L'AMBRE, MIEL DE FORTUNE
ET MEMOIRE DE VIE 1/2


Eric GEIRNAERT

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"D'un point de vue philosophique, on pourrait dire qu'il n'est possible de prendre de la hauteur
vis à vis du monde, qu'après en avoir étudié les plus petits détails…
L'examen des minuscules inclusions fossiles de l'ambre
se réclame parfaitement de cette école de pensée"...
 
 

Le site Leader en France 
pour l'étude de l'ambre




Au regard du climat général assez étrange qui règne avec les rivalités scientifiques des équipes incompatibles
qui travaillent aux études des inclusions de l'ambre (confer le Premier Congrès Mondial de la discipline en 1998)
écrire un livre artistique (le premier en France sur la matière) nécessite un enthousiasme à toute épreuve...


L'ouvrage : "Lambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie" : Péambule.










L'ambre : un terrain d'exploration infini
accessible à tous par le bons sens.

      Pour ceux qui sont curieux des choses et qui aiment explorer les frontières limites du monde, le fait est là, de plus en plus fréquent dans les présentations filmées et dans les articles de presses : la Science dans son paroxysme de technologie est dorénavant une chasse gardée, une propriété "réservée" (parfois privée)... La Science devenue spécialisée est pratiquée par ceux qui ont autorité, et, si vous n'êtes pas du sérail, vous resterez là où vous êtes, c'est à dire à votre place qui consiste à regarder et croire que les donneurs de leçons sont là pour voir et expliquer le monde à votre place... Et, de là, les théories du complot dans de nombreux domaines où l'on découvre (effectivement) que les équipes de recherches cachent parfois la vérité au public. La science qui garde ses secrets et qui refuse de dire ses découvertes est de plus en conflit avec des communautés qui prennent leurs essors. (L'exploration spatiale, l'archéologie impossible, l'exobiologie, la génétique, etc.)
A l'opposé de ces expéditions réservées et rendues inaccessibles, l'ambre offre un terrain d'investigation vierge et infini où le seul BONS SENS permet d'atteindre la vérité des choses. L'ambre est sans doute la matière exploratoire la plus indomptable où les théoriciens du dogme se font mettre en pièce par la réalité des faits accessibles à tous. C'est la raison pour laquelle je tiens cette matière en très haute estime. L'ambre impose une déférence, une humilité, une modestie que la science arrogante associée au commerce cupide oublie parfois...






Lire l'ambre avec un enthousiasme à toute épreuve...

      L'examen de l'ambre (peu importe la valeur marchande de l'échantillon ou le volume de l'écrin) est TOUJOURS une approche extrêmement stimulante ! La lecture empirique de quelques traces (qui ne valent rien commercialement parlant) peut démonter des choses inexplorées et suggérer de belles promesses d'émerveillements sans fin. Celui qui a parfois tendance à l'entichement éphémère et tombe, par hasard, au décryptage des inclusions de l'ambre peut rester collé (humour) au piège très collant des résines ! Les fossiles en pierres, les gros ossements de dinosaures, très encombrants, (gris, lourds, fissurés, toujours incomplets) laissent comme un goût d'incomplétude pour la raison simple que l'on tient l'objet de pierre sans voir le dinosaure. DANS L'AMBRE, c'est l'inverse ! L'encombrement n'existe pas. Le voyage dans l'espace temps est matérialisé en images !!! Les acteurs sont réellement présents, en matière, en situation(s), avec leur(s) comportement(s) individuel(s) et/ou collectif(s). Et, le paysage de la microscènose, d'une précision infinie, est parfois imprégné des pigments originaux antiques ! INCROYABLE ! Regarder l'ambre par la focale de la taphonomie, c'est faire un vrai voyage dans l'espace temps !!! Un voyage de lecture SANS LA MOINDRE DISTORSION !!! Outre la contemplation passive (=le regard est posé sans effort ici et là), l'ambre permet aussi et surtout l'exploration plurielle d'une multitude de sujets. La pièce d'ambre (sans valeur) donne la saveur de la découverte possible. L'ambre a le goût de l'exploration, l'idée que tout n'a pas été découvert. Aucune pièce n'est anodine. Le rare est là à sa place... Le grandiose miraculeux est à portée de main pour peu que l''on apprenne à lire avec le respect de la bonne méthode... Lire l'ambre c'est réellement une "édification personnelle" des choses essentielles du monde...











L'acquisition des détails et des secrets...

      Dans les années 80-90, les technologies "modernes" (numériques et du web) restent à inventer et la photographie nécessite d'utiliser des pellicules aux grains plus ou moins fins (sujet délicat pour l'ambre). L'acquisition des détails rapprochés des inclusions fossiles se fait essentiellement en optique traditionnelle puis en contrôlant des diapositives et, dans le meilleur des cas, des tirages papiers évidemment couteux. La recherche des "amusements" macro demande alors une volonté à rude épreuve et un sens de l'abnégation assez "spirituel"... Lé récompense de plusieurs heures de travail pour aller fouiller un machin étrange n'est pas toujours primée... La science limite alors son expertise stricte des inclusions de l'ambre à l'essentiel, c'est à dire la description froide des types nouveaux (dessins noir et blanc où les morphologies des espèces sont faites au crayon en utilisant une loupe binoculaire à double observation; on peut regarder dans la loupe binoculaire et voir en même temps sa main tenir le crayon pour dessiner). Cet inconfort, et cette limite financière nécessitent des inventions pour explorer les Mystères (cachés) de la Chambre Jaune... Et je découvre des méthodes qui offrent bizarrement des résultats extraordinaires... Autodidacte, je vérifie qu'en optique (rapprochée ou non) moins il y a de lentilles dans un dispositif, meilleurs sont les résultats. Je m'éloigne alors complètement du dogme laborantin où l'opérateur porte d'avantage de respect et d'intérêt à son microscope (trinoculaire) qu'à l'ambre fossilifère qu'il découpe en lames minces. Et, à partir de là tout s'enchaine très vite. Les images apparaissent dans des précisions inégalées à un rythme effréné et des journalistes de venir visiter le "temple jaune" où, paraît-il, on peut observer son reflet dans le miroitement parfait d'une araignée de plusieurs millions d'années qui a conservé la structure de ses yeux. Les ambres sont conservés en volumes et les solutions optiques offrent même des projections d'images en dehors de la gemme !!! L'exemple suprême est là, c'est la projection de l'insecte (qui émerge de la gemme par un faisceau de lumière froide à fibre optique) qui est finalement photographié car effrayant par le jeu caricatural des déformations courbes des coulées. Là, comme disent les journalistes, nous touchons à l'art et le voyage d'exploration initiatique commence pour ne plus s'arrêter. Aujourd'hui vingt cinq ans plus tard les images d'art, (dénigrées par la science) font encore sensation... Et, c'est bien l'ambre qu'il faut admirer et non pas la technique froide (qui, entre nous, n'est que de la technique)...






La lecture intuitive de l'ambre et l'approche presque "sensuelle" des pièces offre des découvertes passionnantes...
Mieux vaut poser son oreille sur l'arbre originel pour écouter La Mémoire De La Chambre Jaune
que d'éntendre les polémiques et les railleries des scientifiques déréglés...







 

L'auteur examinant une pièce d'ambre
 
Eric GEIRNAERT
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les publications de l'auteur.









L'auteur présente ses inclusions en conférence
 
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les publications de l'auteur.


 
      
Envisager de lire les choses (à la loupe) autrement que par la voie doctrinale...

      L'art de regarder les inclusions dans leur intimité, l'art de lire les espèces antiques par le jeu de la taphonomie jusqu'à les "entendre" vivre et raconter leurs comportements, le désir de rechercher les nuances les plus fines constitue le (mon) seul moteur d'exploration de ce monde formidable qu'est l'ambre. Il n'y a pas de connaissance fine, ("intime") du Mystère de la Chambre Jaune sans un respect rigoureux de la matière et un "apprentissage" précoce d'une méthode de lecture des traces...

      La seule prise en mesure de la morphologie (biométrie) d'un insecte figé dans l'écrin de résine, déjà dessiné sous toutes ses "coutures", est un écueil. Il y a tellement plus à voir que la morphologie des sujets ! Le scientifique observe les formes, mesure les anatomies, puis, traduit des chiffres et raconte le paléoclimat et le biotope antique d'après quelques dessins d'acteurs isolés en lames minces. Et, ceci fait, il n'observe pas les comportements, les attitudes, les mouvements et les relations réciproques, (jamais d'après les syninclusions puisqu'il isole les sujets découpés en lames minces). Les scènes collectives sont irrémédiablement perdues lorsque l'ambre est sacrifié pendant le démontage des échantillons où la gemme est enlevée pour faciliter l'examen de la biométrie...

      A une certaine époque les "égyptologues" européens, (guidés par leur pensée coloniale qui consiste à dire : tout ce que je vois est à moi), ouvraient les monuments à la dynamite, comment pouvaient-ils faire autrement ? Aujourd'hui, les scientifiques de l'ambre font la même chose. Dans un calme sidérant et dans un acquiescement convenu, ils opèrent de la même façon et découpent tous les fossiles d'ambre (pour isoler les inclusions) quitte à perdre les vues d'ensembles. Alors qu'il faudrait réunir les fossiles et les inclusions, ils composent des assortiments éclatés, comme les pièces alors "recoupées" d'un puzzle, par simple confort de manipulation. L'image générale (et originelle) est montée à l'envers et fausse (et moche)... Les scientifiques actuels agissent comme si tout était définitivement fixé par le dogme, ils ne lisent pas les fluctuations et les infinies modulations qui existent et qui marquent la mémoire de la pierre d'ambre. L'exercice extrêmement riche d'observer puis de photographier les inclusions dans un ambre natif (conservé en volume) s'emploie à ne pas laisser nos neurones en jachère.

      La vogue de l'image triste image noir et blanc en éclairage de contraste arrière (dans les PDF et les thèses universitaires) a façonné nos scientifiques de labo dans cette pratique de la course à la publication... Certains l'admettent aujourd'hui, les descriptions ainsi faites des holotypes publiées en anglais, n'ont plus vraiment d'audience... Monsieur Poinar, (confer le PDF cité juste avant) par exemple, a plublié 700 descriptions de types entomologiques en schémas dessinés avec des photographies monochromes, rendant la "Chambre Jaune" aussi terne qu'une prison sans lumière... L'auditoire de ces travaux (scentifiques) se limite aujourd'hui aux seuls membres de la rédaction (et aux correcteurs de l'équipe). L'ambre ainsi publié, en noir et blanc, a-t-il un avenir ?







Guêpe de l'ambre 50 M.A

Photographie de guêpe
50 M.A Eric GEIRNAERT

      C'est son admiration passionnée pour la Nature qui a finalement conduit l'auteur à l'étude des inclusions de l'ambre. Entomologiste amateur déjà chevronné, (refusant de tuer les insectes contemporains pour pratiquer l'entomologie assassine de l'épingle), il découvrit l'ambre l'année de son quinzième anniversaire. Une découverte totalement fortuite, -un insecte au comportement significatif !- au fil de sa quête des curiosités naturelles, une aile de mouche incluse dans une pièce d'ambre, une aile ayant conservé, dans ses moindres détails, toute sa nervation originelle ! Une aile de dolichopodidae. Puis le choc ! Le choc lorsqu'il apprend que ce petit bloc jaune miel était âgé de cinquante millions d'années ! …

       Refusant de suivre les chemins habituels (de la photographie entomologique et de la capture des sujets) l'auteur a préféré user de son sens aiguë de l'observation et de ses capacités déductives pour comprendre et interpréter, dans le détail, les scènes que l'ambre a figées pour l'éternité.
"Cette résine fossile nous offre de fines tranches d'Histoire avec un souci du détail rarement égalé, de nombreux moments de vie dont l'exégèse n'est pas sans amener ceux qui les étudient à s'interroger… Ainsi va la "mémoire de vie" du "miel de fortune".






 
"Outre ma fascination pour les fourmis de l'ambre (qui racontent leurs comportements fossiles), mes explorations sur
ce Miel de Fortune m'ont apporté les plus grandes satisfactions intellectuelles que l'on puisse ressentir...
Certaines observations suscitent des questions (fondamentales !), posent des énigmes, font
naître des émotions, ... et parfois
même des craintes... Mais, n'est-ce pas la
difficulté d'être porté aux limites du confortable qui augmente l'intérêt ?"





      L'ambre est né de la fossilisation de certaines coulées de résine de pins tombées sur le sol dans les vastes forêts du monde, depuis au moins 230 M.A. (Trias)...

      En s'épanchant, les résines ont englobé des débris végétaux, des insectes (et leurs pontes) et parfois même de petits vertébrés ! L'ambre permet aussi de déceler les variations climatiques…
Ponte d'insecte dans l'ambre, 14 mm,  2 M.A.



Ambre de Pologne, 5 cm, 35 M.A.

      Dès la Préhistoire, l'ambre a été utilisé comme parure ou comme objet de culte. Cet "Or du Nord" est sans doute une des premières substances précieuse à laquelle l'homme se soit intéressé.

      D'aucuns disent que l'ambre nettoie et purifie l'organisme. Pour certains, le "rayonnement intense" de cette substance agirait sur les systèmes endocrinien et digestif. En outre, les propriétés électrostatiques du matériau seraient bénéfiques contre la fatigue, la dépression, restaurant le goût de vivre en insufflant le courage nécessaire pour surmonter l'angoisse et l'ennui de la vie !




      Vous débutez une collection ?

      
Prenez garde à l'oxydation naturelle des pièces surtout celles prétendues du type ambre mais qui, en fait, peu polymérisées, sont vendues comme substitut des Gédanites baltes. Pour dire les choses simplement, l'ambre vrai ou l'ambre-"copalé" quel que soit sa nature n'aime ni la lumière ni l'oxygène... Donc, si vous souhaitez construire une collection, n'oubliez pas cette notion importante.

      Point important. Au fil du temps, l'ambre s'oxyde, les gemmes s'assombrissent et réagissant avec l'oxygène atmosphérique. Ce processus inévitable fait apparaître des brisures en surface, (des craquelures). Pensez à conserver vous pièces dans une chambre hermétique sous atmosphère d'un gaz neutre à température fixe. Evidemment tout le monde n'a pas une chambre en atmosphère d'argon. Par contre pour ralentir (toutes mesures comptées) l'oxydation naturelle des surfaces, évitez de trop nettoyer vos pièces avec un chiffon ! Oui, passez plutôt votre index sur le côté de votre nez, à la base de vos cheveux, pour récupérer les matières grasses (le sébum) de votre peau. Ce composé neutre appliqué sur les surfaces des ambres joue un petit rôle de protection efficace conte l'oxygène... Quelques cires à base de "silicium souple" sont possibles pour isoler les ambres de l'oxygène. Par contre les laques, les détergeant, les vernis et le huiles sont à proscrire car des substances actives vont pénétrer les gemmes poreuses, et, par effet chimique et/ou mécanique (de dilatation) vont accentuer le processus d'apparition des fissures.

      Autre point. L'ambre natif (celui que l'on trouve dans la Nature) existe dans des strates inondées. Dans son environnement naturel, l'ambre est "niché" dans le sol humide. Vérifiez alors que l'air des pièces dans lequel vos entreposez votre collection ne soit pas trop sec.

      Sinon, les grandes collections muséales sont souvent une réunion de plusieurs conceptions de collectionneurs (privés) et les données (alors nombreuses) sont assez hétéroclites. Dès vos premiers pas de collectionneurs, inventez votre classement type. Prenez un classement qui correspond à vos activités. Il n'y a pas de méthode universelle mais, prenez, réellement un classement.








En compagnie de Fossilium (le dinosaure), Eric
GEIRNAERT expose la lumière de l'ambre...



Eric GEIRNAERT a remporté le premier prix de l'exposition Internationale
Fossilium 2000 pour ses présentations consacrées
aux inclusions fossiles de l'ambre.




Le livre : L'AMBRE, MIEL DE FORTUNE ET MEMOIRE DE VIE est destiné au grand public Le livre : L'AMBRE, MIEL DE FORTUNE ET MEMOIRE DE VIE est destiné au grand public
Moustique dominicain MYCETOPHILIDAE, 40 M.A.
Parmi 6.000 photographies d'art, l'auteur a regroupé dans son livre ses 300 plus belles images Le livre : L'AMBRE, MIEL DE FORTUNE ET MEMOIRE DE VIE est destiné au grand public
Le livre : L'AMBRE, MIEL DE FORTUNE ET MEMOIRE DE VIE est destiné au grand public
Le livre : L'AMBRE, MIEL DE FORTUNE ET MEMOIRE DE VIE est destiné au grand public

Cliquez sur l'ambre pour voir la page consacrée à Fossilium.


Eric GEIRNAERT
est le vainqueur du
concours international :
"Le Mystère de la Chambre Jaune."
Et la pièce d'ambre contenant
les 88 fourmis a voyagé
dans l'espace :

La pièce d'ambre du concours
Le Mystère de la Chambre Jaune
a voyagé dans l'espace



 

 
      Pour de nombreuses personnes, l'ambre n'est récolté que sur les côtes, baignées par la Mer Baltique, de plusieurs pays d'Europe de l'Est (Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie). L'ambre existe partout, mais, effectivement, les gisements les plus importants se trouvent bien dans la région de Königsberg (Lituanie), dans une couche d'argile de 6 mètres d'épaisseur (enfouie à 30 mètres de profondeur), actuellement exploitée à ciel ouvert. Et, seuls, 15% des échantillons recueillis dans ces dépôts sont utilisables en bijouterie.

      Par les nombreux problèmes qu'il soulève, notamment à propos de l'évolution des espèces, l'ambre offre aux scientifiques des perspectives dont les enjeux dépassent largement le cadre de la petite publication de laboratoire…


      Jurassic Park ! Peut-on espérer ressusciter les dinosaures disparus ?

      Le livre d'Eric GEIRNAERT confronte le rêve à la réalité et montre les enjeux de travaux qui ambitionnent d'exploiter des éléments de dépouilles de vertébrés inclus dans l'ambre. Les chercheurs n'ont, pour l'instant, réussi à ranimer que deux bactéries fossiles (Staphylococcus succinus et Bacillus sphaericus) qui sommeillaient dans des ambres dominicains depuis 40 M.A. ! …

 
  

      Tout naturaliste curieux, examinant à la loupe binoculaire les merveilleuses inclusions préservées dans ce matériau jaune miel, remonte le temps et explore une vie formidablement riche, observant, avec une précision du détail insoupçonnée : morphologies, comportements, organisations sociales…

      La collection de l'auteur, qui tient, peu ou prou, dans une dizaine de boîtes à chaussures, regroupe 15.000 petits échantillons d'apparence insignifiante; mais l'association d'un appareil photographique à huit sources lumineuses, a permis de révéler des scènes particulièrement rares (accouplements, fuites, combats, naissances, colportages, pontes, …)

      L'ambre permet de reconstituer le mode de vie, la biologie, les pathologies de nombre d'espèces fossiles évoluant à l'intérieur de scénarios passés, durant lesquels les animaux sont morts, étouffés par la résine. Parasitisme, commensalisme, échanges alimentaires, transport, … autant d'observations fascinantes que révèle l'emploi d'une technique photographique remarquable....

La mémoire de vie des inclusions : un moustique dominicain MYCETOPHILIDAE de 40 M.A. !

Cliquez sur l'image du moustique
pour voir sa présentation en Mairie.





Refusant le climat des rivalités que se livrent les équipes de recherches et optant pour des
présentations artistiques, Eric Geirnaert explore l'ambre dans une voie résolument poétique.





Article de journal publié
le Jeudi 18 mai 2000





      Eric Geirnaert, un homme emprisonné dans l'ambre !
      par GISELE MARECHAL, Jeudi 18 mai 2000.


      
Voici 135 millions d'années, dans de grandes régions du monde, des forêts de conifères produisaient de la résine. Protection de l'arbre malade contre les insectes parasites ? Productions résineuses d'arbres en pleine santé ? Mystère. Toujours est-il que l'ambre -d'origine végétale mais de nature "minérale"- renferme dans sa matière balsamique jaune foncé des quantités d'informations relatives à l'époque de sa formation biologique. Une mine d'or pour les paléontologues, professionnels... ou amateurs.

      Depuis son enfance, Eric Geirnaert (Villeneuve-d'Ascq) s'intéressait aux insectes. Sa passion, c'était de les observer, de les voir évoluer vivants dans leur milieu. Puis un ami lui a fait découvrir la beauté de l'ambre à l'exposition Fossilium. C'est alors qu'Eric s'est épris des animaux que, fortuitement, il y a découverts. A 32 ans, il a acquis des connaissances ayant valeur scientifique en matière d'inclusions dans l'ambre. Bien que son érudition lui vaut aujourd'hui une reconnaissance internationale - le jeune homme donnait récemment une conférence à la Faculté polytechnique de Mons, à l'invitation du Cercle géologique du Hainaut - E. Geirnaert ne se proclame pas scientifique pour autant. Informaticien de formation, il déclare que l'ambre, c'est une passion de poète.


      DANS LA NUIT DES TEMPS, LA VIE PÉTRIFIÉE...
      Sous la lentille de son microscope, l'érudit amateur photographie des animaux surpris dans la nuit des temps par une petite goutte de résine. Ses diapositives résultent d'un travail de patience prodigieux. Huit lumières savamment dosées... et voilà l'araignée étreignant sa proie, les moustiques copulant, le papillon pondant son chapelet d'œufs... Étudier les insectes prisonniers de l'ambre, s'enthousiasme notre homme, c'est se faire le révélateur de leur vie sociale! E. Geirnaert a notamment étudié une pièce d'ambre de République dominicaine, découverte en février 1995 par Jorge Caridad. Datée de 30 millions d'années, elle enrobe 88 fourmis qui s'activent à transporter un couvain. E. Geirnaert en a réalisé une étude de taphonomie (étude du processus de fossilisation). Deux des 88 fourmis enfouies sont d'une espèce étrangère: elles ont la tête sectionnée par les soldats. Cette étude a permis à Eric Geirnaert de remporter un concours de la revue La Recherche, en juin 1997.

      Au gré de ses recherches, Eric Geirnaert a parfois été amené à bousculer quelques "certitudes" scientifiques. Les chercheurs, dit-il, pensaient qu'on ne trouverait jamais d'animaux aquatiques dans l'ambre. Jusqu'au jour où j'ai trouvé un alevin d'à peine un millimètre. Ce petit poisson a peut-être été emprisonné au moment où un arbre produisant de la résine est tombé dans l'eau. Toujours est-il qu'il a permis de faire chuter un dogme au sein de la discipline : la résine peut capturer des inclusions aquatiques inertes. La passion de Geirnaert l'amène en tout cas à accumuler les découvertes. J'achète (j'echange surtout) des pièces dont le contenu m'intrigue. J'en possède 10.000, qui toutes ensembles pèsent moins de 14 kilos. Ses découvertes les plus récentes sont une couleuvre dans un ambre de Madagascar et tout récemment, un corail dans un ambre balte de deux grammes ! Il s'agit du tout premier élément marin.

      Dans la faune du commerce de l'ambre (les faux sont, paraît-il, légion), notre homme fait confiance à son intuition et sa logique pour les expertises. Je possède un radar pour détecter les pièces exclusives.


      UN JURASSIC PARK POUR LES BACTÉRIES ?
      Mais si vous lui posez LA question, celle de savoir si toutes ces recherches pourraient un jour déboucher sur un "parc jurassique" façon Spielberg, alors Eric Geirnaert redevient très "académique". L'ambre alimente notre rêve le plus fou, celui de pouvoir remonter le temps. Mais dans l'état actuel des connaissances, cela ressemble fort à une utopie. D'abord, explique-t-il, parce que l'ambre qui aurait englobé un moustique ayant piqué un dinosaure serait âgé de plus de 70 millions d'années. Ce qui en fait un fossile très rare. Ensuite, le sang est dans l'estomac du moustique, et donc en phase de digestion. Attaqué par des substances chimiques, l'ADN y est fortement fragilisé. Il est donc impossible de récupérer le génome complet d'un dinosaure dans l'estomac ou l'intestin d'un moustique. Et même: les fragments d'ADN que l'on serait susceptible de récupérer dans l'ambre sont minuscules; les molécules d'ADN sont découpées en petits morceaux lors du processus de fossilisation. Le puzzle, dit Geirnaert, est impossible à reconstruire pour des génomes un peu compliqués. A ce jour, une telle opération de retour à la vie n'a en tout cas été réussie qu'une seule fois... Sur une bactérie. (Mais ces travaux sur les bactéries de l'ambre sont très critiqués). Leur matériel génétique est, il est vrai, constitué d'un chromosome unique et circulaire. Il suffit donc d'une seule molécule en bon état pour redonner vie à une toute une colonie. C'est moins spectaculaire que des dinosaures, évidemment...


      Végétal.
      Durant plusieurs époques géologiques, des conifères et autres plantes à fleurs ont secrété une résine qui s'est ensuite fossilisée sous forme d'ambre jaune (par opposition à l'ambre gris, d'origine animale). L'ambre est donc d'origine végétale, et non minérale. La résine se solidifie et est entraînée dans des couches géologiques en superposition. La pièce d'ambre pèse de quelques grammes à plusieurs kilos (très rare).

      Baltique.
      L'ambre le plus abondant, le plus illustre, vient de la Baltique. Il est exploité en joaillerie et en industrie (confection de vernis). Il existe deux types de gisement (lié à la nature du dépôt, dit primaire ou secondaire). - En dépôt (primaire) dans un sédiment, l'ambre est là mais n'y tient pas en place: il se resédimente alors souvent dans d'autres couches géologiques. Cette seconde forme de dépôt (forme secondaire) peut être exploitée en carrières à ciel ouvert, où elle peut affleurer à très faible profondeur et forte concentration, jusqu'à 6 Kg d'ambre / m3 de terre. Certaines pièces d'ambre de la Baltique sont acheminées sur les plages par la mer: ces galets-là se situent dans des couches sédimentaires affleurant le milieu sous-marin. Ils sont arrachés par les vagues; de densité comparable à l'eau de mer, ils s'acheminent vers les plages. Les pêcheurs peuvent les récupérer au moyen de filets, après des tempêtes.

      Nuit des temps.
      L'ambre russe est vieux de 100 millions d'années. Celui de New Jersey, de 95 millions d'années. Celui de l'île de Wight date de 120 millions d'années. Presque autant que l'ambre libanais, qui date de 120 à 130 millions d'années. France. Nos voisins (et nous même) possédons de nombreux gisements d'ambre. Deux cent ont été répertoriés à ce jour, notamment en Oise (54-56 millions d'années) et en Charente (100 millions d'années). Des recherches s'organisent au Muséum d'histoire naturelle de Paris pour des collectes qui espérons-le seront respectueuses.

      Gare aux faux !
      Eric Geirnaert (voir ci-contre) explique comment il peut différencier l'ambre véritable de la contrefaçon. Plus l'animal inclus est de taille imposante, plus il y a de chances pour qu'il s'agisse d'un faux. Il y a les vrais faussaires, qui incluent de vrais fossiles (déjà enrobés d'ambre) dans la résine de synthèse (plastique par exemple) pour proposer des pièces plus imposantes et chères. Il y a les vrais blagueurs, qui immortalisent d'énormes lézards, des scorpions... ou certains qui imprègnent le dessin d'une tête de chien !
















Cet insecte publié dans l'article
de journal est très particulier...
Cliquez ici ou sur l'image de
l'insecte pour lire
l'explication du
piégeage.










Dossier Ambre et Dinosaures
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  Le Puzzle de la mort des dinosaures...
Le dossier des dinosaures
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      Loin des rivalités et des luttes intestines que se livrent les équipes de recherche (confer le premier congrès mondial de l'ambre 1998), une méthode intéressante et performante permet de progresser dans l'exploration de l'ambre. La "formule" si on peut parler ainsi, consiste à présenter régulièrement ses découvertes en conférence. Le public impliqué, discute, échange, apporte réellement des informations.

      A l'opposé du monologue "ploutocrate", (de celui qui refuse de communiquer par protectionnisme pathologique) le briefing ici renouvelé chaque année construit le dossier, lequel, testé sur scène avec un auditoire, sera la base d'un sujet ajusté pour une publication sous forme d'ouvrage.

      Préparer un livre (2002) par des présentations au public (depuis 1990) est une méthode parmi d'autres... Cette méthode offre l'avantage de partager et de rencontrer des personnes passionnées. Ici en 2000, Eric Geirnaert (ci-dessus) présente les mantophasmes de l'ambre (des insectes inconnus de la science à cette époque). Des insectes qui vont constituer un nouvel Ordre identifié en 2002...








 

Le calendrier des animations
Le calendrier des animations du livre



Suite de la présentation avec les
galeries des inclusions rares
et les posters
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