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Le grillon zébré, ci-dessous, un fossile polychrome (40 M.A.) conservé
dans l'ambre balte, est la première pièce muséale arrivée au musée...





En prenant ses fonctions au Musée, Sacha découvre que le "Jurassic Park" aurait été détruit, (humour) par une invasion de grillons zébrés dont les indices apparaissent dans le film...
 












Présentons
ici dans cette
page Internet
quelques
références
d'ambre
de mon


 
musée "Sachalien"
 






      En prenant 15 voies d'intérêts différents pour explorer le succin, en retenant qu'il existe 8 sortes de traces attachées aux inclusions fossiles pour lire les gemmes et en comptant plus de 100 types de gluaux fossiles, le voyage INFINI, si extraordinaire de découverte des chambres jaunes est d'une variation assez déconcertante !!! Voilà ce qui me fait remettre chaque jour mon ouvrage sur la table pour poursuivre ce voyage "initiatique" qui n'a rien d'inaccessible et qui accorde, à celui qui sait regarder et voir, des découvertes magistrales comme ces fossiles baltes restés colorés (IGNORES des livres de science).
RENDRE la couleur réelle aux fossiles de l'éocène à partir des ambres baltes (3 gillons ci-dessous), cette matière tant étudiée depuis plusieurs centaines d'années par de si nombreux spécialistes) EST PLUS QU'UN petit plaisir de collectionneur attentif, c'est l'un des dossiers les PLUS FONDAMENTAUX de la paléontologie moderne... D'où l'intérêt de ce "musée Sachalien" qui matérialise le rêve à portée de main.





 
Le premier fil directeur de voyage au "Musée" Sachalien est l'étude de
la couleur conservée des espèces (surtout de l'ambre balte).
CE SUJET N'EST ETUDIE NUL PART, C'EST DONC
UNE EXCLUSIVITE. L'exploration des
inclusions polychromes...






- - - NOTE TRES IMPORTANTE - - -
 
La présentation volontairement originale de ce site Internet, presque amusante, (inspirée
du film Jurassic Park) NE DOIT SURTOUT PAS OCCULTER LA VALEUR MUSEALE
des ambres commentés ici... Les inclusions fossiles (rares) présentées
sur ce site Internet sont pièces de qualités exceptionnelles...
Un exemple et
ici de nouvelles espèces !!!




C'est en examinant les pièces déclarées rares et rapportées en publication par un collège de 10 spécialistes (dans ce dossier surtout) puis les pièces de collections (ambre birman) du Museum of Natural History New-York, que je me suis finalement intéressé à poser la focale sur les ambres birmans où l'essentiel du travail d'inventaire (POUR LES TRES BELLES PIECES) reste à faire. Et, déjà les découvertes extraordinaires : gammares, champignons à lamelles sur pieds, portions charnue de dinosaures, plumes polychromes, épanchement de sang de vertébré et projections de venin, portions de serpents (=proto-reptiles), épiderme coloré par les mélanophores, lombrics, fourmis... ET TANT D'AUTRES raretés pour qui prospecte attentivement...






 


   
Bien installé dans ses locaux, le nouveau conservateur du
Musée Sachalien, (avec ses 3 grillons), prends ses marques.





LA VALEUR INTRINSEQUE des pièces d'ambre est celle que l'on
peut en tirer lorsque l'on fait la lecture des inclusions !!!
LIRE les choses (en tirer une information donc)
n'est pas "VOIR" (entrevoir) les choses...
 
OBSERVER est la mère
de toutes les
sciences.





      Ci-dessus, voici un MAGNIFIQUE petit moustique de l'ambre entouré par trois grillons étranges (non moins intéressants)... Pourquoi cette image ? Pourquoi cette composition et le choix si particulier de ces insectes? Les trois grillons sont des découvertes majeures récentes d'insectes baltes (50 M.A.) qui sont restés colorés! Les insectes ont conservé (fait rarissime non encore étudié en 2018) les traces polychromes du vêtement originel des espèces ! Découvrir des insectes polychromes fossiles dans le succin balte, (l'ambre le plus étudié au monde) est une merveille... Et cela tient sans doute au fait que l'on vient de mettre à jour des lots ukrainiens d'ambres où les résines semblent avoir été mélangées en elles, un cocktail de plusieurs espèces botaniques grâce auquel les gemmes ont "stabilisé les traces mélaniques (les pigments sombres les plus résistants) selon des processus encore inexpliqués. Ensuite, il y a le petit moustique... L'insecte, SURTOUT celui là, n'a rien d'anodin ! Ceux qui sont spécialistes de l'ambre auront peut-être reconnu (mais, ... pas certain) le moustique évidemment présenté par Monsieur Chris Pratt en personne dans le DVD bonus de l'excellent film Jurassic world !!! Le moustique est un mycetophilidae très certainement de l'ambre dominicain, donc âgé de 20 M.A. Et Monsieur Chris Pratt de nous parler de la conservation du sang des dinosaures... Ici le petit mycetophilidae présenté n'est qu'un "mangeur de champignons".... L'insecte sans rostre ne pique pas et ne se nourrit pas de sang. Pour cloner les dinosaures, il faut trouver des moustiques hématophages (si possible des Culicidae femelles) qui sont contemporains des monstres... Mais des tels fossiles (infiniment rares) sont quasiment impossibles à tenir en collections privées... Nous avons une chance incroyable d'en avoir plusieurs sous le coude...

      Tout cela pour dire, que la présentation esthétique des sujets ci-dessous ne doit SURTOUT pas occulter l'extrême rareté des pièces présentées. Plusieurs références commentées ici sont des pièces UNIQUES comme ces écailles de peau de dinosaures transportées au nid par une fourmi âgée de 100 M.A. Le petit musée, ci-dessous, ouvert gratuitement au public n'a rien de banal. Les pièces amenées constituent les références les plus précieuses collectées par de vrais spécialistes passionnés depuis de nombreuses années...






 
Alors, la quête au "zebranidae"... (Humour)...
En se posant toujours la même question
il ne faudrait pas non plus que cela
devienne une obsession...






Si Jurassic Park est un film à grand spectacle tourné par une équipe de production
(très inspirée) avec des trucages réalistes somptueux, voici SANS MENSONGE
AUCUN
, UN ANIMAL EBLOUISSANT CONSERVE DANS L'AMBRE !










Voici un ambre balte, taillé en sphère, initialement pour être monté
en collier, mais récupéré de justesse, et heureusement, car
l'inclusion est absolument M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E !!!





      Posé sur la table sans autre explication, un ambre avec une inclusion peut sembler muet... Il y a vaguement un petit "machin" piégé dans la gemme... Mais, tout change radicalement si l'on examine les traces associées à l'insecte, traces contenues dans la gemme. La valeur intrinsèque d'un fossile d'ambre est souvent celle de l'histoire (cachée) que l'on peut décrypter sur l'interprétation logique des traces mémoires associées aux inclusions. Lire les vestiges qui entourent les inclusions de l'ambre permet de mesurer la richesse parfois insoupçonnée de certaines pièces parmi les plus banales... Voici l'histoire d'un surprenant grillon resté coloré (document 1 ) qui, essayant de se dégager d'une toile d'araignée tombe au piège de la résine dans la forêt balte...




Loin des contes et des mythes un grillon "zébré"
se promène dans la forêt balte à l'Eocène...





Pour démontrer que le grillon zébré tombe dans la résine par l'entrave d'une toile d'araignée
à ses pattes, il faut donner une interprétation logique aux traces conservées dans
l'ambre, (voir ci-dessous). C'est un peu comme reconstruire un puzzle par la
remise en état des pièces séparées sur une scène figée dans le temps.
Le grillon tombe au piège de la résine; étude taphonomique...
Lire le dossier du piégeage : document 2








Pour étudier l'ambre contenant le grillon, il faut scruter la gemme avec
des lumières un peu spéciales... Et, sous certaines
conditions, les traces internes apparaissent
en permettant alors de tenir le
scénario du piégeage...




Présentation faite, la pièce maîtresse du musée "sachalien" est cette gemme
sphérique, taillée en "planétoïde" contenant ce grillon zébré totalement incroyable...
















Après la lecture des documents
techniques, passons aux
belles images, avec
les posters...






Visite au musée "Sachalien" de l'ambre...
Voici les posters pour vivre les grillons zébrés de l'Eocène...




 
Cliquez sur les vignettes ci-dessus pour télécharger les 18 posters !






      Arrêtons-nous quelques secondes sur ce second grillon coloré de l'ambre, qui cette fois est figé dans l'ambre avec ses pattes postérieures complètement étirées... Le grillon "gymnaste" fait le grand écart... C'est assez incroyable !!! La position est si originale et tellement expressive, que l'on peut remettre le fossile dans la position originelle précise de son piégeage sur l'arbre !!! (La preuve en image ci-dessous).









      En fait, le grillon venant du sol, a sauté sur un tronc d'ambre (du bas vers le haut, conformément à la position de ses antennes arrachées), puis à été étiré (verticalement) vers le bas par le flux pesant de la résine alors que sa patte postérieure gauche était encore accrochée à une portion végétale fixe... Ce piégeage par un étirement vertical est tout aussi explicite que celui du grillon qui a atterri dans la flaque horizontale en se retournant les extrémités des pattes... La lecture taphonomique des ambres démontre réellement le scénario des évènements survenus il y a 40 millions d'années dans la forêt éocène balte.





















Si vous voulez, je vous explique l'ambre, son étude et comment il doit être observé.








Exposé sous la lumière noire (U.V.), l'ambre balte montre toujours ses coulées, on appelle
cela le fluage. Cette observation un peu spéciale permet de comprendre la position
de l'insecte dans la résine et même les conditions d'enfouissements...

Et, cela permet presque d'explorer d'autres mondes !!!















Défiant les éléments, votre serviteur prépare les pièces
d'ambre du musée "Sachalien" en prenant quelques risques...












Et, l'histoire continue... La toute dernière pièce récupérée est celle
(ci-dessous) de ce troisième grillon coloré qui prend place d'honneur au
musée "Sachalien"... De quoi lire (encore) de nouvelles histoires surprenantes...






















Les autres inclusions de la collection muséale
"sachalienne" sont dans les vitrines...









      L'ambre qui permet un voyage exploratoire infini à travers l'espace et le temps est sans doute la matière la plus intraitable pour les dogmes... La fourmi, qui constitue à côté de cela le groupe animal le plus vaste représenté sur terre, (car le poids cumulé des fourmis vivantes correspondrait au poids de tous les hommes ayant vécu sur terre) est aussi l'acteur des démonstrations les plus percutantes. L'un dans l'autre, la fourmi de l'ambre constitue le duo expressif aussi détonnant qu'un bâton de dynamite allumé (mèche courte) dans un magasin de porcelaine !

      En croyant comprendre l'évolution jusqu'à tenir des raisonnements où rien d'autre n'est tenable que leur vérité, les paléo-myrmécologues (ce sont les scientifiques de l'ambre spécialisés dans l'étude des fourmis) ont publié dans la plus grande revue de science américaine quel devait être l'allure supposé du progénote des fourmis (l'ancêtre de tous les ancêtres). Anticiper la forme des espèces antiques -avant la découverte des fossiles- constitue une "arrogance" extraordinaire infirmée par Dame Nature. Les hommes de science ont expliqué qu'il suffisait d'appliqué des ratios de déformations aux morphologies des séries connues pour préméditer une forme réaliste (alors archaïque) aux fourmis primitives... L'homme de science raconte depuis toujours l'évolution graduelle des formes et des espèces... Jusqu'au jour où le bâton de dynamite explose !

      La prospection des inclusions de l'ambre a révélé des choses (factuelles) tellement "hallucinatoires", que TOUTES les théories du "savoir" sont malmenées !!! Les fourmis les plus anciennes, donc issues des ambres parmi les plus vieux, géologiquement, (100 millions d'années) n'ont RIEN des formes primitives archaïques présupposées !!! Au contraire !!! Pour le coup on se demande si Dame Nature ne se moque pas complètement des hommes !!!... Certaines fourmis parmi les plus anciennes ressemblent à des petits dinosaures Triceratops en miniatures ! Preuve que l'ambre recèle des trésors nombreux et, que l'homme de science, qui dit tout savoir, devrait être finalement plus humble, moins arrogant... Car pour le coup la paléo-myrmécologie a volé en éclats comme les articles du magasin de porcelaine visité par le bâton de dynamite ! (Rires)...









      La grande note "humoristique" chez taxonomistes de l'ambe est qu'ils peuvent à loisir des travaux "ratés" des prédécesseurs, attribuer plusieurs noms différents aux mêmes groupes (des noms alors synonymes) et/ou rebaptiser les patronymes en fusionnant parfois plusieurs niveaux hiérarchiques selon les cas... Groupes déplacés, fusionnés, supprimés ou renommés... En tenant les noms abandonnés, (qui ne sont plus acceptés), il en résulte un tel imbroglio que les listes théoriquement "actualisées" deviennent aussi nombreuses que les auteurs qui travaillent aux inventaires... La taxonomie des espèces issues de l'ambre est une besogne aussi difficile que le travail qui consiste à compter les grains de sable sur une plage un jour de grande tempête...




 




Les Sphecomyrma sont des fourmis fourrageuses qui peuvent à l'occasion
transporter de VRAIES merveilles ! Ici cette fourmi transporte le graal !



      La fourmi Sphecomyrma (ci-dessus) tient une place très particulière dans le monde de l'étude des inclusions rares de l'ambre. Pendant très longtemps les chercheurs ont imaginé le fossile qui pouvait correspondre à l'ancêtre originel des fourmis, (le progénote) alors inconnu. Voici l'histoire de la découverte. En fait aux Etats Unis, depuis cette trouvaille, les scientifiques se sont lancé dans une course effrénée (passionnante) pour dénicher la plus vielle fourmi au monde. Et, en lisant ente les lignes, il faut suivre les subtilités des annonces et savoir qui dit quoi pourquoi et à quel moment... Car, certains s'amusent en certifiant avoir trouvé ENFIN le graal (la fourmi ancestrale) alors que l'insecte n'est pas une fourmi... Dans ce dédale de travaux (très spécialisés), il faut un culot monstre (= Eric G.) pour oser dire et publier dans un ouvrage édité en juin 2002 (en anticipant les découvertes) que la plus vielle fourmi au monde sera française... La toute première fourmi proposée comme ancêtre du groupe a été étudiée par E.O. Wilson et l'étudiant Chris Meehan fait aujourd'hui ses études en recherchant les inclusions de dinosaures dans l'ambre.
A lire, E.O. Wilson : les premières fourmis de l'ambre : dossier1, dossier2 et dossier3.



Puisque l'on évoque les fourmis ancestrales, (les fourmis "progénotes"
de l'ambre), impossible de passer sous silence : la célèbre "gerontoformica"...



















      Les termites sont des indicateurs fiables d'un climat chaud et résolument humide. Voilà,... L'inclusion de l'ambre raconte au moins une cette notion du climat éocène de la forêt d'ambre. Mais, avec le termite, à vrai dire l'essentiel, n'est pas là... L'ambre, est une vraie machine à remonter le temps... Les petits échantillons mis en lumière permettent de remonter parfois TRES loin en arrière (plus de 100 millions d'année) et de préciser d'autant la phylogénie des lignées. Pour un insecte que l'on croyait être l'unique forme (=morphologie) ancienne des termites, la lecture des gènes d'un fossile de l'ambre dominicain a démontré que l'insecte était, à l'inverse, l'ancêtre de l'ordre complet des Dictyoptères. Non seulement on peut lire parfois des bribes du génome des espèces antiques, mais, lorsque cela est possible, l'information récoltée démontre que la ressemblance morphologique n'est pas le caractère (primordial) permettant de construire la filiation des groupes entre eux. Le termite de l'ambre Mastodermes electrodominicus a démontré que la phylogénie ne doit désormais plus être basée seulement les seules ressemblances morphologiques… Encore un écueil à ceux qui ne considèrent que la biométrie des espèces (la taxonomie) pour seul sujet d'étude de l'ambre...




























      Aussi infime soit-elle, une inclusion (ci-dessus, un petit insecte) de l'ambre apporte toujours une multitude de renseignements précieux... Et justement concernant ces diptères, si l'observation des espèces entomologiques sentinelles nous servait par exemple de guide pour questionner la santé théorique de la forêt originelle ? Car la question fondamentale est la suivante: les arbres antiques de la forêt éocène d'ambre produisaient-ils beaucoup de résine car forts et vigoureux, ou, exsudaient-ils leur gluau chétivement, car, malades d'être infestés par des phytophages qui profitent d'un climat récalcitrant? La question n'est pas tranchée. Mais les insectes fossiles devraient permettre d'y répondre. En effet, les insectes comme ces petits diptères sont souvent inféodés à une niche écologique spécifique, laquelle donne alors de précieuses indications sur le biotope local et par croisement successifs une foule de notions concordantes sur le paysage alentour. Le mode d'alimentation, les paramètres climatiques locaux, le niveau des ressources et le constat de proximité ne sont pas les seuls paramètres informés par les inclusions entomologiques... En faisant des lectures transversales par époque sur des lots d'ambre comparables (deux à deux) on peut retrouver les principales informations constitutives d'un site avec une précision vraiment troublante... Preuve est donnée, donc, que l'insecte dans l'ambre à plus à raconter que la description détaillée de sa morphologie.







      Le rapport peut-être le plus important dans l'ambre est sans doute la cohésion qu'ont des syninclusions entre elles. Les inclusions piégées "toutes" ensembles, (c'est à dire la communauté des inclusions d'un même échantillon d'ambre) constitue un panel indivisible d'espèces toutes reliées les unes au autres... Les inclusions synchrones d'un ambre sont en quelque sorte les os d'un squelette... Il ne viendrait à l'esprit de personne d'isoler un os de sa carcasse d'origine pour étudier l'animal (complet) à partit de ce seul os! Cela friserait le ridicule... Et bien c'est pourtant ce que font les chercheurs lorsqu'ils découpent les ambres en lames minces pour isoler les inclusions les une des autres au seul prétexte que l'ambre gêne l'observation de l'insecte et le dessin de description de sa morphologie... Au prétexte qu'ils ne savent pas photographier et observer, ils découpent TOUS les ambres étudiés!!!! Les spécialistes sont chez nous et opèrent dans les locaux de la capitale... Les ambres les plus rares, les plus précieux (uniques) sont sacrifiés... La coalescence est une notion de mesure du rapprochement qu'ont les espèces entre elles dans un même environnement. Le rapport de proximité, la liaison qu'ont les espèces entre elles, la dépendance inter et intra espèce sont des notions fondamentales qui permettent de lire l'ensemble d'un paysage d'ambre. L'ambre ci-dessus conserve des restes végétaux et des insectes... Il serait dommage de séparer les insectes des espèces végétales car les premiers vivent avec les seconds (et inversement)... Mais tant que les spécialistes de l'ambre découperont les échantillons en lames minces, l'étude des ambres ne progressera pas tellement. La science est une grande dame immobile pleine d'arthrite ("géologique", humour) qui soigne ses fissures avec des dogmes... La plus vielle toile d'araignée orbiculaire au monde, par exemple, a été retrouvée dans un ambre.... OUI, un ambre découpé en lames minces... C'est quand même idiot de découper l'ambre pour ensuite se rendre compte qu'il aurait fallu ne pas le faire...





Comment collectionner des
ambres à inclusions ?



      Collectionner l'ambre pourrait se comparer à la situation post-catastrophe qui consiste à ramasser des feuilles éparses jetées dans la nature après qu'une tornade monumentale ait ravagé les locaux de la bibliothèque nationale. En fait, les feuillets, les documents abimés sont dispersés aux quatre coins du paysage et conservés dans un état plus ou moins exploitable... Les pages des livres sont arrachées, dispersées et séparées de tout contexte d'époque. Pour tenir une lecture originale des histoires, il faut réunir les pages d'un même bouquin. Il faut retrouver l'information des encyclopédies multivolumes (par livets d'une même édition et d'une même époque)... L'information n'apparaît alors que par bribes parfois complémentaires lorsque l'on a beaucoup de chance. Amasser des ambres réunis sur une table sans autre considération reviendrait à collecter les archives de la bibliothèque en piles verticales de papier. Mais, ceci fait, l'information consignée n'est pas exploitable dans ce "rangement"... Chaque ambre est une pièce (narrative) de puzzle d'un grand exposé plus général. L'intérêt d'un ambre n'est pas d'être cher, grand, lucratif, bien translucide selon les critères des gemmologues. L'intérêt d'un fossile d'ambre est plutôt servir de trait d'union entre plusieurs références complémentaires. De là des fossiles parfois "insignifiants" (apparemment sans intérêt) expliquent des notions restées obscures, ignorées par la science, comme la conservation déclarée impossible des pigments. Certains spécialistes qui se disent chercheurs restent "spectateurs" devant les archives collectées là où la lecture horizontale permet de lire les coulisses du spectacle... En faisant la course aux travaux, d'aucuns publient la référence record, ALORS QUE L'ESSENTIEL est résolument dans la lecture graduée transversale !!!! En pratiquant la lecture transversale (horizontale) : ON PEUT PREVOIR ET ANTICIPER les découvertes qui manquent !!!! On sait qu'il manque un chapitre au livre que l'on tient, car on lit la trame, page après page, ligne par ligne. Par contre, en visant les références limites pour concurrencer les adversaires, la science spectacle passe sans doute à côté de l'essentiel de l'histoire...

      Collectionner l'ambre pour raconter la "Mémoire de Vie du Miel de Fortune" CE N'EST PAS réunir des échantillons par critères de prestiges... Tant que la science "spectacle et commerciale" procèdera par compilation dichotomique l'essentiel sera raté. Comme l'observation des morphes polychromes (des entomofaunes baltes, mais pas seulement) qui échappent encore aux chercheurs. Depuis trois cent ans que les scientifiques publient sur l'ambre balte pour tenir les inventaires d'espèces, PERSONNE n'a tenté le moindre commentaire même théorique de la conservation des couleurs dans cet ambre pourtant le plus étudié au monde. Et ce défaut de méthode n'est pas un cas unique. On pourrait rappeler que personne n'évoque et/ou ne présente les organismes marins conservés en inclusions dans les ambres baltes, etc.

      Collectionner l'ambre DOIT surtout se faire en tenant cette lecture horizontale par échantillon et par lot, laquelle permet d'aller sonder TOUS les horizons... La lecture horizontale de l'ambre, c'est rigoureusement la respiration des archives... Cette lecture permet d'avancer sur les fondations de l'édifice sans rien oublier... D'où les pièces "rares" présentées ici dans ce "musée" très perfectible... Là où certains font le catalogue de leurs pièces lucratives, nous souhaitons ici raconter avec fidélité et précision la mémoire de l'ambre, peu importe le caractère des échantillons... Collectionner l'ambre (intelligemment) c'est surtout relativiser les critères d'appréciations donnés par les racontars. L'ambre rapporte des notions fines indépendamment des critères d'argus commentés par les vendeurs.











Prenons cet ambre balte... Et, regardons,... Bon, il y a trois inclusions...
Et alors... Que peut dire de plus que le fait qu'il y a trois inclusions piégées  ?






Collectionner les ambres à inclusions c'est photographier plusieurs fois le même
échantillon, regarder tous les détails, sans séparer les syninclusions...



















Ci dessous voici donc cet ambre étonnant pour sa richesse et son intérêt.
L'ambre balte (6,5 grammes, qui mesure 39x30x12mm) contient une fleur de chêne, un
sépale (c'est l'un des élément d'un calice qui supporte les fleurs) et une fourmi...
















Collectionner les ambres, c'est vivre les
histoires très extraordinaires des inclusions...























Chaque pièce d'ambre mérite une attention particulière...



J'ai souhaité avoir une identification de mon insecte figé dans cette belle pièce d'ambre...


Jai alors posé la question à Eric Geirnaert...


Et, voici
sa réponse...



Chaque échantillon d'ambre fossile contenant des inclusions est l'équivalent
d'un musée pour aller fouiller des histoires extraordinaires... C'est
cette exploration sans fin qui me fait aimer cette matière
avec passion et enthousiasme...


















      Photographier les inclusions de l'ambre...

      Au rendu flou, raconté "artistique" par certains, je privilégie l'option WYSIWYG où "What You See Is What You Get" donne précision aux photographies du paysage d'ambre... Certains vont pleurer leurs complaintes en disant que l'ambre est indomptable pour la photographie macro, et que c'est pour cela que les images sont floues... L'ambre est là tel quel. Et, issu d'époques si lointaines, il ne changera pas... Et, il a tellement de valeur qu'il est préférable d'éviter de le polir (souvent inutilement avec tous les risques encourus) pour réussir de belles images. Concernant les ambres de ma collection "sachalienne", j'applique les conseils éclairés de mon mentor (Eric G.) que je remercie au passage pour son intransigeance absolue qui oblige à l'excellence du détail et des méthodes...




La prise de vue des inclusions
de l'ambre est un "art " plus
qu'une méthode seulement
technique... Chaque gemme
nécessite des inventions ou
des adaptations au cas par
cas... Ce n'est pas l'outil
qui fait l'image, c'est
surtout le réglage
des lumières.





Entre deux explorations éocènes, le
responsable du musée "Sachalien"
devenu photographe émérite

prépare, déjà, sa petite...


exposition "Zebranide" !



Cela concernera évidemment
les 3 petits grillons
restés colorés
de l'ambre
balte...


























Les couleurs conservées sur les fossiles de
l'ambre... Poursuivons le dossier avec
le décryptage des nuances...



 


 
L'exposition (consacrée aux trois grillons restés colorés dans l'ambre balte)
terminée, passons à l'explication et au décryptage des couleurs...






Les couleurs situées
sur les inclusions de
l'ambre ne sont pas
toutes forcément
pigmentaires. Tout
existe pour les
couleurs, alors
voyons les
principaux
cas...


 
QUESTIONS :

Depuis combien de temps les coccinelles sur Terre ont-elles des points ? A quelle époque géologique les motifs sont-ils apparus et comment ? On peut se poser les mêmes questions pour les papillons, (ce groupe est surtout connu pour ses couleurs) et pour tous les groupes d'insectes...Voila le genre de sujets que l'on peut traiter en examinant les fossiles de l'ambre restés "colorés"...


Examinons, ci dessous, les teintes et les nuances associées aux inclusions fossiles de l'ambre... Ce dossier des couleurs originelles (commenté nul part ailleurs) est pour le moins assez exclusif...




Penser que l'on puisse retrouver des couleurs frêles dans des tissus fragiles au cœur des ces
résines tellement polluées n'est pas une utopie de collectionneur déraisonnable ! NON !!!
D'ailleurs la preuve en bas de page, où un ambre TRES ANCIEN restitue
les cellules pigmentaires de la peau d'un dinosaure !





 

Parfois les résines sont colorées par des imprégnations extérieures polluantes...
Le cas le plus flagrant est celui des résines rouges birmanes...
Et, cette couleur rouge n'a aucun rapport avec
le morphe conservé des espèces...



L'imprégnation pigmentaire intégrale et complète...
ASSEZ INCROYABLE : La couleur d'un ambre et même celle de ses inclusions peut parfois résulter de l'imprégnation d'organismes antiques venus coloniser la gemme avant fossilisation. Le cas étonnant existe de cyanobactéries (appelées "algues bleues") qui ont colonisé la résine fraîche (matière abiotique déclarée étouffante et hydrophobe par la science) en laissant une concentration si élevée de pigments dans la résine que l'ambre a trouvé une couleur sombre anormale... L'imprégnation extérieure et même le développement vivant d'organismes qui colonisent la résine en laissant leurs pigments originels (conservés malgré la fossilisation) est un démenti retentissant à ceux qui réfutaient la conservation des couleurs dans les fossiles d'ambre...


Petite question au spécialiste des couleurs :

Pourquoi peut-on trouver un insecte piégé dans un ambre balte vert alors que cela reste
improbable (aucune référence connue à ce jour) dans l'ambre bleu dominicain ???
Quelle est l'explication à ce constat plutôt étrange ?

Réponse : L'ambre vert est teinté par des argiles provenant du le sol. Donc aucun problème, on peut concevoir qu'un ambre formé sur l'arbre ayant piégé un insecte puisse devenir vert (dans les sédiments) pendant une imprégnation... Par contre la teinte bleue de surface de l'ambre dominicain (en fait un copal) est un effet optique né par l'imprégnation de molécules organiques (pérylène) à la suite d'incendies (pyrolyse incomplète des hydrocarbures). On suppose qu'il y a eu des feux généralisés de la forêt et des broussailles. La résine à l'intérieur des arbres (donc isolée des insectes pour un piégeage) a été rendue bleue par l'imprégnation du feu, des fumées et des particules intégrées aux résines par le vent, lorsque les troncs se brisaient. Les imprégnations du pérylène en phase liquide (dans le sol, par les hydrocarbures) ont achevé la coloration. Le feu généralisé a sans doute décimé TOUS les insectes de la forêt d'ambre. Voilà pourquoi les insectes manquent (sans doute) dans les résines bleues dominicaines...




Certaines couleurs conservées (et observées sous l'épaisseur d'ambre) sont incroyables...
















La couleur des cocinelles de l'ambre (version texte)...




 
Le groupe le plus médiatique (ci-dessous) pour les couleurs est sans doute celui des papillons...



 


ET LA COULEUR LA PLUS "RARE"
EST EVIDEMMENT CELLE DU
SANG DES DINOSAURES !!!



 


 
La presse "spectacle" rapporte à l'occasion que des chercheurs trouvent
parfois des "preuves" de sang dans les fossile de l'ambre. En
décembre 2017, des scientifiques espagnols affirment
avoir la "preuve", qui vérification faite et commentée ici
NE MONTRE rien (excepté un petit
parasite repéré déformé)...






Concernant la couleur de inclusions, les pièces de collections les plus
RARES
sont evidemment celles originaires de la Mer Baltique...

Après les trois grillons baltes colorés, passons aux punaises baltes, elles aussi, polychromes !!!


Pour attacher des posters de grillons au mur ne faut-il pas utiliser des "punaises" ???? Je crois que oui... Et, aussitôt dit, aussitôt fait !!!! Pour fixer des posters de grillons colorés dans l'ambre balte, (au musée sachalien) il faut des punaises colorées. ET LES DEUX PUNAISES SUIVANTES (ci dessous) SONT UNE MERVEILLE infinie au musée des inventaires de l'ambre !!!! La science l'a quand même passée un peu sous silence, mais la couleur (conservée) des punaises éocènes peut être observée sur des fossiles de l'ambre balte... Autant les grillons montrent des variations fortes de morphes (par individus), autant les punaises (deux références ci-dessous) sont rangées dans un registre homogène, plus "sage" et moins exubérant...









      Déposé sur une table sans autre commentaire un ambre peut paraître commun, presque banal...Mais l'œil avisé de celui qui CHERCHE, peut flairer (ci-dessus) l'exceptionnel, qui pour le coup est encore plus magnifique que le simple aspect esthétique de la pierre gemme étonnamment translucide... Pour découvrir la merveille, il suffit... Il suffit de retourner la pièce pour constater que... OUI !!!!




Punaise colorée N°1 dans l'ambre balte.








Punaise colorée N°1 dans l'ambre balte (suite)...















Punaise
colorée N°2
dans l'ambre balte.


















      Alors des punaises Mirides colorée dans l'ambre balte ?! Réponse : OUI !

      Pour celui qui s'intéresse un peu à l'entomologie, ce qui aide quand même considérablement pour envisager l'étude des inclusions (SURTOUT RARES) de l'ambre, il faut noter qu'une multitude de petites punaises contemporaines mirides (surtout le genre Coquillettia) sont colorée... Le terme "ornata" signifiant ornements est d'ailleurs parfois utilisé dans le nom scientifique... Daleapidea ornata, est ainsi blanche, noire et rouge... Et ce n'est là qu'un exemple parmi tant d'autres. Certaines punaises femelles (Phylinae) ressemblent, en plus, parfois à des fourmis... Bref, sachant l'ornementation des punaises mirides contemporaines, pourquoi diable les ancêtres de l'ambre n'auraient-ils pas les traces reliques des premières colorations ??? On se demande si l'exploration des fossiles de l'ambe (rigoureusement achromatique, par dogme idiot) est faite "sérieusement"(?) par de personnes attentives... On peut raisonnablement se poser la question, car d'aussi loin que l'observation des insectes de l'ambre remonte (plusieurs centaines d'années) il faut attendre 1998 - 2000 et les conférences d'Eric G. (l'observateur incomparable de l'ambre) pour entendre que des insectes étranges-inconnus de le science) et qui ne peuvent pas être rangés dans la classification moderne existent dans l'ambre... La science baptise deux ans plus tard ces insectes inconnus "Gladiateurs" et doit inventer en urgence un nouvel ordre pour prendre en compte cette découverte... Et, le plus étrange c'est que les insectes gladiateurs contemporains existent et qu'ils ont même été capturés vivants, tués et épinglés par des entomologistes dans des cadres d'expositions, qui, constat fait ne font pas tellement avancer la science... L'entomologie s'encombre effectivement de cadres (où des cadavres épinglés, desséchés) ne racontent pas grand chose si ce n'est le besoin obsessionnel des conservateurs de posséder et de dominer la nature...





      LE DEFAUT d'observation (jusqu'à la "cécité"?)...

      Le moins que l'on puisse dire, c'est que lorsqu'il y a une description de nouvelle punaise Miride dans l'ambre de la Baltique, le sujet de la couleur (originelle) des insectes n'est pas vraiment étudié. Si d'aventure les insectes sont nichés sous une fine couche de dégazage dans l'ambre jaune, rendant un aspect métallisé (miroitant) par le jeu de la diffraction optique, les chercheurs qui veulent donner le plus de réalisme aux présentations dessineront l'holotype avec un dégradé subtil monochrome... Mais au final, c'est comme si les insectes dessinés avaient TOUS été lessivés à l'eau de javel !!!!!!!!! RIEN, absolument RIEN !!!! Aucune couleur !!!!!! Et d'ignorer que des fossiles BIEN REELS (de l'ambre balte) restituent le morphe antique des insectes... La couleur entomologique à l'éocène existait, POURQUOI ALORS LA SCIENCE N'EN PARLE PAS (pour les fossiles de l'ambre surtout balte) ? Les scientifiques de l'ambre sont-ils en mode "monochrome" pour décrire les espèces fossiles du succin balte ?

      Les punaises Mirides de l'ambre de la Baltique sont correctement étudiées par les scientifiques. Elles forment d'ailleurs 8 sous-familles dont les plus représentées sont celles des Cylapinae, Isometopinae et Mirinae. Environ 70% des contingents entomologiques du groupe sont des espèces phytophages avec des répartitions plutôt larges. (Miridae, 50 genres et plus de 70 espèces). Un quart des punaises sont représentés par la sous-famille des Isometopinae (avec 6 genres et 10 espèces), 30% sont représentés par la sous-famille des Cylapinae (avec 10 genres et plus de 20 espèces)... Etc. Etc... En suivant les travaux de Messieurs Popov et HERCZEK, 2008, on mesure bien la biodiversité des taxons... Mais, la mention de la couleur des punaises reste assez dicret pour ne pas dire muet...












Alors, incroyable, la science l'ignore mais la forêt d'ambre, outre les grillons
zébrés, était aussi peuplée de petites punaises Miridae colorées...
L'ambre balte nous permet un voyage
d'une précision surprenante...
















Après l'observation des
3 grillons zébrés, et
des 2 punaises colorées,
passons à cet ambre
"UNIQUE" MAGNIFIQUE
qui peut directement aller
au panthéon des pièces
EXCEPTIONNELLES !






  




Passez le curseur de la souris sur l'insecte ci-dessus pour voir la seconde image...












Autre pièce magnifique, ci-dessous, cette fois
c'est un trichoptère balte assez hors normes...

      Sans parler d'argent pour donner une valeur aux pièces, ce qui serait un résumé réducteur, on peut imaginer, ... on peut "supposer" trouver un trichoptère coloré de cette façon (comme celui présenté ci-dessous) pour 500 ou 600 tonnes de prospection dans la seule fraction des ambres bruts à insectes... Car le processus chimique d'imprégnation qui "stabilise" et qui "conserve" la couleur entomologique originelle des espèces est plutôt rare... Le phénomène avec ce tel rendu (voir ci-dessous) est si peu "fréquent" qu'il est ignoré de bon nombre de collectionneurs actuels d'ambre... Et, TOUTES bibliographies mondiales consultées, (sauf erreur et exception faite du livre d'Eric G.) aucun article ne mentionne en détail les entomofaunes baltes retrouvées colorées par séries dans des argumentaires posés comme on peut le faire ici très facilement en modifiant les lumières... Ce fil conducteur de collectionner les entomofaunes restées colorées dans l'ambre balte est LE sujet le plus stratégique pour compléter ce que la science raconte depuis si longtemps sur l'ambre balte...
La description d'une nouvelle espèce de trichoptère (appelé aussi phrygane), raconté en PDF par la science (qui publie évidemment en noir et blanc, encore en 2013), surtout lorsque l'on note qu'il y en a déjà plus de 200 référencées dans le seul ambre balte, n'est pas spécialement transcendantale, énergisante et/ou euphorisante...
Le monde de l'ambre examiné par l'œil achromatique de la science est (serait) presque "triste"...
Mais, si l'on garde ses yeux de naturaliste observateur, TOUT CHANGE, les trichoptères de l'ambre peuvent devenir des pièces "muséales" à contempler (voir ci-dessous).









      La révision du groupe des trichoptères de l'ambre toujours en mode "achromatique"?...

      En 1912 Monsieur Georg Ulmer (Hambourg) publie son livre de référence : Les Trichoptères de l'ambre de la Baltique, (Die Trichopteren des Baltischen Bernsteins). L'ouvrage regroupe 480 dessins, (ce sont des schémas en noir en blanc) des détails anatomiques des insectes pour présenter 152 espèces de 26 genres et 12 familles... La science qui ne connais surtout pas les outils numériques et qui n'a que le crayon papier pour cataloguer les espèces fossiles, en reste là de l'inventaire "ambré" de ces petits insectes apparentés aux papillons, à la différence près qu'ici les larves sont aquatiques... Il faut attendre cent ans, la révolution du numérique, pour enfin voir de "belles" images... Car jusque là, les seules vue argentiques publiées (à grands frais) sont celles, noir et blanc, très perfectibles des conservateurs des grandes collections institutionnelles qui, outre les moyens, ont accès au matériel d'étude... Depuis toujours les travaux d'inventaires des espèces de l'ambre sont les chasses gardées (précieuses) des scientifiques. Mais outre le numérique qui pointe son nez, la cladistique (le sujet de la méthode de classification des espèces) est aussi malmené par la taxonomie (récalcitrante) qui change ses critères de classifications plus vite que ne travaillent les hommes... Alors, dans ce contexte, pour le travail d'inventaire des espèces de l'ambre, c'est chacun dans sa tour d'ivoire, (avec la course aux publications), en souhaitant garder son monopole, ses connaissances, pendant des travaux diffusés dans un climat de protectionnisme qui cloisonne au final la discipline de plus en plus sur le déclin... D'aucun de dire qu'ils peuvent reprendre tout le travail d'inventaire d'un groupe de l'ambre, tant les publications des prédécesseurs sont truffés d'erreurs et de poursuivre la méthode sans réels changements. Etudier les trichoptères de l'ambre, (ou tout autre groupe entomologique du succin), se spécialiser dans un groupe, c'est mettre le doigt sur ce révélateur d'une science "impossible"... D'ailleurs, voyons la chose en couleur et en lumière. La science publie essentiellement ses inventaires de l'ambre sous l'objectif "achromatique"... Sans aucun bagage scientifique, il faut être aveugle pour ne pas "voir" (ou se rendre compte) que les trichoptères de l'ambre baltes sont "c-o-l-o-r-é-s"!

      Les trichoptères enluminés, coloriés, panachés, mouchetés, dans l'ambre sont si flagrants, tellement "peinturlurés" et beaux, et même si nombreux que l'on pourrait leur dédier un musée. L'image ci-dessous montre un panel très incomplet de quelques spécimens fossiles (tous issus de l'ambre balte) où l'on peut apprécier le détail des motifs et le rendu des couleurs plus ou moins contrasté.
UN SEUL spécimen (UNIQUE) sort évidemment du lot et montre réellement l'aspect polychromie qui se matérialise sur les poils du trichoptère... Les petites touffes de poils de l'insecte fossile sont SI PARFAITEMENT colorées que le trichoptère peut entrer au "panthéon" des fossiles susceptibles d'être publiés en couverture d'un livre... Ce trichoptère coloré de l'ambre balte est, toute comparaison tenue, une référence aussi jolie que le clavicorne polychrome découverts par Eric G. et publié en couverture du livre : "Ambre Miel de Fortune et Mémoire de Vie" (juin 2002). Les insectes restés colorés dans l'ambre, ont-ils l'audience qu'ils méritent... Le beau, n'est apparemment pas le moteur dynamique de la taxonomie des espèces de l'ambre, (rires, humour)... D'où l'intérêt de ce musée "Sachalien" qui n'expose et partage que pour le plaisir de la contemplation curieuse...








      Les insectes restés colorés de l'ambre balte sont rares...

      Les insectes restés colorés de l'ambre balte sont évidemment les plus rares... La mine Anna (russe) produisait en 1930 jusqu'à 600 tonnes d'ambre balte par an !!! Imaginez la chose, 600 tonnes grosso modo TOUS les ans, c'est énorme !!!! Et, malheureusement tout a été ruiné pour être fondu pour élaborer des huiles et des vernis. Quel dommage... A coté d cela l'ambre balte a été étudié attentivement depuis 1750 pour ses inclusions, et personne (exception faite, Eric G., 1998, 2000 et 2002) n'a pointé l'intérêt d'étudier précisément la couleur conservée des inclusions, car TROP "RARE", pas assez explicites ??? Et, puisque les gisements baltes sont dorénavant "épuisés", l'étude du sujet des insectes baltes restés colorés risque d'être encore plus difficile ! (Rires)... Mais, l'exception confirme la règle... Et, les inclusions polychromes de l'ambre balte ont sans doute une petite explication (voir ci-dessous)...

 


      L'ambre balte restitue ici des morphes polychromes idéaux, irréels et, parfaits ...

      L'ambre balte restitue des morphes polychromes parfois si nombreux, (et si parfaits) qu'il est désormais possible de faire une collection d'inclusions restées colorées. Et l'examen des pièces (comme celle du thysanoure ci-dessous) permet d'ailleurs de conduire une première impression, car l'ambre est marqué, encore ici aussi, d'effets plutôt étranges...

      Plusieurs séries d'ambres insectifères semblent provenir d'un même nouveau gîte récemment mis à jour dans les régions baltes, où, très certainement la configuration de terrain est à l'origine de situations originales très particulières où des arbres de plusieurs espèces ont techniquement été proches les uns des autres pour associer, marier leurs résines en un même endroit formé en cuvettes pour initier des gemmes "patchwork", mêlées à des polluants fluides dans des eaux ruisselantes chargées de polluants et grâce auxquelles les réactions chimiques dans le kérogène ont d'avantage préservé les morphes entomologiques qu'ailleurs... Les imprégnations polluantes SONT TRES présentes (et très actives) dans ces nouveaux ambres insectifères... Les gemmes sont parfois aussi diaphanes que celles d'un copal immaculé (c'est la cas des gemmes avec les punaises) et en d'autres occasions, les polluants fluides inondent littéralement les oléorésines (c'est le cas avec les grillons). Il faut des conditions évidemment particulières pour conserver les morphes entomologiques, et, certains lots restituent ici des fréquences élevés d'insectes baltes restés parfaitement colorés....




Autre insecte MAGNIFIQUE de l'ambre balte, resté coloré, sous
ses écailles "achromatique" (par le jeu de la résine) le thysanoure...

      Les thysanoures constituent l'un des groupes entomologiques les plus intéressants que l'on puisse appréhender dans le vaste monde des insectes. Malheureusement ils sont peu étudiés des naturalistes car assez discrets. Ces insectes lucifuges (qui fuient la lumière) ont des comportements très étonnants surtout ceux concernant la parade amoureuse où un mâle peut danser et même entretenir parfois sa semence dans une sorte de jardin préparé avec les plus grands soins pour accueillir la femelle... La reproduction se fait par la femelle qui vient au jardin ramasser la semence du mâle comme on cueille des fruits et légumes... Certains thysanoures sont parés de robes cryptiques (ce qui est étonnant pour des insectes "lucifuges") et ces entomofaunes aux formes déclarées "archaïques" par la science sont tout sauf des insectes "primitifs" (au sens "périmé" du terme)... Ces insectes géologiquement très anciens sont sophistiqués par biens des aspects... Très véloces et nocturnes, ces insectes tombent "rarement" au piège des résines dans la forêt d'ambre car la nuit les sécrétions sont plutôt sèches... Et, lorsqu'ils sont présents dans l'ambre, les positions sont plutôt tourmentées car plusieurs espèces ont des poils, parfois des écailles qui permettent aux insectes de tenter quelques derniers mouvements pour fuir le milieu piège... Tout cela pour dire que trouver un thysanoure en position parfaite est plutôt rare... Et, si d'aventure l'insecte restitue les traces de son morphe originel coloré, l'insecte est une pièce de musée (voir ci-dessous)... Les thysanoures fossiles lorsqu'ils sont étudiés par la science, ce n'est pas spécialement pour leurs couleurs originelles (ignorées) mais pour leurs structures anatomiques et/ou pour leur grand âge géologique puisque le groupe existe il y a plus de 100 M.A.








 


      A 10.000 années lumières d'étudier la couleur des espèces ...

      Soufrant quand même d'un petit "complexe" d'infériorité (identitaire) par rapport au grand frère russe qui utilise le succin (mélangé aux plastiques) pour verser dans le faste et l'apparat, les polonais (et certains sont très brillants) enragent et travaillent alors à récupérer l'ambre balte comme richesse culturelle et identitaire... Se faisant, pour "exister", les polonais ont commencé à décrire les espèces piégées dans l'ambre donnant des inventaires formidables qui, modernité oblige, a transformé les observations intéressantes en courses désastreuses aux publications de science, de plus en plus spécialisées... Pour avoir un salaire, des subventions et exister (devant la concurrence), il faut publier sur n'importe quoi, mais il faut faire du nombre... Les taxonomistes "fous" sont à l'action et pour peu qu'un moustique antique ait deux poils supplémentaires aux pattes, voilà une nouvelle espèce qu'il faut publier en urgence ! Sans humour aucun, dans ce système, les publications sont sponsorisées par l'état et on attribue des points aux équipes qui publient le plus grand nombre d'espèces nouvelles... Les travaux frénétiques ne sont pas spécialement conduits par des naturalistes écologues (qui gardent alors l'esprit ouvert) mais d'avantage par des étudiants "guidés", cloisonnés et de plus en plus détachés de la réalité du monde... Les taxonomistes "fous" versent dans la biométrie techniques des morphologies jusqu'a inventer des méthodes de ratios numériques pour aller chercher des subtilités les plus fines et le plus nombreuses comme critère d'excellence et d'hégémonie... Arrivé là, on touche le fond... L'ayant droit des travaux publiés croyant tellement toucher au Graal en comptant les poils aux pattes des mouches, qu'il protège son document en rapportant à chaque page que les travaux ne peuvent conduire aucun commerce quel qu'il soit. En France la paranoïa déteint sur Monsieur xxx (qui interrogé sur la qualité étrange et médiocre de ses photographies publiées dans la revue xxx) explique (1998) qu'il floute volontairement ses images pour empêcher la concurrence de s'approprier la description des espèces... Le délire fait rage et ruine évidemment le premier congrès mondial de l'ambre... Et l'homme voulant toujours tout s'approprier (puisqu'il met surtout son patronyme au nom des nouvelles espèces étudiées) les travaux d'inventaires sont imbuvables...

      Aujourd'hui le monde est en mutation et Internet, surtout commercial, démontre que l'essentiel des observations prestigieuses de l'ambre n'est pas dans la chétotaxie (la science qui dénombre les poils pour classer les espèces). Ce moustique, ci-dessous, par exemple, mis en vente sur Internet a conservé les marques originelles colorées de son espèce (le morphe entomologique est parfaitement conservé)... L'ambre conserve ici le vêtement parfaitement coloré des espèces. Et, cette observation si évidente échappe à tous les taxonomistes "fous" de l'ambre, qui pour certains ont plus de 1.000 publications au compteur... Compter les poils aux pattes qu'avaient les mouches à l'Eocène, il y a 50 M.A., ne va sans doute pas révolutionner l'avenir de l'humanité... Pas plus que de noter qu'elles étaient colorées... Mais, la science de l'ambre a cela de remarquable qu'elle cristallise l'écueil de la pensée humaine qui veut tout s'approprier, les matières lucratives, le nom des espèces et même les méthodes de travail pour installer des monopoles...
Ne faudrait-il pas d'avantage d'humilité pour revenir à de simples contemplations passives de l'ambre qui d'ailleurs repositionne l'homme face à sa responsabilité devant la disparition massive et inquiétante des espèces au niveau mondial ?



Pour évoquer les nuances très particulières parfois observées
sur certains fossiles de l'ambre, la science, (sans humour),
invente le terme de "couleurs poubelles"...




D'un côté, les fossiles montrent des choses évidentes et merveilleuses
comme ici la conservation des couleurs et, de l'autre, les scientifiques
versent dans les détails jusqu'à rater quand même l'essentiel...





  

      La couleur conservée (mais ignorée) des araignées de l'ambre ...

      Concernant la couleur conservée des inclusions de l'ambre, l'orientation sans doute la plus intéressante du dossier (après celle des restes conservés d'un caméléon) concerne celle des araignées (surtout salticidae). - Premièrement la couleur conservée (pigmentaire) est plutôt rares chez ces animaux fragiles où la "peau" si fine résiste peu aux chimismes de résines qui fossilisent comparée à la cuirasse chitineuse consolidée et plutôt épaisse de l'exosquelette de certains insectes. - Deuxièmement le dossier de la couleur conservée des araignées fossiles est totalement passé sous silence, alors que ce groupe est sans doute le plus étudié de l'ambre... Alexander Petrunkevitch a par exemple étudié toutes les morphologies possibles et imaginables des araignées SANS JAMAIS parler des couleurs pigmentaires conservées des spécimens... Et, les travaux récents des descriptions morphologiques nécessitent de découper les ambres en lames minces, MAIS PAS UNE FOIS les pigments sont commentés... Le monde des araignées de l'ambre observé par la science est (pour le moment) bien achromatique... Pourtant le dossier de la couleur des araignées fossiles (au moins salticidae) mérite une exploration attentive car ce groupe se pare de couleurs étonnantes pour réaliser des communications des plus remarquables comme celles des intimidations et des parades nuptiales (voir ci-dessous)... Les couleurs conservées sur les araignées ne SONT SURTOUT PAS consignées aux seules résines sub-fossiles récentes !!! NON, les références pigmentées existent (voir ci-dessous) sur des araignées fossiles figées dans des ambres deux fois plus anciens que les plus vieux ambres baltes connus...

      Depuis si longtemps que l'ambre est étudié, il serait urgent d'examiner la couleur conservée des araignées... Ici cette araignée fossile porte le vêtement pigmentaire des Phlegra... De telles références (magnifiques) existent dans les archives (en voici une, et une autre...) mais sont pour l'instant assez peu commentées (et/ou considérées). Preuve que l'ambre permet des explorations vierges de toutes observations...




Les traces polychromes existent (et sont même fréquentes)
sur les fossiles d'araignées des ambre crétacés...





 


Pourquoi étudier le morphe polychrome des fossiles de l'ambre ?
La réponse avec le cas des araignées Salticidae...


Le dossier n'est pas spécialement appréhendé pas le registre des fossiles car les taxonomistes de l'ambre racontent surtout (= toujours) les descriptions morphologiques en ignorant les couleurs, mais concernant le morphe polychrome, les araignées salticidae méritent une attention toute particulière TANT LES PEINTURES DU VETEMENT JOUENT UN ROLE PREPONDERANT dans le comportement des espèces. Pour communiquer avec des partenaires, les araignées salticidae contemporaines relèvent l'abdomen pour montrer leurs couleurs et gesticulent, dans le même temps, des pattes dans une danse ritualisée pour maintenir l'attention... Ignorer la couleur des fossiles de l'ambre (et du copal) n'est peut-être pas le meilleur moyen d'étudier l'apparition paléontologique de ces évènements passionnants associés aux phénotypes...




      SEULE MA VERITE à moi (dans mes travaux) EST VRAIE ! ...

      Les scientifiques (2014) nous publient leurs rencontres des couleurs structurelles de quelques fossiles, (photographies de libellules Barlinget 2014). Et, ces derniers nous disent que c'est extraordinaire et exclusif, (rires)... alors que le sujet est sur la table depuis plus de dix ans (Eric G.)...
En lisant leurs commentaires (si l'on ignore le reste des travaux) on pourrait croire que la couleur pigmentaire n'existe pas dans le registre des fossiles... En fait, travaillant chacun dans son coin, d'aucun s'invente "SA" vérité et s'approprie les "inventions" (= les première découvertes)... Et, de là, les revues de la science "spectacle" rapportent régulièrement des dossiers truffés d'erreurs...



 


      Comment étudier la couleur de papillons fossiles qui n'existent pas ?

      Bon, il est évident que les écailles (parfaitement conservées, voir ci-dessous) aux ailes des papillons baltes, nichées sous quelques épaisseurs d'ambre, ne peuvent pas facilement restituer les couleurs irisées, réfractées des lépidofaunes antiques comme elles apparaissaient dans la forêt Eocène. Mais, ceci étant, peut-on se poser la question des couleurs originelles des papillons fossiles de l'ambre (surtout balte)? Ce sujet n'a jamais été posé sur la table. Ce dossier de la couleur originelle des papillons baltes de l'ambre (couleur pigmentaire et structurelle) n'a jamais fait l'objet de la moindre publication. Quelles étaient les couleurs réelles des premiers papillons ? Avaient-ils des motifs ? Pour répondre à ces questions, une lecture des travaux précurseurs peut-elle être utile ? La réponse est nuancée et difficile à tenir. Car le moins que l'on puisse dire c'est que les publications sont fausses. En 1979, Monsieur René Gabriel Jeannel, le Directeur du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris (qui occupe l'un des postes les plus prestigieux) publie son ouvrage de paléoentomologie et raconte : "On peut dire que les origines des Lépidoptères sont totalement inconnues. .../... Aucune trace de lépidoptères authentiques n'est connue avant l'Eocène." Voilà une affirmation tranchée en 1978 MAIS complètement fausse ! Car en 1974, une vingtaine de spécimens sont déjà publiés. Et le terme "authentique" choisi par M. Jeannel prête à sourire car ce Monsieur utilise ce qui semble être une contrefaçon grossière d'un insecte contemporain noyé dans un plastique (Bakélite) pour donner une couverture à son livre... Tout cela pour dire que les déclarations données par les spécialistes sont souvent fausses... Les scientifiques de l'ambre qui font surtout la course aux publications, (plus on publie, plus on "existe") ont inventé la vérité dérisoire... Dans ce contexte où les spécialistes racontent surtout des erreurs (ici les spécialistes disent que les fossiles n'existent pas), il ne faut pas s'attendre à voir un sujet qui traite de la couleur des premières espèces... Le dossier de la couleur restituée des papillons de l'ambre balte est reporté aux calendes grecques.

 








      Chacun ses fossiles... et... la couleur pour tous...

      Les bibliographies sont là pour le prouver, les scientifiques de l'ambre ne portent pas spécialement attention aux entomofaunes restées colorées dans le succin balte et la tendance n'est pas au changement... Pour vivre sous les feux médiatiques de l'audience, les meilleurs scientifiques (polonais) de l'ambre s'expatrient en Chine... La tendance est plutôt surprenante surtout pour ceux qui thésaurisaient le succin (gédanite) comme fleuron national... Deviendraient-ils, eux-aussi, des "mercenaires" de la science spectacle ? Le copal tant décrié hier est aujourd'hui accepté (pour l'argent qu'il rapporte)... Et, pour profiter des fossiles et des "caracters including colorations", les paléo-entomologistes du succin abandonnent le navire balte, direction la Chine. C'est assez déconcertant...

      Plusieurs formations fluvio-lacustres du Jurassique et du crétacé restituent en Chine des mécoptères (mais pas seulement) qui ont les traces originelles de leurs couleurs antiques... Les insectes sont nichés dans des grès, des marnes... Les scientifiques de l'ambre (déjà peu nombreux) quittent le navire ambré pour aller "chinoiser" les couleurs entomologiques des fossiles plus anciens ? C'est en découvrant les grillons zébrés et en correspondant à destinations des chercheurs polonais de l'ambre, qu'ils ont avoués être en Chine, occupés à d'autres matières que le succin de la Baltique... Les savants cherchent par exemple à rendre la couleur (originelle) aux œufs de dinosaures chinois. Et le plus amusant dans l'histoire, c'est que ces derniers ont répondu qu'ils ne pouvaient pas voir les grillons baltes colorés car la Chine empêche (par protectionnisme) l'envoi d'images associées aux-email... De quoi démontrer encore que le cloisonnement fonctionne mieux que la synergie...





      Dans 20 ans on devrait découvrir les premiers insectes cryptiques de l'ambre !

      Dès que l'on s'intéresse à la couleur conservée des fossiles distribués dans l'ambre, on peut porter son attention à l'étude récente que font plusieurs auteurs sur le camouflage des entomofaunes fossiles retrouvées dans l'ambre... Ce sujet (ci-contre) est intéressant car très proche du premier... L'équipe est composée de dix personnes (on peut donc s'attendre à une mise en commun d'un grand nombre de connaissances). Et les dix auteurs d'utiliser cinquante notions bibliographiques pour développer le sujet du camouflage des entomofaunes fossiles de l'ambre. Le travail est publié en 2016, donc, c'est une copie actualisée, récente, des dernières notions connues par un collège d'expert... Pour celui qui souhaite lire entre les lignes, une notion intéressante se dégage...
Les auteurs ne décrivent et ne prennent en compte que les seules choses dans l'ambre qui possède une morphologie (avec un contour appréciable). Ici, dans le dossier, les espèces animales utilisent des débris végétaux comme camouflage technique pour se cacher. Il y a donc un volume appréciable, on peut alors étudier cette notion et faire l'étude du dit camouflage... Et les auteurs ne débordent surtout pas du sujet... ON NE PARLE ICI QUE DES SEULES CHOSES QUI ONT UN CONTOUR... Les rédacteurs sont inspirés, guidés en quelque sorte par les taxonomistes de la biométrie, qui ne REGARDENT que les seules notions qui existent par leur contour 3 D dans l'ambre.... On donne une conclusion aux théories du camouflage, mais, au final, en regardant bien le sujet, le mot "pigment" n'est pas utilisé. Le mot "color" n'est pas non plus utilisé, pas plus que le mot "melanin"... Bref, la notion du camouflage (ici seulement technique et matérielle) des entomofaunes n'est appréhendée QUE par la seule focale des objets et des structures (*).
Le concept des couleurs (pigmentaires, éventuellement cryptiques) est ignoré, pas même imaginé. Pourtant des reliquats de couleurs semblent poindre ici ou là dans les images et les schémas publiés... Tout se passe comme si parler des pigments était encore tabou ou interdit...


(*) La question du camouflage végétal pourrait-elle être posée en rapport avec la conservation des couleurs (pigmentaires !), CAR, petit rappel, l'hypothèse est sur la table depuis 1998 et les images sont publiées depuis 2002 !!!

      Parfois ce refus des couleurs est si matérialisé dans le travail publié que cela devient cocasse (voir le second PDF). Ici, cette fois, trois auteurs commentent un insecte et les nuances attachées aux structures anatomiques du sujet, déjà baptisé Proanaxipha bicolorata. Mais les marques "bicolorata" ne sont que des "taches"... On ne parle SURTOUT pas de pigments ni même de morphe entomologique (originel)... Les auteurs focalisés sur la biométrie, le caractère et les mesures des structures anatomiques ratent l'interprétation du morphe... Les auteurs - "taxonomistes" de l'ambre ne voient pas, ou ne veulent pas voir les couleurs (pigmentaires mais pas seulement) consignées dans l'ambre... Tout se passe comme si les observateurs (auteurs) étaient conditionnés à réfléchir tous ensembles dans la même direction... Et, pour le coup, le dossier des couleurs pigmentaires des entomofaunes de l'ambre ne risque pas de progresser... Attendons que les équipes soient renouvelées pour que des idées neuves puissent être posées sur la table...
Il y a déjà vingt ans de cela, Eric G. à présenté des fossiles pigmentés à l'attention des chercheurs pour tenir des réflexions (peine perdue)... Le travail pour l'ambre est souvent celui de la course immédiate aux descriptions anatomiques pauvres en réflexion... Et, dorénavant, les chercheurs sont si spécialisés, guidés dans la pensée consensuelle, que cela ne laisse pas vraiment place aux interprétations nouvelles et/ou complémentaires... Les travaux sur les pigments entomologiques viendront forcément sur la table avec l'ambre de Birmanie, vendu par les chinois avec frénésie sur Internet, lequel démontre que les couleurs matérialisées ne sont pas des nuances "poubelles" comme commentées pour l'ambre balte (1998, 2000, 2002) par les chercheurs...
Pour information, le camouflage pigmentaire peut s'installer chez des insectes qui ignoraient tout des couleurs. Le cas a été constaté chez des acridiens qui ont créé leur morphe modulable pour leurs besoins particuliers de l'instant vécu. Un jour la science nous dira que l'on vient de trouver des insectes cryptiques (restés colorés dans l'ambre d'ici ou d'ailleurs) et on criera au miracle !!!
C'est incroyable comme l'observation (neutre, candide) faite en dehors des travaux publiés, permet de conserver une vision "propre" qui permet de prospecter avec 20 ans d'avances sur les confirmations des donneurs d'ordres... En 2038 on publiera peut-être les descriptions des premiers insectes mimétiques consignés colorés dans l'ambre... Espérons que cela soit quand même plus rapide... (Humour, rires).




      Grillons, punaises, trichoptères,... La couleur du vêtement entomologique...

      Le monde entomologique EST TRES bizarre avec des subtilités infinies !!! Certains insectes du même groupe, de la même cohorte "familiale", (parlons de clans pour s'éloigner des notions racontées dans les livres), peuvent avoir des variations de couleurs et tenir alors un rang variable selon le vêtement porté... Certaines guêpes par exemple d'une tribu peuvent avoir d'autant plus d'importante (et un rang élevé dans leur clan) que la bande noire horizontale affichée au clypeus est large... Certains motifs portés par les insectes sont (seraient) en quelque sorte comme les insignes des tenues militaires... Alors: "selon que vous portez ou pas cet insigne" (plus ou moins large, plus ou moins coloré), vous êtes considéré d'une importance différente... La couleur du vêtement entomologique (indépendamment de la communauté hiérarchique structurée vers le modèle de la socialisation ou non) peut être considéré important ou pas sur le simple repérage d'un motif particulier qui échappe totalement à l'esprit humain... Pour connaître la signification réelle et très fonctionnelle du vêtement porté par les guêpes, il faudrait évidemment savoir parler le langage des guêpes !!! Et, l'homme ne connaît pas les subtilités de tous les langages entomologiques (de tous les groupes d'insectes)... D'où des théories, des suppositions, des conceptions et des suppositions... La bande sombre portée par les guêpes (démontrée fonctionnelle par la science) est vraiment une goutte d'eau dans l'océan des couleurs... Et, les insectes peuvent arborer des couleurs, fonctionnelles ou pas, gouvernées par une multitude de processus différents... Si la couleur des grillons est variable d'un individu à l'autre selon le niveau de production des hormones offrant autant de vêtements différents qu'il existe d'individus d'âge différents (du moins c'est l'hypothèse que l'on peut tenir en observant les fossiles de l'ambre balte et c'est d'ailleurs aussi la théorie retenue pour les dinosaures), le processus n'est expressif que sur le groupe des grillons. Et en passant à un autre groupe entomologique, comme celui des punaises, le vêtement peut varier par conduite génétique comme cela se produit pour les coccinelles asiatiques contemporaines...
Les grillons ont un morphe hormonal variable dans le temps et par individu. Et les punaises ont un morphe plutôt fixe par phylum avec peut-être quelques rapports génétiques... Bref, chaque groupe est différent... Dans tous les cas, réfléchir sur ces notions, poser les bases de telles réflexions (à partir de fossiles !!!!!, CAR ICI LES FOSSILES SONT RESTES PARTIELLEMENT COLORES !!!) constitue l'ultime prospection qu'un paléontologiste centenaire souhaiterait tenir en fin de carrière !!! En effet, le rêve ultime du paléontologue en fin de carrière est évidemment de raconter le vêtement animal des espèces passées... Pensez donc depuis si longtemps que l'on fait la paléontologie en monochrome !!!! Repérer des fossiles colorés constitue le GRAAL des observateurs TRES chanceux...











      Plasticité du morphe pigmentaire...

      Peut-on s'attendre à retrouver deux grillons zébrés (ou deux punaises colorées) à l'identique, dans les moindres détails dans deux ambres différents et/ou dans des lots d'âges différents  ? Les motifs du phénotype (constituant le vêtement animal) sont souvent sélectionnés par l'évolution car il y a interaction avec l'environnement et les variations dans le temps et dans l'espace sont modulaires... Mais, ceci dit, la stabilité du morphe (mélanique, par exemple) n'est pas la règle et les motifs peuvent varier sous contrôle hormonal dans le temps et/ou évoluer selon la température ambiante... Le dessin alors pigmentaire affiché chez un insecte peut varier rapidement dans le temps (et d'un sujet à l'autre) et même opérer des retrours en arrière (voir ci-dessous avec l'hérédité épigénétique) ... Trouver deux grillons zébrés à l'identique dans les archives fossiles n'est pas impossible mais pas forcément très réaliste... Plusieurs insectes actuels sont d'autant plus foncés (sombres) que les températures sont bases... De telles variations devaient aussi exister pour les espèces dans la forêt d'ambre...


      Les variations de couleurs par l'hérédité épigénétique.

      Concernant les variations de la couleur d'un insecte à l'autre, et également, d'une génération à la suivante, IL NE FAUT SURTOUT PAS SIMPLIFIER le sujet au modèle simplifié d'une génétique mendélienne où tous les critères exprimés serait hérités (en dur) des parents et inscrits de façon alors stable et définitive dans le génome des descendants. En effet, pour exprimer un phénotype, (couleurs et motifs) il existe des processus complémentaires (l'hérédité épigénétique) où des transformations peuvent être transmises aux descendants pendant plusieurs générations successives sans qu'il y ait changement héréditaire. Les variations peuvent être conduites par l'alimentation, le stress et tous les facteurs environnementaux. Et les expressions sont alors réversibles... Les informations nécessaires au fonctionnement des cellules (donc celles qui produisent le phénotype) ne sont pas toutes portées par le matériel génétique. D'autres paramètres, transmis de façon héréditaire mais non codés par les gènes d'un individu, pilotent la vie des cellules. Des mouches par exemple porteuses des mêmes séquences d'ADN peuvent avoir des yeux de couleurs différentes, par le jeu de l'hérédité épigénétique. Les ressemblances transmises d'un individu à ses descendants (chez l'homme par exemple) ne sont pas encodées par des gènes... Ces facteurs dits épigénétiques sont un étiquetage chimique et une organisation spatiale (mémorisée) bien définie de notre génome sous contrôle de paramètres environnementaux... Dans deux lots d'ambre séparés par le temps et l'espace ce n'est pas la génétique des espèces (seule) qui a conditionné l'expression du phénotype. Les couleurs exprimées sont contrôlées par de multiples processus complémentaires connexes et ouverts aux influences extérieures...










      La "conservation - restitution" non homogène des couleurs dans l'ambre...

      Pourquoi certaines espèces comme les punaises par exemple semblent restituer plus souvent que tout autres groupes leurs morphes entomologiques ? D'autres entomofaunes piégées dans l'ambre, (colorées, très fréquentes en nombre d'individus et ubiquistes), n'ont pas ce caractère... Pourquoi ? Quelles sont les indices possibles qui pourraient expliquer que certains groupes originaux restituent d'avantage leurs morphes que les autres ?... Pourquoi la couleur "conservée" du vêtement porté par tel insecte n'est d'ailleurs pas distribuée de façon homogène dans l'ambre ? En effet, dans un ambre particulier, (= dans un même échantillon), un insecte peut rapporter sa couleur là où un associé d'une espèce différente est apparemment lessivé par le chimisme en action alors que les insectes ne sont séparés que de quelques millimètres... Pourquoi l'un conserve ses motifs (parfois ses couleurs) à côté d'un confrère lessivé par le chimisme en action ?... En lisant les traces conservées dans l'ambre, les traces qui sont synchrones à plusieurs insectes piégés (ensembles dans le même volume de résine) serait-il possible de trouver les pistes d'un début d'explication à cette restitution NON homogène des couleurs dans les fossiles ?



      Constat fait à partir des lots examinés à la loupe, les punaises conservent leurs morphes d'avantage que certains autres groupes entomologiques car la cuticule de ces hémiptères (ce qui veut dire ailes formées de deux structures différentes) n'est pas rigoureusement lisse partout, mais parfois criblée de telle façon qu'elle permet quelques imprégnations fluides... Ce sont les insectes qui ont une sorte de cuticule épaisse (mais aussi en éponge) qui conservent leurs morphes. Il faut que la cuticule soit techniquement apte à permettre une conservation des motifs et des couleurs (qui sont incrustés à la fossilisation dans l'exosquelette). Il faut que les ailes soit chitineuses (suffisamment épaisses) et en même temps criblées... Ce qui semble être le cas chez les hémiptères (ailes en deux structures différentes).

      Le régime alimentaire de certaines espèces (surtout phytophages) pourraient aussi améliorer la conservation théorique des morphes. En effet on peut supposer que les hémiptères qui boivent la sève de certains végétaux (particuliers?) pourrait tenir un facteur chimique qui améliore la conservation technique des couleurs (et/ou contrarie la dégradation chimique des couleurs) en freinant le chimisme acide des résines... Cette hypothèse (hardie) qui doit être (évidemment) vérifiée s'appuie sur certaines observations particulières où certains groupes fossilisés dans l'ambre (balte surtout) montrent des particularités comme ces trichoptères contenant des gaz qui apparaissent bleu en lumière incidente blanche. Le cas du lépisme qui montre un morphe "mélanique"(?) sous ses écailles rendue "achromatiques" par le jeu de l'ambre, est aussi un cas d'école FORMIDABLE. Les insectes qui auraient ingéré certains aliments (sève, bois) pourraient ainsi conserver d'avantage les traces mélaniques des morphes originels (le cas alors des pattes zébrées chez les punaises et les grillons) etc.

      La fossilisation supposée homogène pour tous les insectes de l'ambre n'est qu'une vue de l'esprit, et, à l'inverse d'être homogène elle est surtout orientée (détournée, dénaturée) par certains intrants chimiques présents dans les insectes (au cas par cas). Parfois ce sont des minéraux qui, présents dans la gemme balte, modifient (contrarient) le chimisme agressif des résines...
Les trichoptères baltes contiennent par exemple des matières qui après capture génèrent des gaz qui apparaissent bleu par effet optique à l'observation. Les punaises baltes ont elles peut-être ingéré de leur vivant des sèves qui bloquent le chimisme des résines et restituent d'avantage le morphe des individus...
Ce genre de règles intuitives que l'on devine en observant des lots variés tend à trouver une certaine réalité par gisement... Les punaises de tel dépôt balte ont d'avantage de couleurs que tel autre, etc...

      La conservation des couleurs et des morphes dans l'ambrre et le copal est aussi gradué que le sont les nuances des échantillons... Lire et suivre la couleur des entomofaunes dans les résines géologiques fossiles qu'elles soient de type Ambre ou Copal, est une exploration des plus passionnantes qui soit...






Les inclusions polychromes de
l'ambre balte, collection SACHA :










      Le morphe conservé des entomofaunes de l'ambre...

      Le morphe conservé des entomofaunes de l'ambre est l'un des sujets transversaux parmi les plus extraordinaires par lequel on peut aborder une multitude de notions tant sur la biologie des espèces que sur la paléontologie à toutes les époques où les archives proposent des références colorées. Les fossiles de l'ambre offrant des inclusions restées colorés s'échelonnent sur plus de 100 MILLIONS d'années d'archives !!!
TOUS LES GROUPES piégés peuvent être colorés... De quoi poursuivre le rêve contemplatif à l'infini. Et, le rêve se matérialise dans toutes les directions, voici, ci dessous, deux punaises datées de 100 M.A.






 
Les punaises restituent "fréquemment" (sous entendu par rapport aux autres
espèces piégées) les traces de leurs "couleurs" originelles. Voici, ci-dessous
l'exemple de deux punaises d'un site à ambre (Le Myanmar) daté à 100 M.A.
























 

      Le morphe coloré (à 100 M.A.) conservé sur "toutes" les inclusions de l'ambre...

      Et, le voyage peut se faire sur tous les groupes conservés. Voici, ci-dessous, des libellules colorées qui, originaires de Chine, ont leurs pattes enluminées comme des drapeaux... Et, élargissons le sujet de la couleur conservée sur les inclusions de l'ambre... Il n'y a évidemment pas que les arthropodes et les portions végétales qui sont mêlés aux résines (fossilisées en ambres) pour rapporter des couleurs. Les scientifiques pourront découvrir et vérifier que les couleurs existent aussi sur des portions calcaires (portions d'œufs pour les reptiles-dinos-oiseaux et coquilles de gastéropodes). Les observations fines permettent de rapporter le morphe originel (coloré) parfois conservé dans l'ambre crétacé (100 M.A.) pour des coquilles... Des gastéropodes crétacés (ci-dessous) qui vivaient dans la forêt d'ambre sont conservés colorés dans l'ambre birman... Là encore, la science n'a pas étudié ce sujet, MAIS OUI LES COULEURS SONT CONSERVEES SUR LES COQUILLES de plusieurs gastéropodes inclus dans l'ambre. Les couleurs sont réelles et ne sont pas des teintes "poubelles"... Au final, PREUVE EST DONC FAITE QUE L'AMBRE CONSERVE LE MORPHE COLORE DES ESPECES...



 

 

Autre sujet concernant les inclusions colorées de l'ambre.
Le dossier médiatique sans doute le plus lucratif concernant
la couleur des inclusions de l'ambre est celui des plumes...
Dès 2000, Eric G. apporte des plumes fossiles polychromes...










L'actualité des couleurs des inclusions
de l'ambre se fait surtout en Chine...







Les insectes Kalligrammatidae chinois originaires du crétacé ont des motifs
conservés en ocelles aux ailes... Et considérant toutes ces notions de
morphes (préservés à l'état fossile) on peut se représenter ENFIN
une paléoentomologie qui abandonne le mode achromatique...




Hallucinant, Incroyable !!! Un lézard a
conservé sa couleur dans l'ambre
depuis 100 Millions d'années !!!!




La reconstruction plychrome des espèces disparues peut se faire sur
les dinosaures, puisque des mélanophores existent réellement dans
l'ambre... En notant que les portions de dinosaures existent
aussi par dizaines d'exemplaires dans l'ambre crétacé
chinois, l'incroyable... devient... REEL !!!!!






Lorsque les scientifiques européens partis en Chine travaillent à restituer les
couleurs originelles d'une libellule au crétacé... LE DOSSIER BIEN
PLUS MEDIATIQUE NE SERAIT-IL PAS
CELUI DES DINOSAURES ???



Pourrait-on retrouver ces choses rares (ci-dessous découvertes par Eric G.) mais cette
fois au crétacé et appartenant alors à un dinosaure ? LA REPONSE EST OUI !








      Pourquoi des couleurs parfois vives aux inclusions ?

      C'est vrai (= humour) qu'il est nettement plus important (rires) de compter les poils aux pattes des insectes, par espèce et par époque que d'étudier la couleur réelle associé au morphe avéré des espèces antiques !!! Si vous racontez à un auditoire (même attentif) que telle mouche avait 6 chètes aux tibias des pattes antérieures en oubliant de dire que l'insecte était mimétique, avec des couleurs cryptiques pour disparaître sur son support ou inversement, en omettant la description de ses couleurs aposématiques pour dissuader les prédateurs, on pourra vous "reprocher" de passer à côté de l'essentiel. Comment diable des communautés de spécialistes depuis tout ce temps peuvent (toutes) passer à côté de l'évidence SI ENORME ?
Les ambres ici restituent la couleur des espèces... C'est le bouleversement des règles commerciales établies et des monopoles qui permet de brasser de nouveaux lots qui donne à découvrir de nouvelles choses. Et ces ambres très particuliers qui restituent tant les couleurs (provenant ici du marché légal autorisé) sont très comparables à ceux disponibles au marché noir en provenance d'Ukraine (où le secteur est totalement déstructuré dans le pays)...

      L'observation factuelle des inclusions de l'ambre
(sans aucun matériel de pointe) permet à chacun de voir ici sans artifice aucun à quoi ressemblaient vraiment le morphe (le phénotype) des espèces inféodées à la forêt d'ambre, il y plusieurs millions d'années !!! La subtilité maintenant consisterait à expliquer le chimisme des différentes résines fossiles (surtout celles de certains lots en Ukraine) qui, dans plusieurs cas, conservent assez bien les variations de teintes, lorsque d'autres ternissent d'avantage les nuances. L'ambre balte restitue en effet comme le copal birman des phénotypes plutôt ternes (beige, brun, noir avec des imprégnations exogènes oranges à rouge foncé) alors que d'autres résines fossiles restituent des couleurs plus vives parfois avec du bleu (pour les Curculionidés), du jaune pour les diptères, du blanc pour des coléoptères et des araignées Salticidés)... La durée qui se compte en milliers et même en millions d'années (100 M.A. pour le copal birman) n'est sans doute pas la variable d'ajustement la plus intéressante pour étudier les variations. Le chimisme des résines surtout associée ensuite à la géologie des roches encaissantes semblent conduire des variations plus radicales qu'une transformation graduelle des couleurs au simple temps qui passe. Les couleurs mélaniques sombres sont celles qui résistent évidemment le plus au temps qui passe.

      Ceci dit : (1) le mélange en amont des oléorésines de plusieurs espèces d'arbres, (2) l'imprégnation liquide de polluants minéraux venant du sol et (3) l'assimilation de sèves par les espèces phytophages semble être TROIS CRITERES FONDAMENTAUX qui peuvent se combiner au cas par cas pour PRESERVER DES COULEURS VIVES par échantillons indépendamment de l'âge géologique des matières.
Qu'elles aient 4, 6 ou 8 chètes aux pattes antérieures, les mouches figées dans l'ambre "fossile" peuvent afficher ou pas leurs morphe (phénotype) originel... Etudier les entomofaunes par la chétotaxie (la science qui compte les poils) n'est peut-être pas le moyen le plus percutant de médiatiser des travaux de la paléoentomologie qui cherche sa voie devant la prédominance incontestable des dinosaures qui fascinent toujours autant le public... On donne des couleurs vives aux dinosaures (qui vivent animés sur grand écran des histoires percutantes dans les films) et, de l'autre côté, la science laborantine de l'ambre, ("poussive"), se cantonne à compter les chètes aux pattes des mouches...

      La publication en anglais, version PDF monochrome, des holotypes (en noir et blanc), n'a plus et pas vraiment d'audience... Le manque de couleur lui donne le statut de "nature morte"... Rendons à l'ambre son caractère VIVANT, merveilleux et dynamique! OSONS LES COULEURS!!!! Soyons fous, enthousiastes et heureux!!! Nous vivons une époque formidable où les chasses gardées sont révolues! La contemplation des fossiles est accessible à chacun et n'est plus réservée aux seuls conservateurs des musées qui ignorent (encore) que les fossiles d'ambre peuvent apparaître colorés par autre choses que des "teintes poubelles"...
Ce "Musée sachalien" de l'ambre est dédié aux détracteurs qui racontent que les couleurs des fossiles de l'ambre n'existent pas et/ou qu'elles ne sont que des couleurs "poubelles"... Et d'expliquer que c'est le manque d'argent attribué aux institutions qui empêche de meilleurs travaux.
OUI mais NON, l'argent mis sur la table n'empêche pas l'entêtement rigide qui, lui et lui seul, construit le dogme jusqu'à cet écueil extraordinaire où il est possible de collectionner des choses "qui n'existent pas" pour la science...








Petite réflexion sur le nombre des
découvertes "intéressantes"
faites dans l'ambre...








Si vous êtes attentif, méticuleux et organisé... vous pouvez vous construire
une collection d'ambre assez exclusive... En ayant du flair
et de la méthode, vous pouvez compiler des
inclusions du plus grand intérêt....







      L'océan de l'ambre et les belles découvertes au compte gouttes, (goutte à goutte)...

      La science spectacle (celle des articles de la presse papier ou les dossiers diffusés sur Internet) voudrait nous faire croire que les belles découvertes (on parle ici évidemment de l'ambre) se font par l'examen paisible d'un collège d'experts attentifs, vigilants, bienveillants qui publient au fil des choses selon la fréquence naturelle des choses... Heu, sans vouloir noircir le tableau, pour l'ambre ce n'est pas vraiment le cas.
LES GRANDES ET BELLES DECOUVERTES (pour l'ambre) se font surtout en dehors des instances scientifiques et des équipes plurielles qui se chamaillent surtout dans des rivalités protectionnistes que le public ignore. Et si d'aventure, quelques découvertes arrivent (par mégarde) sur la table d'un chercheur (jusque là cloisonné car il protège ses travaux de la concurrence), alors c'est que ce dernier a eu enfin le flair de se faire discret et/ou de donner un signe de reconnaissance matérielle avec un laisser passer (un peu spécial) pour entrer dans le giron des "Ambronautes" acceptés... Car là où sont les TRES BELLES pièces, souvent les scientifiques ne sont pas acceptés (sauf exception exprimée par l'argent). Donnons des chiffres pour situer la fréquence des découvertes... Il y a environ 200 personnes réellement impliquées (TRES impliquées) dans l'expertise des inclusions de l'ambre. On ne parle pas ici des prospecteurs qui opèrent nombreux et ramassent les échantillons sur le terrain, mais ces spécialistes qui connaissent les inclusions sur le bout des doigts... On peut supposer, qu'ils font une à trois découvertes majeures par an... C'est à peu près la fréquence en bruit de fond... Si tout se passait bien, on devrait alors entendre tous les deux ou trois jours une découverte étonnante majeure, or, la presse ne publie d'un dossier ambre par an... DONC l'essentiel des belles choses concernant les résines fossiles se fait dans le dos des scientifiques (qui enragent)... D'ailleurs, Monsieur A. Krylov responsable du programme russe de développement commercial de l'ambre raconte en 1998 que l'on pouvait estimer à 1 milliard le nombre d'inclusions qu'il extrayait annuellement par ses seules prospections. Ce chiffre hallucinant représente le nombre théorique cumulé de toutes les inclusions russes mise à jour en une année (toutes les inclusions aussi infimes soient-elles)... De là on comprend bien que l'essentiel des "belles" observations échappent à la "vigilance" des scientifiques... Tout cela pour dire que chacun peut avec l'ambre construire alors son "musée"... D'ailleurs, LA PREUVE avec cette mention ci-dessous du sang d'un TETANURAE (100 M.A.) dans l'ambre. Et certains collectionneurs (les travaux sont en présentés ici ) orientent leurs collection vers la seule prospection des traces de dinosaures dans l'ambre crétacé birman... Preuve est alors faite que les références muséales dépassent l'unicité racontée dans la presse !!!

       Pour une référence racontée dans un article, comptez au moins 200 références ignorées du public... Un exemple ? Oui... Tout le monde a été de son commentaire pour raconter l'exceptionnel oisillon retrouvé dans l'ambre birman !!!! Et, bien, cette référence TRES médiatique n'est surtout unique !!! En tirant avantage d'un réseau où l'on s'échange les données entre spécialistes, j'ai dénombré 8 spécimens (disponibles à la vente) dont certains biens mieux conservés et beaucoup plus complets que celui raconté unique dans la presse.
Concernant les belles choses rares dans l'ambre crétacé, il faut noter la jolie pièce de collection appartenant à Akbar KHAN, (un prospecteur spécialiste de l'ambre birman) appelée "Roméo et Juliette" car deux tourtereaux sont tombés ensembles dans le même écrin jaune.
Cette multiplicité des proies piégées synchrones au gluau collant démontre la présence réelle et IMPORTANTE de prédateurs supérieurs nombreux dans la forêt d'ambre crétacé. Les dépouilles de lézards, les portions démembrées de petits dinosaures emplumés se comptent par dizaines... OUI ! A tel point que l'on peut reconstruire les types des proies à partir des références partielles observées, telles les pièces d'un puzzle (voir ci-dessous).




      Il est rare (TRES RARE) de pouvoir reconstruire les dinosaures à partir de la lecture des inclusions fossiles, comme on le fait avec un jeu de puzzle. Et, pour réussir cet objectif, il faut évidement exploiter les lots complets, TOUTES les pièces synchrones d'un même lot, puis, les lots par sites successifs... Parfois dans un même lot d'ambre on trouve plusieurs espèces différentes de dinosaures (voir ci-dessous)...





      Alors OUI : LES DECOUVERTES RARES et UNIQUES SONT A PORTEE DE TOUS !!!
Si l'on fait l'inventaire exhaustif des groupes biologiques conservés dans l'ambre birman en croisant les travaux scientifiques publiés jusqu'en juillet 2017, on dénombre 14 phylums, 21 classes, 65 ordres, 279 familles, 515 genres, 643 espèces d'organismes référencés en inclusions dont 587 sont des espèces entomologiques... Ceci étant, ces chiffres (faciles à tenir avec les outils informatiques), ne prennent pas compte l'ensemble des collections privées (RICHES des références les plus prestigieuses comme les inclusions de dinosaures ci-dessus) et bien d'autres séries moins médiatiques mais très rares comme les crustacés marins (tanaidomorphans qui comptent les gammares) sans parler des cnidaires... DONC tout cela pour dire que la science officielle n'étudie qu'une infime fraction (minuscule !) des merveilles de l'ambre. ET LES DECOUVERTES UNIQUES SONT ALORS A PORTEE DE TOUS !!!





Pour les inclusions de l'ambre, tout est dans le détail... Voici les restes d'un coléoptère retrouvé
dans l'ambre et l'on remarque la cassure ronde au niveau du corselet, la partie sans doute
la plus solide constituée en chitine particulièrement épaisse à cet endroit... La marque
ronde pourrait-elle être l'empreinte d'une morsure d'un prédateur insectivore ?









Autre découverte rare également dans l'ambre crétacé (100 M.A.), une crevette !!!!







 


 
LE SANG DES DINOSAURES
CONSERVE DANS l'AMBRE !


Ci dessous, le sang d'un Tetanurae (en grec cela signifie
"queues raides") qui inclut la majorité des dinosaures
théropodes, y compris les oiseaux, est conservé
dans l'ambre crétacé, birman, daté à 100 M.A.





Si l'on étudiait cet échantillon restituant des traces de fer et de porphyrines, ces constituants
très stables de l'hémoglobine, grosse protéine qui transporte l'oxygène dans le sang, on
pourrait peut-être en savoir plus sur la conservation destructive ou non de l'ambre...





Pour suivre la conservation théorique des couleurs dans
l'ambre il est intéressant de porter son attention vers
les épanchements de sang des dinosaures, ici
celui, UNIQUE d'un TETANURAE âgé de
100 M.A. Les traces de l'hémoglobine
(ce pigment rouge) peuvent-elles
être conservées dans
ce RARE fossile ?






Et,... la peau polychrome d'un dinosaure à
plumes conservée dans l'ambre (130 M.A.)


 
Si l'on arrache les plumes osseuses (confirmées aux rayons x)
d'un dinosaure, voici ci-dessous, à quoi ressemble
la chose conservée dans l'ambre...



 

C'est l'explication et l'interprétation des inclusions,
pièce à pièce, qui donne une valeur aux choses...














LE GRAAL du collectionneur
des inclusions de l'ambre !

La quête (réussie) du "GRAAL" entre taphonomie et éthologie...

 
 





Une fourmi transporte cinq écailles plutôt grandes, ovoïdes, d'un
dinosaure, (les écailles des lézards sont différentes)...































Raconter la couleur des dinosaures par les fossiles de l'ambre, n'est
pas une vue de l'esprit, le sujet est matériel, concret,
palpable, évident pour qui prospecte
réellement aux inclusions...










D'autres présentations et
découvertes à suivre...





Mon exposé sur l'évolution.

Vous avez une question, une remarque ?

Pour me contacter au musée "Sachalien" :
sachalien@gmx.fr










Pour me contacter au musée "Sachalien" : sachalien@gmx.fr










La "Team" du Musée Sachalien : au grand complet...







Concernant les inclusions fossiles restées colorées dans l'ambre
petit complément de lecture publié par Eric GEIRNAERT:






Un dossier sur les fossiles restés colorés... (Note : On ne parle
pas vraiment de l'ambre et encore moins des pigments)...