrir soi-même ses fossiles. J'ai alors offert mes services au MNHN de paris pour alimenter la collection nationale en jouant au rabatteur... Mon ouvrage terminé, je prospecte encore pour satisfaire ma curiosité.
Mes découvertes me permettent ainsi de tenter quelques articles, confer les deux premières mentions de sang dans des résines fossiles pour discuter le scénario du film Jurassic Park, né de la trouvaille de moustiques hématophages (revue Cosinus Février 2003).

Dans la systématique entomologique actuelle, les seuls vrais "moustiques" sont évidemment les "culcidae" (ou culicidae). Ces moustiques suceurs de sang, à l'état fossiles, sont extrêmement rares ! Reportez vous à la galerie N° 2 du site :
http://ambre.jaune.free.fr/visu_galerie2.html
En cliquant sur la première vignette vous pourrez observer que le Culicidé hématophage peut être désigné comme une référence possible au scénario du film de Jurassic Park 1. (On pourrait compléter avec une éventuelle mention des ceratotoponidae, mais le nom de la famille est ici moins "médiatique", et, il faut, autant que faire se peut, simplifier la science au profane ! Pour la petite histoire, le moustique présenté dans le film était un tipulidae.)

Monsieur, je ne refuse aucune collaboration, sauf celles peut-être qui exigent le ponçage de mes échantillons (au risque de le briser) pour isoler inutilement les inclusions et produire de surcroît des photos en ombres chinoises (alors de mauvaise qualité). La réalisation de lames minces n'est pas le moyen le plus brillant de produire des images détaillées.

Monsieur Francis Schaffner, à l'identique du droit relatif à l'utilisation des images, je reste à votre écoute pour envisager les modalités d'une collaboration utile pour améliorer nos connaissances des fossiles et sub-fossiles de "Moustiques".
Mes implications dans des publications sont déterminées par l'usage de mes photographies.
Je vous propose l'aperçu d'
une image de moustiques (accouplement de Chironomes)...
Cette "reproduction" de moustiques (humour) est l'une des photographie publiée dans la revue
Cosinus, mensuel dans lequel un dossier tente de réviser la véracité du film Jurassic Park (version-1) de M. Spielberg.

Note : Le polonais qui m'a présenté une quinzaine de Culicides originaires des pays de l'est ne m'a jamais donné ses coordonnées.

Cordialement,
E.G.



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Pour lire la lettre suivanteLettre de monsieur L. Botosaneneanu (Section Entomologie au Musée - Faculté des sciences de l'Université d'Amsterdam, Pays-Bas)

Trichoptère, ambre, copal et Madagascar

Cher Monsieur Geirnaert,
J'ai reçu récemment d'un collègue une pièce de copal de Madagascar acquise par voie commerciale, et donc sans possibilité d'avoir une information plus exacte sur la localité, etc. La pièce contient - outre plusieurs diptères - un Trichoptère assez bien conservé que j'aimerais étudier en collaboration avec un collègue norvégien, car il n'y a pas de représentants fossiles de cet ordre connu à Madagascar ; (j'ai publié dans le passé sur les Trichoptères de l'ambre de l'Alberta, du Taïmyr, de Birmanie).

J'avais lu quelque chose sur l'existence du copal de Madagascar, ... mais en lisant votre article récent dans
INSECTES je constate que l'"ambre" malgache est aussi connue, ce que je ne savais pas.

Ceci me pose la question : s'agit-il dans ce cas de copal (quelques centaines ou milliers d'années) ou bien d'ambre ?

Pourriez-vous m'aider à trouver la solution de ce problème ?

J'ai demandé à la bibliothèque de la Société entomologique de Hollande d'acheter sans retard votre livre.
D'autre part, toute référence bibliographique sur le copal de Madagascar serait reçue avec beaucoup d'intérêt.
Espérant vous lire bientôt.

L. Botosaneneanu
Section Entomologie au Musée - Faculté des sciences de l'Université d'Amsterdam.
E-mail : secrento@science.uva.nl,l.boto@planet.nl

Pour lire la lettre suivante---- Réponse :
Monsieur,
Puis-je me permettre, de vous faire remarquer que dans l'article que vous mentionnez, la locution : "ambre malgache", n'est pas employé. Les photos, légendées -selon le cadre de référence habituel (communauté épistémique)-, sont accompagnées d'un texte qui n'évoque pas l'"ambre malgache". Vous êtes nombreux à critiquer l'existence de l'ambre africain au seul fait que la matière n'étant pas arrivée sur les tables des experts de la grande institution elle n'aurait pas de réalité... Mais, n'en déplaisent à celui qui pratique la pensée unique et critique mes publications, l'ambre d'Afrique, l'ambre jaune, le vrai, ambre JAUNE d'Afrique existe ! La preuve ici
Donnons une précision IMPORTANTE.
L'ambre, l'ambre jaune fossile, le vrai ambre jaune fossilisé -je ne parle donc pas du copal- existe en Afrique, il existe dans plusieurs pays notamment ceux de l'Afrique de l'ouest. Pour le congo, j'ai évoqué l'ambre dès 1990.
Celui qui désintéressé, ouvert, disponible travaille aux inventaires biologiques des forêts de l'Afrique de l'Ouest, peux vous affirmer que l'ambre jaune fossile existe en Afrique ! Voir cet autre sujet présenté ici.
Dès 1998, j'ai publié l'existence de l'ambre jaune en Afrique, ce qui m'a valu quelques critiques acerbes de ceux dont l'idée était de médiatiser surtout les découvertes de l'Oise.
L'ambre jaune, très ancien, semble exister en Afrique de l'oest et sans doute même jusqu'à Madagascar.
L'article proposé à la revue
INSECTES a été réalisé à partir d'inclusions originaires de quatre pays. Néanmoins, dans d'autre publications (L'ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie) j'ai à plusieurs reprises parlé de "jeune ambre" ou"d'ambre semi-fossile" pour évoquer les sécrétions malgaches. MAIS POUR PRECISER LES CHOSES l'ambre jaune en Afrique existe...


Les entomofaunes des gisements malgaches (ambre-copal) sont surtout peu étudiées et je me réjouis beaucoup de votre contribution à la révision du large groupe des Trichoptères.
A ma connaissance, et sauf erreur, la seule publication concernant ces dépôts est réalisée dans les comptes rendus de l'Académie des Sciences de Paris : C.R. Acad. Sci. Paris, t. 323, Série II - Premier cas connu d'un Sub-fossile de scorpion dans le copal de Madagascar. Wilson R. Lourenço 1996 - p 889-891.

Concernant maintenant votre question : "Pourriez-vous m'aider à trouver LA SOLUTION de ce problème ?"

L'identification des résines fossiles puis leur classification entre les pôles Ambre et Copal reste un sujet complexe et régulièrement d'actualité en raisons des prix très différents. Une définition de "LA SOLUTION" a été tentée au premier congrès mondial de l'ambre en 1998. La solution existe t-elle ? Peut-on croire qu'il est envisageable de classer dans un registre binaire l'ensemble des 70 types de résines fossiles que nous accordent les nombreux gîtes espacés dans le temps et l'espace ?
Ne soyons pas dupes, si le terme ambre est couramment employé pour les découvertes françaises, par des correspondants pourtant spécialistes, force est d'admettre que l'"ambre français" n'existe que dans des travaux scientifiques où la quintessence de l'exactitude se réfugie derrière la primauté de médiatiser un article "choc" qui mentionne le vocable d'une matière plus prestigieuse qu'un copal...
L'ambre n'existe pas en France, ni d'ailleurs, dans de nombreuses autres régions qui se prévalent de pouvoir offrir des matières concurrentes à celles provenant des pays baltes...

- Qu'est-ce que le copal ?
Le Copal est une résine très semblable à l'ambre, dont la couleur se rapproche de celle du champagne ; l'ambre, quant à lui, se rapprocherait plutôt de celle d'une boisson plus "robuste", le cognac. Ainsi, une variété d'ambre de la Baltique, souvent pure et limpide, est dénommée : "ambre cognac" en raison de sa couleur. La définition sur le registre des spiritueux, sans grande valeur, mentionne la couleur comme un principe nécessaire. Le critère est-il suffisant? Non, évidemment. L'âge alors?
Le copal n'est pas un ambre simplement plus jeune, plus frais, peu dur… C'est une sécrétion de résine, actuelle ou ancienne, produite par diverses légumineuses d'Afrique et de l'Inde. Ce n'est pas l'âge qui fait la différence entre ambre et copal, mais bien l'affinité botanique.
Rédigé de cette façon la définition semble aisée, mais les exceptions sont tellement nombreuses qu'elles imposent à réviser promptement : LA SOLUTION.

Pour être très bref :
- L'ambre provient de pins, datés généralement de 20 à 50 M.A.
- Le copal provient de légumineuses (Fabales), avec une fourchette de datation large.

Notons que les sécrétions les plus anciennes jamais mises à jour, sont des copalites trouvées en Autriche et en Allemagne, elles ont 230 M.A. ! Le copal n'est donc pas forcément une sécrétion plus jeune que l'ambre. Cependant, le fait que les principaux gisements de ce matériau, soient d'âge récent est probablement à l'origine de la confusion. D'autres classifications, considèrent que seuls les Césalpinacées, qui appartiennent à la super famille des Légumineuses (Fabales) produisent le copal. Les Papilionacées, à l'origine des découvertes fossiles de l'Oise, sont, elles aussi, classées parmi les Fabales et, selon cette dernière classification, donneraient alors de l'ambre.

La dureté, la solubilité, le degré limite du point de fusion, la fluorescence sont des critères pafois acceptés pour différencier les matières. Là encore, les exceptions sont de règle ! De fait, la définition stricte, globale, (irréprochable) où deux "registres" suffisent pour cataloguer les échantillons entre le pôle ambre et copal est utopique.

Donnons des arguments à ces propos :
Le copal est une sorte d'ambre simplement plus jeune, plus frais. Trouvé à faible profondeur, vieux parfois de quelques centaines d'années, son âge est fonction de la profondeur à laquelle il est extrait.
Oui, mais : Les copalites d'Autriche de Suisse, d'Allemagne ou d'Arizona sont quatre fois plus anciennes que les ambres baltes les plus vieux, lesquels ont 50 M.A. Le Kauri de Nouvelle Zélande, particulièrement jeune, (de 10.000 à 30.000 ans) peut être découvert jusqu'à 100 mètres de profondeur, prouvant qu'une sécrétion récente n'est pas obligatoirement proche de la surface…

Le copal est une sécrétion fossile facilement soluble dans l'alcool. Un ambre est insoluble dans l'alcool.
Oui, mais : Les sécrétions fossiles dénommées ambre de l'Oise, provenant des Papilionacées, espèce végétale classée dans les Fabales, Groupe des Légumineuses (donc des Copals), sont insolubles dans l'alcool. D'autres sécrétions copals fossiles de l'Oise, provenant d'un arbre angiosperme du genre Terminalia immergées pendant 48 heures, dans un mélange de 80 % d'acétone et de 20 % de térébenthine, se transforment difficilement en une matière caoutchouteuse…

L'ambre est cette matière suffisamment dure permettant de fabriquer des bijoux. Le copal est systématiquement tendre.
Oui, mais : La résine Dammar, (produite par les Dipterocarpaceae), identique d'aspect aux résines copals est la résine la plus dure que l'on puisse trouver.

L'ambre est la production exclusive de Gymnospermes. Le copal est la production de plantes à fleurs, c'est à dire les Angiospermes.
Oui, mais : On a découvert un acide caractéristique de quelques espèces d'Angiospermes dans de nombreux ambres ; il ne s'agit pas d'une contamination, cet acide est l'Alpha-amyrine…

Pour déterminer s'il s'agit d'ambre ou de copal, faut-il regrouper les critères ou les traiter séparément ? Vouloir absolument établir une distinction binaire reviendrait à ne pas prendre en compte les contre-exemples qui, ici, font légion… Ambre et Copal sont-ils tellement éloignés l'un de l'autre ?
Selon les plus anciennes classifications utilisées dans les pays baltes, les ambres sont classés en deux variétés selon l'abondance de l'acide Succinique dans la gangue fossile. Seuls les matrices fossiles contenant de 3 à 8 % d'acide Succinique sont des ambres, Les autres sécrétions de Gymnospermes contenant moins de 3 % de cet acide sont des rétinites… Il est probable que cet acide résulte de l'action de micro-organismes inclus dans la résine fraîche qui auraient, par réaction de fermentation, modifié la cellulose. La réaction pouvant ainsi procéder vers le pôle Copal.

Concernant les oléorésines demi fossilisée des nombreux gisements africains, l'appellation: "jeune ambre", "ambre semi-fossile", (dénomination sous le terme "ambre") est un argument mercantile grâce auquel la matière gagne en prestige.
Concernant Madagascar, selon les collecteurs autochtones, le "jeune ambre" malgache est produit par l'Hymenaea verrucosa (Mandrorofo en langue vernaculaire). A la pointe septentrionale de l'île, au nord du massif du Tsaratanana, point culminant de l'île (2.886m), se trouve un petit relief volcanique, la Montagne d'Ambre, que les malgaches entourent d'une aura mystérieuse pour satisfaire à l'imaginaire du collectionneur ! Faut-il, faudra t-il renommer les éléments géographiques ?
Les scientifiques qui souhaitent éclaircir LA SOLUTION, précisent que les découvertes sont principalement faite de copal; selon André Nel - Muséum national d'histoire naturelle de Paris, "Pour la Science", numéro 300, Octobre 2002 - :L'"ambre" de Madagascar est principalement du copal (une résine fossile naturelle plus pauvre en oxygène que l'ambre), très récent, d'âge variant de quelques années à probablement moins de 500 000 ans.

Mes publications récentes dans divers magazines pour vulgariser mes recherches (INSECTES N°126, septembre 2002, voir les pages :a, b) ne sauraient exprimer en détail les nombreux sujets abordés dans mon ouvrage. Pour ce qui est du matériau malgache, si, effectivement je titre : "L'Ambre de Madagascar, 2 M.A." expliquant page 86 la raison du qualificatif d'ambre et, reprenant dès la première ligne du texte des gisements, page 87, le mot copal, je tiens par cette page internet, à justifier auprès de mes lecteurs le propos d'un entomologiste resté célèbre : "La vérité s'acquiert par l'observation; l'homme ne l'invente pas, il doit la chercher péniblement, trop heureux encore quand il la trouve."
Les sécrétions fossiles originaire de Madagascar sont principalement du "Copal"; ... une vérité "observée", dégagée n'est pas forcément mesurable...

 

La présence d'"ambre" sur l'île de Madagascar semble déconcerter la communauté scientifique ?... Puis-je me permettre d'ajouter pour finir (alors que je suis daltonien !) qu'il est possible de découvrir un copal bleu sur l'île !
Sauf erreur de ma part, à ce jour personne n'avait (ou n'a) encore mentionné la découverte d'un copal coloré...

 



Ci-dessus, une variété unique d'un copal bleu !
(Echantillon originaire de Madagascar...)





A coté du copal, oui, l'ambre jaune existe en Afrique !


Pour ceux qui, ouverts aux collaborations gracieuses, travaillent aux inventaires de biodiversités des insectes en Afrique, il est facile de certifier que l'ambre jaune fossile existe bien en Afrique...
Oui, l'ambre jaune (on ne parle pas du copal mais bien de l'ambre jaune) existe en Afrique.
Voici un exemple des matières vendues au Burkina Faso.


Ambre / Copal et tout le reste...

Des ambres existent et peuvent être mentionnés en Afrique, Eric GEIRNAERT 1998. (Confer également la revue Lethaia Volume 35, N°4 de décembre 2002, pages:300 - 308, Taylor - Francis AS & Francis Group). L'article présente le premier ambre Mésozoïque du bassin Algoa originaire de La République d'Afrique du Sud...
A rebours des courriers (des spécialistes qui souhaitaient imposer leurs idées autoritaires 1998-2000), oui, l'ambre jaune africain existe. D'ailleurs si l'on en croit aujourd'hui les allemands, une entomofaune africaine de l'ambre jaune éthiopien (ambre jaune crétacé et non pas un copal) est actuellement à l'étude. Confer Alexander Schmidt de l'Université allemande de Göttingen et ses collègues qui publient dans la revue PNAS.
"Relativement communs dans l'hémisphère nord, les dépôts d'ambres Crétacés sont quasi inexistants pour l'ancien supercontinent du Sud, le Gondwana". L'ambre jaune africain (réfuté, combattu, démenti hier par certains spécialistes) est aujourd'hui accepté ! La découverte de cet ambre jaune est l'invention d'un géologue éthiopien. Dans cet ambre insectifère (93 à 95 millions d'années) on mentionnera des fourmis gondwaniennes ancestrales, (voir ci-desous) mais, cependant plus jeunes que celles birmanes ou celles françaises découvertes dans les département de Charente-Maritime...




Martialis heureka, retrouvée dans
l'ambre Crétacé d'Ethiopie.


Ajoutons à cela, que l'identification chimique d'une sécrétion fossile est toujours problématique. Les chercheurs français qui tentent d'identifier l'ambre Albien de Rochefort et pensaient rattacher les oléorésines aux araucarias ont remarqué que l'on pouvait au moins compter deux types de résines chimiquement différents...


Vouloir systématiser la nature en procédant à une dichotomie réductrice n'est pas une pratique pérenne.



Les sécrétions botaniques fossiles ne peuvent pas êtes rangées en deux pôle : l'Ambre et le Copal.

La vérité d'un ensemble n'est pas la somme des connaissances unitaires (erronées).


 







Cordialement,
E.G.


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Pour lire la lettre suivanteLettre de monsieur Denis Hsiung (Belgique) qui découvre la série des 18 cartes postales : "Les inclusions de l'ambre"

Une curieuse impression

Cher Eric, bonjour !
C'est très étrange. J'ai la curieuse impression d'un chatouillis le long de mon bras, d'une légère piqûre à la cheville... Le battement hésitant des ailes d'un insecte posé délicatement, à l'affût du danger et d'un repas providentiel, il émet un bruit quasi imperceptible alors qu'un léger sifflement de moustique va et vient aux abords de mon oreille... A travers la délicate transparence des ailes de Fulgoromorpha, je devine l'accouplement de ces Chironomidae, savent-ils que les Lycosidae les guettent, se doutent-ils que deux yeux rouges de Brachycère les observent dans ce silence si bruyant ?
Que se passe-t-il donc ?
Le monde étrange et fascinant des insectes se serait-il réveillé maintenant, et serait-il sorti de ces quelques cartons glacés ? Non. C'est impossible, ces êtres ne peuvent vivre cinquante à soixante millions d'années! Ils sont pris dans la résine protectrice qui me sépare de leur inconsciente agression... mais à y regarder de près, ces êtres venus d'un autre monde, sont-ils réellement figés dans la substance jaunâtre? Ne se sont-ils pas déjà dégagés de leur enveloppe d'ambre laissant derrière eux les restes d'une exuvie jaune? A cet instant précis, ils viennent de retrouver leur relief, ils n'ont déjà plus les seules deux dimensions du carton glacé qui tremble entre mes doigts...
Je crois qu'ils ont rejoint le 21è siècle... à moins que je vienne de m'enfoncer moi-même dans les senteurs humides du Paléogène. Où suis-je donc ?
Un tout grand merci pour ton envoi.


          Denis Hsiung
          Bruxelles - (Belgique)




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Pour lire la lettre suivanteLettre de Benjamin, 11 ans, (Belgique) :

Par quoi dois-je commencer ?

Cher Eric,
Jje m'appelle Benjamin, j'ai bientôt 11 ans et je suis passionné par les fossiles.
J'ai visité votre site et je l'aime beaucoup.
Pouvez-vous me dire par quoi dois-je commencer pour partir à la découverte de ces merveilles ?
Je vous remercie.
A bientôt.
Benjamin


Pour lire la lettre suivante---- Réponse :

Bonjour Benjamin,
La paléontologie qui désigne l'étude des fossiles et avant cela, la découverte des fossiles, ... sont assurément des pratiques de terrain directement liées à la Géologie. Les livres, les bibliothèques, les musées, les salons de ventes et d'échanges ont un intérêt incontestable pour obtenir un complément d'information, mais rien ne vaut la découverte soit même de quelques échantillons dans un site naturel ! ...
Les formations aqueuses sédimentaires sont les plus riches en fossiles. Selon la région où tu habites, et, aidé d'un petit guide tu aura tôt fait de trouver facilement des gîtes. La découverte du premier fossile est un événement souvent déterminant, événement qui peut conduire une passion durable et persistante. Mes découvertes des premières traces végétales dans le schiste sont à l'origine de ma passion pour la paléontologie, l'ambre puis les insectes.
Les terrains houillers sont nombreux et offrent l'avantage d'être relativement faciles à prospecter. Souvent, (le schiste servant de remblais pour les travaux de terrassement), le substrat est transporté par camions, parfois déposé tout prêt de chez toi ! Tu peux alors, de temps à autre, dénicher des talus de schiste en pleine ville.
Bien évidemment, le fossile ainsi découvert est séparé de son dépôt d'origine, perdant ainsi un peu de son intérêt scientifique, mais c'est un bon début !
Les fossiles houillers restent, selon moi, une matière très pédagogique et immensément intéressante, d'autant que la pierre originaire du Carbonifère 350 M.A., friable, facilement clivable, offre aussi les toutes premières trace d'ambre !
Les bons conseils pour un débutant sont d'aimer la nature et les sorties sur le terrain.
"Quelle responsabilité que de prendre en charge un fossile qui vous attendait depuis quelques millions d'années !" et quelle émotion !

Amitiés,
E.G.


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Pour lire la lettre suivanteLettre de Madame Stephanie Jacques
- Organisateur de salons - Belgique. E-mail : xxx

Mes projets liés à l'ambre

"Comme convenu lors de notre dernière conversation voici quelques précisions concernant mes projets liés à l'ambre. En tant que conceptrice d'expositions, je participe à un projet bruxellois sur le thème de l'arbre.
Cette initiative est en gestation, mais j'aimerais y parler de l'ambre par le biais de la matière brut, d'objets en ambre et de photographies. Vous me parliez d'un grand format déjà produit..."

Pour lire la lettre suivante---- Réponse :

Oui, l'image évoquée est visible sur une page Internet. Posée sur une double fenêtre, cette reproduction était l'affiche d'appel d'une grosse manifestation présentant les inclusions (faunes et flores) de l'ambre. Vous pouvez juger du type de mes animations en examinant un petit diaporama. L'animation proposée était accompagnée d'un fond musical.

"Avez-vous d'autres tirages en stock ?"

Certainement, le site est réalisé à partir d'une infime partie du livre. Je vous laisse examiner quelques photos dans une présentation. J'ai à disposition de très nombreuses images informatiques d'une qualité professionnelle que je destine à un
cd-rom nature et des programmes pédagogiques interactifs. Ces photographies sont une propriété exclusive et ne peuvent être exploitées sans accord préalable, elles sont protégées par le droit d'auteur : art. L112-2-9 du Code de Propriété Intellectuelle.

"Quelles sont vos conditions pour de tels projets (articles, photos, droits d'exposition, etc) ?"
Plusieurs rédacteurs et organisateurs me demandent des conférences, des publications m'indiquant leurs conditions de prêt et d'exploitation des images. Le montant de la contrepartie financière au prêt d'une photo, (conforme chez plusieurs éditeurs) est fixé dans généralement à 40-50 Euros, l'image publiée devra mentionner la légende :
Coll. & Photo E. GEIRNAERT (http://ambre.jaune.free.fr/)
Concernant la réalisation d'article, une estimation de 15.000 signes (tout compris) pour environ 8-10 pages, avec une douzaine de photos; la rémunération est de 700-800 Euros (barème commun à plusieurs magazines). La rédaction d'un article, l'animation d'une conférence, une prestation de plusieurs jours dans un salon sont des sujets fort différents, pour lesquels, l'organisateur précise une enveloppe globale.
J'ai plusieurs articles non encore publiés (sociobiologie et évolution des fourmis, revitalisation des dinosaures, technique de la photo, etc...) et quelques plaquettes d'animations pour des
salons d'exposition. Je reste à votre disposition pour vous présenter ces sujets tous agrémentés de photos d'une qualité professionnelle.
Concernant la filière "Bois" et votre projet bruxellois sur le thème de l'arbre, il est facile de présenter l'ambre sous un point de vue botanique... J'ai réalisé un article dont
le titre est : "La compréhension des peuplements forestiers par l'examen de l'ambre". (L'ambre, rendu célèbre par ses inclusions organiques, est une résine végétale fossile par laquelle on espère mieux cerner la santé des forêts).

"Une autre partie de mon activité est le tournage sur bois. Je désire intégrer l'ambre dans mon travail et pour cela je cherche une filière pour me fournir en ambre brut. Pouvez-vous m'aider, car je n'ai pas le temps d'attendre la prochaine édition du carrefour de Saintes Marie aux Mines."
Je dispose d'un dernier lot de brut (cf. image ci-dessous) de gisements d'Afrique de l'Est à partir duquel j'ai publié mes travaux, (échantillons centimétriques initialement destinés à l'industrie) au prix 500 Euros les 25 Kg franco de port.


 

En vente à 500 Euros les 25 Kg



"Un grand merci de répondre à mes nombreuses questions".
A votre service,
Eric GEIRNAERT


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Pour lire la lettre suivantePour des noces d'ambre ???
Bonjour,
Tombé sur votre site à propos de l'ambre, très instructif.
Je recherche pour des amis qui fêtent leurs noces d'ambre un cadeau à cette occasion. Où puis je me procurer un morceau d'ambre, pour leur faire ce plaisir ?
Michel,
Je réside sur LILLE ;
Merci d'avance.



Pour lire la lettre suivantePour mes expériences picturales
Félicitation pour ton site.
J'effectue des recherches sur les vernis anciens utilisés en peinture où l'ambre occupe une place importante en tant que résine.
Comme tu es connaisseur en la matière aurais-tu connaissance d'un endroit où je pourrais en trouver à cet usage.
En effet, je ne cherche pas la pièce rare mais juste une matière première pour réaliser des expériences picturales. Merci d'avance.
Marco Giacomini
Bruxelles



Pour lire la lettre suivantePour mon médium de peintures
Chers Messieurs, Je suis intéressé par l'ambre jaune notamment pour fabriquer un médium de peinture artistique (huile).
J'aimerais savoir où m'en procurer, comment m'en procurer et comment la transformer en pâte.
Cordialement,
Wafeu Patrick.
Talence.




Pour lire la lettre suivantePour des bijoux d'ambre ???
Ce n'est sûrement pas votre préoccupation majeure, je suis artisan bijoutier à la retraite et mon plaisir est d'habiller des pièces d'ambre en forme de goutte d'eau montées sur de l'argent. Connaissez vous des fournisseurs de ce type d'objets ?
Merci de répondre à : g.pro@tiscali.fr
G.PROVOST



Pour lire la lettre suivantePour une abeille d'ambre ???
Cher Monsieur,
Je me permets de prendre contact avec vous car je souhaiterais offrir un cadeau de Noël, je recherche un échantillon d'ambre contenant une abeille. Pourriez vous m'écrire où je peux m'en procurer un exemplaire et aussi, quel est le tarif approximatif pour un tel échantillon ? Vous même, en vendez vous ?
Alain GALLIEN.



Pour lire la lettre suivantePour une fourmi d'ambre ???
Monsieur, bonjour !
Tout premièrement, je vous félicite pour votre site, il est très bien fait ! Je suis éleveur d'insectes, et d'arachnides depuis 14 années, (dont des fourmis de diverses espèces) je suis le créateur du site "insectopia". Ma question est la suivante, où puis je me procurer une fourmi fossilisée dans de l'ambre ?(à choisir , je préfère des fourmis, mais si vous avez autre chose àme proposer, je suis ouvert à toutes négociations).
En vendez vous ?
Merci de m'avoir lu jusqu'a cette ligne.
Raphaël.



Pour lire la lettre suivantePour une araignée d'ambre ???
Bonjour,
Je suis à la recherche d'une pierre d'ambre contenant une araignée, j'ai vu votre page sur la Salticidae, peut-être pouvez vous m'aider à trouver ce cadeau exceptionnel pour mon ami ?
En vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à ma question, je reste dans l'attente de votre réponse.
Laurica Gourdol.


Pour lire la lettre suivantePour un kilo d'ambre ???
Bonjour,
J'ai lu votre livre avec beaucoup de plaisir, (je l'ai acheté ce week-end à la bourse aux cristaux de Grenoble). Vous parlez à la page 41 d'un prix de 122 Euros pour le Kg d'ambre balte (prix de gros). A qui s'adresser pour acheter de l'ambre balte à ce prix ?
Merci de votre réponse.
Cordialement.
J. Louis Imbert.


Pour lire la lettre suivantePour des magasins d'ambre ???
Bonjour,
Je suis à la recherche d'objets en ambre (bijoux, pendentifs etc...) pourriez-vous me dire si à votre connaissance il y a un magasin spécialisé à Bruxelles. J'en ai déjà vu quelques-uns, mais à chaque fois j'ai un doute sur l'authenticité de leurs produits.
D'avance je vous remercie,
Muriel Vandenberg
.



Pour lire la lettre suivantePour orienter mon choix, boutiques et artisans ?
Monsieur bonjour,
Permettez moi dans un premier temps de vous féliciter pour la passion que vous avez pour l'Ambre matière d'éternité.
Généalogiste amateur, j'ai la chance d'avoir eu quelques très anciens Ancêtres, qui portèrent de l'Ambre comme bijoux et qui s'en trouvèrent fort bien au cours des siècles passés.

Aujourd'hui, voulant moi-même faire de même, je suis perdu dans ce monde qui m'attire, m'inspire et me trouble, mais qui m'est inconnu.

Vous remerciant à l'avance de votre aimable attention, pourriez vous s'il vous plait, m'aider ou m'orienter vers un choix de matière et pourquoi pas de boutiques ou artisans ?

Effectivement, je souhaite me faire faire une bague d'or et d'Ambre, avec si possible une petite inclusion végétale ou animale.
Que choisir dans ce monde superbe de transparence ?
Vers quels Ambres mon choix devrait-il se porter pour que je puisse être satisfait ? (Sans tomber sur une Ambre fausse ou de mauvaise qualité).

Merci bien de l'aide que vous voudrez bien m'apporter, fort de votre inestimable expérience. Recevez, Monsieur GEIRNAERT mes cordiales salutations.
Serge BOUYER genb@wanadoo.fr
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Pour lire la lettre suivantePour des entreprises et/ou des gens de confiance ???
Bonjour,
Cher monsieur Geirnaert, Je vis en nouvelle Calédonie et suis étudiant en biologie.
La paléontologie a toujours été pour moi une passion dévorante.
Il en coule de source que l'ambre suscite pour moi un grand intérêt, en tant que support témoin de la vie passée.
Je dispose de quelques spécimens avec des inclusions, mais, faute de moyens, pendant très longtemps, je n'ai pu me procurer d'ambre datant d'une période précédant la crise du crétacé tertiaire.
Connaissez vous éventuellement une entreprise ou des personnes dignes de confiance commercialisant de la burmite ou de l'ambre du new jersey contenant des inclusions ?
Je vous remercie,
Mr Bénard julien.


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Comment répondre à vos messages ?
Je n'ai pas, en tant qu'auteur spécialiste de l'ambre, à porter un jugement quelconque sur des magasins, des échantillons, des bijoux, des enseignes ou des personnes,... octroyant, ici et là, des prix souverains...
Comment évaluer ou estimer dans le détail des échantillons sans même considérer les matières ?!
Je n'ai pas à donner mon approbation ni mes encouragements vers des enseignes commerciales...
Je n'ai pas à guider des acquéreurs potentiels selon mes aspirations sans doute (très) partiales. En effet : j'évalue la "richesse" d'un ambre à la beauté de l'histoire qu'il raconte, surtout si l'insecte est "divin".

Je ne m'imposerai jamais comme une caution commerciale, donnant une autorité à un quelconque "ARGUS inventé" des fournisseurs d'ambres.
Je n'ai jamais intégré le commerce de l'ambre, refusant de fixer des prix arbitraires aux spécimens; je laisse cette tâche pénible et impossible aux vendeurs...
Je me refuse à conseiller des partenaires commerciaux lors d'une transaction.
Pourquoi aider un vendeur plutôt qu'un autre ? Pourquoi et comment aurais je le droit de privilégier des distributeurs d'ambre ?

Concernant, maintenant, les valeurs des inclusions de l'ambre, les écrits ne peuvent pas constituer une preuve d'autorité.
Les publications sont simplement une matière à partir de laquelle il est possible de nourrir un message, lequel grandit aux arguments de chacun. Les mentions de prix approximatifs que je publie ne peuvent servir d'argument commercial, mes mentions donnent un référentiel permettant alors de considérer la rareté intrinsèque des matières (couleurs des variétés et inclusions).
Mes rédactions raisonnées donnent cependant les moyens de discerner, sans hésitation aucune, les multiples contrefaçons qui existent parfois dans un étalage.

 


Les contrefaçons de l'ambre...

L'authenticité des produits ?
En effet, de multiples contrefaçons existent dans les étalages...



Pour un renseignement sur ce sujet, vous pouvez alors consulter le chapitre approprié de mon dernier ouvrage.
"Sos, Ambre-Service" n'est pas encore l'une de mes prestations (humour).

Concernant les ventes de spécimens biens spécifiques, ("Je recherche telle ou telle inclusion"), les prix et les critères d'évaluation pour juger de la "beauté" d'une pièce sont très variables.
Je ne souhaite pas encourager le commerce des inclusions en faisant valoir mes opinions forcément très partiales sur le sujet.

Eric GEIRNAERT


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Pour lire la lettre suivantePour mon travail à l'école
Bonjour je dois répondre a une question pour le collège : quelle est la propriété de l'ambre jaune utilisé dans la Grèce antique par Thales ?
Pouvez vous m'aidez ? Et je voudrai aussi une photo de l'ambre jaune svp, parce qu'il faut mettre une photo.
Merci de me répondre très vite car je n'est pas beaucoup de temps.


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Monsieur, Madame ?
Le fait d'être sur Internet n'est pas l'engagement de rendre un service public. Prenez au moins le temps de vous présenter ; quel est votre nom ? ...
Pour votre devoir d'école, il vous faut juste cette réponse et une image... très vite, car le temps vous manque. Sans vouloir produire vos devoirs scolaires (!), je vous accorde un bref début de réponse, né de la lecture d'un dictionnaire, l'ouvrage absolument irremplaçable :

Thalès de Milet philosophe, mathématicien, vers 600 avant Jésus-Christ, découvre l'électricité statique en frottant un échantillon de résine fossile dans une fourrure de chat. Le savant observe que la matière ainsi frottée (désignée sou le terme d'électrum) est capable d'attirer des brins de paille, la poussière. L'interprétation de ce phénomène semble aujourd'hui désuète, mais l'ambre était capable d'attirer les corps légers ! Thalès de Milet déclara sans expliquer d'avantage la nature du phénomène : "L'ambre a donc une âme."

Eric GEIRNAERT


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Pour lire la lettre suivantePour un article dans ma Revue
Bonjour,
Journaliste pour la revue Histoire Antique, je suis à la recherche de documents concernant le trafic de l'ambre à l'époque ancienne, en Europe du Nord et en Méditerranée.
Auriez-vous des informations à ce sujet ?
Cordialement,
Marie-Anne Sorba

Pour lire la lettre suivantePour ma en maîtrise en archéologie
Monsieur,
Je suis étudiante en maîtrise archéologie et je dois fournir un mémoire sur l'ambre chez les étrusques et les italiques. Je me permet donc de vous contacter dans l'espoir d'avoir quelques informations sur ce sujet... J'espère que vous pourrez m'aider ou me donner des conseils.
Par avance je vous remercie de l'attention que vous porterez a ce mail.
A Deronza.


Pour lire la lettre suivantePour le reportage dans mon journal
Bonjour,
Journaliste indépendant, je prépare actuellement, en binôme avec un photographe, une série de reportages sur la région de Kaliningrad.
Parmi les sujets que nous souhaiterions aborder, le ramassage et le commerce de l'ambre. J'ai découvert votre site internet consacré à l'ambre et me demandais donc si vous accepteriez de m'aider dans mon enquête en répondant à quelques questions (localisation des mines d'ambre, interlocuteurs dans le commerce (officiel et officieux) de l'ambre, etc.).
Je vous laisse ci-dessous mes coordonnées complètes.
N'hésitez pas à m'envoyer par mail un numéro de téléphone où je puisse vous joindre. Cordialement,
Rémi Vallet,
Journaliste



Pour lire la lettre suivante---- Réponse :

Bonjour Monsieur Rémi Vallet,
Bonjour Madame A Deronza,
Bonjour Madame Marie-Anne Sorba, ...

- Monsieur Vallet, je reste à votre écoute pour convenir d'un échange utile. Je ne refuse jamais la moindre collaboration pour un article de presse ou une émission de télévision. Je suis toujours heureux d'être sollicité. Je suis alors à votre disposition pour définir un partenariat qui, peut-être, nous permettrait de trouver une collaboration fructueuse.

- Mesdames, les documents que vous cherchez correspondent au
livret N°4 de ma monographie sur l'ambre, monographie achevée en 1997 (non éditée), et, réalisée durant vingt ans d'enquêtes et de collectes à partir de 175 mentions bibliographies.
Les bibliothèques fourmillent de vielles thèses très intéressantes, et
de beaux livres...

Ces lieux calmes sont propices à un travail de longue haleine et de passion.
Ce labeur est à l'origine de mes derniers travaux publiés, et, mes dossiers sur l'ambre extraits de ctte monographie sont habituellement troqués contre un travail de partenariat : (M6 - Emission Captital, France 3 Emission Thalassa : ambre du Danemark, ...)

A l'identique du droit relatif à l'utilisation des images, je reste à votre écoute pour vous céder certains textes et envisager les modalités d'une collaboration (un partenariat) concernant votre article ou votre mémoire de maîtrise.
Cordialement,
Eric GEIRNAERT

Réponse de Madame A Deronza :
Croyez bien, Monsieur que j'ai étudiée en profondeur les ouvrages disponibles dans les bibliothèques qui sont mises a notre disposition et c'est en désespoir de cause que je vous ai contactée.
Malheureusement je ne peux rien vous apporter en échange d'une aide de votre part, je ne suis qu'étudiante et mon poids dans la hiérarchie universitaire est insignifiant pour faire connaître vos travaux. Mon professeur ne m'a laissé que très peu de temps pour exécuter ce travail et je déplore le manque de compassion et d'aides, accordés a des étudiants qui demandent des conseils ou des informations à leurs aînés.
Néanmoins si vous vous sentez prêt à faire "don" de vos recherches, je vous en serais grée, sinon, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations et mon regret de ne pouvoir vous faire connaître comme source précieuse d'aide et de compréhension.
A Deronza.


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Pour lire la lettre suivanteLe droit à l'utilisation d'image
Bonjour, un ami et moi sommes passionnés par la minéralogie et plus particulièrement l'ambre, le copal et les inclusions. Nous avons d'ailleurs monté un projet en collaboration avec le ministère de la jeunesse, la faculté de Besançon, le Club Géologique Belfortain, et la Pavillon des sciences Belfort-Montbéliard. Ce projet consiste, outre un voyage de découverte des régions ambrifères de la Baltique, en une exposition sous forme de panneau et d'animations scientifiques assurées par nous deux. Nous avons tenté l'expérience lors de la semaine "Fête de la science" d'une sensibilisation du public à la formation de l'ambre et du copal, de leurs inclusions et leurs intérêts. Ces animations ont été fort bien accueillies. Je vous écrit donc ce mail pour susciter votre aide.
Nous aimerions utiliser pour une partie de nos panneaux vos planches et photos parues dans "Minéraux et Fossiles", la revue "Insectes" et votre livre paru dernièrement ou d'autres que vous n'auriez pas encore publiées.
J'espère que vous pourrez répondre favorablement à cette requête. Dans l'attente d'une réponse, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.
Francois-Xavier Flotterer.


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Les droits d'exploitation au cas par cas...
Monsieur, dès lors qu'une œuvre est originale, qu'elle reflète la personnalité de son auteur : (photographie, texte, objets d'art...) elle est soumise à un droit d'exploitation. Les travaux que vous aimeriez utiliser, planches, photos, articles constituent une matière plus ordonnée qu'une simple mention dite : "de courte citation", la courte citation ne doit pas pouvoir dispenser le lecteur de lire l'article et doit mentionner le nom de l'auteur et les références de l'œuvre.
Vous ne parlez pas, Monsieur, dans votre message de votre volonté de mentionner le nom de l'auteur et les références de l'œuvre, ni même le souhait de l'associer. Seriez vous tenté par une éventuelle collaboration ? Quelle est la nature de cette aide que vous sollicitez ? Voudriez-vous, de préférence, acheter les droits d'exploitation de certaines images ?
Les droits individuels aux auteurs ne sont pas à négliger, (créations sur internet, à développer). Pour les photographies, les agences concèdent des droits de diffusion et de reproduction par abonnement, les auteurs individuels procèdent différemment et accordent généralement une utilisation indépendamment d'une durée ; le coût étant laissé à discussion entre les parties.
Cordialement,
Eric GEIRNAERT


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Pour lire la lettre suivanteLe droit à l'utilisation d'image
Bonjour Eric,
D'abord je voudrais encore te féliciter pour ton livre. Je suis fortement impressionné par la somme de travail et de photos qu'il représente, et je l'ai déjà recommandé à quelques personnes. Je viens tout juste de rentrer de Madagascar avec de nouveau plus de mille pièces de copal qui vont comme d'habitude partir chez différents revendeurs... Mais je crois que je garderai une petite partie pour en vendre moi-même au détail à Liège.
C'est dans ce but-là que je voudrais te demander si tu pourrais m'autoriser à faire une copie-couleur de l'une ou l'autre photo de ton livre.
Bien entendu, je mentionnerai clairement tes références. Je voudrais mettre une ou deux photos agrandies en fond près du copal à vendre.
Je sais qu'il existe une série de cartes postales, mais vois-tu, un ami a spécialement arrangé sa présentation de copal avec ta série d'images et c'est un peu déplacé d'aller faire pile pareil, d'autant que son copal vient de chez moi et je dois faire attention à ne pas lui faire concurrence déloyale.
Quant aux posters que j'ai pu admirer sur ton site (très très beau aussi, ton site !!!), ils sont super, mais c'est pas dans l'idée que j'avais en tête. Et puis ils sont peut-être seulement virtuels ?
Moi je voudrais juste de belles inclusions sur fond jaune couleur copal, du jaune de la couleur de la couverture de ton livre, et ne pas m'éloigner de çà. Je ne souhaite pas rentrer dans les fonds bleus ou les décors réalistes, je désire rester dans la couleur copal/ambre...
J'espère aussi que je ne t'embête pas avec toutes mes questions. Je suis sûr qu'on aurait chacun à y gagner. Depuis que je suis son fournisseur en la matière, je ne voudrais pas qu'il croit que je veux lui couper l'herbe sous le pied, tu comprends ?
Allez, je te laisse.
Bien amicalement,
Benoît Jacques.


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Les droits d'exploitation au cas par cas...
Un site Internet peut constituer une œuvre de l'esprit au sens du Code de la propriété intellectuelle, dès lors qu'il satisfaisait aux conditions d'originalité. Le site Ambre-Jaune, est particulièrement lié au dernier livre des Editions du Piat, cette œuvre est en conséquence sous contrôle du droit des auteurs. Attention donc aux extractions quantitative et qualitatives substantielles sans autorisation des auteurs... Sur internet comme ailleurs le droit s'applique.
Pour obvier ces problèmes commerciaux (!), il est possible de solliciter des images moins virtuelles, sachant alors que les conditions d'exploitation sont fixées à 40-50 Euros ; l'image utilisée devra mentionner la légende :
Coll. & Photo E. GEIRNAERT (http://ambre.jaune.free.fr/)
Le montant de cette contrepartie financière est conforme chez plusieurs éditeurs, le prix pouvant évidemment varier selon le nombre d'images achetées, accompagnées ou pas d'un article.
Bien amicalement,
Eric GEIRNAERT


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Pour lire la lettre suivanteUne aventure en Pologne
Bonjour,
Je suis paléontologue amateur et membre du CGH (Hainaut, Belgique), je suis tombé par hasard sur votre site. J'ai quelques questions à vous poser, si cela ne vous dérange pas... J'ai pour projet de partir en Pologne (Gdansk, Cracovie), je sais que ce pays est le grenier Mondial de l'ambre, on peut alors trouver là-bas la jolie petite pierre jaune, je pense... Je me suis renseigné auprès d'un vendeur qui m'a expliqué que la prospection était réglementée et réservée à une "certaines catégorie" de personnes. Est-ce vrai ?
Avez vous des conseils de fouilles ou de villes à visiter en priorité pour trouver/acheter de l'ambre ? ...
Mon but n'est pas essentiellement le nombre ou le volume des produits offerts à la vente. L'ambre vendu chez nous, généralement poli, est particulièrement cher. Je suis plutôt un aventurier et je préfèrerais découvrir mes propres échantillons, seul...
Si vous aviez des conseils à me prodiguer ou des informations à me donner pour me guider, et ainsi m'aider, vous me seriez très obligé.
En attendant, Monsieur, passez de bonnes fêtes...
Aurelien Simon


Pour lire la lettre suivante---- Réponse :

Monsieur Aurelien Simon,
La majeure partie des régions ambrifères polonaises sont soumises à des exploitations sous contrôles des populations locales. Ces exploitations, souvent privées, sont organisées selon des structures commerciales, qui, parfois, prennent des allures industrielles. Une multitude de collectes individuelles existent... Si vous êtes accompagnés il vous sera assez facile de prospecter aidé d'un guide dans ces voyages qui sont alors des petites excursions de découvertes. Les sites importants sont évidemment surveillés. En certains endroits l'ambre en Pologne est encore exploité en grandes quantités, et la pierre jaune constitue une ressource de grande valeur ; les exploitations sont alors une source de revenus pour leurs propriétaires fonciers. L'industrie de l'ambre en Pologne, (certes sur un déclin inéluctable), est encore enracinée dans une culture forte, la pierre de mer est thésaurisée à la hauteur des ses multiples registres.
Pour prospecter localement (et seul), il faut alors être assurément un "Aventurier". Je vous conseille de lire attentivement les "listes des projets de réglementations locales", sachant qu'aux yeux de la justice (et une jurisprudence lourde est là pour en témoigner), un prospecteur en minéralogie ou paléontologie est un découvreur potentiel d'objets pouvant intéresser l'histoire d'un site. De fait, la loi considère tout prospecteur ne possédant pas d'autorisation préfectorale comme étant en infraction. La prospection nécessite du flair mais aussi et surtout des autorisations !

Oui la Pologne est le grenier mondial de l'ambre, les gisements polonais sont étudiés de longue dates. Mais la science avance aussi grâce aux nouvelles découvertes et celles récentes de l'Oise sont là pour le rappeler. Alors, Monsieur, mes conseils, seraient de vous orienter de préférence vers les nombreux sites français. Au total, plus d'une trentaine de gîtes très intéressants sont à redécouvrir ! Ces lieux plus faciles d'accès ont aussi l'avantage d'être plus anciens que ceux de Pologne. Oubliés de longue date, les sites français sont à redécouvrir. La France offre de nombreux ambres originaires du Crétacé supérieur. Les indices abondent dans plusieurs départements vous permettant d'espérer devenir l'Inventeur du gisement; (c'est le terme consacré).
Monsieur, pour terminer et vous octroyer une aide, je reprendrais les termes d'un compte
compte rendu de presse :

"L'ouvrage : L'Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie se lit comme un roman, tandis que les émules pourront s'initier à suivre l'auteur, car non seulement un chapitre livre les secrets techniques mais répertorie également
les sites en France où l'on peut trouver ces fameuses inclusions."

Monsieur, si vous partez découvrir l'ambre balte il vous faudra absolument découvrir Kaliningrad, (anciennement KÖNIGSBERG, jusqu'en 1946); située sur les rives de la Pregolia, la ville est à la fois un port sur le golfe de la Vistule et le centre administratif du district de la Fédération de Russie qui porte son nom.

Bien amicalement,
Eric GEIRNAERT


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Pour lire la lettre suivanteThe amber room organization
Dear Eric,
We are currently looking for new members and I would be very pleased if you could support our organization by becoming a member.
We are currently working on a slate mountain very close to castle Lauenstein.
We have several slate mines there and some of them are closed since WW II.
We have an aerial photography showing as that 2 of the entrances were blasted at April 10 of 2004.
We try to open one of the tunnels by digging below the blast... we use iron beams to support the ceiling and wooden beams for the sides.
All material is expensive and by getting new members we hope to be able to finance our research.
If you decide to become a member of the Amber Room Org...
Also, we would be pleased if you want to visit us in Germany one day.
You would be personal guest in my home if you like.

Sincerely,
Henry Hattenhauer.
http://www.amberroom.org/



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Pour lire la lettre suivanteUn joli brouillard ambiant, très "David Hamilton"
Salut confrère, salut Eric !
Ton site progresse, évolue, tant du point de vue de l'image que des sujets! L'exposé général ainsi offert est de mieux en mieux, tout comme le niveau des commentaires de tes internautes (autodidactes ou spécialistes du domaine). Les sujets sont, pour le moins nombreux, et, on y récupère toujours un quelque chose (à la frontière de thèmes que l'on ne pensait pas explorer).
Bon, une nouvelle fois j'ai besoin de tes connaissances pour réparer deux erreurs. Je suis sûr ne pas être le seul dans ce cas, et, ta réponse rédigée sur le site va sans doute aider quelques internautes. J'ai accepté de nettoyer un superbe collier d'ambre abîmé d'avoir été trop porté. Les parfums et autres crèmes corporelles ont eu raison des gemmes précieuses et fragiles. Comme d'ordinaire (pour les pièces insectifères de ma collection) j'ai utilisé le polish fait maison, qui donnait les meilleurs résultats pour le matériel balte mais également pour les échantillons espagnols plus anciens et plus durs. Mais, surprise, et mauvaise surprise ! Le superbe collier s'est rapidement ternit, dégradé. Les pierres sont en copal dominicain (ambre de la République Dominicaine, ambre Saint Domingue !) En frottant le copal, la gemme se ramollit et s'opacifie d'avantage en surface. Tu dois sûrement avoir de quoi éclairer ma lanterne et oxygéner à ma flamme (toute triste).
Figures-toi que j'ai procédé au même nettoyage sur un échantillon copal pliocéno-de-machin-truc originaire de Colombie. Le beau bétail (8x5cm) contenait pas moins d'une trentaine d'inclusions (homoptera, coleoptera, hymenoptera, diptera, lepidoptera, et, fleurs d'angiospermes et bulles d'eau, -que tu nommes libelles-). Toutes ses belles inclusions sont maintenant nimbées d'un joli brouillard ambiant, très "David Hamilton"...
C'est sans doute une erreur de (vieux) débutant après toutes ces années fermé à tes nombreux conseils. Cher confrère, peux tu m'éclairer ? Que faire ? Les pièces sont-elles récupérables ? Tu as peut-être dans ta besace lumineuse une solution ambrée appropriée ? Merci pour ton implication indéfectible, qui, sur le web, est profitable à chacun !

Shaun Oliver
, plus romancier que joaillier (*).



(*) : La page de Shaun Oliver ici.


Pour lire la lettre suivante---- Réponse :


Bonjour,
Le problème est assez grave.
Selon moi le voile "David Hamilton" correspond sans doute aux matières huileuses rentrées mécaniquement dans la résine tendre et poreuse. Les résines récentes et incomplètement fossilisées (qui se ramollissent évidemment à la friction) sont surtout poreuses... Bien que la gemme paraisse homogène et solide (=limpide), la matrice est surtout spongieuse, "perméable et fissurée". Outre que la surface peut avoir été dissoute (rongée) par le polish, le problème est prononcé si d'aventure des intrants gras de la pâte abrasive ont pénétré la gemme (et sont donc établis dans les premières épaisseurs de la surface). Généralement les ambres anciens (spécialement durs) résistent bien aux polissages et aux imprégnations exogènes car le polymère est plus "serré".
Attention, il n'y a rien de scientifique dans mes explications, c'est juste une image explicative. L'effet nuage "David Hamilton" qui nimbe l'échantillon dominicain ou colombien résulte du décapage de la surface mais, aussi et surtout, de l'imprégnation mécanique des corps gras dans l'échantillon. L'observation des inclusions est altérée, les détails sont moins nets, car, l'huile grasse diffracte la lumière avec un indice différent de celui original de la résine. Une idée pour retrouver un échantillon correcte, serait de mettre la matière dans une eau savonneuse chaude à 35°C plusieurs jours (eau savonneuse ou équivalent), étant convenu qu'il faut que le nettoyant type 'savon' digère les huiles. Il faut trouver le moyen chimique de libérer la matrice en digérant les corps gras piégés dans ces échantillons poreux. Tu peux éventuellement après le bain prolongé en solution chaude faire une centrifugation légère pour extraire les derniers polluants piégés. Ensuite, il convient de reprendre le nettoyage superficiel -et léger- des surfaces par un lustrage au dentifrice neutre.

Les matières grasses qui encombrent les échantillons, (outre la gêne visuelle) risquent aussi, dans un avenir proche, de briser les gemmes ! En effet, la dilatation des corps gras (aux variations insignifiantes de température) va créer des tensions internes néfastes aux résines. En l'état, les échantillons, devenus "moches", sont également en sursis car ils vont se briser par dilatation mécanique des corps gras. Une autre méthode (plus radicale) consiste cette fois à décaper largement les surfaces avec un solvant spécifique. Mais, cette solution, de dernier recours, n'est à envisager que de visu.

Le problème qui te préoccupe est rigoureusement celui qu'ont des collectionneurs pointilleux, qui, croyant bien faire, recouvrent leurs échantillons fragiles d'un verni résistant au polyuréthane (très dilué). Voir le sujet suivant, ci-dessous. La substance qui normalement protège le bois, ruine irrémédiablement l'ambre. Une fois l'erreur notée, la solution consiste à dissoudre le vernis sans altérer l'ambre ! Opération bien plus délicate et périlleuse que de lustrer un échantillon fragile, fût-il copal originaire du pliocéno-machin-truc ! Dans l'immédiat, il faut que tu trouves le solvant doux qui nettoie les corps gras du polish. Bon courage. Le petit manuel du chimiste débutant pourra t'aider. Demande les conseils d'un chimiste...

Mes amitiés
,

Eric GEIRNAERT



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Pour lire la lettre suivanteLa surface de mon ambre est craquelée !
Géologue, passionné des sciences de la Terre, j'ai acheté voilà une douzaine d'années un morceau d'ambre de la République Dominicaine contenant deux petites mouches.
Visitant votre superbe site, j'ai récemment retrouvé mon échantillon et quelle ne fut pas ma surprise de constater que sa surface était craquelée, suggérant une dévitrification, (réaction de cristallisation de la surface qui peut être observée dans certaines roches volcaniques comme l'obsidienne mais après plusieurs millions d'années)…
Une détérioration aussi rapide m'inquiète, et, j'hésite donc à me procurer de nouveaux échantillons... Quelle méthode de préservation préconiseriez-vous pour éviter cette altération ?
(Question de Pierre Hudon - Montréal - Québec)


Pour lire la lettre suivante---- Réponse :


Bonjour Monsieur.

Un échantillon qui réagit aussi vite ne peut être un ambre. Les sécrétions parmi les plus récentes (incomplètement fossilisés) ne réagissent pas aussi rapidement. L'ambre dominicain, dont la datation est incertaine, est parfaitement stable, confer la pièce Jorge Caridad.

La pièce dominicaine Jorge Caridad

La célèbre pièce d'ambre :"Jorge Caridad"

L'altération naturelle des résines fossiles, qu'elles soient du type ambre ou copal, s'accompagne d'un assombrissement graduel en profondeur sous les fractures de surface. Ainsi, les objets d'art en ambre de l'époque romaine sont vitrifiés au moins sur deux millimètres et le phénomène est accompagné en profondeur d'un assombrissement important de la teinte. Les effets constatés sur votre échantillon résultent, sans doute, de l'action de l'air sur une substance recouvrant votre échantillon. (Je pense à un vernis). En effet de nombreux marchands protègent leurs ambres fragiles en les recouvrant de quelques vernis polyuréthanes (dilués) particulièrement résistants. Les altérations mécaniques et les érosions des matériaux (élastiques, plastiques, type ambre) nécessitent des connaissances cristallographiques complexes; néanmoins, il me semble que les vernis réagissent, comme vous l'évoquez, par craquelures sous l'effet de la dilatation.
Le vernis et l'ambre sont incompatibles, l'un détruit l'autre. Cela peut aller jusqu'à la destruction complète du bloc d'ambre! La vitrification naturelle de l'ambre est une altération très lente sous l'effet de l'oxygène (de l'air ou celui piégé dans les roches encaissantes). Le moyen le plus radical de protéger durablement des échantillons consiste à les entreposer dans un caisson hermétique en atmosphère neutre (sans oxygène) ou à les recouvrir d'une sécrétion actuelle des conifères de la famille des Pinacées; le baume du Canada, lequel n'empêche pas les observations rapprochées des inclusions.

Eric GEIRNAERT



La surface de mon échantillon pouvait être, en effet, recouverte d'une couche de vernis polyuréthanne. J'ai donc essayé de faire disparaître le réseau de fractures de surface en polissant l'échantillon. Se faisant, j'ai rapidement senti une forte odeur de résine qui "émanait" de l'échantillon. J'ai donc effectué un test à l'acétone sur une petite surface et celle-ci est rapidement devenue collante.
Mon "ambre" pourrait donc être du copal de la République dominicaine (provenant de la mine de Cotui ?) ou encore un faux ambre fait de résine (durcie ?). Est-ce possible ? Comment repérer la différence ?
Pierre Hudon.



Monsieur Hudon,

Mes indications pour vous aider à expertiser vos deux petites mouches sont rigoureusement celles que je donne à maintes reprises dans plusieurs pages du site Ambre.jaune et dans le MAG-AMP. Pour apprécier votre "ambre" (un vrai ambre) il faut vérifier sa fluorescence et, surtout, retrouver dans l'échantillon les zones laiteuses, marbrées (critère d'authentification du fossile non reproductible par les faussaires) qui naissent de la transformation en gaz des polluants liquides provenant de l'humidité des viscères des insectes. Ce phénomène -né lors de la diagenèse- n'apparaît pas dans les résines contemporaines, lesquelles, sont exploitées en République dominicaine par gemmage depuis 1724.
Oui, les faux existent et, localement l'exploitation de gemme est celle du pin d'Alep (Pinus halepensis Mill, famille des Pinaceae), connu localement sous le nom de "zappino". Seules ces matières contemporaines réagissent si promptement à l'acétone, ce qui expliquerait alors, la vitrification de surface de votre échantillon. De plus en plus, les contrefaçons (bloc fossilifères et bijoux) existent en République Dominicaine. Et,...




M. Jorge Caridad et sa femme.

Et, récemment, dans l'émission de Patrick Voillot, "A la recherche des pierres précieuses - l'ambre", diffusé le 13 janvier 2010 à 15h30 sur France 5, le sujet des faux a été exposé par M. Jorge Caridad qui préentent son musée évoquait les résines artificielles contenant des lézards...
Voici, à titre d'indication, ci dessous, à quoi correspondent les craquelures observables sur le copal et l'ambre.




Voici le détail A) d'un bijou copal monté sur argent, craquelé en surface de la gemme. Et, l'image B) présente un ambre balte insectifère que le propriétaire a malheureusement recouvert d'un vernis polyuréthane. Les surfaces des échantillons (tous les échantillons) peuvent êtres craquelées, et souvent la cause principale est l'application initiale (même ancienne) d'une substance de protection et/ou de nettoyage...

Aussi, si vous souhaitez nettoyer des pièces délicates, faites surtout attention aux polishs (efface rayures) dont l'utilisation peut convenir aux plastiques des voitures mais pas forcément aux résines fossiles !

Eric GEIRNAERT







Il ne tient qu'à vous de lire votre prochaine lettre ici. Suite de la correspondance ci-dessous ...



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